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Discussions algéro-mauritaniennes sur fond de renforcement de la coopération dans le domaine des hydrocarbures

L’Algérie nourrit de grandes ambitions pour la Mauritanie dans la domaine des hydrocarbures. Les perspectives de leurs concrétisation ont été passées en revue ce lundi lors d’une rencontre entre le ministre des Hydrocarbures et des mines, Mohamed Arkab et son homologue du Pétrole et de l’énergie de Mauritanie, Mohamed Ould Khaled.

Selon un communiqué du ministère, cette réunion s’est tenue en présence de la secrétaire d’État chargée des mines, Karima Bakir Tafer, et du Président-directeur général du groupe Sonatrach, Noureddine Daoudi ainsi que de cadres des deux parties.

Le communiqué souligne que les discussions se sont concentrées sur les moyens de renforcer les relations de coopération dans le domaine des hydrocarbures, en soutenant notamment les projets d’exploration et de production en Mauritanie, et en élargissant les domaines de partenariat à travers les différentes étapes de la chaîne de valeur, de l’exploration au transport, en passant par la transformation et la commercialisation.

Elargir les domaines de coopération

Les deux parties ont également examiné les moyens de renforcer la présence des entreprises algériennes actives dans le secteur des hydrocarbures sur le marché mauritanien, en particulier dans le domaine de la commercialisation des produits pétroliers, a rapporté la même source.

Il a été également question des perspectives d’élargissement de la coopération pour inclure des domaines d’intérêt commun, en particulier dans le domaine de la valorisation et de la transformation des ressources, notamment le phosphate, et le développement de l’industrie des engrais, ce qui renforce la valeur ajoutée des ressources naturelles dans les deux pays.

Arkab a réitéré la disposition de l’Algérie

L’importance de renforcer la coopération dans le domaine de la formation a été soulignée, en tirant parti de l’expertise des entreprises de formation en particulier de l’Institut algérien du pétrole, afin de contribuer à la qualification des compétences et à l’accompagnement du développement de l’industrie pétrolière et gazière en Mauritanie.

Dans ce cadre, Arkab a réitéré la disposition de l’Algérie, à travers le groupe « Sonatrach », à partager son expertise et à accompagner la partie mauritanienne par des programmes de formation et de transfert de savoir-faire technique, contribuant ainsi au développement de l’industrie pétrolière et gazière en Mauritanie.

Il est à noter que cette rencontre s’est tenue en marge la 20ème session de la Grande Commission mixte algéro-mauritanienne de coopération.

L’Algérie aujourd’hui

Nouakchott : des acteurs politiques et des défenseurs condamnent la répression policière d’une marche pacifique de protestation

Des partis politiques dont l’UFP et Tawassoul ont vivement condamné la répression policière d’une marche pacifique de protestation, organisée hier dimanche 5 avril courant dans la soirée à Nouakchott.

C’est également le cas de l’Observatoire mauritanien des droits de l’homme.

Cette intervention constitue une violation des libertés constitutionnellement garanties, a déclaré l’UFP, tenant les autorités pleinement responsables des dommages qui en ont résulté de ces brutalités.

Le parti progressiste a exigé également la mise en liberté immédiate des détenus, condamnant ce qu’il qualifié « de politiques gouvernementales aggravant les souffrances des citoyens ».

Le parti Rassemblement national pour la réforme et le développement (Tawassoul) a condamné ce qu’il a appelé une répression « violente et injustifiée d’une manifestation pacifique ».

Le recours à la force contre les manifestants constitue une violation flagrante des droits civiques, a déclaré par le parti islamiste, rappelant le droit constitutionnel des citoyens à manifester pacifiquement.

Réagissant à la suite de ces violences policières, l’Observatoire mauritanien des droits de l’homme a dénoncé pour sa part, le recours à la force contre les manifestants qui réclamaient une révision des prix des carburants.

Il a exigé également la libération immédiate et inconditionnelle de tous les manifestants arrêtés lors de cette manifestation et de garantir leur sécurité physique et psychologique.

Des citoyens étaient descendus dans la rue lors d’une manifestation organisée hier dimanche, pour exprimer leur mécontentement face à la hausse des prix du carburant et à la dégradation de leurs conditions de vie, rappelle-t-on.

Face à la crise énergétique :la Mauritanie défensive et le Sénégal offensive.

Ces derniers temps on fait beaucoup de comparaisons entre la Mauritanie et le Sénégal en se cristallisant sur la nouvelle crise énergétique provoquée par le conflit Irano-américain.

Face à cette crise Iran-USA qui agit comme un choc extérieur brutal sur les prix du pétrole le Sénégal et la Mauritanie ont adopté des stratégies énergétiques opposées : l’un capitalise sur sa nouvelle production pour sécuriser sa souveraineté, l’autre se tourne vers la constitution de stocks et les subvention pour amortir le choc. Une stratégie offensive pour le Sénégal et défensive pour la Mauritanie.

La stratégie du Sénégal mise sur la production locale, le pays subit de plein fouet la hausse des coûts, mais dispose d’un atout majeur avec ses nouveaux champs offshore. Le levier principal est le pétrole. Le champ Sangomar, en production depuis 2024, a déjà sorti environ 36 millions de barils en 2025, générant des revenus significatifs pour l’État .Le deuxième levier est le gaz par l’exploitation commune avec la Mauritanie du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA) qui a débuté ses exportations de GNL en 2025 .
L’objectif du Gouvernement est de réduire la vulnérabilité structurelle du pays aux chocs externes. En produisant localement, le Sénégal espère à terme stabiliser ses coûts énergétiques et alléger sa facture d’importation, qui représente une charge lourde pour l’économie .

Contrairement au Sénégal, la Mauritanie se positionne sur la défensive en augmentant le stockage et en maintenant les subventions.

Sans production pétrolière propre (sa manne à venir est surtout gazière), la pays se protège par des moyens plus classiques mais coûteux.

Pour renforcer ses stocks Nouakchott, a accéléré l’importation de produits pétroliers. Cinq navires étaient attendus fin mars 2026 pour garnir les réserves nationales .
D’un autre côté le gouvernement a maintenu un système de subventions pour contenir les prix à la pompe. Cela a un coût estimé à environ 625 millions de dollars (25 milliards d’ouguiyas) pour 2026, une somme considérable pour les finances publiques .

L’approche mauritanienne est beaucoup plus pragmatique. Elle tend à protéger les ménages et les entreprises (pêche, transport) de l’inflation immédiate, quitte à faire supporter la facture par le budget de l’État, en attendant les revenus gaziers futurs .

Mais il n’en demeure pas moins que les deux pays font face à un risque commun celui d’une inflation alimentaire.

Au-delà du carburant, les deux pays partagent une même inquiétude ,celle de l’explosion du prix des denrées alimentaires. La guerre au Moyen-Orient perturbe l’acheminement des engrais (notamment l’urée) et allonge les trajets maritimes . Cela renchérit mécaniquement le coût du pain et des produits de première nécessité, mettant sous tension le pouvoir d’achat des populations .

En conclusion ,le Sénégal parie sur le long terme en exploitant ses ressources pour gagner en indépendance, tandis que la Mauritanie gère l’urgence en stockant et en subventionnant, misant sur les revenus gazier, quitte à mettre à mal son équilibre budgétaire dans l’immédiat.

Urologie : 45 patients opérés avec succès suivant l’endoscopie dans la capitale économique

Quarante-cinq patients ont été opérés lors de la campagne gratuite de consultations et d’interventions chirurgicales en urologie organisée au centre communal de santé N°2 « Baghdad », à Nouadhibou, par la mairie de Nouadhibou en partenariat avec la Fundacion UROINTEC d’Espagne.

Cette coopération médicale entre dans le cadre des orientations du président de la république et de son premier ministre dans le but de développer la santé publique et d’assister les populations.

Plusieurs cas de prostate et de complications urinaires ont été soignés. « Et au-delà de ces interventions, des dizaines de patients dont leurs cas ne sont pas compliqués ont reçu des traitements et des conseils, précise Brahim Mohamed Mahmoud chargé de la coopération et de la décentralisation.

L’équipe de la Fundacion UROINTEC comprenait un technicien de bloc, un anesthésiste, une infirmière et quatre chirurgiens. A noter que les opérations sont faites avec la technique Endoscopie et des appareils médicaux performants.

Au cours de ces journées médicales, la mission médicale a été assistée par le personnel du centre de santé. Selon le responsable, tous les malades ont pu bénéficier de consultations gratuites, durant les trois jours d’activités médico-chirurgicales.

Il a tenu à rassurer qu’aucune complication pré ou post opératoire n’a été enregistrée, concernant les opérations de chirurgie de tous les patients qui sont passés à la table de chirurgie. « Nous venons de clôturer la campagne en urologie, d’où sur les 229 patients consultés, 45 ont été opérés suivant l’endoscopie », a-t-il indiqué.

Et, une source d’affirmer que pour la réussite de cette campagne, d’importants moyens ont été mis à la disposition de l’équipe médicale pour l’obtention de ces bons résultats.
« Nous remercions le Député-maire de Nouadhibou, M. EL Ghassem Ould Bellali pour les initiatives et ces accompagnements d’avoir donné le sourire aux familles et aux malades qui souffraient de ces affections mais qui n’avaient pas des solutions », a déclaré le parent d’un patient.

« La mairie de Nouadhibou entreprend d’importants efforts dans le secteur de la santé des citoyens », souligne un homme ayant bénéficié des soins de la part de cette mission.
Cette campagne gratuite en urologie s’est déroulée du 1er au 4 avril, soit 04 jours dans l’objectif de suivre les malades et de les soigner. L’équipe médicale effectuera deux visites par an à Nouadhibou dans le cadre du partenariat avec la marie. Pour rappel, l’Urologie est la spécialité médicale qui s’occupe de l’appareil urinaire chez l’homme et la femme, ainsi que de l’appareil génital chez l’homme.

Durant son séjour dans la capitale économique, la mission a reçu la visite de SE, le Consul d’Espagne à Nouadhibou, Francisco Navarro et elle a été saluée à son départ ce dimanche, à l’aéroport international par le Député-maire, El Ghassem Ould Bellali.

Par Aboubakrine SIDI

Viande rouge : le gouvernement et les bouchers fixent de commun accord des tarifs maximaux

Les ministères du Commerce, du Tourisme et de l’Élevage ont conclu hier samedi 4 avril courant, un accord avec les syndicats de bouchers de Nouakchott pour plafonner les prix de la viande rouge.

Cette mesure vise à réguler le marché, limiter la flambée des prix, renforçant ainsi le pouvoir d’achat des citoyens.

Les prix au kilogramme sont désormais ainsi plafonnés en ouguiyas anciennes :

– 3 500 ouguiyas pour les ovins/caprins,

– 2 700 pour les bovins/camelins,

– 3 000 pour les côtelettes du chameau (El Velka).

Le gouvernement, représenté par le ministère du Commerce et du Tourisme, avait précédemment conclu un accord avec l’Union nationale du patronat mauritanien pour plafonner les prix des biens de consommation de base.

Cet accord est toujours en vigueur, les deux parties ayant réaffirmé leur engagement jeudi dernier.

Le Président de l’Assemblée nationale à Lomé pour une rencontre majeure de la Francophonie parlementaire

Le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur Mohamed Bamba Meguett, a quitté Nouakchott ce dimanche matin à destination de Lomé (République togolaise), à la tête d’une délégation parlementaire de haut niveau.

Mohamed Bemba Meguett prendra part à la 17ᵉ Conférence des présidents d’Assemblée et de section de la région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), prévue du 7 au 9 avril à Lomé.

En marge de cette rencontre, le Président de l’Assemblée nationale assistera, à l’invitation de son homologue togolais, à la cérémonie d’ouverture solennelle de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale du Togo.

Le Président de l’Assemblée nationale est accompagné d’une délégation composée de messieurs :

Sid’Ahmed Mogueya, député et membre de la section mauritanienne de l’APF ;

Mohamed Khallihenna Horma, directeur de cabinet du Président de l’Assemblée nationale ;

Sall Mohamed, conseiller à l’Assemblée nationale ;

Ethmane Camara, directeur du protocole et de la coopération à l’Assemblée nationale.

Cette mission s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération interparlementaire et de la concertation entre les institutions législatives de l’espace francophone.

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