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La Bourse de Nouakchott tient la première réunion de son Conseil d’Administration

La première réunion du Conseil d’Administration de la société « Bourse de Nouakchott SA » s’est tenue le lundi 06 avril 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur le Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie.

Cette session inaugurale constitue une étape importante dans le processus de mise en place de la Bourse de Nouakchott, marquant le passage vers l’opérationnalisation d’une infrastructure de marché structurante pour le système financier national.

Le Conseil d’Administration, composé de représentants de la Banque Centrale de Mauritanie, des banques primaires ainsi que d’administrateurs indépendants, a tenu une première séance de prise de contact, tout en procédant à l’examen des points inscrits à l’ordre du jour, notamment l’installation des organes de gouvernance et les dispositions nécessaires au démarrage des activités.

À cette occasion, il a été rappelé le rôle stratégique de la future Bourse, appelée à constituer un levier de mobilisation de l’épargne nationale, de financement des entreprises et de renforcement de la transparence et de la gouvernance du système financier.

Elle s’inscrit également dans une dynamique d’ouverture et de développement, appuyée par des partenariats avec des places financières internationales, notamment le London Stock Exchange et la Bourse de Casablanca.

Les travaux ont permis de poser les premières bases juridiques et opérationnelles de l’institution, en vue d’un lancement progressif de ses activités. Cette réunion marque ainsi une avancée significative dans la mise en place d’un marché des capitaux en Mauritanie, au service du développement économique du pays.

À Son Excellence le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani

I. Objet : Pour une suspension immédiate et une refondation constitutionnellement conforme de la procédure de sélection des membres de l’ANLC

Excellence,

La création d’une Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption (ANLC) constitue une nécessité institutionnelle majeure. Elle ne saurait être un luxe politique ni un affichage administratif. Elle répond à une exigence constitutionnelle, morale et stratégique : restaurer la confiance publique, garantir la bonne gouvernance et protéger les ressources nationales.

Or, la procédure de sélection actuellement engagée soulève de graves interrogations quant à sa conformité aux principes constitutionnels fondamentaux, notamment :

L’égalité d’accès aux fonctions publiques

La légalité des actes administratifs

La transparence des procédures de sélection

Le contrôle de l’erreur manifeste d’appréciation

Ces principes ne sont pas accessoires ; ils constituent l’ossature même de l’État de droit.

II. Sur l’atteinte au principe d’égalité d’accès aux fonctions publiques

Restreindre la recevabilité des candidatures à trois seules spécialités (droit, économie, finances) constitue une discrimination injustifiée au regard de l’objet même de l’institution.

La corruption contemporaine ne se limite pas aux montages juridiques ou financiers. Elle infiltre :

Les marchés publics,

Les infrastructures,

Les projets de génie civil,

Les études d’impact environnemental,

Les grands chantiers structurants.

En Mauritanie, les échecs répétés de projets de développement trouvent souvent leur origine dans des défaillances techniques (génie civil), environnementales ou contractuelles masquées sous une apparente régularité juridique et comptable.

Les corrompus comme les corrupteurs savent parfaitement respecter la forme juridique et comptable de leur forfaiture. Limiter la sélection à ces disciplines revient à ignorer les secteurs où la corruption est techniquement sophistiquée.

À défaut d’ouvrir la participation à toutes les spécialités scientifiques pertinentes, il est juridiquement et institutionnellement indispensable d’y inclure, au minimum :

L’environnement,

Le génie civil.

À défaut, la procédure pourrait apparaître comme orientée ou prédéterminée.

III. Sur l’insuffisance du niveau académique exigé (Bac + 4)

Exiger un Bac + 4 pour une institution appelée à :

Conduire des investigations complexes,

Réaliser des audits approfondis,

Évaluer des politiques publiques,

Produire des analyses stratégiques,

Formuler des recommandations normatives,

constitue une exigence académique manifestement insuffisante.

La haute technicité requise commande un minimum Bac + 5, avec une préférence pour les profils titulaires :

de Master spécialisé,

de Doctorat,

et disposant de publications scientifiques sur la corruption en Mauritanie.

Une institution appelée à juger l’intégrité nationale ne peut être construite sur des standards académiques minimaux.

IV. Sur l’exigence exclusive de 15 ans d’expérience dans l’administration publique mauritanienne

L’exigence de 15 ans d’expérience dans l’administration publique mauritanienne appelle une interrogation fondamentale :

Peut-on raisonnablement considérer que l’appartenance prolongée à un système administratif confronté à de hauts niveaux de corruption constitue, en soi, un gage supérieur d’intégrité ?

La création même de l’ANLC découle du constat que le système existant nécessite un correctif institutionnel.

Cette condition :

Exclut l’expertise nationale indépendante,

Ignore le vivier du consulting national,

Écarte des compétences issues du secteur privé,

Ignore l’expertise mauritanienne expatriée,

Restreint indûment le champ des candidatures.

Une telle restriction pourrait être analysée comme une violation du principe d’égalité et comme une erreur manifeste d’appréciation.

V. Sur la transparence et le risque de prédétermination

La formule :

« La commission choisira 12 et le Président de la République en sélectionnera 6 »

peut susciter une perception de sélection prédéterminée si les critères ne sont pas objectivement élargis et rigoureusement encadrés.

Il ne saurait être question d’encombrer le Chef de l’État — investi d’innombrables prérogatives, confronté à un contexte géopolitique régional et international instable, marqué par des conflits armés et un nouveau choc pétrolier — par des choix contestables ou controversés.

Les six membres retenus doivent être :

Objectivement incontestables,

Scientifiquement crédibles,

Moralement irréprochables,

Techniquement compétents.

VI. Proposition structurée pour une composition optimale des « Six incorruptibles »

Pour garantir l’efficacité et la crédibilité de l’ANLC, les six membres devraient couvrir les expertises suivantes :

Un spécialiste de l’audit financier et comptable

Un juriste expert en qualification des faits et droit pénal économique

Un environnementaliste spécialisé en audit environnemental

Un ingénieur en génie civil spécialisé en contrôle des travaux publics

Un officier de la police économique expérimenté en investigations

Un inspecteur d’État spécialisé en enquêtes financières

Ils doivent impérativement :

Être reconnus pour leur intégrité,

Justifier d’un Bac + 5 minimum,

Avoir conduit des recherches ou publications sur la corruption en Mauritanie,

Présenter un parcours attestant d’indépendance et de probité.

VII. Sur la nécessité d’une suspension conservatoire

Au regard :

des restrictions injustifiées de spécialités,

du niveau académique insuffisant,

de l’exigence restrictive d’expérience administrative,

du risque d’atteinte aux principes constitutionnels,

il apparaît juridiquement fondé de solliciter :

La suspension immédiate de la procédure en cours

La révision des critères de sélection

L’élargissement des disciplines admises

Le relèvement du niveau académique

La diversification des profils admissibles

Conclusion

Une Autorité de Lutte contre la Corruption mal fondée compromettrait durablement la crédibilité de l’État.

Une Autorité solidement constituée, scientifiquement robuste, juridiquement irréprochable et moralement incontestable deviendrait au contraire :

Un pilier de l’État de droit,

Un instrument de souveraineté institutionnelle,

Un signal fort aux partenaires internationaux,

Un message d’espoir pour les citoyens.

Il est encore temps d’agir.

Suspendre pour mieux refonder n’est pas un recul ; c’est un acte de responsabilité constitutionnelle.

Veuillez agréer, Excellence, l’expression de notre très haute considération républicaine.

Mohamed Ould Mohamed Lemine,

Maîtrise en économie- gestion 1990, journaliste free-lance

Le comité ministériel chargé du suivi de l’approvisionnement du marché en produits de première nécessité se veut rassurant

Le Premier ministre, M. El Moctar Ould Diay, a présidé, ce mercredi à Nouakchott, les concertations de la sixième réunion périodique du comité ministériel chargé du suivi de l’approvisionnement du marché en produits de première nécessité et en carburant ainsi que le suivi des spéculations sur les prix.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Gouvernement, visant à garantir la régularité de l’approvisionnement des marchés et la stabilité des prix.

À l’instar des précédentes réunions, celle-ci a été marquée par la participation de certains dirigeants de partis politiques et de responsables de centrales syndicales.

En ouverture de la réunion, le Premier ministre a présenté l’ordre du jour du comité, rappelant les circonstances de sa création et le contexte dans lequel il a été mis en place, ainsi que le bilan de ses travaux.

Celui-ci repose sur une méthodologie fondée sur l’analyse rigoureuse des données, la collecte d’informations de terrain et l’élaboration de propositions adaptées afin d’assurer l’efficacité des interventions.

Les ministres ont ensuite présenté, chacun dans son domaine, une évaluation globale de la situation de l’approvisionnement du marché en produits de base.

Les indicateurs ont montré une situation rassurante et satisfaisante pour les denrées alimentaires essentielles, avec la poursuite du mécanisme de plafonnement des prix et la mise en œuvre de mesures visant à prévenir la spéculation, afin de protéger le pouvoir d’achat des citoyens.

Concernant les hydrocarbures, les évaluations ont révélé une situation confortable en termes de stocks, couvrant une période significative.

Elles ont également mis en avant la poursuite des mesures strictes pour lutter contre la contrebande et empêcher toute pratique monopolistique ou spéculative, dans un contexte de prix encore élevés au niveau international.

La réunion a également abordé la situation du transport, les données indiquant une stabilité des tarifs du transport des personnes et des marchandises à leurs niveaux précédents.

En conclusion, le Premier ministre a affirmé que le gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour garantir la disponibilité des produits essentiels.

Il a également insisté sur le renforcement des mécanismes de contrôle afin d’assurer la stabilité des prix et de lutter contre la spéculation, tout en poursuivant le suivi des flux de marchandises aux frontières, dans le but de préserver l’équilibre du marché national.

Eaux mauritaniens : les navires algériens autoriser à capturer 31 000 tonnes

Les navires algériens peuvent désormais accéder aux ressources halieutiques dans les zones de pêche mauritaniennes et ce en vertu d’une convention conclue hier mardi 7 avril courant, dans le cadre de la 20e session de la Grande Commission Mixte Algéro-Mauritanienne de coopération.

L’ accord cosigné par les deux pays autorise  7 navires algériens à accéder aux eaux territoriales mauritaniennes pour capturer un quota annuel spécifique de 31 000 tonnes, réparti entre poissons de surface, poissons démersaux et crevettes.

Cette convention a été signée le ministre de l’Agriculture, du développement rural et de la Pêche, Yacine Oualid et le ministre mauritanien de la Pêche et des infrastructures maritimes et portuaires, Mokhtar Ould Ahmed Bousseif.

Selon un communiqué du ministère de l’Agriculture, cet accord permettra également aux navires algériens d’obtenir des licences de pêche et de les exploiter. Le protocole d’accord stipule par ailleurs le renforcement  la coopération scientifique dans les domaines de la pêche et de l’aquaculture.

Rosso : destruction de plus de 8 tonnes de viande de poulet congelée périmé

Une opération de destruction d’une importante quantité de viande de poulet congelée périmée a eu lieu hier mardi au PK7 de Rosso, la capitale de la wilaya du Trarza, en présence de représentants des autorités administratives, militaires et sécuritaires.

La quantité détruite s’éleve à 910 caisses de poulet périmé, chaque sac pesant 9 kilogrammes, soit un total de plus de 8 tonnes.

Cette marchandise avait été saisie lors d’opérations de contrôle de routine des produits entrant par le poste frontalier de Rosso.

Après inspection par les services vétérinaires et l’achèvement des procédures légales, il a été décidé de procéder à sa destruction afin de préserver la santé publique.

La destruction de poulets avariés est une opération de sécurité sanitaire visant à éliminer des volailles impropres à la consommation, souvent saisies pour rupture de la chaîne du froid, péremption ou état de putréfaction.

Ces procédures impliquent la saisie par les autorités (douanes, services vétérinaires) généralement suivie de l’incinération ou de l’enfouissement sécurisé.

20e session de la Grande commission mixte algéro-mauritanienne de coopération : Signature de plusieurs accords bilatéraux dans des secteurs vitaux

Le Premier ministre algérien M. Sifi Ghrieb et le Premier ministre de la République islamique de Mauritanie, M. Mokhtar Ould Diay, ont coprésidé, mardi au Palais du Gouvernement, la cérémonie de signature de plusieurs accords bilatéraux couvrant des secteurs vitaux.

Ces accords comprennent un accord de coopération visant à renforcer les opportunités d’investissement et d’affaires entre le Conseil du renouveau économique algérien (CREA) et l’Union nationale du Patronat mauritanien (UNPM), ainsi qu’un accord de coopération entre l’Ecole supérieure en sciences et technologies du sport (ESSTS) à Dely Ibrahim et l’Institut Supérieur de la Jeunesse et des Sports (ISJS) à Nouakchott, en sus d’un accord de jumelage entre l’Inspection générale du Travail (IGT) et la Direction générale du Travail mauritanienne.

Il s’agit également d’un accord de jumelage entre l’Institut national de formation supérieure des cadres de la Jeunesse (INFSCJ) à Tixeraïne et l’Institut Supérieur de la Jeunesse et des Sports (ISJS) à Nouakchott, ainsi que d’un accord de coopération entre la Chambre algérienne de Commerce et d’Industrie (CACI) et son homologue mauritanienne.

Un accord de coopération a été signé entre la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique (DGRSDT) et l’Agence mauritanienne pour la recherche scientifique et l’Innovation (ANRSI), en sus d’un accord de coopération entre l’Office national des œuvres universitaires (ONOU) et le Centre national des œuvres universitaires mauritanien (CNOU), en plus d’un mémorandum d’entente entre l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) et son homologue mauritanienne.

Les deux parties ont, en outre, signé un programme exécutif entre les ministères de la Formation professionnelle des deux pays dans le domaine de la formation professionnelle pour les années 2026-2028.

Dans le secteur de la communication, un mémorandum d’entente a été signé entre les entreprises de télévision des deux pays, outre un mémorandum entre le ministère de la Communication et le ministère mauritanien de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, et un programme exécutif entre le ministère de la Jeunesse et le ministère mauritanien de l’Autonomisation des Jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service civil pour la période 2026-2028.

La liste comprenait également un accord entre le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche et le ministère mauritanien de la Pêche et des Infrastructures maritimes et portuaires, ainsi qu’un mémorandum d’entente entre la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité (DGTC), la Banque centrale de Mauritanie, et la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité Publique de Mauritanie, dans les domaines de la finance islamique, des moyens de paiement bancaires et de la comptabilité publique.

Un accord entre les deux gouvernements fixant les facilités pour la concrétisation des projets de coopération a également été signé.

La session a également été sanctionnée par la signature d’un accord relatif aux services de transport aérien, d’un accord de coopération sécuritaire entre les gouvernements des deux pays, d’un mémorandum

d’entente entre le ministère algérien des Relations avec le Parlement et le ministère mauritanien de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement concernant la coopération dans le domaine des relations avec le Parlement, ainsi qu’un programme exécutif de coopération entre le ministère des Sports et son homologue mauritanien pour les années 2026-2028, un mémorandum d’entente dans le domaine de l’environnement et du développement durable, ainsi qu’un accord de coopération pour la création d’un centre culturel algérien en Mauritanie, et un mémorandum d’entente dans le domaine de l’électricité et des énergies nouvelles et renouvelables.

Les deux pays ont, en outre, signé un protocole de coopération entre l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) et le Laboratoire national de contrôle de la qualité des médicaments (LNCQM) de Mauritanie, un programme exécutif entre l’Institut algérien de normalisation (IANOR) et l’Office mauritanien de normalisation et de métrologie (ONANOR), un programme exécutif de coopération entre le ministère algérien de l’Industrie pharmaceutique et le ministère mauritanien de la Santé, un mémorandum d’entente dans le domaine de la propriété industrielle entre le ministère de l’Industrie, représenté par la Direction générale de la promotion de la qualité, de l’innovation et de la sécurité Industrielle, et le ministère mauritanien des Mines et de l’Industrie, représenté par la Direction de la propriété industrielle.

Les deux parties ont également signé un mémorandum d’entente dans le domaine de la coopération industrielle entre les ministères de l’Industrie des deux pays, un programme exécutif de coopération dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement pour les années 2026-2028, ainsi qu’un mémorandum d’entente pour la création d’une commission consulaire mixte.

Source:APS

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