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Communiqué du Conseil des Ministres

Le Conseil des Ministres s’est réuni le jeudi 9 avril 2026, sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed OULD CHEIKH EL-GHAZOUANI, Président de la République.

Le Conseil a examiné et adopté les projets de textes suivants :

– Projet de loi autorisant la ratification de la convention de crédit, signée le 09 mars 2026, entre la République Islamique de Mauritanie et la Banque Islamique de Développement (BID), destinée au financement du projet de construction d’un hôpital de référence pour la santé maternelle, néonatale et infantile à Nouakchott.

– Projet de loi autorisant la ratification de la convention cadre (financement sous forme de vente à terme), signée le 09 mars 2026, entre la République Islamique de Mauritanie et la Banque Islamique de Développement (BID), destinée au financement du projet de construction d’un hôpital de référence pour la santé maternelle, néonatale et infantile à Nouakchott.

La ratification de ces deux conventions vise à financer la construction et l’équipement, à Nouakchott, d’un hôpital de référence doté d’une capacité de 440 lits, dédié aux soins de la mère, du nouveau-né et de l’enfant. Cette infrastructure vise à répondre à la demande croissante de soins spécialisés en gynécologie-obstétrique et pédiatrie, consécutive à la croissance démographique.

– Le premier prêt est composé de : un montant de quatre millions deux cent soixante-dix mille (4 270 000) Euros des ressources de la Banque, et un montant provenant des ressources du Fonds de financement concessionnel de huit millions cinq cent cinquante mille (8 550 000) Euros, soit l’équivalent en total de (587 000 000) MRU. Le premier financement sera remboursé sur une période de 25 ans dont 7 de différé, avec une commission de service de 1,5% par an, le deuxième financement sera remboursable sur une période de 30 ans dont 10 de différé, avec une commission de service de 0,5% par an.

– La convention cadre (financement sous forme de vente à terme), est d’un montant de quarante-huit millions cent cinquante mille (48 150 000) Euros, soit l’équivalent de 2 200 000 000 MRU sous forme de prêt vente à terme, remboursable sur une période de 20 ans dont 4 de différé, avec une marge bénéficiaire de 1,9% par an.

– Projet de loi autorisant la ratification de la convention de crédit, signée le 30 décembre 2025, entre la République Islamique de Mauritanie et la Banque Islamique de Développement (BID), destinée au financement du projet de renforcement des capacités des parties concernées par le système des marchés publics en Mauritanie.

Ce projet vise à améliorer la transparence et à renforcer la gouvernance participative dans le domaine des marchés publics en renforçant les capacités des parties prenantes concernées.

Il contribuera également à la mise en œuvre des recommandations issues des différentes études et évaluations et au renforcement du système national de passation des marchés publics, à travers les actions suivantes :

• Elaboration d’une stratégie pour des achats publics durables ;

• Mise en place d’un nouveau cadre pour la professionnalisation de la fonction de passation des marchés, à travers la mise en place des formations diplômantes ;

• Renforcement des capacités des parties prenantes et intervenant dans le secteur des marchés publics.

Le présent financement est d’un montant d’un million cinq cent mille (1 500 000) Dollars Américains sous forme de prêt ordinaire, soit l’équivalent de 60 000 000 MRU, remboursable sur une période de 25 ans dont 7 de différé, avec une commission de service de 1,5% par an.

– Projet de loi autorisant la ratification de la convention de leasing, signée le 09 mars 2026, entre la République Islamique de Mauritanie et la Banque Islamique de Développement (BID), destinée au financement du projet d’interconnexion électrique entre la Mauritanie et le Mali et des centrales solaires connexes.

La ratification de la convention de leasing vise à financer une partie du programme de la ligne HT qui longe la Mauritanie sur 1189 km en reliant Nouakchott à Néma, il vise à l’extension du réseau de transport et de distribution de l’électricité en Mauritanie et à relier les grandes villes de Nouakchott à Nema, puis à les connecter au réseau de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS), permettant ainsi les échanges d’électricité avec le Mali. Le projet prévoit le raccordement électrique de 150 villages situés le long de la ligne de transport.

Le présent financement octroyé par la Banque Islamique de Développement sous forme de prêt leasing est d’un montant de cinquante-cinq millions cent quatre-vingt-dix mille (55,190,000) Euros, soit l’équivalent de (2 541 000 000) MRU, remboursable sur une période de vingt (20) ans dont un différé de trois (3) ans, avec une marge bénéficiaire de 1,6% l’an.

– Projet de loi organique modifiant certaines dispositions de la loi organique n°2018-039 du 09 octobre 2018, abrogeant et remplaçant la loi n°78-011 du 19 janvier 1978, portant loi organique relative aux lois de finances.

Le projet de modification de la LOLF introduit un ensemble de changements significatifs qui traduisent une évolution profonde du cadre budgétaire de notre pays, tant sur le plan de la gouvernance que des outils de pilotage des finances publiques.

Au cœur de cette réforme figure l’introduction, à l’article 46, d’une règle budgétaire explicite fondée sur le solde budgétaire primaire hors ressources extractives, exprimé en pourcentage du PIB

En cohérence avec cette réforme, l’article 41 prévoit l’intégration de ce nouvel agrégat dans la loi de finances. Celle-ci devra désormais arrêter explicitement le niveau du solde budgétaire primaire hors ressources extractives. Cette disposition renforce la cohérence entre la programmation budgétaire et l’autorisation parlementaire, en consacrant ce nouvel indicateur comme référence législative. Elle renforce également le rôle du Parlement dans le contrôle de la trajectoire budgétaire, en lui fournissant un repère clair et central.

La logique de discipline budgétaire est également étendue à la phase d’exécution, à travers les modifications introduites aux articles 56 et 59. L’article 56, relatif aux reports de crédits, introduit une condition nouvelle exigeant que ces opérations ne conduisent pas à une dégradation des soldes budgétaires. Parallèlement, l’article 59 élargit le champ de la régulation budgétaire en passant de la référence au « solde budgétaire » au pluriel

Dans le même esprit, l’article 42 procède à un ajustement rédactionnel en substituant l’expression « solde budgétaire » par « soldes budgétaires ».

Par ailleurs, le projet apporte une clarification importante au régime des comptes spéciaux à travers la modification de l’article 32. Il précise explicitement que l’interdiction d’imputation directe des dépenses concerne les comptes définis aux articles 33, 34 et 35. Cette précision permet de renforcer la sécurité juridique et de réduire les ambiguïtés d’interprétation, contribuant ainsi à une meilleure transparence et à une gestion plus rigoureuse des opérations budgétaires.

Enfin, le projet prévoit, à son article 2, l’abrogation de l’ordonnance n°89-012 modifiée portant règlement général sur la comptabilité publique (RGCP). Cette mesure s’inscrit dans une logique de modernisation du cadre juridique et de simplification normative, en assurant une meilleure cohérence avec les dispositions de la LOLF et en mettant fin à la coexistence de textes devenus partiellement obsolètes.

– Projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n° 2024-045 du 18 décembre 2024 portant contenu local dans les secteurs des industries extractives et de l’énergie.

Les amendements précités visent à mettre la loi n° 2024-045 du 18 décembre 2024 en cohérence avec l’évolution du cadre juridique régissant les secteurs extractifs et de l’énergie, suite à la séparation des secteurs du pétrole et de l’énergie avec celui des mines en donnant au Secrétariat National du Contenu Local un positionnement transversal en cohérence avec le Conseil National du Contenu Local, présidé au terme de l’article 3 (nouveau) par le Premier Ministre.

‐ Projet de décret portant relèvement du salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG).

Le présent projet de décret relatif à la revalorisation du salaire minimum interprofessionnel garanti fait partie d’un ensemble de réformes structurelles traduisant l’engagement ferme du Gouvernement à préserver le pouvoir d’achat des citoyens, en particulier des catégories les plus vulnérables. Cette mesure fait suite à l’approbation du Conseil National du travail, de l’emploi et de Sécurité Sociale, à l’issue de sa réunion du 6 avril 2026.

Il comporte un ensemble de dispositions essentielles, parmi lesquelles :

– La fixation d’un nouveau montant mis à jour du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), en adéquation avec l’évolution du coût de la vie

– La détermination de la date d’entrée en vigueur de cette mesure, afin d’assurer un effet rapide sur les revenus des travailleurs ;

– L’obligation faite à l’ensemble des administrations, établissements publics et entités privées de se conformer à ce minimum, conformément à la législation en vigueur.

Au-delà de sa dimension technique et procédurale, ce projet de décret exprime un choix politique clair plaçant l’être humain au cœur des politiques publiques et traduisant l’engagement de l’État à poursuivre le processus de réforme sociale et économique.

Par ailleurs, et en reconnaissance des sacrifices que les retraités ont consentis pour la patrie, Son Excellence le Président de la République a instruit le Gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour que les retraités du secteur public bénéficient d’une aide spéciale qui les aidera à faire face aux conséquences de la situation géopolitique actuelle.

‐ Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain à Zouerate à usage d’habitation au profit de la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM).

Ce terrain de 50,98 hectares abrite un programme de logements à caractère social, comprenant des habitations destinées aux employés de la SNIM, ainsi que les équipements de base nécessaires, conformément aux normes d’urbanisme, de sécurité et de viabilité en vigueur.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de promotion du logement, du renforcement du rôle social des entreprises publiques et de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, contribuant ainsi à la stabilité sociale et au développement urbain harmonieux de la ville de Zouerate ainsi qu’au renforcement des capacités nationales dans le secteur minier, et l’amélioration de la performance industrielle et logistique de la SNIM.

Le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur, de la Promotion de la Décentralisation et du Développement Local a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Enfin, le Conseil a pris la mesure individuelle suivante :

Ministère de l’Autonomisation des Jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service Civique

Cabinet du Ministre

– Chargé de mission : Ahmed Cheikh Sidiya, titulaire d’un Master, en statistiques.

𝐋𝐞 𝐆𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐉𝐚𝐩𝐨𝐧 𝐬𝐨𝐮𝐭𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞́𝐩𝐨𝐧𝐬𝐞 𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐇𝐨𝐝𝐡 𝐄𝐥 𝐂𝐡𝐚𝐫𝐠𝐮𝐢

Face à l’aggravation de la crise humanitaire dans la région du Hodh El Chargui, à l’est de la Mauritanie, le Gouvernement du Japon apporte une contribution financière de 673 333 USD au Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF).

Objectif ; renforcer l’accès aux services essentiels de santé, de nutrition et d’eau, hygiène et assainissement (EHA) au profit des réfugiés nouvellement arrivés, des populations relocalisées et des communautés hôtes vulnérables.

Depuis fin 2025, la région accueille près de 300 000 réfugiés, dont une majorité d’enfants et de femmes. Cette situation exerce une pression sans précédent sur les services sociaux de base, dans un contexte marqué par une augmentation des cas de malnutrition aiguë, un risque accru d’épidémies et des besoins croissants, notamment dans les zones situées en dehors du camp de Mbera.

Mis en œuvre par l’UNICEF et ses partenaires, en coordination avec les autorités régionales et locales, le projet fournira sur une période de 12 mois (mars 2026 – février 2027) une assistance vitale à 106 270 personnes, dont plus de 66 000 enfants et 33 000 femmes.

Conformément aux priorités nationales, l’intervention prévoit notamment :

Le renforcement de l’accès gratuit aux soins de santé primaires, y compris les services de santé maternelle, néonatale et infantile ;

Le dépistage et la prise en charge de la malnutrition aiguë sévère et modérée chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes et allaitantes ;

Le renforcement de la surveillance épidémiologique dans 43 structures sanitaires ;

L’installation de 120 blocs latrines-douches d’urgence ;

La distribution de kits d’hygiène à 26 000 personnes ;

Le déploiement d’un mécanisme de réponse rapide EHA afin de répondre aux besoins des nouveaux arrivants.

Le projet sera mis en œuvre en appui aux autorités régionales et locales dans les localités de Bassiknou, Amourj, Adel Bagrou, Timbedra, Djigueni et Néma, en collaboration avec les partenaires de la société civile.

Les femmes, les enfants et les jeunes, qui représentent environ 80 % des réfugiés, sont au cœur de cette intervention. En améliorant l’accès aux services essentiels et en renforçant les capacités des services locaux, le projet contribuera également à atténuer les pressions sur les communautés hôtes et à soutenir la cohésion sociale dans les zones affectées.

Cette initiative s’inscrit dans l’approche régionale du Plan de réponse aux réfugiés (3RP – Regional Refugee Response Plan), qui vise à répondre aux besoins humanitaires immédiats tout en renforçant la résilience des communautés et en soutenant des solutions durables dans le respect des principes de dignité et de sécurité humaine.

Ce soutien reflète l’engagement constant du Gouvernement du Japon en faveur de l’accès équitable aux services sociaux de base et s’inscrit dans ses priorités de coopération en Mauritanie, notamment dans les domaines de la santé et de l’assainissement, ainsi que dans la promotion de la couverture sanitaire universelle et du principe de « ne laisser personne de côté ».

Dans un contexte de financement humanitaire sous forte pression, cette contribution permettra d’assurer la continuité des services essentiels pour les enfants et les familles les plus vulnérables dans le Hodh El Chargui.

Son Excellence Monsieur UCHIDA Hiroyuki, Ambassadeur du Japon en République Islamique de Mauritanie, a déclaré :

« Le Gouvernement du Japon se réjouit de pouvoir, grâce à ce projet et en collaboration avec l’UNICEF, soutenir les efforts déployés par le Gouvernement de la Mauritanie pour faire face à la crise humanitaire qui touche l’est du pays. Le Gouvernement du Japon, qui place la sécurité humaine au cœur de son action, s’efforce de la promouvoir en Mauritanie, en collaboration avec la population mauritanienne.

Dans ce contexte, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould CHEIKH EL GHAZOUANI, Président de la République Islamique de Mauritanie, a participé à la neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD 9), tenue au Japon l’année dernière, où il a prononcé un discours liminaire lors d’un évènement consacré aux réfugiés coorganisé par la JICA et les agences des Nations Unies en marge de la conférence.

Le Gouvernement du Japon considère ce projet comme un important prolongement de la visite du Président GHAZOUANI au Japon et continuera à contribuer à la stabilité de la Mauritanie et, plus largement, de la région du Sahel, notamment en soutenant le plan de développement socio-économique 2026-2030 pour le Hodh El Chargui, que le Président a particulièrement mis en avant lors de sa visite au Japon. »

Monsieur El Kebir Mdarhri Alaoui, Représentant de l’UNICEF en Mauritanie, a déclaré :

« Dans un contexte marqué par l’intensification des besoins humanitaires dans l’est de la Mauritanie, le soutien du Gouvernement du Japon permet de renforcer la réponse apportée aux enfants et aux familles les plus vulnérables.

Grâce à ce partenariat, l’UNICEF et ses partenaires pourront maintenir l’accès à des services essentiels de santé, de nutrition et d’eau, hygiène et assainissement pour les populations affectées, tout en soutenant les efforts du Gouvernement pour répondre aux défis humanitaires et préserver la cohésion sociale dans les zones d’accueil. »

La FAO et l’APIM joignent leurs expertises pour orienter l’investissement de cinq filières prioritaires à fort impact en Mauritanie

L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Agence de Promotion de l’Investissement en Mauritanie (APIM) joignent leurs expertises pour orienter l’investissement de cinq filières prioritaires à fort impact en Mauritanie.

En prélude à la 34ᵉ session de la Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique (#ARC34), prévue du 13 au 17 avril 2026 à Nouakchott et dans le cadre de l’initiative mondiale de la FAO « Main dans la Main » (Hand-in-Hand), un Forum national d’investissement agricole sous le thème : « Renforcer les partenariats, définir les priorités et cibler les investissements pour accélérer la transformation des systèmes agroalimentaires en Mauritanie » est organisé conjointement par l’Agence de promotion des investissements en Mauritanie (APIM) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Cet événement a rassemblé des décideurs publics, des investisseurs, des partenaires techniques et financiers, des acteurs du secteur privé, ainsi que les représentants des filières productives afin de mobiliser des investissements structurants pour valoriser le potentiel agro-sylvo-pastoral mauritanien.

Une dynamique de transformation économique et un potentiel stratégique :

La Mauritanie s’inscrit dans une dynamique de transformation économique ambitieuse. Le secteur agro-sylvo-pastoral est érigé en priorité nationale pour renforcer la souveraineté alimentaire et réduire la dépendance aux importations de produits essentiels.

Le pays dispose d’atouts naturels considérables : plus de 500 000 hectares de terres agricoles valorisables, un potentiel hydrique estimé à 11,4 milliards de m³ par an, un cheptel de 29 millions de têtes selon le Recensement Général de l’Elevage (RGE) de 2024, ainsi qu’un potentiel halieutique important avec une capacité de capture estimée à 1,8 million de tonnes par an.

Ces ressources constituent une base solide pour le développement de projets d’investissement à forte rentabilité, portés par un potentiel de valorisation encore sous-exploité et une demande croissante aux niveaux national et régional.

Investir dans des filières prioritaires à fort impact en Mauritanie

Afin de répondre à ces enjeux, le Gouvernement mauritanien, avec l’appui de la FAO, met en œuvre l’initiative « Main dans la Main » (Hand-in-Hand), un programme international lancé en 2019 pour accélérer la transformation agricole et réduire la pauvreté. Cette initiative permet d’orienter les investissements vers des filières à fort potentiel.

À l’issue d’analyses économiques approfondies menées avec l’appui du Centre d’investissement de la FAO (CFI), les filières du blé irrigué, production laitière, oignon, pomme de terre et cultures fourragères ont été identifiées comme offrant les meilleures perspectives de rendement et d’impact en raison de leur fort potentiel productif et de l’impact significatif de leurs importations sur la balance commerciale nationale. Ces filières ont fait l’objet de plans d’investissement structurés, prêts à être présentés à des investisseurs et à des institutions financières, constituant ainsi le premier jalon d’une dynamique appelée à s’étendre à l’ensemble des secteurs productifs.

La FAO met son expertise au service du développement durable en Mauritanie. Elle contribue à renforcer la sécurité alimentaire, à préserver les ressources naturelles et à orienter les investissements vers des solutions durables.

De son côté, l’APIM, est le point d’entrée des investisseurs, elle joue un rôle central en facilitant les démarches et en valorisant les opportunités du pays. Elle accompagne les investisseurs à chaque étape, en simplifiant les procédures et en favorisant les échanges avec les partenaires publics et privés.

Contacts pour de plus amples informations :

Wahba Malloum (FAO) : Team Leader communication et partenariats

Salamata Soko (APIM) : Chargée de la communication digitale

Nouakchott, les 7-8 avril 2026 :

La Bourse de Nouakchott tient la première réunion de son Conseil d’Administration

La première réunion du Conseil d’Administration de la société « Bourse de Nouakchott SA » s’est tenue le lundi 06 avril 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur le Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie.

Cette session inaugurale constitue une étape importante dans le processus de mise en place de la Bourse de Nouakchott, marquant le passage vers l’opérationnalisation d’une infrastructure de marché structurante pour le système financier national.

Le Conseil d’Administration, composé de représentants de la Banque Centrale de Mauritanie, des banques primaires ainsi que d’administrateurs indépendants, a tenu une première séance de prise de contact, tout en procédant à l’examen des points inscrits à l’ordre du jour, notamment l’installation des organes de gouvernance et les dispositions nécessaires au démarrage des activités.

À cette occasion, il a été rappelé le rôle stratégique de la future Bourse, appelée à constituer un levier de mobilisation de l’épargne nationale, de financement des entreprises et de renforcement de la transparence et de la gouvernance du système financier.

Elle s’inscrit également dans une dynamique d’ouverture et de développement, appuyée par des partenariats avec des places financières internationales, notamment le London Stock Exchange et la Bourse de Casablanca.

Les travaux ont permis de poser les premières bases juridiques et opérationnelles de l’institution, en vue d’un lancement progressif de ses activités. Cette réunion marque ainsi une avancée significative dans la mise en place d’un marché des capitaux en Mauritanie, au service du développement économique du pays.

À Son Excellence le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani

I. Objet : Pour une suspension immédiate et une refondation constitutionnellement conforme de la procédure de sélection des membres de l’ANLC

Excellence,

La création d’une Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption (ANLC) constitue une nécessité institutionnelle majeure. Elle ne saurait être un luxe politique ni un affichage administratif. Elle répond à une exigence constitutionnelle, morale et stratégique : restaurer la confiance publique, garantir la bonne gouvernance et protéger les ressources nationales.

Or, la procédure de sélection actuellement engagée soulève de graves interrogations quant à sa conformité aux principes constitutionnels fondamentaux, notamment :

L’égalité d’accès aux fonctions publiques

La légalité des actes administratifs

La transparence des procédures de sélection

Le contrôle de l’erreur manifeste d’appréciation

Ces principes ne sont pas accessoires ; ils constituent l’ossature même de l’État de droit.

II. Sur l’atteinte au principe d’égalité d’accès aux fonctions publiques

Restreindre la recevabilité des candidatures à trois seules spécialités (droit, économie, finances) constitue une discrimination injustifiée au regard de l’objet même de l’institution.

La corruption contemporaine ne se limite pas aux montages juridiques ou financiers. Elle infiltre :

Les marchés publics,

Les infrastructures,

Les projets de génie civil,

Les études d’impact environnemental,

Les grands chantiers structurants.

En Mauritanie, les échecs répétés de projets de développement trouvent souvent leur origine dans des défaillances techniques (génie civil), environnementales ou contractuelles masquées sous une apparente régularité juridique et comptable.

Les corrompus comme les corrupteurs savent parfaitement respecter la forme juridique et comptable de leur forfaiture. Limiter la sélection à ces disciplines revient à ignorer les secteurs où la corruption est techniquement sophistiquée.

À défaut d’ouvrir la participation à toutes les spécialités scientifiques pertinentes, il est juridiquement et institutionnellement indispensable d’y inclure, au minimum :

L’environnement,

Le génie civil.

À défaut, la procédure pourrait apparaître comme orientée ou prédéterminée.

III. Sur l’insuffisance du niveau académique exigé (Bac + 4)

Exiger un Bac + 4 pour une institution appelée à :

Conduire des investigations complexes,

Réaliser des audits approfondis,

Évaluer des politiques publiques,

Produire des analyses stratégiques,

Formuler des recommandations normatives,

constitue une exigence académique manifestement insuffisante.

La haute technicité requise commande un minimum Bac + 5, avec une préférence pour les profils titulaires :

de Master spécialisé,

de Doctorat,

et disposant de publications scientifiques sur la corruption en Mauritanie.

Une institution appelée à juger l’intégrité nationale ne peut être construite sur des standards académiques minimaux.

IV. Sur l’exigence exclusive de 15 ans d’expérience dans l’administration publique mauritanienne

L’exigence de 15 ans d’expérience dans l’administration publique mauritanienne appelle une interrogation fondamentale :

Peut-on raisonnablement considérer que l’appartenance prolongée à un système administratif confronté à de hauts niveaux de corruption constitue, en soi, un gage supérieur d’intégrité ?

La création même de l’ANLC découle du constat que le système existant nécessite un correctif institutionnel.

Cette condition :

Exclut l’expertise nationale indépendante,

Ignore le vivier du consulting national,

Écarte des compétences issues du secteur privé,

Ignore l’expertise mauritanienne expatriée,

Restreint indûment le champ des candidatures.

Une telle restriction pourrait être analysée comme une violation du principe d’égalité et comme une erreur manifeste d’appréciation.

V. Sur la transparence et le risque de prédétermination

La formule :

« La commission choisira 12 et le Président de la République en sélectionnera 6 »

peut susciter une perception de sélection prédéterminée si les critères ne sont pas objectivement élargis et rigoureusement encadrés.

Il ne saurait être question d’encombrer le Chef de l’État — investi d’innombrables prérogatives, confronté à un contexte géopolitique régional et international instable, marqué par des conflits armés et un nouveau choc pétrolier — par des choix contestables ou controversés.

Les six membres retenus doivent être :

Objectivement incontestables,

Scientifiquement crédibles,

Moralement irréprochables,

Techniquement compétents.

VI. Proposition structurée pour une composition optimale des « Six incorruptibles »

Pour garantir l’efficacité et la crédibilité de l’ANLC, les six membres devraient couvrir les expertises suivantes :

Un spécialiste de l’audit financier et comptable

Un juriste expert en qualification des faits et droit pénal économique

Un environnementaliste spécialisé en audit environnemental

Un ingénieur en génie civil spécialisé en contrôle des travaux publics

Un officier de la police économique expérimenté en investigations

Un inspecteur d’État spécialisé en enquêtes financières

Ils doivent impérativement :

Être reconnus pour leur intégrité,

Justifier d’un Bac + 5 minimum,

Avoir conduit des recherches ou publications sur la corruption en Mauritanie,

Présenter un parcours attestant d’indépendance et de probité.

VII. Sur la nécessité d’une suspension conservatoire

Au regard :

des restrictions injustifiées de spécialités,

du niveau académique insuffisant,

de l’exigence restrictive d’expérience administrative,

du risque d’atteinte aux principes constitutionnels,

il apparaît juridiquement fondé de solliciter :

La suspension immédiate de la procédure en cours

La révision des critères de sélection

L’élargissement des disciplines admises

Le relèvement du niveau académique

La diversification des profils admissibles

Conclusion

Une Autorité de Lutte contre la Corruption mal fondée compromettrait durablement la crédibilité de l’État.

Une Autorité solidement constituée, scientifiquement robuste, juridiquement irréprochable et moralement incontestable deviendrait au contraire :

Un pilier de l’État de droit,

Un instrument de souveraineté institutionnelle,

Un signal fort aux partenaires internationaux,

Un message d’espoir pour les citoyens.

Il est encore temps d’agir.

Suspendre pour mieux refonder n’est pas un recul ; c’est un acte de responsabilité constitutionnelle.

Veuillez agréer, Excellence, l’expression de notre très haute considération républicaine.

Mohamed Ould Mohamed Lemine,

Maîtrise en économie- gestion 1990, journaliste free-lance

Le comité ministériel chargé du suivi de l’approvisionnement du marché en produits de première nécessité se veut rassurant

Le Premier ministre, M. El Moctar Ould Diay, a présidé, ce mercredi à Nouakchott, les concertations de la sixième réunion périodique du comité ministériel chargé du suivi de l’approvisionnement du marché en produits de première nécessité et en carburant ainsi que le suivi des spéculations sur les prix.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Gouvernement, visant à garantir la régularité de l’approvisionnement des marchés et la stabilité des prix.

À l’instar des précédentes réunions, celle-ci a été marquée par la participation de certains dirigeants de partis politiques et de responsables de centrales syndicales.

En ouverture de la réunion, le Premier ministre a présenté l’ordre du jour du comité, rappelant les circonstances de sa création et le contexte dans lequel il a été mis en place, ainsi que le bilan de ses travaux.

Celui-ci repose sur une méthodologie fondée sur l’analyse rigoureuse des données, la collecte d’informations de terrain et l’élaboration de propositions adaptées afin d’assurer l’efficacité des interventions.

Les ministres ont ensuite présenté, chacun dans son domaine, une évaluation globale de la situation de l’approvisionnement du marché en produits de base.

Les indicateurs ont montré une situation rassurante et satisfaisante pour les denrées alimentaires essentielles, avec la poursuite du mécanisme de plafonnement des prix et la mise en œuvre de mesures visant à prévenir la spéculation, afin de protéger le pouvoir d’achat des citoyens.

Concernant les hydrocarbures, les évaluations ont révélé une situation confortable en termes de stocks, couvrant une période significative.

Elles ont également mis en avant la poursuite des mesures strictes pour lutter contre la contrebande et empêcher toute pratique monopolistique ou spéculative, dans un contexte de prix encore élevés au niveau international.

La réunion a également abordé la situation du transport, les données indiquant une stabilité des tarifs du transport des personnes et des marchandises à leurs niveaux précédents.

En conclusion, le Premier ministre a affirmé que le gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour garantir la disponibilité des produits essentiels.

Il a également insisté sur le renforcement des mécanismes de contrôle afin d’assurer la stabilité des prix et de lutter contre la spéculation, tout en poursuivant le suivi des flux de marchandises aux frontières, dans le but de préserver l’équilibre du marché national.

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