par Webmaster | 20 04 26 | Actualitès, Sociétés
Une cérémonie de clôture du programme pilote de détection et de développement des talents des jeunes, organisé par le ministre de l’Autonomisation des jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service civique en collaboration avec l’Association « Khoutwa pour le développement humain » s’est déroulée aujourd’hui lundi en début de soirée à Nouakchott.
Supervisée par le ministre de l’Autonomisation des jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service civique, M. Mohamed Abdallahi Ould Louly, ledit programme vise à identifier, accompagner et développer les compétences des jeunes dans les wilayas de Nouakchott Nord et Nouakchott Sud.
Une session de formation organisé dans le cadre du programme, d’une grande importance en matière de valorisation et de détection des talents, en vue de leur offrir des opportunités de développement, , a bénéficié à 100 jeunes, garçons et filles, au niveau des moughataas de Riyad et El Mina.
L’autonomisation des jeunes, qui repose sur plusieurs axes et concerne l’ensemble des jeunes, indépendamment de leur niveau d’instruction, constitue une priorité pour les autorités nationales, a précisé Ould Louly.
Toujours selon lui, cette promotion représente une première étape dans ce processus, précisant que le programme sera étendu à toutes les moughataas et communes du pays, compte tenu de son importance dans l’identification et le développement des compétences.
Il a, en outre, affirmé que la détection de ces talents permettra au département de mieux orienter les parcours de formation, afin de faciliter l’accès des jeunes à l’emploi ou à l’entrepreneuriat.
Pour sa part, le président de l’Association « Khoutwa pour le développement humain », M. Mohamed Lemine Ould El Vadhel, a présenté à cette occasion, un exposé portant sur des modèles de détection, de formation et de valorisation des talents des jeunes.
Le secrétaire général du ministère, M. Guèye Amadou El Hadj et plusieurs cadres du département avaient assisté à cette cérémonie.
par Webmaster | 20 04 26 | Actualitès, Economie
Invité d’honneur de la 10e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, le chef de l’État mauritanien Ghazouani a pris parole autour d’une conviction centrale: celle des défis du continent qui ne peuvent être surmontés qu’à travers une approche globale.
Selon lui, il y’a trois dimensions indissociables notamment la stabilité, l’intégration et la souveraineté. D’emblée, El-Ghazouani a posé le cadre de sa réflexion. En effet, la question n’est plus de dresser un état des lieux, « ce travail a déjà été largement accompli », a-t-il estimé. Mais bien d’identifier des solutions concrètes pour bâtir « une Afrique stable, intégrée et souveraine ».
Un objectif qu’il a qualifié de « stratégique commun » sans oublier d’insister sur la responsabilité collective des États africains dans sa réalisation.
Sur la stabilité, le président mauritanien a insisté sur les fractures sociales, les tensions identitaires, le déficit de gouvernance, les ruptures institutionnelles et l’expansion des groupes armés non étatiques.
Face à ces menaces, il a jugé qu’une réponse exclusivement sécuritaire « ne saurait suffire », plaidant pour une approche globale combinant amélioration de la gouvernance, renforcement de l’état de droit, garantie d’un accès équitable aux conditions de vie dignes et investissement dans la jeunesse. Il a également appelé à consolider les mécanismes continentaux de coordination, notamment à travers l’Union africaine, en modernisant son architecture de paix et de sécurité.
Sur l’intégration, El-Ghazouani a été catégorique : pour l’Afrique, « l’intégration n’est pas une ambition, c’est une nécessité ». Il a salué la Zone de libre-échange continentale africaine comme un levier majeur de transformation économique, tout en avertissant que la faiblesse du commerce intra-africain tient moins aux barrières tarifaires qu’à des facteurs structurels profonds, la faible industrialisation, économies peu diversifiées et la prédominance des exportations de matières premières.
L’intégration doit donc, selon lui, s’accompagner d’efforts soutenus en matière de transformation locale et d’innovation technologique. Il a par ailleurs rendu hommage à l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal, qu’il a présentée comme « un modèle de gestion concertée et solidaire des ressources transfrontalières » et un exemple à suivre pour le continent.
Sur la souveraineté, le chef de l’État mauritanien a proposé une lecture résolument contemporaine du concept. La souveraineté ne peut plus se réduire, a-t-il dit, à son acception classique d’indépendance absolue.
Elle se décline désormais en autant de dimensions que de niveaux de dépendance alimentaire, énergétique, hydrique, numérique, sanitaire et se mesure à la capacité des États à « maîtriser leurs dépendances, en réduire les vulnérabilités et en renforcer les résiliences ». C’est précisément l’intégration africaine qui offre, selon lui, les moyens d’y parvenir, en limitant les dépendances extérieures et en amplifiant la voix du continent sur la scène internationale.
Le président Sierra Léonais était présent aux travaux dudit forum
par Webmaster | 19 04 26 | Actualitès, Politique
Le parquet général de Nouakchott Ouest a clarifié dans un communiqué, les circonstances de l’arrestation de Maimouna Mint Sleymane, dite « Warda », apportant un démenti catégorique aux informations diffusées sur les réseaux sociaux et faisant état des motifs de son arrestation.
« Nous avons récemment constaté la circulation sur les réseaux sociaux d’informations inexactes et mensongères concernant les motifs de l’arrestation de Maïmouna Mint Sleymane, dite « Warda », indique, ledit communiqué.
Warda faisait l’objet avant son arrestation, d’une enquête pénale relative au dossier n° 1082/2025, précise le parquet général, selon lequel, Mint Sleymane était placée sous contrôle judiciaire dans l’attente des résultats de l’instruction.
Toujours selon le communiqué précité, il a été constaté qu’elle avait manqué aux obligations découlant de ce contrôle, d’où l’émission d’un mandat d’arrêt, conformément à la procédure légale.
Il convient également de noter que l’exécution du mandat d’arrêt a été retardée car elle se trouvait hors de Nouakchott, souligne le parquet, selon lequel, le mandat dont elle fait l’objet a été exécuté à son retour, conformément à la procédure légale.
« Par conséquent, les motifs de son arrestation n’ont aucun lien avec les déclarations qui lui sont attribuées concernant des personnes détenues par les services de sécurité », précise le communiqué.
Ces déclarations font toujours l’objet d’une notification auprès du Parquet général de la part de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel, et le Parquet général n’a pris, à ce jour, aucune mesure à ce sujet, ajoute cette autorité.
Le parquet conclut en réaffirmant son engagement à appliquer la loi en toute impartialité et indépendance, et appelle à faire preuve de rigueur et à éviter la diffusion d’informations non vérifiées.
par Webmaster | 19 04 26 | Actualitès, Economie
La 34e Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique (ARC34), tenue à Nouakchott, s’est achevée sur une Déclaration ministérielle appelant à accélérer la transformation des systèmes agroalimentaires du continent.
Les États membres ont souligné l’urgence d’agir face à une situation marquée par plus de 307 millions de personnes souffrant de la faim, aggravée par le climat, les conflits et les tensions économiques mondiales. Ils ont insisté sur la nécessité de passer des engagements à des résultats concrets.
La conférence a réaffirmé le soutien au programme agricole continental CAADP et à sa stratégie 2026–2035, avec un appel à renforcer la gouvernance, les investissements et la mise en œuvre au niveau national.
Les priorités portent sur l’agriculture résiliente au climat, les systèmes de données et numériques, ainsi que la mobilisation de financements publics et privés innovants.
Les ministres ont également mis l’accent sur la souveraineté alimentaire et la réduction de la dépendance aux chocs extérieurs, tout en appelant les partenaires au développement à renforcer leur soutien.
La FAO a souligné la nécessité de traduire les engagements en actions concrètes sur le terrain, avec une meilleure coordination et des investissements durables.
La conférence a enfin salué le premier Forum mondial de l’alimentation – Afrique et désigné l’Éthiopie comme pays hôte de la prochaine édition de l’ARC dans deux ans
par Webmaster | 19 04 26 | Actualitès, Tribunes
Il est des moments dans la vie d’une nation où le silence devient une complicité et l’inaction une faute. La Mauritanie se trouve aujourd’hui à ce carrefour décisif. Face aux défis persistants de gouvernance, une question essentielle s’impose : avons-nous encore le courage de regarder la vérité en face ?
La corruption, insidieuse et persistante, ne se limite pas à des pratiques isolées.
Elle érode les fondements mêmes de l’État, fragilise la confiance des citoyens et détourne les ressources qui devraient servir le bien commun.
Chaque acte de mauvaise gestion, chaque favoritisme, chaque opacité administrative est une entaille portée à l’avenir du pays.
Pourtant, l’histoire nous enseigne que nul système n’est condamné à rester figé.
Le changement commence toujours par un sursaut de conscience.
Il ne s’agit pas simplement de dénoncer, mais d’oser un examen intérieur, individuel et collectif. Gouverner, c’est servir. Servir avec intégrité, avec transparence, et dans le respect absolu de l’État de droit.
La transparence dans la gestion des ressources publiques n’est pas un luxe, mais une exigence fondamentale. Elle permet non seulement de garantir une utilisation équitable des richesses nationales, mais aussi de restaurer ce lien précieux entre l’État et ses citoyens : la confiance. Sans elle, aucune politique, aussi ambitieuse soit-elle, ne peut réellement prospérer.
Il est temps d’engager un saut qualitatif courageux. Cela implique des institutions fortes, indépendantes, capables de contrôler, de sanctionner et de prévenir les abus.
Cela exige également une volonté politique claire, affirmée, qui place l’intérêt général au-dessus de toute considération personnelle ou partisane.
Mais ce combat ne relève pas uniquement des dirigeants. Il appartient à chaque citoyen, à chaque fonctionnaire, à chaque acteur de la société civile.
Ensemble, nous avons le pouvoir de refuser la banalisation de l’injustice et d’exiger une gouvernance exemplaire.
La Mauritanie mérite mieux. Elle mérite une administration intègre, une justice équitable, et des dirigeants à la hauteur de ses aspirations. Osons briser les chaînes de la corruption. Osons bâtir un État où la loi prévaut sur les privilèges, où la transparence remplace l’opacité, et où l’intérêt général guide chaque décision.
C’est un appel au courage, à la responsabilité et à l’espoir. Puisse-t-il toucher chaque conscience et inspirer une action sincère. Car c’est ensemble, avec lucidité et détermination, que nous façonnerons une Mauritanie plus juste, plus forte et plus digne.
Abdoulaziz DEME
Observateur de la vie politique et économique en Mauritanie
Le 16 Avril 2026
par Webmaster | 18 04 26 | Actualitès, Politique
Monsieur le Député, Il est des moments dans l’histoire d’un pays où la parole publique cesse d’être un simple instrument de positionnement pour devenir une épreuve de responsabilité. Nous sommes, me semble-t-il, à l’un de ces moments décisifs.
Votre trajectoire, votre combat, votre nom même, ne relèvent plus seulement du registre politique : ils appartiennent désormais à une mémoire collective, à une lutte qui a traversé les consciences et contribué à déplacer les lignes du possible en Mauritanie.
C’est précisément pour cette raison que cette lettre se veut à la fois respectueuse et exigeante. Respectueuse de votre engagement indéniable contre les formes historiques et contemporaines de domination ; exigeante parce que toute figure majeure, lorsqu’elle accède à ce degré de centralité, se voit investie d’une responsabilité supérieure : celle de savoir non seulement dénoncer, mais aussi préserver, orienter, apaiser lorsque cela devient nécessaire.
Vous avez incarné, et continuez d’incarner, une voix qui dérange, qui interpelle, qui refuse les silences confortables. Cette voix a été essentielle. Elle a permis de nommer des réalités que d’autres préféraient ignorer. Elle a forcé le débat. Elle a donné une visibilité à des souffrances longtemps marginalisées. Mais toute parole qui transforme le réel finit, à un moment donné, par se heurter à une autre exigence : celle de mesurer ses effets dans un contexte où la tension sociale peut basculer.
C’est ici que se situe le cœur de cette interpellation.
Aujourd’hui, la Mauritanie n’est plus celle d’hier. Non pas que les injustices aient disparu — elles persistent, parfois avec la même brutalité silencieuse — mais leur nature s’est transformée, déplacée, recomposée. L’esclavage, tel qu’il a été historiquement dénoncé, ne constitue plus l’unique matrice de lecture des rapports sociaux. Il subsiste des traces, des héritages, des situations inacceptables — nul ne peut le nier — mais la réalité dominante semble désormais être celle d’une injustice plus diffuse, plus transversale, qui touche différentes composantes de la société, y compris les Haratines, mais sans s’y limiter.
Réduire la complexité actuelle à une seule grille de lecture comporte un risque : celui d’enfermer la lutte dans une forme d’absolu qui, paradoxalement, peut limiter son efficacité et accroître les tensions qu’elle entend combattre.
Vous le savez mieux que quiconque : les sociétés ne se transforment pas uniquement par la confrontation. Elles se transforment aussi par des moments de suspension, de réévaluation, de déplacement stratégique. Il ne s’agit pas de renoncer. Il s’agit de choisir le moment, le ton, la forme.
La confrontation permanente, lorsqu’elle devient un horizon en soi, peut produire des effets contraires à ceux qu’elle vise. Elle peut renforcer les peurs, rigidifier les positions, enfermer chacun dans son camp. Elle peut, surtout, exposer des citoyens ordinaires — souvent les plus vulnérables — à des conséquences qu’ils ne maîtrisent pas.
Et c’est là que surgit une question fondamentale, presque tragique dans sa formulation : que vaut une cause, aussi juste soit-elle, si elle conduit à sacrifier ceux-là mêmes qu’elle prétend défendre ?
Il ne s’agit pas ici d’un renoncement moral. Il s’agit d’un déplacement de la responsabilité. Le véritable courage politique ne réside pas uniquement dans la dénonciation, mais dans la capacité à protéger, à éviter que des tensions légitimes ne se transforment en fractures irréversibles.
Vous avez, à un moment donné, engagé une démarche différente. Un moment rare dans la vie politique mauritanienne : celui d’un rapprochement, d’une tentative de dialogue avec le pouvoir de Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani. Vous avez vous-même reconnu, publiquement, avoir trouvé en lui un « ami ». Ce mot n’est pas anodin. Il dépasse la simple cordialité politique. Il suggère une possibilité : celle d’un espace de confiance, fragile mais réel, où la parole peut circuler autrement que dans l’opposition frontale.
Pourquoi ne pas revisiter ce moment ? Non pas comme une parenthèse, mais comme une piste stratégique.
Le dialogue n’est pas une faiblesse. Il est, dans certaines configurations, la forme la plus exigeante de la lutte. Il suppose de renoncer à la pureté du conflit pour entrer dans la complexité du compromis — non pas un compromis de renoncement, mais un compromis de transformation progressive.
Il ne s’agit pas d’oublier les injustices. Il s’agit de les inscrire dans une dynamique où leur résolution devient possible sans produire de nouvelles fractures.
Votre position actuelle vous place à un carrefour. Vous pouvez continuer à incarner une ligne de confrontation permanente, avec les risques qu’elle comporte dans un contexte social sensible. Ou vous pouvez opérer un déplacement stratégique : maintenir la fermeté sur les principes, tout en ouvrant des espaces de désescalade.
Ce choix n’est pas seulement politique. Il est profondément humain.
Car au-delà des concepts, des discours et des analyses, il y a des vies. Des citoyens, parfois jeunes, parfois désorientés, parfois facilement mobilisables, qui peuvent devenir les instruments d’une tension qui les dépasse. Les préserver, c’est peut-être aujourd’hui la forme la plus haute de responsabilité.
Accepter, si nécessaire, de ralentir une ambition politique — non pour y renoncer, mais pour la reconfigurer — peut apparaître comme une perte à court terme. Mais c’est souvent, dans l’histoire, ce type de geste qui ouvre des possibilités durables.
Les grandes figures politiques ne sont pas seulement jugées à l’intensité de leur combat, mais à leur capacité à en maîtriser les effets.
Vous avez déjà marqué l’histoire politique de la Mauritanie. La question qui se pose désormais est la suivante : comment inscrire cette trajectoire dans une perspective qui dépasse le conflit immédiat pour ouvrir un horizon de stabilité, de justice et de coexistence ?
La Mauritanie a besoin de voix fortes. Mais elle a aussi besoin de voix capables de moduler leur intensité en fonction des risques du moment. Elle a besoin de leaders capables de dire « non », mais aussi, lorsque cela devient nécessaire, de dire « avançons autrement ».
Ce n’est pas une demande de renoncement. C’est une invitation à une forme plus complexe de courage.
Le courage de suspendre.
Le courage de réévaluer.
Le courage de protéger.
Peut-être est-ce là, aujourd’hui, la tâche la plus difficile — et donc la plus nécessaire.
Veuillez croire, Monsieur le Député, en l’expression d’une considération à la hauteur de l’enjeu que vous incarnez.
Fin
Sneiba Mohamed,
Professeur à la veille de la retraite
Journaliste
Ancien d’El Hor et de la première opposition (1989-2005).