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PCVP se prononce sur le récent recrutement de l’autorité nationale anti-corruption

La Coalition Mauritanienne Publiez Ce Que Vous Payez  a suivi avec intérêt le processus de recrutement des membres de l’autorité nationale de lutte contre la corruption  qui a été lancé à partir du 19 février 2026.

Nous saisissons cette occasion pour féliciter le gouvernement Mauritanien des efforts constants qu’ils n’ont jamais cessé de mener pour améliorer le cadre légal et institutionnel de la lutte contre la corruption notamment par la création d’une agence de lutte contre la corruption et  l’adoption en janvier 2025  d’une loi sur la déclaration du patrimoine.

Le présent recrutement dont il est question aujourd’hui est l’aboutissement d’un long processus des travaux du comité technique d’appui au comité national de pilotage de la stratégie nationale de lutte contre la corruption auquel  la société civile a été associée.

La Coalition PCQVP félicite l’ensemble des personnes qui ont été présélectionnées pour cette première phase sur la base de critères clairement annoncés .

La Coalition a constaté que l’évaluation des critères a finalement privilégié les qualifications professionnelles   plutôt que l’expérience et l’engagement dans le domaine de lutte contre la corruption ce qui a de facto  exclu les militants de la société civile engagés dans cette lutte.

Les professionnels de l’économie et du droit ne sont pas forcément ceux qui se sont illustrés dans la lutte combien âpre et périlleuse de la lutte contre la corruption. Autant l’expertise technique de ces professionnels est utile , autant l’expérience et l’engagement des autres forces vives de la société ne devait pas être négligés.

La lutte contre la corruption est un  chantier tellement  vaste et complexe qui pour le  réussir a besoin de  la combinaison de différentes visions et synergies.

Par conséquent,   la Coalition Mauritanienne PCQVP demande aux autorités en charge de ce recrutement de considérer ces aspects et ce dans un souci d’efficacité et d’inclusion constructive pour la réalisation de notre  objectif commun  de lutte contre la corruption.

Ba Aliou Coulibaly

Président de la Coalition Mauritanienne PCQVP

Membre du Comité national ITIE

Tel : 222 46455504

Instauration d’un couvre-feu « énergétique » sur l’ensemble du territoire national

Le Gouvernement a adopté au cours de sa réunion organisée aujourd’hui mardi 31 mars 2026, un ensemble de mesures économiques et sociales visant à atténuer l’impact de la récente hausse des prix du gaz et des carburants.

Ces mesures s’inscrivent également dans le cadre du renforcement du pouvoir d’achat des citoyens et du soutien au système de protection sociale.

Elles constituent aussi une réponse à la conjoncture internationale exceptionnelle et à son impact direct sur les prix de l’énergie.

Une augmentation du salaire minimum, qui passera de 45 000 à 50 000 ouguiyas, a été décidée à ce propos.

Le gouvernement a décidé par ailleurs d’octroyer une aide financière exceptionnelle de 45 000 ouguiyas qui bénéficiera à 50 000 fonctionnaires civils et militaires, afin d’atténuer l’impact de la hausse des prix de l’essence.

 

Concernant les groupes vulnérables, une aide financière de 30 000 ouguiyas sera accordée individuellement à 124 000 familles inscrites au registre social, afin de les aider à faire face aux conséquences de l’inflation.

Le Président de la République fera don, dans le cadre de ce train de mesures, d’un million d’ouguiyas anciennes, prélevé sur son salaire pour une période de six mois, tandis que le Premier ministre et les membres du gouvernement ont décidé de faire don d’une partie de leurs salaires pendant la même période, contribuant ainsi à cet effort de solidarité nationale.

Dans le cadre des efforts visant à rationaliser la consommation d’énergie, la circulation des véhicules en ville, qu’il s’agisse du transport de personnes ou de marchandises, sera interdite de minuit à 5 h. Cette mesure n’est pas un couvre-feu et ne concerne pas les motos de livraison ni les services d’urgence, précise le Gouvernement.

 

Ces mesures s’inscrivent dans le cadre des efforts déployés pour atténuer les effets de la hausse des prix de l’essence et des carburants et pour renforcer les dispositifs de protection sociale existants.

Il a souligné que le gouvernement compte sur la compréhension et la coopération des citoyens pour surmonter cette situation internationale exceptionnelle dans un esprit de solidarité et de responsabilité nationale.

Toujours dans le cadre de cette politique d’austérité, il a été convenu de reduire les missions à l’étranger, de limiter les ateliers non essentiels, de rationaliser les opérations nationales et d’intensifier les efforts visant à optimiser la consommation d’énergie dans les établissements et bâtiments publics. Des référents seront notamment désignés pour superviser la mise en œuvre des mesures d’économie d’énergie au sein de ces institutions.

 

Le gouvernement s’engage aussi à prendre toutes les mesures nécessaires pour lutter contre la contrebande et la réexportation de produits énergétiques subventionnés.

Il s’agit d’une responsabilité partagée nécessitant la mobilisation de tous les acteurs, notamment les pouvoirs publics, les transporteurs et les citoyens, compte tenu de son impact direct sur la disponibilité de ces produits et la stabilité de leurs prix, a précisé le Gouvernement.

Dans le cadre des efforts visant à rationaliser la consommation d’énergie, la circulation des véhicules en ville, qu’il s’agisse du transport de personnes ou de marchandises, sera interdite à partir de demain jeudi de minuit à 5 h. Il ne s’agit pas véritablement d’un couvre-feu mais de mesures d’austérité ne concernant pas les motos de livraison et les services d’urgence.

Prix des produits pétroliers liquides : le Conseil des ministres adopte des augmentations limitées et maîtrisées

Le Conseil des ministres a adopté au cours de sa réunion de ce mardi 31 mars 2026, en présence du Président Ghazouani et du Premier ministre Diay, des augmentations limitées et maîtrisées des prix des produits pétroliers liquides.

Le Gouvernement a approuvé également au cours ce conclave, un ensemble de mesures en faveur des couches vulnérables

Projet de décret modifiant le décret 2026-008, du 15 janvier 2026, abrogeant et remplaçant le décret n° 2012 – 128 du 22 mai 2012, modifié par le décret n° 2014-067 du 27 mai 2014, fixant les éléments constitutifs de la structure des prix des Produits Pétroliers Liquides

Le présent décret vise à rendre les composantes de la structure des prix des produits pétroliers liquides plus flexibles, en adéquation avec les exigences du contexte international et en anticipation par rapport aux évolutions susceptibles d’avoir des impacts négatifs sur ces produits essentiels.

Dans ce cadre, des hausses limitées et maîtrisées ont été adoptées, ne reflétant qu’une part réduite des augmentations enregistrées sur les marchés internationaux, l’État ayant pris en charge une part importante du coût réel, dans le souci de préserver le pouvoir d’achat des citoyens.

En application des instructions de Son Excellence Monsieur le Président de la République, un ensemble de mesures d’accompagnement a été mis en place au profit des couches les plus vulnérables, à travers les programmes de protection sociale, afin d’atténuer les effets de cette conjoncture sur les populations les plus nécessiteuses.

L’État réaffirme son engagement constant à se tenir aux côtés des citoyens et à agir dans un esprit de responsabilité et de solidarité.

Mauritanie-Mali:la sagesse et les liens historiques ont toujours prévalu pour éviter la confrontation armée

Bien que la situation entre le Mali et la Mauritanie soit actuellement très tendue en raison d’incidents frontaliers meurtriers et d’accusations réciproques, une confrontation armée ouverte reste peu probable à court terme. Bamako et Nouakchott, semblent déterminées à privilégier le dialogue et les voies diplomatiques pour désamorcer la crise, malgré une accumulation de points de discorde qui fragilisent la relation entre les deux pays.

L’escalade récente : une série d’incidents graves

Depuis mars 2026, plusieurs événements ont ravivé les tensions :

Le conflit a été relancé le 15 mars par un communiqué de l’état-major malien. Il accusait la Mauritanie de permettre à des groupes terroristes de détenir des otages maliens dans le camp de réfugiés de M’Berra, sous contrôle du HCR. Deux soldats maliens, captifs depuis octobre 2025, auraient réussi à s’en échapper.

La Mauritanie a immédiatement et fermement rejeté ces accusations, les qualifiant d' »infondées » et de « profondément offensantes ». Le gouvernement mauritanien a dénoncé le contournement des canaux diplomatiques par l’armée malienne et a rappelé que le camp de M’Berra accueille des réfugiés, pour la plupart maliens, depuis trente ans.

Parallèlement à cette crise diplomatique, les griefs s’accumulent concernant les opérations des forces armées maliennes (FAMa) et de leurs partenaires russes de l’Africa Corps le long de la frontière. C’est dans ce cadre que la Mauritanie a déploré plusieurs incidents comme des assassinats de ses ressortissants ou l’incursion de patrouilles maliennes dans des villages frontaliers, allant jusqu’à exiger le retrait du drapeau mauritanien d’une école.

Face à cette escalade, les deux pays ont immédiatement activé des mécanismes pour éviter un embrasement.

Dès le 16 mars, les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont échangé. Le lendemain, le ministre malien Abdoulaye Diop recevait le chargé d’affaires mauritanien à Bamako. Les deux parties ont réaffirmé leur « attachement au bon voisinage » et à « renforcer la coopération bilatérale ».

Mais selon des sources diplomatiques et sécuritaires, il y aurait eu un désaccord au sein de la hiérarchie malienne. Le ministre des Affaires étrangères aurait découvert le communiqué litigieux de l’armée en même temps que les autorités mauritaniennes. Pour apaiser les choses, la Mauritanie a proposé d’accueillir une commission d’enquête malienne, voire de l’Alliance des États du Sahel (AES), pour faire toute la lumière sur ces accusations.

Par ailleurs dès le début du mois de mars, avant même le pic de tension, un groupe parlementaire d’amitié Mauritanie-Mali a été créé. Le ministre malien en charge de l’Intégration africaine s’est rendu à Nouakchott pour saluer cette initiative, présentée comme un outil de « diplomatie parlementaire » pour rapprocher les deux peuples.

La situation actuelle entre les deux pays est paradoxale : elle alterne entre des tensions sécuritaires très vives et des déclarations politiques apaisées.Les opérations des FAMa et de leurs alliés russes, souvent accompagnées d’exactions et de morts de civils mauritaniens, sont le principal point de crispation.A celà s’ajoute la gestion d’une frontière poreuse.Longue de plus de 2 000 km et mal délimitée ,elle est régulièrement traversée par les éleveurs nomades des deux pays. La Mauritanie a d’ailleurs demandé à ses éleveurs de ne plus aller au Mali pour leur sécurité, une mesure forte qui illustre la défiance.Il n’existe pas entre les deux pays un mécanisme de résolution efficace pour preuve une commission mixte d’enquête mise en place après des incidents similaires en 2022 n’a jamais rendu ses conclusions publiques, laissant craindre une impunité récurrente.

Devant la recrudescence des incidents et des déclarations, l’histoire commune des deux pays éliminera sans nul doute la survenance d’un conflit armé parceque les deux pays sont liés par des liens historiques, ethniques et économiques profonds. Leurs dirigeants ont réaffirmé à plusieurs reprises leur volonté de surmonter les différends par le dialogue.

Le Mali et la Mauritanie font face d’autre part à une menace terroriste persistante. Un conflit ouvert serait une catastrophe stratégique pour les deux armées, déjà très sollicitées, et profiterait aux groupes jihadistes.

Aussi malgré la colère affichée, les deux capitales ont immédiatement repris le dialogue après chaque incident et les « consultations continuent sur la gestion de la frontière ».

La confrontation directe entre le Mali et la Mauritanie n’est pas donc l’issue privilégiée par les deux capitales qu’elles cherchent à éviter à tout prix. Mais la situation est néanmoins très préoccupante. L’accumulation d’incidents non résolus et les opérations militaires maliennes le long de la frontière créent un risque permanent de dérapage. La solidité de la relation bilatérale sera testée dans les semaines à venir, notamment par la mise en place effective des commissions d’enquête proposées et par un changement de comportement sur le terrain des forces armées maliennes.

Ahmed Bezeid DEIDA

Le dialogue national et l’État de droit, les réflexions légitimes

Dans les limites de ce qui est imposé par le devoir de réserve, par les impératifs de la responsabilité morale et du devoir professionnel on pourra dire avec force que le rendez-vous du dialogue national offre l’opportunité de confirmer la consolidation de l’État de droit et le renforcement des prérogatives du système judiciaire et en particulier «l’indépendance du pouvoir judiciaire et l’affirmation de ses mécanismes ». Ce qui suscite, à notre avis, quelques réflexions.

Premièrement, en plus de la franche reconnaissance de la faiblesse du pouvoir judiciaire, par rapport aux autres pouvoirs constitutionnelles, préalable indispensable, la solution réside dans la nécessité du tamisage et de la réforme du secteur, à travers l’action professionnelle forte pour que cette autorité constitutionnelle bénéficie, selon les formes requises, de toutes ses compétences, notamment celles qui ont été pendant longtemps mises à l’écart et sans justification convaincante.

De façon à relever les différents défis qui se dressent devant la construction effectif de l’État de droit et d’institutions fortes, qui constituent le socle de la démocratie et la base de l’attrait des investissements étrangers.

La possibilité de construire un État moderne est à notre portée aujourd’hui plus que jamais auparavant.

Deuxièmement, la justice mauritanienne a obtenu des résultats significatifs tangibles et franchi d’importantes étapes à travers les garanties juridiques des mécanismes judiciaires compétents pour le renforcement et le respect des droits de l’homme, en particulier la lutte contre les différents aspects de l’esclavage et de ses séquelles, Traite des personnes et l’Immigration illicite en vertu de l’arcanal juridique national et international.

Troisièmement, les différents acteurs et les parties au dialogue prévu, y compris le gouvernement, les politiciens et les organes de la société civile, n’ignorent pas la nature et le statut du pouvoir judiciaire au sein des systèmes démocratiques issus des différentes constitutions.

Ainsi, tous comptes faits, ils reconnaissent le statut du pouvoir judiciaire, le respect de son indépendance et la consolidation de son autorité.

Par conséquent, le pouvoir judiciaire ne doit pas être à la merci de toute partie, quelle que soit sa nature, qui pourrait le circonscrire ou limiter ses pouvoirs constitutionnels consacrés par la constitution.
En conclusion,l’évolution actuelle positive des États modernes se mesure par le degré de l’indépendance et le professionnalisme de leur justice respectives.

Par le Magistrat Sidi Mohamed Ould Cheina

Mint Baham : Mauritanie Zéro Déchet” n’est pas qu’un slogan, c’est un engagement quotidien et un comportement civique

La Mauritanie a célébré aujourd’hui lundi 30 mars 2026, au Centre international de conférences “Mokhtar Ould Daddah” à Nouakchott la journée internationale du “Zéro Déchet”, sous le slogan : “Mauritanie… Zéro Déchet”.

Supervisée par la ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Mme Messouda Baham Mohamed Laghdaf, cette commémoration organisée sous sous le haut patronage de la Première Dame, Dr Mariem Mohamed Fadel Dah, a été marquée par une forte mobilisation du gouvernement.

Les ministres de la Santé, M. Thiam Tidjani, des Mines et de l’Industrie, M. Edy Ould Zein, ainsi que du ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur chargé de la Décentralisation et du Développement Local, M. Yacoub Ould Salem Vall étaient en effet présents à cet événement auquel avaient également pris part la présidente de la région de Nouakchott.

L’organisation de cet événement s’inscrit dans le cadre des efforts du ministère de l’Environnement et du Développement Durable pour promouvoir une approche globale de gestion des déchets, axée sur la réduction de leur production à la source, la valorisation des ressources et l’ancrage des principes de l’économie circulaire, tout en mobilisant les citoyens et sensibilisant les différents acteurs à l’importance de réduire les déchets et de renforcer la durabilité environnementale en Mauritanie, indique-t-on.

“Mauritanie Zéro Déchet” n’est pas qu’un slogan, mais au contraire un engagement quotidien et un comportement civique qui reflète une conscience collective et une responsabilité envers la patrie et les générations futures, a déclaré à cette occasion Mme Messouda Baham, insistant sur le soutien total de la Première Dame à cette initiative, et en appelant tous à s’engager activement pour sa réussite.

Cette occasion représente un moment important, surtout qu’elle coïncide avec le lancement officiel de l’initiative “Mauritanie Zéro Déchet”, a indiqué pour sa part, le coordonnateur résident des Nations Unies en Mauritanie, M. Antonio Araniba, selon lequel, elle s’inscrit dans le cadre des efforts gouvernementaux visant à développer le système de gestion des déchets, notamment en application de la nouvelle loi sur les déchets solides et de la stratégie nationale pour l’environnement et le développement durable (2026-2030), avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le Développement.

Cette initiative vise à réaliser une mobilisation nationale autour des questions de gestion durable des déchets, à renforcer les partenariats entre les différents acteurs, et à mettre en lumière les opportunités économiques liées au recyclage.

La cérémonie a également été ponctuée de présentations visant à sensibiliser sur l’importance de la protection de l’environnement, les moyens de réduire les déchets et de les gérer correctement, ainsi que sur les dangers de certains types de déchets et la nécessité de les éviter.

Les ministres présents ont effectué une visite de l’exposition organisée en marge de l’événement, où ils ont pu observer l’engagement des industries locales en faveur les normes de sécurité environnementale.

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