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LES FOSSES DE L’OUBLI … Par Sidi Mohamed Taleb Brahim

« …..Dans le vaste Tiris, le paysage n’est plus seulement celui du désert ancestral ; il devient celui d’un territoire perforé, lacéré, rendu dangereux par une activité incontrôlée qui compromet à la fois la sécurité, l’économie pastorale et la pérennité même des communautés autochtones… »

Dans le silence minéral du Nord mauritanien, là où l’horizon se confond avec l’infini et où la vie s’organise autour d’un équilibre aussi fragile que précieux, une menace insidieuse s’étend, creusée à même la terre : celle des fosses anarchiques laissées par l’orpaillage. À Tasiast, à Tijirrit,
dans le vaste Tiris, le paysage n’est plus seulement celui du désert ancestral ; il devient celui d’un territoire perforé, lacéré, rendu dangereux par une activité incontrôlée qui compromet à la fois la sécurité, l’économie pastorale et la pérennité même des communautés autochtones.

Ces fosses ne sont pas de simples cavités. Elles constituent une altération profonde et durable de l’espace pastoral. Dans ces régions, le pâturage n’est ni un luxe ni une activité secondaire : il est la condition même de la survie. Le cheptel camelin et ovin représente une richesse vivante, un capital patient accumulé au fil des générations, une assurance contre les aléas climatiques et économiques. Or, chaque fosse abandonnée est une menace directe contre ce capital. Les chameaux, dont la stature et le poids rendent toute chute fatale dans ces pièges verticaux, y trouvent une mort lente et inévitable. Les moutons, plus nombreux et plus vulnérables, disparaissent en silence, amputant les troupeaux de manière irréversible.

Les témoignages locaux convergent : des pertes répétées, des troupeaux décimés, des éleveurs contraints d’abandonner certaines zones devenues impraticables. Cette situation engendre une pression accrue sur les rares espaces encore exploitables, accélérant leur dégradation et créant un cercle vicieux où la rareté des pâturages alimente les conflits d’usage et fragilise davantage le tissu social.

À cette hécatombe animale s’ajoute un risque humain croissant. Les pistes autrefois connues et maîtrisées sont aujourd’hui jalonnées de dangers invisibles. Les véhicules — qu’ils transportent des familles, des malades, des marchandises — peuvent à tout moment basculer dans ces excavations, provoquant des accidents parfois mortels.

L’absence de balisage, de signalisation et de cartographie aggrave cette insécurité. Le territoire devient imprévisible, presque piégé, transformant chaque déplacement en épreuve.
Mais l’atteinte la plus grave reste d’ordre écologique et civilisationnel.

Le Nord mauritanien n’est pas un espace vide : c’est un écosystème délicat où chaque ressource compte. En creusant de manière anarchique, les orpailleurs détruisent la fine couche de sol qui permet la régénération des maigres pâturages.

Ils perturbent les écoulements d’eau rares mais essentiels, accélèrent l’érosion et contribuent à une désertification aggravée. À long terme, c’est la capacité même du territoire à soutenir la vie pastorale qui est compromise.


Peut-on accepter qu’une activité économique, aussi lucrative soit-elle à court terme, engendre un tel niveau de destruction ? L’argument de la subsistance par l’orpaillage ne saurait justifier une absence totale de régulation. Car en réalité, cette économie informelle, loin de structurer durablement les territoires, les fragilise. Elle crée une richesse éphémère pour certains, mais laisse derrière elle un paysage dévasté et des populations appauvries.

Face à cette situation, l’inaction n’est plus une option. Il ne s’agit pas d’un simple désordre local, mais d’une crise structurelle qui exige une réponse étatique ferme, cohérente et immédiate. L’État doit assumer pleinement son rôle de garant de l’intérêt général et de protecteur des ressources nationales.
Cela suppose, en premier lieu, un recensement exhaustif et une cartographie précise des zones affectées.

On ne peut réparer ce que l’on ne mesure pas. Ensuite, un programme national de comblement et de sécurisation des fosses abandonnées doit être lancé sans délai, mobilisant à la fois des moyens publics et la responsabilité des acteurs de l’orpaillage.

Toute exploitation devrait être conditionnée à une obligation stricte de réhabilitation des sites, avec des garanties financières préalables pour assurer l’exécution de ces travaux.


Parallèlement, il est indispensable de délimiter clairement des zones autorisées à l’orpaillage, en excluant formellement les espaces de pâturage essentiels. Cette zonification doit être accompagnée d’un dispositif de contrôle effectif, avec des sanctions dissuasives pour toute infraction. La loi, si elle existe, doit être appliquée ; si elle est insuffisante, elle doit être renforcée.
Mais au-delà des mesures techniques et juridiques, c’est une vision politique qu’il faut affirmer : celle d’un développement qui ne sacrifie pas les fondements de la vie locale. Les populations pastorales ne peuvent être les victimes silencieuses d’une exploitation désordonnée des ressources. Leur mode de vie, loin d’être archaïque, est une réponse adaptée à un environnement exigeant. Le détruire, c’est non seulement porter atteinte à une culture, mais aussi compromettre une forme de résilience précieuse face aux défis climatiques.

L’urgence est là, palpable, incontestable. Chaque jour qui passe voit s’élargir les cicatrices du territoire et s’alourdir les pertes humaines et animales. Ce qui est en jeu n’est pas seulement la sécurité des pâturages, mais la dignité de ceux qui en vivent.
Il appartient désormais à l’État de rompre avec l’indifférence et de faire de cette question une priorité nationale. Car un pays qui laisse ses terres se transformer en pièges mortels et ses éleveurs en victimes oubliées prend le risque de voir s’effondrer, à bas bruit, l’un des piliers de son équilibre.
Le Nord mauritanien n’a pas besoin de discours : il a besoin d’actes. Maintenant

Mauritanie: deux députées écopent de 4 ans de prison pour avoir insulté le président

Deux députées de l’opposition en Mauritanie ont été condamnées lundi soir à quatre ans de prison ferme pour avoir accusé le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani de discrimination raciale envers les Noirs et les descendants d’esclaves dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Mariem Cheikh et Ghamou Achour étaient poursuivies pour « atteinte aux symboles de l’État et diffusion de propos à caractère raciste ». Il leur était notamment reproché d’avoir qualifié sur les réseaux sociaux le président Ghazouani de mentor de « l’apartheid en Mauritanie ».

Elles ont été condamnées par la chambre pénale de la Cour de Nouakchott, lors d’un procès qui s’est déroulé sous haute surveillance sécuritaire.

Les deux femmes sont également membres de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), une organisation de défense des droits humains.

La Cour a aussi ordonné « la suppression des contenus numériques, la confiscation de leurs téléphones et la fermeture de leurs comptes en ligne ».

Les deux députées ont été jugées sans que leur immunité parlementaire ne soit levée, selon leurs avocats qui dénoncent de « graves irrégularités » et des « entorses » à la loi.

« La notion de flagrant délit mentionnée dans le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, pour justifier éventuellement la levée de l’immunité parlementaire, est totalement différente de celle prévue par le code de procédure pénale », ont-ils notamment écrit dans un communiqué lundi. Ils ont annoncé faire appel de la décision.

L’opposition mauritanienne a, de son côté,dénoncé une « séquestration » et une « utilisation abusive de la procédure de flagrant délit pour contourner l’immunité parlementaire ».

Officiellement aboli en 1981, l’esclavage perdure en Mauritanie, bien que les sanctions aient été durcies en 2015.

Le pays compte 5,5 millions d’habitants répartis entre plusieurs groupes ethniques : les Maures (blancs ou Arabes), les Haratins, descendants d’esclaves noirs subsahariens affranchis, les Soninkés, les Peuls…

En 2012, le Global Slavery Index estimait entre 10 et 20% le nombre de personnes qui vivaient en esclavage, soit jusqu’à 680.000 personnes

Tv5 monde

Lancement d’un programme de cours de soutien destiné aux candidats aux examens nationaux à Nouakchott Nord et Sud

Un programme de cours de soutien destiné aux candidats aux examens nationaux des wilayas de Nouakchott Nord et Nouakchott Sud, organisé dans le but de renforcer leur préparation aux échéances nationales, a été lancé aujourd’hui mardi 5 mai courant.

Ledit programme est conjointement soutenu par la Fédération nationale des associations de parents d’élèves et d’étudiants et le ministère de l’Éducation et de la Réforme du système éducatif.

Cette initiative vise à améliorer les performances scolaires des élèves des classes terminales, à les accompagner sur les plans pédagogique et cognitif, à relever les taux de réussite, ainsi qu’à renforcer la culture de partenariat entre la famille et l’école dans le suivi du parcours scolaire des apprenants.

Elle s’inscrit, selon le secrétaire général du ministère de l’Éducation et de la Réforme du système éducatif, M. Sidi Mohamed Sadva,  dans le cadre des efforts visant à soutenir et accompagner les élèves sur le plan pédagogique..

Le suivi des résultats des examens nationaux a révélé des disparités dans les niveaux de réussite entre les établissements scolaires, notamment dans les classes terminales, a déclaré à ce propos, le président de la Fédération nationale des associations de parents d’élèves et d’étudiants, M. Ahmed Sghair.

Toujours selon lui, ces écarts sont liés à plusieurs facteurs sociaux, économiques et culturels, appelant à intensifier les efforts pour y remédier, conformément aux objectifs de l’école républicaine visant à garantir l’égalité des chances et à améliorer la qualité de l’enseignement.

L’organisation de ces cours constitue une étape concrète pour soutenir les élèves durant les phases décisives de leur parcours scolaire, a souligné quant à lui, le vice-président de l’Association des parents d’élèves et d’étudiants de la moughataa de Teyarett, M. Ba Houssein Hamady, selon lequel,  l’éducation représente le fondement du développement des sociétés.

 

Sénégal: le chef de l’État limoge le porte-parole de la présidence sur fond de tensions avec le Premier ministre

Au Sénégal, Ousseynou LY n’est plus ministre conseiller et porte-parole de la Présidence de la République. Il a été limogé par le président Bassirou Diomaye Faye.

Fidèle d’Ousmane Sonko et cadre du PASTEF, parti au pouvoir, Ousseynou Ly est écarté de la présidence de la République du Sénégal. Ministre conseiller et porte-parole, ce militant de première heure du PASTEF a été limogé par le président Bassirou Diomaye Faye.

Dans la foulée, Ousseynou Ly est remplacé par Abdoulaye Tine, avocat et coordonnateur de la coalition Diomaye président. Officiellement, aucune explication n’a été donnée suite à ce changement au sein du premier cercle du chef de l’Etat. Mais ce départ de Ousseynou Ly intervient dans un contexte de tensions au sommet de l’Etat entre le Premier ministre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye.

Les deux personnalités à la tête du Sénégal ne sont plus en odeur de sainteté. Dans une interview accordée samedi 2 ami à la presse nationale, le président Diomaye Faye a assuré qu’il se passera du Premier ministre Ousmane Sonko dès qu’il perdra la confiance de ce dernier. Un message clair adressé au leader du parti au pouvoir. Ses partisans dénoncent une trahison de Bassirou Diomaye Faye envers le PASTEF et son projet porté par Ousmane Sonko.

Cultures et civilisations ouest africaines

On peut schématiquement dire que la culture est un mode de vie spécifique à un groupe défini et surtout plus localisé et couvre globalement la religion, l’art les us et usages traditionnels, elle est surtout la partie immatérielle quand elle est incluse dans une civilisation comme elle peut être indépendante d’elle. La culture est souvent immatérielle (religion, art, traditions). La civilisation intègre fortement des aspects matériels (technologies, villes, lois, administration). La civilisation est perçue comme un stade plus évolué et structuré de l’organisation sociale, résultant de progrès techniques
Au Mali les Mandingues sont connus pour leur culture de musique généalogique, les griots et les divinités du serpent. On peut aussi dire la culture de pasteurs nomades Fulan et la place du Koussam et de leur totem bovin, leurs codes de conduite basés sur la discrétion et le courage, les Dogons célèbres par la chasse leur cosmogonie complexe et ses rites. La plus ancienne culture est la Culture Nok au Nigeria.
Les civilisations de l’Afrique de l’ouest sont celles de l’empire du Ghana (VIIIe – XIIIe siècle), connu sous le nom de « Wagadou, l’empire du Melli devenu Mali (XIIIe – XVIe siècle), fondé par Soundiata Keïta, il est devenu l’un des États les plus riches au monde, l’empire Songhaï (XVe – XVIe siècle), succédant l’empire du Melli, il fut le plus vaste des empires ouest-africains, détruit par l’invasion marocaine au mousqueton et son Djouder en 1591, l’empire de 1000 ans a été celui du Kanem-Bornou autour du lac Tchad, l’empire forestier d’Asante (Ghana actuel), esclavagiste et les Cités Haoussa et les mossis au Nigeria et Burkina
Sid Ethmane Khtour dit Dah

Des agents de la Télévision mauritanienne distingués pour leur contribution professionnelle

Un groupe de travailleurs de la Télévision « El Mouritaniya » a été honoré aujourd’hui mardi 5 mai courant à Nouakchott, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée cette année sous le thème : « La parole est un engagement, la presse est une responsabilité ».

Cet hommage vise à reconnaître la contribution professionnelle remarquable et le dévouement de ces agents au service du secteur médiatique.

Les médias mauritaniens ont connu une évolution notable à travers les différentes étapes de leur développement, passant d’un rôle mobilisateur durant la phase de construction à un rôle de développement, puis à une phase de pluralisme et d’ouverture, renforçant ainsi le droit du citoyen à l’accès à l’information, a déclaré à cette  occasion, le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, M. Houssein Ould Medou.

Il a cité pour la circonstance, parmi les réformes importantes entreprises par les autorités dans ce domaine, l’élargissement de la couverture des médias publics à travers la création de stations régionales et départementales, l’ouverture de bureaux régionaux de la Télévision mauritanienne et de l’Agence Mauritanienne d’Information, ainsi que l’amélioration des conditions professionnelles et sociales des travailleurs, dont la régularisation des dossiers, la titularisation des collaborateurs et l’augmentation des salaires.

Il a également évoqué le doublement du Fonds de soutien à la presse privée, ainsi que des réformes juridiques majeures, dont le renforcement des compétences de la Haute autorité de la presse et de l’audiovisuel (HAPA), la délivrance de la carte de presse professionnelle, et la révision des textes régissant l’audiovisuel et la publicité, soulignant que la Mauritanie occupe la première place arabe en matière d’indicateurs de liberté de la presse.

Ces acquis constituent une étape dans un processus continu de réforme et de modernisation, exprimant sa reconnaissance aux journalistes et professionnels des médias pour leur service au pays et aux citoyens, a conclu le ministre.

Cette célébration reflète l’attention particulière accordée par le Président de la République à une liberté de la presse responsable, a indiqué pour sa part, le directeur général de la chaîne « Al Mouritaniya », M. Sidi Abdallah Mohamed Lemine Ould Saleck, soulignant les progrès réalisés dans ce domaine et la volonté de consolider les libertés.

Il a présenté les principales réalisations de l’institution, réaffirmant l’engagement de la Télévision Al Mouritanoya à remplir sa mission médiatique avec professionnalisme et objectivité, tout en accompagnant les différentes transformations nationales.

La cérémonie a été marquée par la projection d’un film documentaire retraçant le parcours de la chaîne « Al Mouritaniya ».

Ont assisté à la cérémonie le secrétaire général du ministère, le président de la Haute Autorité de la presse et de l’audiovisuel, le président de l’Autorité de régulation de la publicité, les directeurs des établissements de médias publics, ainsi que plusieurs cadres

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