par Webmaster | 30 04 26 | Actualitès, Economie, Sociétés
Les mesures prises pour réduire l’impact de la crise énergétique mondiale, sur les populations se sont soldés par des résultats probants, a déclaré aujourd’hui mercredi, le Porte-parole du Gouvernement Houssein Meddou.
La situation des stocks montre l’efficacité de la lutte contre la contrebande, mais aussi la rationalisation de la consommation, a-t-il souligné.
La Mauritanie a décidé de suspendre la circulation non essentielle des véhicules pendant une courte fenêtre, afin de ne pas entraver l’activité économique, a rappelé Meddou, selon lequel, les citoyens de certains Etats sont exposés, à la différence des mauritaniens, à des mesures plus strictes.
Concernant les prix sur le marché national, le Porte-parole a rappelé l’administration et la fixation des prix des produits de base pendant une période donnée (entre 4 et 12 mois), avec au programme une révision du plafond à l’expiration des délais déterminés.
La dernière hausse de 10% du carburant ne doit avoir aucun impact sur les prix, a précisé Meddou, selon lequel, les autres produits sont soumis à la loi de l’offre et de la demande, rappelant que la Mauritanie est un pays libéral.
par Webmaster | 30 04 26 | Actualitès, Sociétés
Le gouvernement a été interpellé aujourd’hui mercredi , à l’occasion d’une conférence de presse organisée par des membres du gouvernement pour commenter les résultats du Conseil des ministres, réuni quelques heures auparavant, sur le décès de feue Fatimata Hamadi Ba, Paix à son âme.
L.’État a fait rigoureusement son devoir dans l’affaire ayant conduit au rappel à Dieu de la citoyenne mauritanienne Hawa Ba, a précisé à ce propos, le ministre la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement – porte-parole du gouvernement Houssein Meddou.
Il est normal que l’appareil d’État lève le voile sur les circonstances du décès, en les partageant avec la famille de la défunte ainsi qu’avec l’opinion, a ajouté le ministre.
Toujours selon lui, aucun effort n’a été ménagé pour mettre la lumière sur cette disparition, rappelant l’identification, la localisation l’étranger et l’arrestation du suspect principal dans ce drame.
Le corps de la jeune femme, découvert le samedi 18 dernier au matin, à proximité de la mosquée dite « Ould Ahmedou » dans la moughataa de Dar Naim, avait été évacué vers l’hôpital Cheikh Zayed, où un premier examen a été effectué sous la supervision du parquet, avant que l’enquête ne soit lancée et livrer quelques heures après quelques réponses à ce décès mystérieux.
par Webmaster | 30 04 26 | Actualitès, Environnement
Le Conseil des Ministres a adopté au cours de réunion de ce mercredi 29 avril 2026, un projet de loi relatif au Littoral, visant à établir les principes fondamentaux destinés à promouvoir la gestion intégrée et durable du littoral mauritanien.
Ledit projet a également pour objectif de définir les règles relatives à l’aménagement, à la protection, à la gestion et à la valorisation du littoral.
Davantage de détails sur ce projet ont été abordés par la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mme Messouda Baham Mohamed Laghdaf, au cours de la conférence de presse organisée par des membres du gouvernement pour commenter les résultats du Conseil des ministres tenu quelques heures auparavant.
Evoquent les points saillants dudit projet de loi relatif au littoral, Mme Messouda a souligné sa contribution à la réduction de la pression sur le littoral et par extension, la protection de l’environnement, rappelant les menaces auxquelles est confronté le littoral, représentées entre autres par la pression humaine, le changement climatique, l’exploitation des ressources pétrolières et gazières, entre autres.
Cet outil va permettre de surmonter plusieurs défis, dont les vides juridiques et règlementer sans aucune ambiguïté, les activités ayant un impact sur le littoral, a ajouté la ministre, selon laquelle, le texte vise aussi à promouvoir l’économie bleue et le respect des engagements pris par la Mauritanie, sur la scène internationale.
Répondant à diverses questions, Mint Mohamed Laghdaf a rappelé le rôle de son département, portant sur la gestion des déchets, qu’ils soient ménagers, industriels ou biomédicaux, disant qu’il a une mission d’encadrement, mais que la phase opérationnelle est pilotée par d’autres départements et leurs démembrements.
Concernant la société ARMA chargé d’assurer la salubrité au niveau de la capitale Nouakchott, à travers le ramassage, le transport et le traitement des ordures, l’assainissement, Mme Messouda Baham juge normal, que cette société soit questionnée, auditée dans la mesure où elle exécute un marché public.
Les déchets, sont ici, pour la plupart ( près de 70%) des déchets plastiques, a-t-elle révélé, qualifiant le lancement de l’initiative zéro déchet d’opportunité permettant de ur transformer ces ordures en matière première.
D’ores et déjà, le ministère a vu 7 investisseurs manifester leur intérêt pour cette activité, a affirmé la ministre, selon laquelle, les déchets biomédicaux peuvent aussi être recyclés.
Evoquant l’organisation du Forum régional maritime et côtier de l’Afrique de l’Ouest, qui dernièrement à Nouakchott, la ministre a souligné la participation de plus de 700 personnes, entre experts et chercheurs européens, américains et africains à cet événement. La rencontre fut aussi l’occasion de mobiliser des financements, des conventions ont été signées des intentions d’investissement ont été formulées, a conclu Mint Mohamed Laghdaf.
par Webmaster | 30 04 26 | Actualitès, Éducation
Le ministre des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel, M. El Vadil Ould Sidaty Ould Ahmed Louly a présenté aujourd’hui mercredi, au cours d’une conférence de presse, les grandes lignes du programme visant à renforcer la présence de son secteur dans les quatre coins du pays.
Cet exposé intervient à la suite de sa présentation quelques heures auparavant, au conseil des ministres, d’une communication relative au programme de renforcement de la présence territoriale du secteur des Affaires Islamiques (Programme des Mosquées Officielles Locales).
Le secteur figure au premier rang des priorités du Président de la République, a indiqué Ould Ahmed Louly, selon lequel, le nouveau programme dit « Programme des Mosquées Officielles Locales » va s’inscrire dans la cadre des réformes que connait le pays.
Ledit programme va initier une nouvelle phase de travail sur le terrain pour moderniser le secteur et ancrer sa présence en profondeur sur toute l’étendue du territoire national.
Il s’appuie sur une analyse des dysfonctionnements structurels identifiés dans le diagnostic sectoriel de décembre 2025, qui a révélé un déficit en matière de couverture institutionnelle et une fragilité de la supervision directe.
Pour le ministre, via ce programme, l’ambition est de transformer la mosquée en un phare de la souveraineté religieuse et en un centre de gravité pour un discours modéré. Dans un premier temps, le programme va se concentrer sur six défis que sont : les dysfonctionnements législatifs et le vide institutionnel, combler le fossé de la présence sur le terrain, lutter contre l’extrémisme, renforcer les capacités des imams et les former, améliorer la situation matérielle et professionnelle des travailleurs et répondre aux exigences de réforme en matière de professionnalisation.
Le programme poursuit par ailleurs des objectifs principaux qui s’articulent autour du renforcement de la présence officielle sur le terrain, l’organisation du discours religieux et la préservation l’identité nationale, la professionnalisation, l’ancrage de la relation entre la mosquée et l’école coranique et la réponse à la fonction sociale.
Pour ce qui est de la mise en œuvre, le ministre a annoncé trois phases progressives : la première concerne les moughataas de Nouakchott et les capitales des wilayas, la deuxième touchera les capitales dans grandes moughataas, et la troisième couvrira toutes les moughataas du pays.
Il a assuré que le processus de sélection des mosquées reposera sur plusieurs critères, notamment l’ancienneté, l’emplacement stratégique, la situation immobilière, la superficie, la capacité à développer le niveau scientifique de l’imam et les activités en cours.
Le programme se déploiera en outre, à travers trois axes principaux : le premier concerne les infrastructures et la modernisation, la rénovation et l’expansion, ainsi que les équipements modernes et les installations annexes. Le deuxième axe est scientifique et concerne le prêche, visant à former les imams en adéquation avec l’enseignement traditionnel et à soutenir l’éclat scientifique. Le troisième axe est institutionnel, visant à améliorer les conditions des équipes religieuses, à créer des emplois de soutien et à garantir la durabilité financière.
Enfin, le ministre a affirmé que le programme représente la pierre angulaire de la réforme du secteur, incarnant la réponse au diagnostic en renforçant le cadre de la spiritualité, en contribuant au développement et à la justice, tout en garantissant la continuité à travers son lien avec la feuille de route des réformes élaborée après le diagnostic présenté au conseil des ministres.
Interpellé sur la question des ressources humaines, le ministre a rappelé que son département et les institutions sous sa tutelle ont à leur service des fonctionnaires et un personnel sous contrat.
Les premiers cités bénéficient directement des augmentations annoncées. Pour les autres, le ministère travaille sur une solution durable et donc institutionnelle. Il a affirmé qu’aucun effort ne sera ménagé, pour améliorer les conditions de travail.
par Webmaster | 29 04 26 | Actualitès, Politique, Sociétés
Le passage du Mithaq Lehratine (Manifeste pour les droits politiques, économiques et sociaux des Haratines) au Mithaq de la citoyenneté égalitaire marque une évolution stratégique majeure.
Il ne s’agit plus de circonscrire la lutte à une seule composante de la société, mais de l’inscrire dans une vision globale, inclusive et fédératrice.
Ce nouveau cadre dépasse les appartenances communautaires pour embrasser l’ensemble des citoyens, sans distinction. Il vise à élargir l’adhésion, à renforcer l’unité nationale et à sortir d’une logique de revendication segmentée.
C’est une approche renouvelée de la défense des droits humains : plus universelle, plus mobilisatrice et plus à même de consolider durablement la cohésion sociale.
En faisant de la citoyenneté égalitaire le socle du combat, ce mithaq ouvre la voie à une Mauritanie fondée sur la justice, l’égalité des droits et la dignité pour tous.
ASD
par Webmaster | 29 04 26 | Actualitès, Economie, Tribunes
La réconciliation avec notre terre mère est même plus urgente que la réconciliation entre les hommes car notre vie dépend de notre terre. Aucune vie ne survit sur une terre morte !
Il s’agit là d’un appel à l’acte de réconciliation le plus urgent aussi réel que symbolique, aussi essentiel en substance pratique que profondément religieux.
À l’heure où les équilibres mondiaux sont bouleversés par les crises alimentaires, climatiques et géopolitiques, la Mauritanie se trouve à un tournant décisif. Continuer à dépendre massivement des importations alimentaires n’est plus seulement une faiblesse économique c’est un risque stratégique majeur.
Face à cette réalité, une décision politique forte s’impose : ériger l’agriculture au rang de priorité nationale absolue.
La Mauritanie dispose de ressources agricoles considérables : des terres exploitables dans la vallée du fleuve Sénégal, un potentiel d’irrigation encore sous-développé, et une jeunesse en quête d’opportunités. Pourtant, ces atouts restent insuffisamment mobilisés. Ce décalage entre potentiel et réalité appelle une réponse structurée, ambitieuse et mesurable.
Il ne s’agit plus de soutenir marginalement le secteur, mais de le transformer en moteur de croissance.
Cela exige des réformes concrètes : mise en place de mécanismes de financement accessibles aux agriculteurs, structuration de filières agricoles compétitives, modernisation des techniques de production, et accompagnement technique permanent.
L’expérience internationale est sans équivoque. Le Maroc, à travers le Plan Maroc Vert puis Génération Green, a démontré qu’une stratégie agricole cohérente, soutenue par l’État, peut générer croissance, emploi et sécurité alimentaire. Ce succès repose sur trois piliers essentiels : investissement massif, professionnalisation des acteurs, et développement d’infrastructures adaptées.
La Mauritanie doit s’inscrire dans cette dynamique en développant en priorité :
des systèmes d’irrigation performants pour sécuriser la production,
des routes rurales pour désenclaver les zones agricoles,
des infrastructures de stockage et de transformation pour réduire les pertes et créer de la valeur ajoutée locale,
et des centres de formation agricole pour professionnaliser les producteurs.
Mais au-delà des chiffres et des politiques, il y a une réalité humaine.
Derrière chaque agriculteur, il y a une famille, une communauté, un territoire qui lutte pour survivre. Faire de l’agriculture une priorité, c’est redonner dignité et espoir à des milliers de Mauritaniens, notamment les jeunes, souvent contraints de quitter leurs terres faute de perspectives.
Le coût de l’inaction est élevé : dépendance accrue, insécurité alimentaire, chômage rural et fragilité sociale. À l’inverse, une politique agricole ambitieuse est un levier puissant de stabilité, de souveraineté et de développement inclusif.
L’État a aujourd’hui l’opportunité historique de poser les bases d’une véritable révolution agricole.
Cela nécessite du courage politique, une vision à long terme et une mobilisation nationale.
La Mauritanie ne manque ni de terres, ni de ressources, ni d’hommes et de femmes capables de produire.
Ce qui manque, c’est une décision claire et assumée.
Faire de l’agriculture une priorité nationale n’est pas une option.
C’est une nécessité.
Et cette nécessité est urgente.
L’avenir du pays se cultive dès maintenant !
Abdoulaziz DEME
Observateur de la vie politique et économique en Mauritanie.
Le 29 Avril 2026