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L’Association Nationale des Aveugles de Mauritanie organise un atelier de formation au profit de ses membres et d’acteurs

Un atelier de mise en niveau des membres de l’Association Nationale des Aveugles de Mauritanie (ANAM) et d’autres acteurs intervenant sur le traité de Marrakech pour l’accès des personnes handicapées visuelles aux ouvrages publiés et le protocole africain pour les droits des personnes handicapées, s’est ouvert ce vendredi dans la salle de formation de la direction des personnes handicapées relevant de la moughataa d’Arafat, dans la wilaya de de Nouakchott Sud.

Cet atelier de deux jours a débuté par un discours de bienvenue prononcé par président de l’ANAM, M. Mohamed Salem Ould Bouh, qui a présenté le thème de l’activité et l’agenda des travaux, encourageant les participants à enrichir les échanges et à tirer profit des exposés présentés par les experts afin d’arriver à résultats satisfaisants.

Prenant à son tour la parole, le président de la Fédération mauritanienne des associations nationales de personnes handicapées M. Lehbouss El Id, a salué l’importance de l’atelier, invitant les participants à interagir de manière constructive avec les experts afin d’atteindre les objectifs fixés. Il a également remercié les autorités pour leur soutien à la Fédération en général et à l’ANAM en particulier, dans la poursuite de leurs nobles objectifs.

Intervenant à son tour, la présidente de la commission des femmes et des jeunes au sein d’ANAM Mme Wouro Ba, a insisté sur l’importance de la participation active des femmes au plaidoyer objet de l’atelier. Elle a exhorté également les femmes et les filles malvoyantes à profiter des présentations faites par les experts et à participer activement aux discussions afin d’assurer une contribution positive.

La première journée de l’atelier susmentionné, organisée en présence du Directeur des Personnes en Situation d’Handicap au ministère de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Famille, M. Alyenne Haidara et du directeur adjoint de la Culture au ministère de la Culture, des Arts et de la Communication M. Ahmed Ould Sid Mohamed, a été consacrée à des présentations sur la Convention de Marrakech et sur le droit d’auteur et les droits voisins.

Ces présentations ont été suivies d’une séance de questions-réponses. Demain, deuxième journée de l’atelier, un compte rendu de la première journée sera présenté, suivi d’une discussion et d’une validation des résultats. Une présentation du Protocole africain relatif aux droits des personnes handicapées sera ensuite donnée, après laquelle, les participants seront répartis en groupes pour présenter les résultats de leurs discussions. Ces échanges devront conduire à d’importantes recommandations avant la clôture de l’atelier.

Il convient de noter que le Traité de Marrakech (2013) est un instrument juridique international essentiel pour promouvoir l’accès aux œuvres publiées pour les personnes aveugles et malvoyantes, tandis que le Protocole africain vise la protection intégrale des droits des personnes handicapées. Le Traité de Marrakech prévoit des exceptions au droit d’auteur afin de garantir l’accessibilité des livres, tandis que le Protocole africain garantit l’inclusion sociale et la dignité des personnes handicapées dans le contexte africain.

Si le Traité de Marrakech joue un rôle essentiel en remédiant à la pénurie de livres dont souffrent les personnes malvoyantes en leur donnant accès à l’information et au savoir dans plus de 124 pays, le Protocole africain relatif aux droits des personnes handicapées complète la convention internationale. Il vise notamment à promouvoir les droits humains et les libertés fondamentales des personnes handicapées (physiques, mentales, intellectuelles et sensorielles) sur un pied d’égalité. le point commun des deux réside également dans le passage d’une approche axée sur la prise en charge à une approche axée sur les droits, garantissant ainsi aux personnes handicapées leur autonomie et un accès complet à l’information et à la vie publique.

 

Retraités, les oubliés de la République

Dans quelle frange de la population sont classés les retraités ? La question mérite d’être posée, tant leur situation semble ignorée, voire effacée des priorités nationales.

Aujourd’hui, les retraités se répartissent en deux grandes catégories :

■Les retraités de la fonction publique, dont la prime mensuelle oscille entre « 7500 » et « 10 000 MRU »

■Les retraités relevant des conventions collectives (secteur privé et semi-public), percevant des primes dérisoires allant de 1 200 MRU par mois à 5 000 MRUpar mois payable tous les trois mois.Ils sont environ 40 000, il faut compter au minimum 05 personnes par foyer pour la fonction publique et 35 000 pour le privé.

Derrière ces chiffres, ce sont « 75 000 vies », « 75 000 » parcours, « 75 000 » sacrifices au service de la nation.

Ces hommes et ces femmes, qui ont consacré leur jeunesse, leur énergie et parfois leur santé à construire ce pays, se retrouvent aujourd’hui relégués à une existence précaire, marquée par l’angoisse du lendemain. Comment vivre dignement avec de tels revenus dans un contexte de vie chère, de hausse continue des prix et d’érosion du pouvoir d’achat ?La réalité est brutale :

  • Des retraités incapables de se soigner correctement
  • Des familles contraintes de les prendre en charge malgré leurs propres difficultés
  • Une dépendance humiliante après une vie d’autonomie et de labeur.Ce constat est plus qu’un problème social : c’est « une question de dignité nationale ».

Une nation qui oublie ses retraités renie une partie de son histoire.Elle envoie un message inquiétant à sa jeunesse : celui que le travail, l’engagement et le service ne garantissent ni sécurité ni respect une fois l’âge venu.

Notre appel:

* Revaloriser significativement les pensions

* Harmoniser les régimes entre public et privé

* Garantir un minimum vital décent pour tous les retraités

* Mettre en place des mécanismes de protection sociale adaptés

Car au-delà des chiffres, il y a une exigence morale : offrir à ceux qui ont servi la nation une fin de vie digne, ce n’est pas une faveur, c’est une dette. Et aujourd’hui, cette dette reste impayée.

 

ASD

FMI : le Mauritanien Zeine Zeidane nommé à la tête du département Afrique

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé, ce vendredi 3 avril 2026, l’intention de sa directrice générale Kristalina Georgieva de nommer le Mauritanien Zeine Zeidane directeur du département Afrique. Il succédera à Abebe Aemro Selassie, dont le départ à la retraite est prévu le 1er mai 2026. L’annonce a été officialisée par le FMI dans un communiqué publié à Washington.

Le pays dispose de réserves suffisantes pour une durée de 8 à 10 mois, déclare le Patron des patrons

Le secteur privé est totalement engagé à respecter l’accord conclu avec le ministère du Commerce et du tourisme, portant sur la stabilisation des prix des produits de base pour une durée de quatre mois, a déclaré aujourd’hui jeudi 2 avril courant, le président de l’Union nationale du patronat mauritanien, Mohamed Zeine El Abidine Ould Cheikh Ahmed.

Une commission spécialisée se penchera, à l’issue de cette période, sur les mécanismes de fixation de nouveaux prix, a ajouté le Patron des patrons, rassurant les citoyens quant à la disponibilité des stocks alimentaires.

Le pays dispose de réserves suffisantes pour une durée de 8 à 10 mois, notamment 175 000 tonnes de blé, avec 190 000 tonnes supplémentaires attendues prochainement, a-t-il dit.

Il dispose également d’’un stock de sucre couvrant dix mois et environ 165 000 tonnes de riz, en attendant le lancement de la production locale dans deux mois et demi, a poursuivi Zeine El Abidine.

Il a enfin remercié les importateurs pour les efforts consentis depuis le début de la crise, expliquant qu’ils avaient pris l’initiative, dès le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, d’assurer de nouveaux approvisionnements en produits de base.

Ces cargaisons arriveraient dans les plus brefs délais, tout en respectant pleinement les accords conclus avec l’État, malgré les pertes que cela pourrait entraîner, plaçant l’intérêt du citoyen au premier rang des priorités, a-t-il conclu.

Echanges au ministère de la Culture sur les mesures gouvernementales visant à atténuer les répercussions de la crise mondiale

Le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, M. El Houssein Ould Meddou, a présidé, ce jeudi, une réunion du cabinet du ministère consacrée à la présentation et à l’explication des mesures gouvernementales visant à atténuer les répercussions de la crise mondiale liée aux perturbations des marchés de l’énergie.

Lors de cette réunion, tenue au siège du ministère à Nouakchott, le ministre a insisté sur la nécessité pour les cadres de son Département de s’impliquer activement dans les efforts de sensibilisation à la rationalisation de la consommation d’énergie, en appui aux orientations du gouvernement dans ce domaine.

Le gouvernement avait, en effet, adopté un ensemble de mesures économiques et sociales comprenant la révision des prix de certains produits énergétiques, tout en maintenant un niveau significatif de subventions, ainsi que des dispositions sociales telles que l’augmentation du salaire minimum, l’octroi de transferts monétaires aux ménages vulnérables et le soutien aux salariés à revenus modestes.

Mauritanie : le vrai risque n’est pas le carburant, c’est la devise

Après quelques mois sans prise de parole, j’ai choisi de revenir aujourd’hui au regard de la gravité de la situation que nous traversons et de celle qui se profile.

Tout le monde parle du carburant. Personne ne parle du vrai risque.

Le débat actuel se concentre sur la hausse du carburant. Mais l’essentiel se situe ailleurs.

Aujourd’hui, le gasoil importé se situe autour de 1 300 dollars la tonne. Rendu Mauritanie, on approche 1 586 dollars soit environ 63400 MRU, pour un prix de vente autour de 56 300 MRU. L’écart existe et, avec une consommation d’environ 60 000 tonnes par mois, il représente une charge réelle pour l’État. Mais cette charge reste gérable.

Les États savent absorber ce type de choc y compris en s’endettant de manière maîtrisée. Le vrai risque apparaît lorsque la devise manque : ce n’est plus une question de prix mais de capacité à acheter. C’est là que peut naître la rareté.

Le point déterminant est donc la capacité à financer ces importations en devises dans la durée.

Or cette capacité se dégrade. Les entrées ralentissent avec la baisse de la pêche et de l’or, tandis que les besoins augmentent fortement. Depuis le 28 février 2026, la hausse des prix de l’énergie a renchéri l’ensemble des coûts. La pression en devises liée aux importations a quasiment doublé en quelques semaines.

Cette dynamique dépasse la Mauritanie. Elle touche la majorité des économies africaines, confrontées à une même dépendance aux importations et aux chocs extérieurs.

Dans ces conditions, l’ajustement se fait sur la monnaie. Et lorsqu’une monnaie s’ajuste, toute l’économie suit : importations plus chères, coûts en hausse, inflation.

C’est précisément ce point qui doit être central. Il ne s’agit plus de raisonner en subvention mais en investissement. Car seule l’économie productive crée des emplois, des devises et une véritable résilience.

Le vrai enjeu est de sortir d’un modèle fondé sur les importations dans un environnement marqué par les tensions géostratégiques, l’inflation et la compétition pour les ressources.

L’ajustement est désormais structurel. Comme je l’avais déjà écrit il y a quelques mois, cela suppose de taxer fortement le foncier et l’épargne immobilière improductive afin d’orienter le capital vers des secteurs créateurs de valeur, d’emplois et de devises.

Pour la Mauritanie, désormais, deux priorités s’imposent : sécurité alimentaire et sécurité énergétique, avec une orientation claire de l’investissement, public comme privé, vers ces deux piliers.

Dahah Hemody

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