par Webmaster | 14 05 26 | Actualitès, Sociétés
Un examen approfondi de l’histoire de la question des Haratines dans ce pays révèle des points clés qui ont façonné cette injustice historique. On peut la résumer en trois phases :
1. La lutte contre l’esclavage : Cette phase a été marquée par les efforts des nationalistes Haratines qui ont milité et exercé des pressions en ce sens, aboutissant au mouvement « El Hor » en 1978.
2. La lutte pour la reconnaissance morale du sort des Haratines : Cette phase a permis de briser la stigmatisation et la honte que certains Harratines ressentaient en prononçant le mot. Les mouvements nationalistes Haratines ont joué un rôle important dans cette prise de conscience, notamment le mouvement IRA, la Fondation Sahel, SOS Esclaves et le Manifeste pour les droits politiques, économiques et sociaux des Haratines.
Ces deux phases ont été déterminantes dans l’histoire de la cause Haratines, contribuant à sensibiliser toutes les couches de la société. La société dans son ensemble a pris conscience de l’ampleur et de la gravité de ce problème pour l’avenir du pays. Les Haratines ne tolèrent plus la perpétuation de l’injustice, et aucun segment de la société mauritanienne n’ignore leurs griefs ni la nécessité de trouver des solutions.
Par conséquent, la phase actuelle exige une lutte d’une tout autre ampleur que les précédentes. La prise de conscience sociale nécessaire concernant ce problème a atteint un point critique, et pour préserver la légitimité, la noblesse et l’humanité de la cause, elle ne peut se limiter aux deux phases précédentes.
La phase actuelle requiert un effort collectif de la société pour trouver des solutions appropriées et des mécanismes novateurs qui intègrent des solutions fondamentales à ce problème et à d’autres enjeux nationaux urgents qui menacent l’unité du pays. Ces solutions devraient reposer en priorité sur la promotion de la scolarisation, l’amélioration des conditions de vie des groupes vulnérables, la facilitation de leur accès à l’éducation à tous les niveaux et la création d’un développement local ciblant les zones où se concentrent les inégalités telles que l’ignorance, l’isolement et le manque d’accès aux services publics.
La responsabilité de résoudre ce problème et d’autres enjeux nationaux majeurs incombe principalement à l’État, car il est le véritable garant de la sécurité, de la stabilité et de la continuité du pays. Cependant, cela n’exonère pas les dirigeants communautaires, les élites, les intellectuels et les professionnels, queles que soient leurs origines ou leur appartenance ethnique, de leur responsabilité nationale et morale de présenter des solutions saines et légitimes aux différents problèmes, de manière à rassembler tous les citoyens.
Concernant les actions de l’État à travers ses différentes phases dans la poursuite de cette noble et légitime cause, on peut les résumer en trois étapes :
1. L’abolition de l’esclavage en 1981 : elle a été l’aboutissement de luttes de sensibilisation qui ont permis à la société de comprendre la nécessité de cette décision.
2. La lutte contre les séquelles de l’esclavage : elle a impliqué la création de tribunaux spécialisés et a résulté d’une lutte qui a permis de prendre conscience de l’importance de cette mesure.
3. La recherche de solutions de développement et la création de programmes : pour traiter la question de Haratines et d’autres préoccupations nationales, c’est l’étape que nous traversons actuellement.
Tant que le problème persiste, quiconque observe les mesures et les programmes actuels du gouvernement constatera l’importance accordée à l’éducation et au développement social. Ce sont là les véritables solutions au problème social des Haratines et aux autres problèmes nationaux liés aux griefs historiques.
La lutte des Haratines doit aujourd’hui se concentrer sur l’éducation et l’amélioration des conditions sociales des groupes vulnérables, car l’éducation est essentielle pour briser le cycle de l’ignorance et du dénuement. Une personne instruite est avant tout consciente d’elle-même et, ensuite, consciente de ses droits.
Dans la perspective d’un État civil multiethnique et multiculturel, nous devons rechercher des solutions globales et inclusives, exemptes de sélectivité, qui englobent tous les groupes vulnérables qui font partie d’un présent dans lequel l’État se trouve malgré lui, en raison de l’héritage d’un passé révolu.
Le gouvernement a fait sous la direction de Son Excellence le Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, de la protection sociale et de l’éducation un objectif stratégique. Plusieurs programmes ont été lancés pour soutenir les groupes vulnérables, majoritairement Haratines, témoignant de la conscience qu’a le Chef de l’État de la sensibilité des enjeux nationaux, en particulier la question Haratines.
Conformément aux directives de Son Excellence le Président, le gouvernement a mis en place de nouveaux programmes et approches pour garantir l’égalité des chances et améliorer l’accès à l’éducation pour les groupes défavorisés. Ces programmes comprennent :
1. Le Programme scolaire républicain : Ce programme offre un accès égal à l’éducation à tous les citoyens dans un environnement d’apprentissage unique et financé par l’État, en levant les obstacles et en favorisant les échanges.
2. Le Programme d’excellence républicain : Ce programme s’adresse aux enfants issus des familles les plus vulnérables, scolarisés au collège et au lycée. Il prend en charge leur hébergement, leurs repas, leurs fournitures scolaires et leur verse une allocation mensuelle. Les bénéficiaires ont été sélectionnés par le biais du registre social, et la majorité sont Haratines. La phase pilote initiale a concerné plus de 300 enfants de différentes wilayas de Mauritanie.
3. Programme de bourses d’études supérieures pour les enfants inscrits au registre social : Ce programme permettait à tous ceux qui avaient obtenu une note de 9 ou plus à l’examen du baccalauréat de bénéficier d’une bourse universitaire. Plus de 6 000 élèves, majoritairement Haratines, en ont bénéficié.
4. Programme d’internat pour élèves : Ce programme s’adressait aux élèves issus de familles défavorisées inscrites au registre social, majoritairement Haratines, et leur offrait un logement décent sous la tutelle de l’État.
5. Programme de développement des villes solidaires : Ce programme visait à lutter contre l’habitat informel et à faire évoluer les mentalités dans les zones rurales, principalement habitées par des Haratines, en créant des regroupements modernes dotés de services publics complets.
Le premier projet pilote a été lancé en 2025 dans la municipalité de Boulahrat, relevant de la moughataa de Barkeol.
6. Programme de solidarité : Ce programme a bénéficié à la majorité des familles pauvres, notamment en milieu rural, majoritairement Haratines, grâce à une aide financière régulière qui dynamise l’économie locale.
7. Programme national d’assurance maladie (CNAM) : Ce programme couvrait la majorité des familles pauvres inscrites au registre social, majoritairement des Haratines, par l’intermédiaire de la délégation « Taazzour ».
8. Programme de solidarité sanitaire « CNASS » : Ce programme vise à fournir des soins de santé aux personnes travaillant dans le secteur informel, majoritairement des Haratines.
Tous ces programmes ciblent spécifiquement les groupes vulnérables et marginalisés, en particulier les Haratines, une initiative louable qui fait honneur au gouvernement et au chef de l’État.
Que se passerait-il si ce travail était accompagné soutenu par une campagne de sensibilisation et d’éducation communautaire mettant l’accent sur la nécessité pour ces groupes vulnérables, notamment les Haratines, d’avoir accès à ces programmes ?
Est-il nécessaire de mettre en place des programmes de sensibilisation et d’éducation communautaires pour souligner l’importance d’inclure ces groupes vulnérables, notamment les Haratines, dans ces programmes ?
Quel serait l’impact si le gouvernement et l’État adoptaient les propositions et solutions des leaders communautaires, des intellectuels et des experts concernant nos problèmes nationaux, au lieu de s’accrocher à des approches dépassées et qui, par leurs méthodes rigides et figées, font peut-être plus de mal que de bien ?
La lutte pour une cause sociale doit-elle rester stagnante, cantonnée au seul problème lui-même ? N’est-il pas temps de passer du problème à la recherche et à la mise en œuvre de solutions ?
Diverses problématiques nationales liées à des griefs historiques, comme la question des Haratines, exigent une approche globale qui implique tous les Mauritaniens et concilie la légitimité de ces problèmes avec l’impératif de coexistence pacifique entre tous les citoyens au sein d’un État civil moderne.
par Webmaster | 14 05 26 | Actualitès, Sociétés
Le septième et dernier contingent des pèlerins mauritaniens a quitté Nouakchott aujourd’hui mercredi 13 mai courant, à destination des Lieux Saints pour accomplir le Hajj de l’an 1447 de l’Hégire, correspondant à 2026 selon le calendrier grégorien.
Ce contingent comprend la délégation officielle présidée par le ministre des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel, M. El Vadil Ould Sidaty Ould Ahmed Louly.
L’opération d’acheminement des pèlerins s’était déroulée dans de bonnes conditions, grâce à des vols directs au départ de l’aéroport international de Nouakchott « Oum -Tounsy » à destination de Médine, a déclaré à cette occasion, le ministre, louant le niveau d’organisation et de coordination qui a accompagné les différentes étapes de l’opération.
M. El Vadil Ould Sidaty Ould Ahmed Louly a exprimé sa gratitude à l’ensemble des instances et partenaires qui ont contribué au succès de l’opération de transport de cette année, au premier rang desquels les compagnies aériennes, les autorités civiles et militaires en service à l’aéroport international de Nouakchott, ainsi que les équipes relevant du ministère des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel.
Les vols de transport des pèlerins se sont déroulés sous la supervision des autorités compétentes, avec la mise en œuvre d’inspections et de contrôles techniques avant chaque vol par les experts et les inspecteurs de l’agence, a souligné quant à lui, le directeur général de l’agence nationale de l’aviation civile, M. Baba Ahmed Ould Baba Ahmed, selon lequel, tous les vols se sont déroulés dans des conditions sûres et sans encombre.
par Webmaster | 14 05 26 | Actualitès
Il est indispensable de lutter contre les fake news et la désinformation médiatique, a déclaré aujourd’hui mercredi 13 mai courant dans la capitale égyptienne Le Caire, le directeur général de l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), M. Mohamed Taghiyoullah Ledhem.
Ledhem a tenu ces propos, dans un discours prononcé à l’occasion, de sa participation aux travaux du Forum des médias et des think-tanks du Sud global-Conférence du partenariat arabo-chinois, marqué par une forte mobilisation des responsables, experts et professionnels des médias arabes et chinois.
Les participants aux travaux dudit Forum se pencheront sur les moyens de renforcer les cadres de coopération entre les établissements médiatiques et les centres d’études des pays arabes et de la Chine, afin de « formuler une vision commune soutenant les enjeux du développement et de la paix dans les pays du Sud, à la lumière des mutations numériques et géopolitiques que connaît le monde ».
Les médias alternatifs ont mis le monde devant un tournant difficile marqué par la facilité de la falsification et de la désinformation, a souligné le patron de l’AMI, mettant en exergue l’importance accordée par les pouvoirs publics, à leur tête le Président Ghazouani, au développement des médias et à leur mise à profit au service du dialogue et du rapprochement entre les peuples.
M. Mohamed Taghiyoullah Ledhem a indiqué que cette rencontre, organisée par la Ligue des États arabes et l’Agence de presse chinoise, constitue une opportunité précieuse pour renforcer le dialogue et la coopération entre les institutions médiatiques et intellectuelles dans le monde arabe et la République populaire de Chine, de manière à servir les questions du développement commun, à renforcer la compréhension entre les peuples et à consolider les valeurs de partenariat ainsi que les échanges culturels et cognitifs.
Toujours selon lui, les médias et les centres de réflexion sont aujourd’hui devenus des partenaires essentiels dans la construction de ponts de communication, l’accompagnement des transformations internationales et la diffusion d’un discours de modération, de développement et de paix.
Toujours dans le cadre de ce forum, le Secrétaire Général la Ligue des Etats arabes, M. Ahmed Aboul Gheit a souligné les efforts déployés par son organisation pour le renforcement de l’amitié arabo-chinoise et l’approfondissement de la coopération et des échanges communs dans divers domaines.
Le premier Sommet arabo-chinois, tenu en 2022, avait « jeté les bases d’une nouvelle étape de coopération entre les deux parties », a-t-il souligné, qualifiant ce forum comme « une plateforme importante pour renforcer la coopération médiatique et intellectuelle entre les deux parties et bâtir des liens plus solides entre les peuples, à la lumière des défis internationaux et régionaux actuels ».
Les participants aux travaux du Forum se pencheront sur les moyens de renforcer les cadres de coopération entre les établissements médiatiques et les centres d’études des pays arabes et de la Chine, afin de « formuler une vision commune soutenant les enjeux du développement et de la paix dans les pays du Sud, à la lumière des mutations numériques et géopolitiques que connaît le monde ».
De son côté, la Conférence du partenariat arabe-chinois, organisée par l’Agence de presse chinoise « Xinhua » et la Ligue arabe, aborde plusieurs thématiques majeures, notamment « le développement pacifique, les récits multiples, l’innovation numérique et la coexistence entre les civilisations ».
Les séances ont porté sur « les moyens de renforcer la coopération arabo-chinoise dans les domaines des médias et de la communication internationale », ainsi que sur « les opportunités offertes par la transformation numérique et les technologies modernes, et le rôle des médias et des Think-Tanks dans le soutien à la paix, au développement et aux échanges civilisationnels ».
.La séance d’ouverture du forum a été marquée par des discours prononcés par plusieurs personnalités importantes, notamment le secrétaire général de la Ligue des États arabes, M. Ahmed Aboul Gheit, et le directeur général de l’Agence de presse chinoise. Elle a vu également la présence de l’ambassadeur de Mauritanie au Caire, M. El Houssein Sidi Abdallahi Deh.
par Webmaster | 13 05 26 | Actualitès, Economie
Après la signature, jeudi dernier, de 27 accords de coopération, l’Algérie et la Mauritanie ont conclu 18 nouveaux contrats dans le cadre 8ème édition de la Foire des produits et services algériens qui s’est clôturée ce lundi à Nouakchott, a indiqué le ministère du Commerce et de la promotion des exportations dans un communiqué.
Parmi les conventions conclues figure la convention conclue par Air Algérie Cargo les branches du groupe algérien de transport maritime (GATMA), et la société de navigation CNAN. Le contrat porte sur l’expédition de 500 000 tonnes de ciment pour une valeur totale estimée à 50 millions de dollars, souligne la même source.
Cette édition a également été marquée par la signature d’accords dans le domaine du tourisme médical, en renforçant la coopération entre les établissements de santé algériens et les opérateurs mauritaniens, contribuant ainsi au développement des services de soins et à l’attraction des patients mauritaniens vers les établissements hospitaliers algériens, a ajouté le communiqué.
Tourisme, agriculture, services…
Des start-ups algériennes activant dans le secteur des services et de l’agriculture ont également signé d’importants contrats, a ajouté la même source qui fait état de la signature d’un accord de coopération dans le domaine touristique visant à renforcer la promotion touristique et à développer le partenariat entre les acteurs du secteur.
« Les résultats enregistrés lors de cette édition confirment le succès du salon dans la réalisation de ses objectifs économiques et commerciaux, et consolident sa position en tant que plateforme stratégique pour la promotion des exportations algériennes et le renforcement du partenariat économique algéro-mauritanien », a conclu le ministère
par Webmaster | 13 05 26 | Actualitès, Economie
Le Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie (BCM) M. Mohamed-Lemine Dhehby a présidé aujourd’hui mardi 12 mai 2026, une réunion, marquant le lancement officiel du premier numéro des Cahiers d’Études en Économie Monétaire, publiés par le Centre d’Études en Économie Monétaire (CEEM).
Le Gouverneur a salué pour la circonstance, l’engagement des cadres, chercheurs et experts ayant contribué à cette première édition, soulignant l’importance du développement de la recherche économique et financière au sein de la Banque Centrale de Mauritanie.
La rencontre a été marquée par une présentation des principales thématiques abordées dans ce premier numéro ainsi que par des échanges avec les auteurs et les directions générales impliquées dans cette initiative scientifique.
Première revue éditée dans l’histoire de la BCM, les Cahiers d’Études en Économie Monétaire visent à promouvoir la recherche appliquée et la réflexion sur les enjeux économiques, monétaires et financiers d’intérêt national, tout en renforçant le dialogue entre expertise institutionnelle et recherche académique.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique portée par le CEEM, créé en août 2025, visant à renforcer la production intellectuelle et le rayonnement scientifique de la Banque Centrale de Mauritanie.
La revue est disponible sur le site de la Banque Centrale de Mauritanie Lien









par Webmaster | 13 05 26 | Actualitès, Sociétés
Le nouveau roman mauritanien «Lampedusa: l’immigrant zéro », de Mohamed Saleck Ould Brahim, auteur du roman «Le mystère de l’Évangile de Barnabé», est désormais disponible dans les librairies à Nouakchott.
Rappelons que ce roman vient d’être publié par la maison d’édition « Dar Joussour Abdelaziz », qui l’a exposé recemment au Salon international du livre au palais des expositions «Le Kram» à Tunis.
«Lampedusa: l’immigrant zéro: Trois voix se font entendre, et trois destins se croisent dans ce roman
«Les récits étonnants de trois personnages différents, au cœur d’une cruelle tragédie humaine :
Koumba : mère de trois jeunes migrants, elle porte dans son cœur la douleur de la séparation et, l’espoir des retrouvailles.
Al-Mami, surnommé Moreno : officier de la garde côtière à la retraite, il est hanté par les accidents maritimes dont sont victimes les migrants et, se livre à la lutte contre les souvenirs du passé…
Alejandro : Chef d’un influent réseau de passeurs dont le destin bascule de la criminalité vers la poursuite d’un objectif noble.
Au fil des chapitres du roman, chaque personnage raconte sa propre histoire. Les événements du roman révèlent des facettes humaines poignantes, mettant en lumière les enjeux de l’immigration et la lutte pour la survie dans un monde plein de défis.