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Relations afro-asiatiques : la Mauritanie prône le dialogue et le développement durable à Benghazi

Réunie à Benghazi sous le thème de l’avenir des relations afro-asiatiques, la deuxième Conférence générale du Conseil parlementaire s’est ouverte en présence d’une forte délégation mauritanienne.

À cette occasion, Nouakchott a réaffirmé son engagement pour le dialogue entre les peuples et la diplomatie parlementaire, en érigeant la paix, l’investissement et la transformation numérique au rang de priorités continentales.

 

 

Les travaux de la deuxième Conférence générale du Conseil parlementaire afro-asiatique ont été ouverts aujourd’hui à Benghazi, en Libye, sous la présidence du président de la Chambre des représentants libyenne, M. Aguila Saleh, nouveau président du Conseil. Placée sous le thème : « La vision d’avenir des relations afro-asiatiques », la conférence réunit un large éventail de présidents de parlements et d’assemblées législatives de pays d’Afrique et d’Asie.

La Mauritanie y est représentée par une délégation parlementaire conduite par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, M. Sidney Sokhona, également vice-président du Conseil parlementaire afro-asiatique chargé du continent africain. La délégation comprend également le député Mokhtar El Imam et la députée Oumeiya Abdel Kader.

La tenue de cette conférence s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la coopération parlementaire entre les pays des deux continents, à développer les mécanismes de coordination et de concertation sur les questions d’intérêt commun, ainsi qu’à soutenir les processus de développement et de stabilité à travers le partage d’expériences et d’expertises législatives.

Dans son allocution, le premier vice-président de l’Assemblée nationale a exprimé ses sincères remerciements et sa profonde gratitude aux autorités libyennes pour l’accueil chaleureux réservé aux délégations participantes ainsi que pour la qualité de l’organisation de cette rencontre. Il a souligné que l’accueil de cet événement par la ville de Benghazi traduit une confiance dans l’avenir et une volonté commune de renforcer le dialogue et la coopération entre les peuples des deux continents.

Il a affirmé que le Conseil parlementaire afro-asiatique constitue un cadre stratégique pour le renforcement de la diplomatie parlementaire et l’approfondissement de la coopération politique, économique et culturelle entre les deux continents.

Enfin, il a insisté sur le rôle central des parlements dans la promotion de la paix, du développement durable, de l’investissement, de la sécurité alimentaire et de la transformation numérique, réaffirmant l’attachement de la République islamique de Mauritanie, sous la conduite de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, aux valeurs de dialogue, de coopération et de solidarité entre les peuples.

Quatre lauréats au Concours national de journalisme sur les droits de l’enfant en Mauritanie

Quatre journalistes mauritaniens ont été récompensés aujourd’hui lors de l’édition 2026 du Concours national de journalisme sur les droits de l’enfant.

Cet événement, coorganisé par le ministère de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement et l’UNICEF, et qui coïncide aujourd’hui avec la Journée de l’enfant africain, célébrée le 16 juin de chaque année, s’inscrit dans le cadre des commémorations de la Journée internationale de la liberté de la presse.

Les œuvres primées mettent en lumière des problématiques cruciales telles que la protection des mineurs, la pauvreté, l’autisme et l’éducation spécialisée, rappelant le rôle clé des médias dans la défense des droits de l’homme.

Le message fort de Lemira Sadegh

Lemira Sadigh, membre du Conseil Consultatif des Jeunes de l’UNICEF a été la première à la prendre la parole à cet événement, plaidant pour le droit des enfants à une information vraie, transparente et respectueuse.

La jeunesse est un acteur du présent et non une simple promesse d’avenir, a-t-elle affirmé, appelant les décideurs pour soutenir les médias qui donnent une voix digne aux enfants et soulignant l’urgence éthique de cette démarche pour la société.

Plaidoyer pour un engagement médiatique durable

En ouverture de la cérémonie, le coordinateur du Réseau des Journalistes Amis de l’Enfant (REJADE), Mohamed Khattat, a souligné le devoir sacré des médias envers la jeunesse africaine. Il a exprimé sa gratitude envers le ministère de tutelle et l’UNICEF pour leur soutien déterminant depuis la création du réseau jusqu’à son déploiement sur le terrain, notamment à travers des formations de renforcement des capacités à Nouadhibou et à Rosso.

« Le REJADE ne ménagera aucun effort pour porter haut la voix des enfants », a affirmé M. Khattat, avant de lancer un appel solennel à tous les journalistes du pays à rejoindre le réseau pour s’engager dans ce combat.

Un engagement politique et des priorités continentales

Le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, également Porte-parole du Gouvernement, M. El Houssein Ould Meddou, a présidé l’événement. Il a qualifié cette journée d’opportunité idéale pour renouveler l’engagement de l’État à garantir les droits fondamentaux des enfants.

Évoquant le thème choisi cette année par l’Union africaine – « Assurer un accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant en Afrique » –, le ministre a mis en relief les politiques publiques mauritaniennes axées sur l’éducation, la santé et la protection sociale. Il a conclu en rappelant que ce concours vise à encourager les professionnels et les étudiants en journalisme à produire des contenus éthiques favorables à l’émergence d’une conscience sociale protectrice.

De son côté, le représentant de l’UNICEF en Mauritanie, M. El Kebir Alaoui, a rappelé que la couverture médiatique des questions liées à l’enfance constitue un investissement stratégique pour l’avenir de la société.

Il s’est également félicité du partenariat solide unissant son organisation au département de la Culture.

Transparence et palmarès de l’édition 2026

Le président du jury, M. Mohamed Mahmoud Ebou El Maali, a précisé que le comité avait évalué 26 contributions (17 en langue arabe et 9 en langue française) dans le strict respect des critères d’intégrité et de transparence énoncés dans le règlement du concours.

Le jury a dévoilé le palmarès suivant :

Presse écrite : Hanane Mohamed Sidi (Journal Chaab) pour son article « Les droits de l’enfant en Mauritanie : de la protection à la construction de l’avenir des générations ».

Presse électronique : Mokhtar Babeta (Site Echourouk Media) pour son enquête « Le triangle de la pauvreté… quand la souffrance vole les rêves de l’enfance ».

Catégorie Vidéo : Tijani Diagana pour son reportage percutant « L’autisme en Mauritanie : entre l’errance des familles et les limites du système de santé ».

Catégorie Télévision : Sidna Ndieye (Chaîne El Osra) pour son grand angle sur l’éducation des enfants aveugles.

La cérémonie s’est clôturée en présence de nombreux officiels, de représentants d’organismes de protection de l’enfance et de figures majeures du paysage médiatique mauritanien.

Mohamed Mohamed Lemine

Sécurité à l’école : une priorité nationale face au fléau de la drogue en Mauritanie

Le ministère de l’Éducation et de la Réforme du système de l’enseignement a lancé hier vendredi soir à Nouakchott une série de journées de sensibilisation et de mobilisation sur la sécurité scolaire, les dangers de la drogue et les méthodes de prévention.

L’objectif est de sensibiliser les élèves et de promouvoir une culture de la prévention et de la sécurité à l’école.

La cérémonie d’ouverture a été ponctuée de présentations, de discours et de sketchs abordant les dangers de la drogue et ses effets néfastes sur les individus, les familles et la société, ainsi que de présentations sur les méthodes de prévention.

La protection de l’environnement scolaire contre les phénomènes négatifs, notamment la drogue, est une priorité nationale et une responsabilité collective, a déclaré à cette occasion, le secrétaire général du ministère, Sid’Ahmed Ould Sidi Mohamed, qualifiant les écoles de lieux où se forgent le caractère des citoyens et où sont inculquées les valeurs d’appartenance et de responsabilité.

Il a également appelé à renforcer les efforts de sensibilisation et la coordination entre les différents acteurs, et à impliquer les familles, les enseignants, les organisations de la société civile et les médias dans la protection des jeunes contre toutes les formes de délinquance.

Opération « Aide » : Le chef de l’État exige une distribution dans la transparence et la dignité

Le Président El Ghazouani : « Les catégories les plus vulnérables resteront au cœur des préoccupations de l’État

Le Président de la République M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a réaffirmé hier vendredi 12 juin courant à Nouakchott, l’engagement indéfectible de l’État envers les populations les plus démunies.

Le soutien aux ménages à faibles revenus demeure la priorité absolue des politiques publiques, particulièrement face à la conjoncture économique actuelle, a déclaré le Chef de l’État lors du lancement officiel, à partir de la wilaya de Nouakchott Nord, de l’opération de solidarité nationale baptisée « Aoun.

Un bouclier social pour deux millions de citoyens

Cette initiative d’envergure bénéficiera directement à plus de 352 000 ménages inscrits au Registre Social, soit environ deux millions de Mauritaniens.

Le programme se déploie sous deux formes complémentaires :

  • 155 000 ménages recevront une assistance directe en nature, composée de denrées alimentaires de première nécessité.
  • 200 000 ménages bénéficieront de transferts monétaires directs (cash transferts).

« Au-delà de ces chiffres, il s’agit de femmes, d’hommes, de personnes âgées et d’enfants qui traversent une situation particulière et qui ont besoin du soutien de la Nation », a rappelé le Président de la République.

Pérenniser l’aide et garantir la transparence

Le chef de l’État a réitéré la volonté du gouvernement de mobiliser continuellement les ressources nécessaires pour renforcer les mécanismes de protection sociale et lutter efficacement contre la pauvreté.

Face aux fluctuations économiques, il a assuré que les pouvoirs publics adapteront leurs mesures pour alléger durablement la charge financière qui pèse sur les foyers.

En concluant son intervention, Son Excellence a salué l’engagement de toutes les institutions et acteurs impliqués dans la mise en œuvre de cette opération.

Il a fermement instruit les responsables à veiller à ce que l’aide soit distribuée avec transparence, équité et rigueur, afin de préserver la dignité de chaque citoyen bénéficiaire

Carburants et contrat Addax : Ghazouani défend ses chiffres et recadre le débat

Ghazouani à l’opposition : Je n’appliquerai que les conclusions du dialogue concerté

 

Lors d’une rencontre organisée hier lundi dans la soirée, avec les dirigeants des partis d’opposition au palais présidentiel, le président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani a affirmé sa volonté d’appliquer les conclusions du dialogue national dès qu’un consensus sera atteint.

Il a souligné qu’il n’appliquerait aucun résultat faisant l’objet d’un désaccord entre la majorité et l’opposition.

 

Concernant l’un des principaux points de désaccord qui continue d’entraver la progression du dialogue, le président a informé les dirigeants de l’opposition qu’il ne jugeait pas opportun d’intervenir pour contraindre l’une ou l’autre partie à retirer ses propositions.

Il s’agit de l’insistance de la majorité à inclure la question de la limitation des mandats présidentiels dans la feuille de route, tandis que l’opposition exige son exclusion.

Il a insisté sur le fait que la levée de cet obstacle dépendait de la conclusion d’accords directs entre les partis politiques.

 

Cette position du président Ghazouani fait suite aux demandes des partis d’opposition qui réclamaient son intervention pour relancer le dialogue politique, au point mort depuis plusieurs semaines.

Ils affirment que le point litigieux empêchant un accord définitif ne peut être résolu que par son intervention directe.

 

Selon des sources présentes à la réunion, le président Ghazouani a souligné que la question en litige n’était pas fondamentale et que le succès du dialogue dépendait de la capacité des partis politiques à parvenir à un consensus.

Il a réaffirmé son engagement à mettre en œuvre tout accord conclu entre les différents participants.

 

La réunion, qui a débuté à 16 h, s’est poursuivie jusqu’à minuit et a permis d’examiner un large éventail de questions politiques, économiques et régionales.

 

Approbation des chiffres du gouvernement

 

Le président Ghazouani a longuement évoqué les mesures prises par le gouvernement pour faire face aux répercussions de la hausse des prix des carburants. Il a expliqué les objectifs des mesures annoncées par le gouvernement lors de sa dernière réunion, notamment les mesures sociales et les programmes de soutien aux populations vulnérables. Il a examiné les chiffres présentés par le gouvernement dans sa récente déclaration et a approuvé les justifications avancées. Il a souligné que le pays bénéficie d’une situation économique stable malgré les défis et l’instabilité régionaux et internationaux, présentant plusieurs indicateurs et chiffres économiques qui, selon lui, reflètent la situation actuelle du pays et ses perspectives pour la période à venir.

 

Le président Ghazouani a affirmé que cette réunion s’inscrit dans le cadre de la démarche de concertation et de transparence adoptée par les autorités. Il a estimé qu’une communication régulière avec l’opposition est essentielle pour la tenir informée des différents développements nationaux, régionaux et internationaux, lui permettant ainsi d’obtenir des informations précises et de formuler ses observations sur les politiques publiques et leurs éventuelles lacunes.

 

Le président Ghazouani a également abordé la situation au Mali, soulignant que les relations entre les deux pays reposent sur des liens fraternels, humanitaires et historiques profonds, et que la stabilité du Mali est un intérêt commun à tous les pays de la région.

 

Il a également discuté de l’actualité internationale, de son incertitude inhérente et de ses répercussions sur les économies en développement, avant de présenter un aperçu de plusieurs questions relatives aux situations régionale et internationale.

 

À l’issue de la réunion, le Président a donné la parole aux dirigeants des partis d’opposition, qui ont soulevé des questions et formulé des observations sur plusieurs points, notamment la question des hydrocarbures et le contrat d’approvisionnement du pays en produits pétroliers signé avec la société Addax.

 

Selon nos sources, le Président a convoqué, durant la réunion, le président de la commission des hydrocarbures, Ahmedou Ould Jelvoune, qui a fourni des explications détaillées sur le contrat et répondu aux questions des participants concernant ses différents aspects techniques et organisationnels.

Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh Ghazouani a rencontré l’opposition pour affirmer la hausse des carburants, défendu la stabilité économique du pays et abordé les enjeux sécuritaires régionaux, notamment avec le Mali.

 

Taleb Ould Sid’Ahmed : Le parcours exemplaire d’un ministre intègre

La décision de blanchir Taleb Ould Sid’Ahmed dans le dossier ayant impliqué plusieurs hauts responsables de l’État vient confirmer ce que nombre de ceux qui l’ont côtoyé ont toujours soutenu : l’ancien ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports, puis ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, ainsi qu’ancien directeur général du Port de la Baie du Repos, est un homme dont l’intégrité n’a jamais cessé de faire l’unanimité parmi ses proches collaborateurs.

Pour ceux qui ont travaillé à ses côtés, cette issue judiciaire apparaît moins comme une surprise que comme la reconnaissance d’une réalité connue depuis longtemps. Taleb Ould Sid’Ahmed s’est toujours distingué par une conception exigeante de la gestion publique, fondée sur la transparence, la bonne gouvernance et le sens de l’intérêt général. Convaincu que l’action publique doit être au service du développement national, il a constamment placé sa mission au-dessus des considérations personnelles.

Visionnaire dans son approche des politiques publiques, souvent animé par une réflexion qui dépassait les impératifs du quotidien, il entretenait un rapport singulier à l’argent et au pouvoir. Ceux qui l’ont fréquenté de près témoignent d’un homme vivant de ses revenus, peu attiré par l’enrichissement personnel et parfois même perçu comme excessivement désintéressé des avantages matériels liés aux hautes fonctions qu’il a occupées.

Son parcours est d’autant plus remarquable qu’il a exercé des responsabilités stratégiques à des moments où il aurait pu, comme d’autres avant lui, tirer profit de sa position. Pourtant, son mode de vie est demeuré inchangé. Il continue d’habiter la même maison et de mener une existence simple, fidèle aux principes qui ont guidé son engagement public. Selon plusieurs témoignages, au moment où il a quitté ses fonctions, il ne possédait même pas de véhicule personnel.

Cette constance entre les discours et les actes constitue sans doute l’un des traits les plus marquants de sa personnalité. Elle explique également pourquoi son blanchiment est perçu par beaucoup non seulement comme une décision de justice, mais aussi comme une forme de réparation morale.

Dès lors, la question qui se pose aujourd’hui dépasse celle de son innocence juridiquement établie. Elle concerne sa réhabilitation dans l’espace public et la reconnaissance de son parcours au service de l’État. Dans un contexte où la confiance envers les institutions et les responsables publics demeure un enjeu majeur, l’expérience, la compétence et la probité de personnalités telles que Taleb Ould Sid’Ahmed apparaissent comme des atouts précieux pour le pays.

Fidèle au projet porté par Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dont il a défendu avec conviction les orientations et les réformes, il demeure pour ses soutiens une ressource politique et administrative dont la Mauritanie pourrait encore bénéficier.

Aujourd’hui, pour beaucoup de ceux qui connaissent son parcours, il ne s’agit plus seulement de constater son blanchiment. Il s’agit de reconnaître le mérite d’un homme dont l’engagement, la probité et la fidélité aux valeurs du service public ont traversé les épreuves sans être altérés

Mohamed Feily

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