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Candidature au poste de SG de lOIF : Mme Coumba Ba officiellement investie par Nouakchott

Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’extérieur a annoncé aujourd’hui vendredi 17 avril courant, l’investiture de la candidature de Mme Coumba Ba au poste de Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

Cette investiture témoigne de l’engagement de la Mauritanie à soutenir une Francophonie dynamique, capable de relever les défis actuels, indique un communiqué de la diplomatie mauritanienne

Mme Coumba Ba avait occupé par le passé plusieurs postes ministériels, notamment celui de ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration.

Elle avait officié également en sa qualité de ministre-conseillère auprès de la Présidence.

Elle avait été nommée par ailleurs en 2024, au poste d’Envoyée spéciale du Président de la République Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani auprès de l’OIF.

La Mauritanie à la conquête de la Francophonie

Le gouvernement mauritanien a annoncé officiellement la candidature de Mme Coumba Ba au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et a invité les États membres à soutenir cette candidature.

Dans un communiqué rendu public ce vendredi, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’étranger a déclaré que cette candidature témoigne de l’engagement de la Mauritanie à soutenir une Francophonie « active et inclusive », capable de relever les défis actuels, notamment dans les domaines de la paix, du développement et du dialogue interculturel.

Le communiqué ajoute que la candidate possède une expérience des affaires multilatérales et une connaissance approfondie des enjeux africains et francophones, rappelant sa nomination en 2024 comme Envoyée spéciale du Président de la République auprès de l’OIF, avec rang de Ministre-Conseillère.

Il explique qu’à ce titre, Mme Coumba Ba a mené des consultations de haut niveau avec de nombreux chefs d’État et de gouvernement, contribuant ainsi au renforcement de la concertation et de la coopération au sein de la communauté francophone.

 

Mauritanie-France : la sécurité au menu du premier jour de la visite de Mohamed Ould Ghazouani

Arrivé en France le 15 avril pour une visite d’État de trois jours, le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani s’est entretenu avec son homologue français Emmanuel Macron, notamment sur les défis sécuritaires.

Emmanuel Macron a salué à cette occasion la « responsabilité » de la Mauritanie, dont il a reçu le président, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, en visite d’État en France, pour « son rôle dans une région sahélienne profondément déstabilisée ».

« La Mauritanie fait la démonstration que face à ces défis, une voie d’indépendance stratégique, de responsabilité est possible », a souligné le chef de l’État français en saluant « très solennellement » l’action de son homologue. Il a évoqué une « volonté d’agir ensemble » avec ce « partenaire-clé de la France », « en soutien des efforts des pays de la région pour éviter une déstabilisation encore plus grande ».

« Sahel », « sécurité » et « migration »

Mohamed Ould Ghazouani est arrivé en France ce 15 avril, pour une visite d’État de trois jours qui constitue une première pour un président mauritanien depuis plus de 30 ans. D’abord accueilli par le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, il a reçu les honneurs militaires aux Invalides avant de se rendre à l’Élysée pour un entretien avec son homologue, Emmanuel Macron.

Nouakchott fait figure de partenaire privilégié de la France, et plus largement des Européens, au Sahel alors que le Mali, le Burkina et le Niger se sont détournés de leurs anciens alliés depuis l’accession au pouvoir de juntes souverainistes. Lors des échanges, le président français a donc particulièrement insisté sur les questions de sécurité. Une source diplomatique malienne a d’ailleurs résumé ainsi la teneur des échanges : « Sahel », « sécurité » et « migration ».

A lire : Crise entre la Mauritanie et le Mali : face à Ghazouani, Goïta a-t-il franchi la « ligne rouge » ?

« La question sécuritaire au Sahel demeure une priorité majeure », a assuré le président mauritanien, défendant son « approche globale combinant prévention, présence de l’État et dialogue » qui, selon lui, « nous a permis de préserver une stabilité relative ». « Malheureusement, au regard des données factuelles du terrain et des dynamiques actuellement en œuvre au Sahel central, la perspective d’un enlisement de la situation, voire son expansion géographique, ne peut être exclue », a-t-il prévenu.

« Les conséquences, dans une telle perspective, seraient catastrophiques pour l’ensemble de la région et affecteraient significativement les schémas migratoires mondiaux », a-t-il insisté, prônant un renforcement de la coopération avec la France.

De son côté, Emmanuel Macron a remercié son homologue pour l’accueil « de plus de 300 000 réfugiés » dans l’est du pays en lien avec la crise sahélienne, soulignant l’engagement de l’Agence française de développement (AFD) pour soutenir les communautés hôtes. Les deux présidents ont aussi évoqué la guerre en cours au Proche-Orient et ses conséquences, notamment économiques.

La pêche au menu du deuxième jour

La visite de Mohamed Ould Ghazouani se poursuit ce 16 avril, avec au programme un entretien avec la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet puis avec le maire de Paris récemment élu, Emmanuel Grégoire. Le président mauritanien et sa délégation – qui comprend notamment le chef de la diplomatie, Mohamed Salem Ould Merzoug – se rendront ensuite à Brest, en Bretagne, en compagnie de la ministre déléguée française chargée de la Mer, Catherine Chabaud.

Le président mauritanien visitera des chantiers navals ainsi que l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). La pêche est un secteur primordial pour l’économie mauritanienne (elle représente environ 10 % de son PIB et 50 % de ses exportations), et cette visite doit permettre d’évoquer le sujet de la protection des eaux territoriales contre les bâtiments étrangers qui viennent y pêcher illégalement.

A lire : Entre exploration et répression, quand la France s’imposait en Mauritanie

Pour le troisième et dernier jour de la visite, le 17 avril, la délégation sera de retour à Paris. Après un passage par la tombe du soldat inconnu, le programme prévoit une rencontre avec la branche internationale de la principale organisation patronale française, le Medef, pour un « forum d’affaires ». L’objet étant de trouver des pistes d’accroissement des relations économiques entre les deux pays.

Selon les données fournies par Paris, la France – qui se présente comme le premier fournisseur de Nouakchott en matière d’aide publique au développement, au coude-à-coude avec les Émirats arabes unis – est le 10e partenaire commercial de la Mauritanie, loin derrière un trio de tête composé du Canada, de la Chine et de l’Algérie. La Mauritanie achète aux Français des produits agricoles, en particulier du blé, tandis que Paris importe des produits de la pêche, du minerai de fer et s’intéresse beaucoup au gisement gazier offshore exploité en commun avec le Sénégal

Jeune Afrique

Un nouveau siège du Bureau mauritanien de tir à la cible traditionnelle inauguré à Nouakchott

Le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, M. Houssein Ould Meddou, a supervisé, ce jeudi, l’inauguration du nouveau siège du Bureau mauritanien de tir à la cible traditionnelle.

Le ministre a effectué une visite à travers les différents services relevant du Bureau, où il a reçu des explications sur la nature de ses activités ainsi que sur son rôle dans l’organisation et l’encadrement de ce patrimoine culturel et sportif authentique.

Meddou a salué à cette occasion, les efforts déployés pour la fondation de cette discipline, la consolidation de sa présence, ainsi que pour son développement et sa promotion, tout en œuvrant à structurer l’adhésion des différents clubs, en tant que cadre unique de pratique du tir traditionnel dans le pays.

Pour sa part, le président du Bureau mauritanien de tir traditionnel, M. Mohamed Ould Mohamed Znagui, a exprimé sa satisfaction quant à cette visite, la qualifiant de soutien important aux efforts visant à promouvoir ce patrimoine culturel authentique et à renforcer sa place.

Ledit Bureau entend organiser des compétitions annuelles régulières, notamment les « El Ghazzi » à la fin du mois de mai, « El Gueitna » au mois de juillet et « Lekhriv » au mois de septembre, ainsi que le tournoi interwilayas en octobre, la Coupe du Président de la République en décembre, et la compétition de la Résistance en février, dans le but de consolider ce patrimoine et de renforcer sa visibilité à l’échelle nationale.

Visite du Président Mauritanien en France: Transformer une convergence de vues sécuritaire en un partenariat économique et politique global

La visite d’État du président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani à Paris, une première depuis plus de trente ans, a été marquée par une démonstration de force de la relation franco-mauritanienne . Dans un contexte de recomposition géopolitique au Sahel, cette rencontre a permis de repositionner la Mauritanie comme un partenaire central, fiable et stable pour la France.

Un partenariat stratégique au cœur du Sahel

La principale avancée de cette visite est la consécration d’un partenariat d’exception face à l’instabilité régionale. Alors que la France a été contrainte de se retirer du Mali, du Burkina Faso et du Niger, la Mauritanie apparaît comme son dernier allié stratégique de poids au Sahel .

Paris salue la « voie d’indépendance stratégique » de Nouakchott, qui a su préserver sa stabilité intérieure grâce à une approche sécuritaire globale combinant prévention et dialogue . La Mauritanie est présentée comme un « rempart » et un « modèle de relation apaisée » entre la France et son ancienne colonie .

Les deux présidents partagent par ailleurs la même analyse alarmante de la situation au Sahel central, évoquant un risque « d’enlisement » et d' »expansion géographique » de l’insécurité, ce qui justifie un renforcement urgent de leur coopération

Il est important aussi de noter que ce partenariat ne repose pas sur la présence de bases militaires françaises, une spécificité mauritanienne, mais sur une coopération technique renforcée (formation, renseignement, équipement) .

Une offensive économique concrète et chiffrée

Au-delà du volet sécuritaire, l’objectif affiché était de transformer cette convergence politique en résultats économiques tangibles. La France a présenté un bilan chiffré pour démontrer son engagement, souhaitant se démarquer d’un prétendu « désengagement international » .

Le portefeuille de l’Agence française de développement (AFD) atteint 488 millions d’euros pour 42 projets (agriculture, eau, énergie). À cela s’ajoutent un prêt de 80 millions d’euros pour l’alimentation en eau de Nouakchott et 40 millions pour la transition énergétique .

Une quarantaine d’entreprises françaises sont déjà présentes, employant plus de 2 000 Mauritaniens. L’investissement phare reste les 155 millions d’euros du fonds Meridiam dans le terminal à conteneurs du port de Nouakchott .

Enfin la tenue d’un forum d’affaires avec le Medef International le dernier jour de la visite vise à explorer de nouveaux marchés, notamment dans les infrastructures, les télécommunications et l’énergie .

Une diversification des enjeux : maritime et gazier.

La visite a également mis en lumière des dossiers de coopération plus spécifiques, illustrant la profondeur du dialogue bilatéral.

Le déplacement du président Ghazouani à Brest est très significatif. Il souligne l’enjeu crucial de la protection des eaux territoriales mauritaniennes contre la pêche illégale, un secteur représentant 10% du PIB et 50% des exportations du pays. La visite de l’Ifremer vise à renforcer la coopération scientifique et technique dans ce domaine .

La France s’intéresse de près au nouveau gisement de gaz offshore exploité par la Mauritanie avec le Sénégal, vu comme une alternative stratégique pour diversifier les sources d’approvisionnement en gaz .

Quel sera le résultat concret de cette visite ?

Cette visite d’État ne se résume pas à une simple déclaration d’intention. Elle a déjà produit et va continuer de produire des résultats concrets à plusieurs niveaux.

1. Un label de « partenaire fiable » pour la Mauritanie : Sur le plan diplomatique, Nouakchott sort renforcée de cette visite. Elle a reçu la validation de Paris pour son modèle de développement et sa constance diplomatique, ce qui lui offre une visibilité internationale accrue et un atout pour négocier avec d’autres partenaires (Chine, Émirats, etc.) .

2. Des annonces de financements à court terme : Les enveloppes de l’AFD et les prêts concessionnels annoncés auront un impact direct sur des projets d’infrastructure critiques, notamment dans le domaine de l’eau et de l’énergie, avec des retombées pour les populations .

3. Un cadre institutionnel de suivi : Le président Ghazouani a proposé la création d’institutions spécifiques pour assurer une évaluation régulière de ce partenariat. La réponse de la France sera un indicateur clé de la volonté d’ancrer cette dynamique dans la durée .

4. Une impulsion pour les affaires : Le forum d’affaires à Paris est le début d’un processus. On peut s’attendre à de nouvelles annonces d’investissements privés dans les mois suivant la visite, particulièrement dans les secteurs du gaz, des mines, de l’agriculture et de la pêche .

En conclusion, cette visite historique a permis de transformer une convergence de vues sécuritaire en un partenariat économique et politique global. Le résultat principal est l’établissement d’un « ancrage stratégique » durable, où la Mauritanie gagne en stature internationale et en soutien au développement, tandis que la France préserve une influence et un relais d’action essentiel au cœur d’une région en pleine turbulence.

Ahmed bezeid

 

L’immunité parlementaire n’est pas absolue … Diaw Abdoullah

Monsieur Khally Mamadou Diallo qualifie l’arrestation de deux députées d’« atteinte grave et inacceptable à l’État de droit ». Une telle affirmation mérite mieux que l’indignation, elle exige une démonstration juridique. Or votre texte évoque des principes, mais évite soigneusement les faits et les dispositions légales applicables.

Le cadre légal existe et il est clair.

En droit mauritanien, la procédure de flagrant délit est expressément prévue par le Code de procédure pénale. Elle s’applique lorsque l’infraction est en train d’être commise ou vient d’être commise et qu’elle est immédiatement constatée.

Dans ce cas précis, les propos incriminés ont été tenus publiquement, constatés, diffusés et connus de tous. L’élément matériel ne relève ni de l’interprétation ni de la rumeur : il est objectif et vérifiable.

Dès lors, si les faits constituent une infraction prévue par le Code pénal notamment l’offense au Chef de l’État ou l’atteinte aux symboles de l’État la qualification de flagrance peut être légalement retenue.

L’immunité parlementaire n’est pas absolue.

Vous invoquez les immunités parlementaires. Mais la Constitution mauritanienne elle-même prévoit une exception claire : le cas de flagrant délit.

En présence d’une infraction flagrante, l’arrestation peut intervenir sans levée préalable de l’immunité, sous réserve des formalités d’information de l’Assemblée nationale.

Autrement dit, la protection du mandat ne saurait devenir une immunité pénale permanente. L’immunité protège la fonction législative, non la commission d’infractions pénales constatées.

L’absence de démonstration juridique dans votre texte.

Vous affirmez que la détention s’est faite « en dehors de tout cadre légal clairement établi ».

Très bien. Alors démontrez-le :

Quelle disposition du Code de procédure pénale aurait été violée ?

Quelle règle constitutionnelle aurait été méconnue ?

En quoi les conditions de la flagrance ne seraient-elles pas réunies ?

Votre article ne répond à aucune de ces questions. Il parle d’« inquiétude », de « défaillance », d’« abandon », mais ne cite aucun texte précis ni aucune irrégularité concrète.

En droit, l’indignation ne remplace pas l’argumentation.

La liberté d’expression n’autorise pas l’infraction.

Vous présentez ces faits comme une expression du pluralisme démocratique. Le pluralisme politique est en effet une composante essentielle de l’État de droit. Mais il ne dispense personne pas même un député du respect des lois pénales en vigueur.

La liberté d’expression a des limites, notamment lorsque la loi incrimine explicitement l’offense au Chef de l’État ou l’atteinte aux institutions. On peut contester politiquement un président. On peut critiquer son action. Mais l’injure ou l’atteinte aux symboles de l’État ne relèvent plus du débat d’idées.

L’équilibre des pouvoirs ne signifie pas impunité.

Vous évoquez une « fragilisation de l’équilibre des pouvoirs ». Or l’équilibre des pouvoirs repose aussi sur un principe fondamental : la soumission de tous à la loi.

Si les faits sont constitués et juridiquement qualifiés, l’intervention de la justice n’est pas une atteinte à la séparation des pouvoirs ; elle en est l’expression normale.

La vraie question n’est pas de savoir si ces députées appartiennent à l’opposition.

La vraie question est simple, les faits constituent-ils une infraction prévue par la loi mauritanienne et ont-ils été constatés en situation de flagrance ?

Si la réponse est oui, alors l’intervention judiciaire est conforme au droit.

Si vous estimez le contraire, démontrez-le juridiquement, textes à l’appui.

La défense des libertés publiques est une exigence noble. Mais elle ne peut s’appuyer sur l’omission des faits ni sur une lecture sélective de la loi. En État de droit, la règle est la même pour tous : mandat parlementaire ou non.

Diaw Abdoullah (AKS)

Militant pour la justice, la vérité et la démocratie en Mauritanie

Engagé pour une opposition responsable, unie, et au service du peuple

Non aux manipulations, non à la déstabilisation

Pour une Mauritanie forte, juste et unie

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