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Du “Mithaq L’hratine” au “Mithaq de la citoyenneté égalitaire” :un changement de paradigme

Le passage du Mithaq Lehratine (Manifeste pour les droits politiques, économiques et sociaux des Haratines) au Mithaq de la citoyenneté égalitaire marque une évolution stratégique majeure.

Il ne s’agit plus de circonscrire la lutte à une seule composante de la société, mais de l’inscrire dans une vision globale, inclusive et fédératrice.

Ce nouveau cadre dépasse les appartenances communautaires pour embrasser l’ensemble des citoyens, sans distinction. Il vise à élargir l’adhésion, à renforcer l’unité nationale et à sortir d’une logique de revendication segmentée.

C’est une approche renouvelée de la défense des droits humains : plus universelle, plus mobilisatrice et plus à même de consolider durablement la cohésion sociale.

En faisant de la citoyenneté égalitaire le socle du combat, ce mithaq ouvre la voie à une Mauritanie fondée sur la justice, l’égalité des droits et la dignité pour tous.

ASD

Mauritanie : L’agriculture comme pilier stratégique de souveraineté nationale.

La réconciliation avec notre terre mère est même plus urgente que la réconciliation entre les hommes car notre vie dépend de notre terre. Aucune vie ne survit sur une terre morte !

Il s’agit là d’un appel  à l’acte de réconciliation le plus urgent aussi réel que symbolique, aussi essentiel en substance pratique que profondément religieux.

À l’heure où les équilibres mondiaux sont bouleversés par les crises alimentaires, climatiques et géopolitiques, la Mauritanie se trouve à un tournant décisif. Continuer à dépendre massivement des importations alimentaires n’est plus seulement une faiblesse économique  c’est un risque stratégique majeur.
Face à cette réalité, une décision politique forte s’impose : ériger l’agriculture au rang de priorité nationale absolue.

La Mauritanie dispose de ressources agricoles considérables : des terres exploitables dans la vallée du fleuve Sénégal, un potentiel d’irrigation encore sous-développé, et une jeunesse en quête d’opportunités. Pourtant, ces atouts restent insuffisamment mobilisés.  Ce décalage entre potentiel et réalité appelle une réponse structurée, ambitieuse et mesurable.

Il ne s’agit plus de soutenir marginalement le secteur, mais de le transformer en moteur de croissance.

Cela exige des réformes concrètes : mise en place de mécanismes de financement accessibles aux agriculteurs, structuration de filières agricoles compétitives, modernisation des techniques de production, et accompagnement technique permanent.

L’expérience internationale est sans équivoque. Le Maroc, à travers le Plan Maroc Vert puis Génération Green, a démontré qu’une stratégie agricole cohérente, soutenue par l’État, peut générer croissance, emploi et sécurité alimentaire. Ce succès repose sur trois piliers essentiels : investissement massif, professionnalisation des acteurs, et développement d’infrastructures adaptées.

La Mauritanie doit s’inscrire dans cette dynamique en développant en priorité :

des systèmes d’irrigation performants pour sécuriser la production,
des routes rurales pour désenclaver les zones agricoles,
des infrastructures de stockage et de transformation pour réduire les pertes et créer de la valeur ajoutée locale,
et des centres de formation agricole pour professionnaliser les producteurs.
Mais au-delà des chiffres et des politiques, il y a une réalité humaine.

Derrière chaque agriculteur, il y a une famille, une communauté, un territoire qui lutte pour survivre. Faire de l’agriculture une priorité, c’est redonner dignité et espoir à des milliers de Mauritaniens, notamment les jeunes, souvent contraints de quitter leurs terres faute de perspectives.
Le coût de l’inaction est élevé : dépendance accrue, insécurité alimentaire, chômage rural et fragilité sociale. À l’inverse, une politique agricole ambitieuse est un levier puissant de stabilité, de souveraineté et de développement inclusif.
L’État a aujourd’hui l’opportunité historique de poser les bases d’une véritable révolution agricole.

Cela nécessite du courage politique, une vision à long terme et une mobilisation nationale.
La Mauritanie ne manque ni de terres, ni de ressources, ni d’hommes et de femmes capables de produire.
Ce qui manque, c’est une décision claire et assumée.
Faire de l’agriculture une priorité nationale n’est pas une option.
C’est une nécessité.
Et cette nécessité est urgente.
L’avenir du pays se cultive dès maintenant !

Abdoulaziz DEME
Observateur de la vie politique et économique en Mauritanie.
Le 29 Avril 2026

Mauritanie – Etats Unis : entretiens à Nouakchott sur la mise en place de partenariats solides entre les acteurs économiques des deux pays.

Le président de l’Union nationale du patronat mauritanien, M. Mohamed Zeine El Abidine Ould Cheikh Ahmed, s’est entretenu hier mardi 28 avril courant à Nouakchott, avec la chargée des affaires à l’Ambassade américaine accréditée en Mauritanie SE Mme Corina Sanders.

La rencontre a porté sur les relations privilégiées entre la Mauritanie et les États-Unis, notamment dans leurs dimensions économiques et commerciales.

Les parties ont discuté également des moyens permettant de renforcer et de développer des partenariats solides entre les acteurs économiques des deux pays.

Les échanges ont particulièrement mis l’accent sur les mécanismes susceptibles de favoriser le développement de ces partenariats.

La rencontre s’est déroulée en présence du directeur de la formation à l’Union, M. Mohamed Lemine Ould Edaregly, et de l’attaché économique de l’ambassade des États-Unis à Nouakchott.

La ministre de l’hydraulique et l’ambassadeur de Chine examinent le plan d’exécution des travaux du projet d’assainissement du pôle A de NouakchottLa

Une réunion technique consacrée à l’examen du plan d’exécution préparé pour le lancement des travaux sur le terrain de ce projet s’est tenue aujourd’hui mercredi au siège du projet d’assainissement de la ville de Nouakchott, Pôle A au nord de la capitale.

Supervisée par la ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mme Amal Mint Maouloud, cette rencontre s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de Chine accrédité en Mauritanie, SEM. Tang Zhongdong, ainsi que d’un certain nombre de cadres du secteur, du directeur général de l’Office national de l’assainissement, de représentants de l’entreprise chargée de l’exécution du projet et du bureau de contrôle.

Les participants ont suivi un exposé technique sur le déroulement des travaux et les synthèses des études d’exécution qui confirment que tout est prêt pour le début des travaux. Les travaux se poursuivent à la station d’épuration, tandis que ceux des autres composantes débuteront dans les semaines à venir conformément calendrier retenu.

À l’issue de la réunion, la ministre a visité la station d’épuration, d’une capacité initiale de 19 000 mètres cubes par jour, extensible à 33 000 mètres cubes par jour, renforçant ainsi les capacités de la capitale en matière d’assainissement durable.

Le projet fait l’objet d’un suivi direct de la part des plus hautes autorités, compte tenu de son importance pour le renforcement du réseau d’assainissement de Nouakchott et du fait qu’il s’agit du premier projet intégré de ce type en Mauritanie, a déclaré la Ministre.

Mint Maouloud a insisté également sur la nécessité de respecter strictement le cahier de charges et les normes techniques retenues, afin de garantir la qualité des travaux et leur exécution dans les délais impartis.

Elle a invité l’entreprise chargée de la réalisation du projet à redoubler d’efforts pour limiter les nuisances liées aux travaux, notamment en ce qui concerne les travaux de creusement, les coupures de routes et l’impact sur les réseaux existants, et d’intervenir immédiatement pour les réparer une fois les travaux terminés sur chaque composante.

Le projet d’assainissement, Pôle A est l’un des plus grands projets en cours de réalisation dans le pays, avec une enveloppe financière de 177,6 millions de dollars américains, entièrement financée par le budget de l’État.

Le projet, qui couvrira les moughataas de Tevrag Zeina, du Ksar et de Sebkha, en plus de certaines parties d’El Mina et de Teyarett, contribuera à améliorer l’évacuation des eaux pluviales et à limiter leur accumulation, notamment dans les zones basses.

Le projet comprend deux volets principaux : le premier consiste en la mise en place d’un réseau d’assainissement domestique comprenant plus de 104 000 mètres de canalisations, ainsi qu’un réseau secondaire de 12 300 mètres, en plus de l’installation de 66 000 mètres de tuyaux en PVC et la construction de 29 stations de pompage et de relevage.

Le deuxième volet concerne, quant à lui, le système de drainage des eaux pluviales et comprend la construction de canaux en béton d’une longueur de 15 747 mètres, l’installation de canalisations supplémentaires d’une longueur de 1,654 mètres, ainsi que la construction de cinq stations de pompage

Grande Rencontre des Décideurs à Nouakchott : le secteur financier Mauritanien au coeur des enjeux de transformation

Organisée par Business France, Capital Banking Solutions et EU Technology, une nouvelle édition de la Grande Rencontre des Décideurs s’est tenue ce mardi à l’hôtel FASQ, à Nouakchott, après des étapes réussies à Nairobi, Douala, Abidjan et Dakar.

L’événement a réuni plus de 60 décideurs et acteurs clés du secteur bancaire et financier Mauritanien – représentants institutionnels, banques et institutions de microfinance – autour des enjeux de modernisation, digitalisation, cybersécurité et conformité réglementaire, offrant un cadre privilégié d’échanges, de partage d’expertises et de découverte des dernières innovations technologiques.

Des échanges de haut niveau autour des priorités du secteur bancaire et financier

La rencontre s’est ouverte par les allocutions de S.E. l’Ambassadeur de France en Mauritanie, M. Emmanuel Besnier, et de M. Mohamed Salem Hamedy, Gouverneur Adjoint de la Banque Centrale de Mauritanie. Elle s’est poursuivie par une intervention de M. Isselmou Boye, Conseiller économique du Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie, axée sur la digitalisation et la modernisation des systèmes de paiement et des outils de supervision bancaire. Un panel dédié à l’open innovation et à l’ouverture des systèmes a ensuite abordé les enjeux d’interopérabilité, de sécurisation des infrastructures et de gestion des risques, à travers des échanges d’experts et des retours d’expérience concrets. La matinée s’est terminée par une présentation des solutions développées par Capital Banking Solutions et EU Technology, illustrant leur contribution aux enjeux de transformation des institutions financières.

Depuis plus de 25 ans, Capital Banking Solutions développe des solutions bancaires innovantes à destination d’institutions financières à travers le monde. Grâce à des architectures ouvertes et modulables, l’entreprise accompagne plus de 200 clients dans l’optimisation de leurs opérations et l’adaptation aux évolutions du marché. Son partenaire EU Technology, société suisse spécialisée dans l’intégration de solutions informatiques sécurisées, intervient sur les infrastructures critiques et accompagne banques et institutions publiques dans le déploiement de systèmes adaptés aux réalités locales.

Une initiative en écho au renforcement des liens économiques entre la France et la Mauritanie

Au-delà des enjeux techniques, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de renforcement des relations économiques et commerciales entre la Mauritanie et la France. Elle intervient dans le prolongement de la récente visite d’État en France de Son Excellence Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, du 15 au 17 avril dernier, à l’occasion de laquelle s’est tenu le Forum d’affaires Franco-Mauritanien organisé par le MEDEF International, réunissant plus de 130 entreprises des deux pays.

Dans ce contexte, Business France, agence nationale dédiée à l’internationalisation de l’économie française, renforce son engagement en Mauritanie en accompagnant, depuis son bureau de Dakar, les entreprises françaises dans leur développement sur le marché Mauritanien. À l’écoute des partenaires mauritaniens, Business France contribue activement à la mise en relation avec des acteurs français en adéquation avec les besoins du marché et au renforcement des échanges économiques bilatéraux. Une dynamique appelée à se poursuivre, au service du développement économique du pays, en faveur de filières toujours plus performantes, innovantes et alignées sur les standards internationaux.

Signature d’un accord entre la Mauritanie et la Banque mondiale pour le financement du programme d’économie bleue

La Mauritanie et la Banque mondiale ont signé hier mardi, à Nouakchott, un accord de financement du programme « Économie bleue et renforcement de la résilience dans les zones côtières de l’Afrique de l’Ouest », d’un montant de 50,3 millions d’euros, soit environ 2,36 milliards d’ouguiyas nouvelles.

L’accord a été signé pour la partie mauritanienne par le ministre des Affaires économiques et du Développement, M. Abdallah Ould Souleymane Ould Cheikh Sidiya, et pour la Banque mondiale par son représentant résident en Mauritanie, Monsieur Ibou Diouf, en présence de la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mme Messouda Baham Mohamed Laghdaf.

Ce financement, accordé par l’Association internationale de développement (IDA), intervient en marge d’une table ronde ministérielle de haut niveau. Il s’inscrit dans le cadre des efforts nationaux et régionaux visant à protéger les écosystèmes marins et côtiers, à renforcer la résilience des communautés locales face aux changements climatiques, et à développer une économie bleue durable offrant des opportunités d’emploi, notamment pour les jeunes et les femmes.

Le programme vise à protéger les côtes contre les risques d’érosion et d’inondation, à restaurer les écosystèmes essentiels, notamment les mangroves, ainsi qu’à soutenir des chaînes de valeur durables dans les secteurs de la pêche maritime, du tourisme côtier et des services logistiques. Il prévoit également le renforcement de la coopération régionale dans le cadre du programme WACA (West Africa Coastal Areas), qui s’étend de la Mauritanie au Gabon.

Il est rappelé que l’IDA constitue la principale source de financement concessionnel de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres, à travers des dons et des prêts à très faible taux d’intérêt, destinés notamment à soutenir l’éducation, les infrastructures, la santé, la gouvernance et l’action climatique.

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