par Webmaster | 16 04 26 | Actualitès
La visite d’État du président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani à Paris, une première depuis plus de trente ans, a été marquée par une démonstration de force de la relation franco-mauritanienne . Dans un contexte de recomposition géopolitique au Sahel, cette rencontre a permis de repositionner la Mauritanie comme un partenaire central, fiable et stable pour la France.
Un partenariat stratégique au cœur du Sahel
La principale avancée de cette visite est la consécration d’un partenariat d’exception face à l’instabilité régionale. Alors que la France a été contrainte de se retirer du Mali, du Burkina Faso et du Niger, la Mauritanie apparaît comme son dernier allié stratégique de poids au Sahel .
Paris salue la « voie d’indépendance stratégique » de Nouakchott, qui a su préserver sa stabilité intérieure grâce à une approche sécuritaire globale combinant prévention et dialogue . La Mauritanie est présentée comme un « rempart » et un « modèle de relation apaisée » entre la France et son ancienne colonie .
Les deux présidents partagent par ailleurs la même analyse alarmante de la situation au Sahel central, évoquant un risque « d’enlisement » et d' »expansion géographique » de l’insécurité, ce qui justifie un renforcement urgent de leur coopération
Il est important aussi de noter que ce partenariat ne repose pas sur la présence de bases militaires françaises, une spécificité mauritanienne, mais sur une coopération technique renforcée (formation, renseignement, équipement) .
Une offensive économique concrète et chiffrée
Au-delà du volet sécuritaire, l’objectif affiché était de transformer cette convergence politique en résultats économiques tangibles. La France a présenté un bilan chiffré pour démontrer son engagement, souhaitant se démarquer d’un prétendu « désengagement international » .
Le portefeuille de l’Agence française de développement (AFD) atteint 488 millions d’euros pour 42 projets (agriculture, eau, énergie). À cela s’ajoutent un prêt de 80 millions d’euros pour l’alimentation en eau de Nouakchott et 40 millions pour la transition énergétique .
Une quarantaine d’entreprises françaises sont déjà présentes, employant plus de 2 000 Mauritaniens. L’investissement phare reste les 155 millions d’euros du fonds Meridiam dans le terminal à conteneurs du port de Nouakchott .
Enfin la tenue d’un forum d’affaires avec le Medef International le dernier jour de la visite vise à explorer de nouveaux marchés, notamment dans les infrastructures, les télécommunications et l’énergie .
Une diversification des enjeux : maritime et gazier.
La visite a également mis en lumière des dossiers de coopération plus spécifiques, illustrant la profondeur du dialogue bilatéral.
Le déplacement du président Ghazouani à Brest est très significatif. Il souligne l’enjeu crucial de la protection des eaux territoriales mauritaniennes contre la pêche illégale, un secteur représentant 10% du PIB et 50% des exportations du pays. La visite de l’Ifremer vise à renforcer la coopération scientifique et technique dans ce domaine .
La France s’intéresse de près au nouveau gisement de gaz offshore exploité par la Mauritanie avec le Sénégal, vu comme une alternative stratégique pour diversifier les sources d’approvisionnement en gaz .
Quel sera le résultat concret de cette visite ?
Cette visite d’État ne se résume pas à une simple déclaration d’intention. Elle a déjà produit et va continuer de produire des résultats concrets à plusieurs niveaux.
1. Un label de « partenaire fiable » pour la Mauritanie : Sur le plan diplomatique, Nouakchott sort renforcée de cette visite. Elle a reçu la validation de Paris pour son modèle de développement et sa constance diplomatique, ce qui lui offre une visibilité internationale accrue et un atout pour négocier avec d’autres partenaires (Chine, Émirats, etc.) .
2. Des annonces de financements à court terme : Les enveloppes de l’AFD et les prêts concessionnels annoncés auront un impact direct sur des projets d’infrastructure critiques, notamment dans le domaine de l’eau et de l’énergie, avec des retombées pour les populations .
3. Un cadre institutionnel de suivi : Le président Ghazouani a proposé la création d’institutions spécifiques pour assurer une évaluation régulière de ce partenariat. La réponse de la France sera un indicateur clé de la volonté d’ancrer cette dynamique dans la durée .
4. Une impulsion pour les affaires : Le forum d’affaires à Paris est le début d’un processus. On peut s’attendre à de nouvelles annonces d’investissements privés dans les mois suivant la visite, particulièrement dans les secteurs du gaz, des mines, de l’agriculture et de la pêche .
En conclusion, cette visite historique a permis de transformer une convergence de vues sécuritaire en un partenariat économique et politique global. Le résultat principal est l’établissement d’un « ancrage stratégique » durable, où la Mauritanie gagne en stature internationale et en soutien au développement, tandis que la France préserve une influence et un relais d’action essentiel au cœur d’une région en pleine turbulence.
Ahmed bezeid
par Webmaster | 16 04 26 | Actualitès, Tribunes
Monsieur Khally Mamadou Diallo qualifie l’arrestation de deux députées d’« atteinte grave et inacceptable à l’État de droit ». Une telle affirmation mérite mieux que l’indignation, elle exige une démonstration juridique. Or votre texte évoque des principes, mais évite soigneusement les faits et les dispositions légales applicables.
Le cadre légal existe et il est clair.
En droit mauritanien, la procédure de flagrant délit est expressément prévue par le Code de procédure pénale. Elle s’applique lorsque l’infraction est en train d’être commise ou vient d’être commise et qu’elle est immédiatement constatée.
Dans ce cas précis, les propos incriminés ont été tenus publiquement, constatés, diffusés et connus de tous. L’élément matériel ne relève ni de l’interprétation ni de la rumeur : il est objectif et vérifiable.
Dès lors, si les faits constituent une infraction prévue par le Code pénal notamment l’offense au Chef de l’État ou l’atteinte aux symboles de l’État la qualification de flagrance peut être légalement retenue.
L’immunité parlementaire n’est pas absolue.
Vous invoquez les immunités parlementaires. Mais la Constitution mauritanienne elle-même prévoit une exception claire : le cas de flagrant délit.
En présence d’une infraction flagrante, l’arrestation peut intervenir sans levée préalable de l’immunité, sous réserve des formalités d’information de l’Assemblée nationale.
Autrement dit, la protection du mandat ne saurait devenir une immunité pénale permanente. L’immunité protège la fonction législative, non la commission d’infractions pénales constatées.
L’absence de démonstration juridique dans votre texte.
Vous affirmez que la détention s’est faite « en dehors de tout cadre légal clairement établi ».
Très bien. Alors démontrez-le :
Quelle disposition du Code de procédure pénale aurait été violée ?
Quelle règle constitutionnelle aurait été méconnue ?
En quoi les conditions de la flagrance ne seraient-elles pas réunies ?
Votre article ne répond à aucune de ces questions. Il parle d’« inquiétude », de « défaillance », d’« abandon », mais ne cite aucun texte précis ni aucune irrégularité concrète.
En droit, l’indignation ne remplace pas l’argumentation.
La liberté d’expression n’autorise pas l’infraction.
Vous présentez ces faits comme une expression du pluralisme démocratique. Le pluralisme politique est en effet une composante essentielle de l’État de droit. Mais il ne dispense personne pas même un député du respect des lois pénales en vigueur.
La liberté d’expression a des limites, notamment lorsque la loi incrimine explicitement l’offense au Chef de l’État ou l’atteinte aux institutions. On peut contester politiquement un président. On peut critiquer son action. Mais l’injure ou l’atteinte aux symboles de l’État ne relèvent plus du débat d’idées.
L’équilibre des pouvoirs ne signifie pas impunité.
Vous évoquez une « fragilisation de l’équilibre des pouvoirs ». Or l’équilibre des pouvoirs repose aussi sur un principe fondamental : la soumission de tous à la loi.
Si les faits sont constitués et juridiquement qualifiés, l’intervention de la justice n’est pas une atteinte à la séparation des pouvoirs ; elle en est l’expression normale.
La vraie question n’est pas de savoir si ces députées appartiennent à l’opposition.
La vraie question est simple, les faits constituent-ils une infraction prévue par la loi mauritanienne et ont-ils été constatés en situation de flagrance ?
Si la réponse est oui, alors l’intervention judiciaire est conforme au droit.
Si vous estimez le contraire, démontrez-le juridiquement, textes à l’appui.
La défense des libertés publiques est une exigence noble. Mais elle ne peut s’appuyer sur l’omission des faits ni sur une lecture sélective de la loi. En État de droit, la règle est la même pour tous : mandat parlementaire ou non.
Diaw Abdoullah (AKS)
Militant pour la justice, la vérité et la démocratie en Mauritanie
Engagé pour une opposition responsable, unie, et au service du peuple
Non aux manipulations, non à la déstabilisation
Pour une Mauritanie forte, juste et unie
par Webmaster | 16 04 26 | Actualitès
Cette semaine, la visite d’État du président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani en France, ponctuée par le dîner d’État organisé à l’Élysée le 15 avril, a rappelé la place singulière qu’occupe la relation franco-mauritanienne.
Le caractère exceptionnel de cette séquence mérite d’être souligné : il s’agit de la première visite d’État d’un président mauritanien en France depuis 1993, soit le plus haut niveau protocolaire réservé à un chef d’État.
Au-delà des honneurs rendus au président Ghazouani — cérémonie aux Invalides, réception par la présidente de l’Assemblée nationale, dîner d’État —, c’est en réalité une relation ancienne, dense et constructive qui est mise à l’honneur.
Pour les Mauritaniens, cette reconnaissance n’est pas seulement symbolique. Elle vient consacrer un lien bilatéral qui, depuis des années, repose sur une donnée simple : la France et la Mauritanie ont su construire une relation de confiance, fondée sur le respect, l’écoute, et les intérêts communs bien compris. Dans un contexte international marqué par les crises, les rapports de force et l’affaiblissement des cadres multilatéraux, cette entente, fondée sur des valeurs apporte une consonance particulière.
Les deux pays partagent d’abord une même lecture de plusieurs grands enjeux internationaux. Tous deux défendent le règlement pacifique des conflits, le rôle de la diplomatie et l’idée qu’une gouvernance mondiale plus juste doit mieux prendre en compte la voix de l’Afrique.
Ils partagent également la conviction que les grands défis contemporains — changement climatique, protection des océans, accès au développement durable — ne peuvent être relevés sans action collective.
Pour la Mauritanie, pays sahélien, saharien, et atlantique à la fois, exposé au dérèglement climatique et attaché à sa souveraineté, cette convergence avec Paris n’est pas abstraite : elle renforce sa capacité à porter une voix audible sur la scène internationale.
Mais au-delà des convergences certaines, la coopération française entraine des effets très positifs sur le développement de la Mauritanie .
Sur le plan sécuritaire, dans un environnement régional instable, Paris s’est avéré comme un partenaire fiable, attentif aux intérêts de la Mauritanie et respectueux de ses choix.
La région du Sahel a connu depuis plusieurs années une flambée de la menace terroriste qui a failli emporter des pays entiers et qui impacte de nos jours la vie des Etats et des peuples .
La Mauritanie a su faire face à ce fléau et étouffer dans l’œuf les ambitions extrémistes. La singularité mauritanienne dans le Sahel est d’ailleurs reconnue jusque dans les milieux de défense français : l’attaché de défense français à Nouakchott ,M. Charles Michel, a salué une « victoire dans les dunes » pour qualifier la capacité du pays à contenir durablement la menace terroriste.
Cette formule résume une réalité souvent relevée dans la région : la Mauritanie a su bâtir une réponse sécuritaire plus cohérente et plus durable que beaucoup de ses voisins. La séquence de Brest, durant cette visite, illustre cette dimension stratégique : à l’heure où la sécurité maritime devient centrale pour la protection du littoral, des ressources et des routes commerciales, le rapprochement entre les marines française et mauritanienne répond à un besoin réel de sécurité nationale.
Sur le terrain économique, les chiffres parlent d’eux-mêmes. La présence française en Mauritanie, ce sont près de 40 entreprises, environ 2 000 emplois directs, des centaines de jeunes formés, et plus de 340 millions d’euros d’échanges commerciaux. Surtout, cette présence concerne des secteurs décisifs pour l’avenir du pays : infrastructures, développement urbain, agriculture, santé, transition énergétique.
La visite d’État doit d’ailleurs déboucher sur de nouveaux contrats et sur un forum d’affaires réunissant entrepreneurs mauritaniens et investisseurs français. Là encore, l’enjeu est clair : créer des passerelles humaines et économiques qui profiteront à la croissance de demain.
L’un des aspects les plus importants de cette relation est sa continuité dans le temps. Alors que plusieurs partenaires historiques ont réduit la voilure ou fermé leurs agences de coopération, la France a choisi de renforcer son engagement.
En deux ans, le portefeuille de projets porté par l’AFD, le Trésor et le ministère français des Affaires étrangères a doublé pour atteindre près de 500 millions d’euros. Cette hausse n’est pas théorique : elle se traduit par des projets structurants pour la vie quotidienne des Mauritaniens.
Parmi eux figurent la ligne électrique à haute tension entre Nouakchott et Néma, essentielle pour l’aménagement du territoire ; l’appui à l’approvisionnement durable en eau de la capitale, avec un doublement attendu des capacités ; des programmes agricoles couvrant des milliers d’hectares dans le sud du pays afin de renforcer la souveraineté alimentaire ; une participation au programme des 100 barrages ; la construction de 13 collèges ; ou encore celle du nouveau centre de transfusion sanguine, qui doit permettre de doubler les capacités de collecte de sang en Mauritanie.
À cela s’ajoutent les nombreux projets engagés dans le Hodh Ech Chargui pour accompagner l’accueil des réfugiés et soutenir les communautés hôtes ainsi que les autorités locales.
La France apporte ainsi une contribution non négligeable aux efforts de développement immenses que mène la Mauritanie depuis plusieurs années
Sur le plan culturel la Mauritanie partage avec la France un trésor commun : la langue de Molière. L a Mauritanie où la langue officielle est l’Arabe a toujours entretenu et continue chaque jour d’utiliser dans tous les sphères, politiques, économiques ou sociales, le Français qui est seconde langue d’enseignement et qui est largement partagé dans la vie quotidienne du pays .Elle compte jouer aussi pleinement son rôle au sein de l’Organisation Internationale de la Francophonie
Cette relation est d’autant plus importante que le Président Ghazouani a lancé une initiative des plus importantes dans l’histoire de la Mauritanie :l’Ecole pour tous, l’Ecole Républicaine comme on l’appelle , il s’agit de fonder une nouvelle école disposant d’ un système d’enseignement unique, moderne et viable où se rencontreront tous les enfants de Mauritanie , mais aussi de créer en quelques années autant d’écoles que celles construites en 70 ans d’indépendance et donner toute la place aux langues étrangères, le Français en particulier
Car la relation franco-mauritanienne tient aussi à ce qui ne se mesure pas seulement en contrats ou en financements : les liens humains. Près de 1 100 étudiants mauritaniens poursuivent leurs études en France. Beaucoup reviennent ensuite en Mauritanie, notamment à travers le réseau France Alumni, avec des compétences utiles au développement du pays.
Les liens culturels sont tout aussi vivants. Ils passent par des figures populaires assumant pleinement une double appartenance, comme Omar Sy ou Ousmane Dembélé, mais aussi par des artistes mauritaniens comme BRMX ou Noura Mint Seymali, qui font rayonner la créativité mauritanienne de l’Institut français de Nouakchott aux scènes parisiennes. La force du partenariat franco-mauritanien est là : dans sa capacité à articuler stabilité politique, coopération sécuritaire, investissements utiles, solidarité de long terme et proximité humaine.
À l’heure où tant d’alliances se font et se défont au gré des circonstances, la relation entre la France et la Mauritanie offre l’image d’une amitié solide, tournée vers l’avenir, et bénéfique aux Mauritaniens.
C’est ce que cette visite d’État vient rappeler avec éclat : entre Paris et Nouakchott, l’amitié n’est pas un mot de circonstance, mais une réalité qui construit et se construit chaque jour
Mbarek Ould Beyrouk
par Webmaster | 15 04 26 | Actualitès, Politique
La Commission Nationale des Droits de l’homme (CNDH) a dépêché, lundi passé une mission pluridisciplinaire conduite par son président, M. El Bekaye Ould Abdel Maleck et composée de son secrétaire général et de plusieurs de ses membres en plus du directeur de la protection.
Objectif présumé : visiter les lieux de détention des députées Mme Mariem Cheikh Samba Dieng et Mme Ghamou Achour Salem.
Les deux parlementaires sont placées depuis quelques jours, en garde à vue au niveau du Bureau de lutte contre la cybercriminalité à Nouakchott.
Cette visite vise, selon les responsables de la Commission, à constater sur le terrain les conditions de détention et à vérifier leur conformité avec les dispositions juridiques nationales ainsi que les normes internationales en la matière.
Toutes les deux députées ont refusé de recevoir les membres de la mission, sans que les raisons de ce Niet ne soient révélées, bien que tout porte à dire, que les parlementaires pourraient suspecter la Commission de jouer le jeu du pouvoir et de rendre leurs conditions de détention, roses à l’opinion publique.
Commentant ce refus, El Bekaye a exprimé ses regrets de ne pas avoir pu rencontrer directement ou écouter les détenues, disant que la Commission reste disposée à les rencontrer à tout moment, ainsi que leurs avocats.
« La mission s’est appuyée sur les informations fournies par les autorités sécuritaires chargées de la garde à vue concernant leur situation, lesquelles indiquent que les conditions générales de détention sont jugées convenables », a affirmé, le président de la Commission, soit exactement, les déclarations auxquelles s’attendaient les députées, d’où leur réserve de recevoir une autorité partisane.
Persona non grata, le président de la CNDH n’a pas tari d’éloges sur les bonnes conditions de détention des députés, évoquant comme illustration, la présence d’un agent de sécurité féminin pour assurer la surveillance, afin de tenir compte des besoins spécifiques des femmes, ainsi que la prise en charge des besoins essentiels, notamment l’alimentation, les soins de santé et l’assistance liée à l’enfant.
El Bekaye a également souligné que la défense a été autorisée à accéder aux personnes détenues, mettant à profit ce fait indépendant de son autorité pour se faire du crédit auprès de l’opinion.
L’atteinte au Président de la République constitue, par principe, une atteinte à la volonté populaire qui l’a élu ainsi qu’aux institutions constitutionnelles qu’il incarne, en tant qu’élu disposant d’un mandat populaire, a précisé le Président de la commission, selon lequel, toute atteinte à sa personne, matérielle ou morale, est considérée comme une atteinte à la volonté générale.
par Webmaster | 15 04 26 | Actualitès, Economie
La délégation mauritanienne participant aux réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire International, a tenu heir lundi 13 avril courant, une réunion avec le directeur général adjoint du FMI, M. Kenji Okamura.
La délégation mauritanienne présente à cet événement est présidée par le ministre des Affaires économiques et du Développement, M. Abdallah Ould Souleymane Ould Cheikh Sidiya, et le gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie, M. Mohamed Lemine Dhehby,
La rencontre a été consacrée à l’examen des progrès réalisés dans la mise en œuvre du programme de réformes économiques et financières, ainsi qu’à la discussion des perspectives de coopération avec l’institution.
Les discussions ont porté aussi sur les indicateurs de performance économique, les évolutions des finances publiques, les mécanismes de renforcement de la résilience face aux chocs extérieurs, ainsi que la poursuite des réformes liées à la gouvernance, au climat des affaires et à l’élargissement de l’inclusion financière, en accord avec les objectifs de croissance durable.
L’entretien a été l’occasion de réaffirmer l’engagement de la Mauritanie à poursuivre la mise en œuvre de son programme économique soutenu par le Fonds monétaire international, en mettant l’accent sur la consolidation de la stabilité monétaire et financière, le maintien des marges de dépenses sociales et d’investissement, et le renforcement de l’attractivité de l’économie nationale pour les investissements.
par Webmaster | 15 04 26 | Actualitès, Éducation
La ministre de l’Éducation et de la Réforme du système d’enseignement, Mme Houda Babah, a effectué, ce mardi, une visite d’inspection et d’information à l’Institut national pour la promotion et l’enseignement des langues nationales à Nouakchott.
Elle y a visité ses différentes installations, s’est informée du déroulement du travail et a suivi une présentation détaillée de ses activités et programmes.
Cette visite vise à constater sur le terrain le niveau d’avancement dans l’exécution des missions de l’Institut, ainsi qu’à s’informer des efforts déployés dans le domaine de la promotion et de l’enseignement des langues nationales, et de leur rôle dans l’accompagnement de la réforme du système éducatif et la consolidation des objectifs de l’école républicaine.
La promotion et l’enseignement des langues nationales ne constituent pas un choix secondaire, mais représentent un pilier fondamental pour atteindre l’école républicaine voulue par le Président de la République, a déclaré à cette occasion, Mme Houda, selon laquelle, l’enseignement de ces langues incarne les valeurs d’intégration et d’appartenance à la nation.
Elle a précisé avoir pris connaissance, lors de cette visite, des manuels élaborés pour les cycles primaire et secondaire en langues nationales — pulaar, soninké et wolof — destinés aussi bien aux locuteurs natifs qu’aux non-locuteurs. Les principaux défis auxquels fait face l’Institut ont également été présentés, en vue d’y apporter des solutions.
La ministre a indiqué qu’il s’agit de la troisième année consécutive de recrutement d’enseignants spécialisés dans les langues nationales, soulignant que la réalisation des objectifs de l’école républicaine passe par l’intégration de toutes les composantes nationales et le renforcement du sentiment d’appartenance des jeunes générations à une identité commune. Elle a considéré que cette diversité constitue une source de force et de fierté pour la Mauritanie.
Pour sa part, le directeur de l’Institut national pour la promotion et l’enseignement des langues nationales, M. M’Bouh Séta Diagana, a déclaré à l’AMI que, depuis la création de l’Institut en 2023, des manuels scolaires ont été élaborés et conçus en trois langues nationales — pulaar, soninké et wolof — couvrant les livres de lecture, de mathématiques, les cahiers d’écriture ainsi que les guides pédagogiques.