Nouakchott : Les nominations officielles du Conseil des ministres du 19 mai 2026
Supervisée par le Président de la République Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, une réunion du Gouvernement s’est tenue hier mardi 19 mai courant au palais présidentiel à Nouakchott, en présence du Chef du Gouvernement Mokhtar Ould Diay.
Ce Conseil des ministres a pris un ensemble de mesures individuelles dont ci-après l’intégralité :
Secrétariat Général de la Présidence de la République
Haut Conseil de la Fatwa et des Recours Gracieux
Conseillers :
– Neini Ahmed HamdAllah
– Abou Amadou BA
Ministère des Finances
Administration centrale
Direction Générale des Douanes
Le Directeur Général
Le Colonel Khaled Saleck Ely, Inspecteur Principal des Douanes est promu au Grade d’Inspecteur Général.
Ministère de l’Education et de la Réforme du Système d’Enseignement
Cabinet
Chargé de mission : Mohamed Lemine OULD DAH, en remplacement de Sghair OULD EL ATIGH.
Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire
Cabinet
Conseiller technique chargé des bâtiments et équipements publics : Yahefdhou chérif Mohamed Cheikh Moulaye Abdel Malek, titulaire d’un Diplôme d’architecte.
Administration centrale
Direction des Opérations Urbaines
Directeur : Mohamed Mahmoud Tourad, titulaire d’un Master en Mine et Géologie
Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement
Cabinet
Conseiller chargé de l’assainissement : Naa ALY SIDI MAHMOUD, précédemment Directeur Régional au niveau du Trarza.
Administration centrale
Direction du Contrôle et de la Qualité
Directeur : Weddadi Boeilil, précédemment coordinateur du projet d’alimentation de la ville de Nouadhibou à partir de Boulenouar.
Action publique : L’État mauritanien place le suivi et la redevabilité au cœur de ses projets
Le Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement a présenté hier mardi 19 mai courant, en réunion du Conseil des ministres une communication relative à l’évolution du portefeuille des grands marchés du 1er mars au 30 avril 2026.
Cette communication qui vise à informer le Gouvernement sur l’état d’avancement des grands projets et programmes de développement, s’inscrit dans le cadre du mécanisme de suivi méthodique et rapproché initié sur instruction du Président de la République Ghazouani en septembre 2023 dans le but d’en améliorer l’exécution.
Bien que largement présentée par le ministre chargé du Secrétariat général du Gouvernement, M. Mokhtar Housseinou Lam, cette communication a été également développée par le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, M. El Houssein Ould Meddou, notamment pour son aspect relatif au programme de développement de la ville de Nouakchott.
Ledit programme dont le coût s’élève à environ 60 milliards d’ouguiyas, constitue une composante limitée de l’ensemble des grands projets en cours dans le pays, a précisé Meddou.
Toujours selon lui, ce programme entrera successivement dans une deuxième puis une troisième phase, portant ainsi son enveloppe globale à près de 180 milliards d’ouguiyas.
Ces réalisations ne représentent qu’une part réduite des grands chantiers de développement nationaux, a-t-il indiqué, évoquant notamment le programme d’urgence de développement ainsi que les projets stratégiques dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures, et soulignant que l’action gouvernementale repose sur une logique d’exécution, de suivi, d’évaluation et de redevabilité.
La première phase du programme de Nouakchott n’avait pas pour objectif de résoudre de manière définitive les difficultés liées à l’eau et à l’électricité dans la capitale, mais plutôt d’en atténuer l’ampleur et de réduire la pression croissante sur les services de base, en particulier lors des périodes de forte demande, a-t-il conclu.
Du projet à la réalité : L’hydrogène vert mauritanien entre dans sa phase opérationnelle
Le ministre du Pétrole et de l’Energie, M. Mohamed Ould Khaled s’est appesanti hier mardi au cours d’une conférence de presse ministérielle, sur un projet de .de loi qu’il avait présenté au Conseil des ministres tenu quelques heures auparavant et relatif à l’Agence mauritanienne de l’hydrogène.
Ould Khaled avait abordé pour la même circonstance les règles organisationnelles et opérationnelles de l’Agence susmentionnée, dont la création s’inscrit selon le miinstres, dans le cadre des efforts du gouvernement visant à concrétiser la vision de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, laquelle ambitionne de faire de la Mauritanie un pôle énergétique d’avenir.
Il a précisé que ce projet de loi définit les organes de l’Agence, à savoir le Conseil d’administration et la Direction générale, en clarifiant les compétences de chacun. Il encadre également le statut des personnels, précise le régime administratif, comptable et financier de l’institution, et lui confère les prérogatives nécessaires en tant qu’agence dotée de l’autonomie financière.
Le texte institue par ailleurs un fonds spécial au sein de l’Agence, dénommé « Fonds de l’hydrogène et de la croissance verte », destiné à soutenir le développement, l’innovation et la mise en œuvre des orientations stratégiques liées à l’hydrogène vert.
Le ministre a ajouté que cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large marqué par l’adoption du Code de l’hydrogène vert le 8 octobre 2024, ainsi que par la mise en place de mécanismes réglementaires et d’un cadre institutionnel destiné à attirer les capitaux internationaux. I
l a souligné que la création d’une agence spécialisée dans l’hydrogène vert marque le passage d’une phase de déclaration d’ambitions et de projets à celle de la construction d’institutions durables chargées de la gestion d’un secteur stratégique émergent.
Une telle structure devrait contribuer à renforcer la coordination entre les différents acteurs, à simplifier les procédures et à réduire les risques liés au développement des projets, améliorant ainsi l’attractivité de la Mauritanie pour les investissements d’envergure dans le domaine de l’hydrogène vert et de ses dérivés.
Il a enfin souligné que cette dynamique repose sur les atouts compétitifs importants dont dispose la Mauritanie, notamment des ressources exceptionnelles en énergie solaire et éolienne, de vastes espaces susceptibles d’accueillir des projets de grande envergure, ainsi qu’une position stratégique sur la façade atlantique. À cela s’ajoute un réseau croissant d’entreprises internationales, autant d’éléments qui confèrent au pays un rôle futur potentiel majeur sur les marchés de l’énergie propre, aux niveaux régional et international.
Le ministre du Pétrole s’est également attardé à une question sur les mesures durables visant à renforcer les stocks nationaux de produits pétroliers, ainsi que les évolutions enregistrées dans ce domaine.
Il a indiqué qu’en raison de l’absence, par le passé, de capacités de stockage importantes à Nouakchott, le ministère était contraint de s’appuyer sur le principal dépôt situé à Nouadhibou, avant d’acheminer les produits pétroliers vers la capitale à l’aide de navires de plus petite taille, dans le cadre du cabotage.
S’agissant d’une question relative à la baisse de la consommation des produits pétroliers et à l’évolution des prix, le ministre de l’Énergie et du Pétrole a expliqué que le mois d’avril a enregistré une diminution de la consommation par rapport au mois de mars, sur l’ensemble du territoire national, y compris dans les régions de l’intérieur.
Il a précisé que cette baisse s’explique, au niveau national, par plusieurs facteurs, notamment les restrictions de circulation, ainsi qu’une prise de conscience accrue des citoyens quant à la nécessité de rationaliser la consommation et de contribuer à la réduction de l’usage des produits pétroliers, dans un contexte de hausse des prix à l’échelle mondiale.
Il a toutefois souligné que, bien que les prix aient augmenté au niveau national, ils n’ont pas atteint les niveaux observés dans les pays voisins et dans le reste du monde, restant largement en deçà de la hausse enregistrée à l’échelle internationale, où les prix ont connu une forte inflation.
Nouakchott : Le programme d’urgence de la capitale exécuté à plus de 93%
Le ministre chargé du Secrétariat général du Gouvernement, M. Mokhtar Housseinou Lam a présenté hier mardi, au cours de la réunion du Conseil des ministres, une communication relative à l’état d’avancement de la mise en œuvre des projets stratégiques de l’État.
Cette communication a porté sur les projets stratégiques déployés sur l’ensemble du territoire national, le programme d’urgence dédié au développement de la ville de Nouakchott, ainsi que le programme spécial d’accélération de l’accès aux services de base pour le développement local.
Le portefeuille des projets comprend actuellement 113 marchés, a affirmé Lam, selon lequel, à la fin avril 2026, le taux moyen d’avancement dudit portefeuille s’établit à 49 %, tandis que le taux moyen de décaissement atteint 35 %, avec une consommation moyenne des délais de 107 %.
Le ministre a également relevé une progression moyenne de 6,37 points au cours des deux derniers mois, mars et avril, soit une moyenne mensuelle de 3,18 points, soulignant une dynamique globalement soutenue, malgré des performances variables selon les secteurs.
S’agissant du programme d’urgence pour le développement de la ville de Nouakchott, lancé le 20 janvier 2025, il a atteint un niveau d’exécution de 93,5 % au 30 avril 2026, pour une consommation des délais de 93,7 %. L’évolution enregistrée au cours des mois de mars et avril 2026 s’élève à 6 points.
Concernant le programme d’accélération de l’accès universel aux services de base pour le développement local, le ministre a indiqué qu’après un démarrage relativement prudent dans ses composantes éducation et santé, celui-ci connaît désormais une évolution positive, avec un rythme moyen d’avancement mensuel de 6,5 points, bien qu’il demeure nécessaire de l’intensifier. Le taux d’avancement a ainsi atteint 41 % au 30 avril 2026, contre 28 % au 28 février, soit une progression de 13 points sur la période mars-avril 2026.
Le taux de consommation des délais s’élevait, quant à lui, à 38 % au 30 mars, ce qui confirme que le programme progresse globalement à un rythme encore modéré.
Le ministre a enfin souligné que le dispositif mis en place pour lever certains obstacles, améliorer la coordination entre les différents intervenants et accélérer l’exécution des projets commence à produire des résultats tangibles, traduits par une amélioration progressive du rythme d’exécution et une réduction de l’écart entre le niveau d’avancement et la consommation des délais.
Dans ses réponses relatives à l’impact du programme d’urgence de développement de la ville de Nouakchott, notamment en ce qui concerne la continuité des services d’électricité et de santé, le Ministre Secrétaire général du Gouvernement a affirmé que l’autosuffisance en matière de production électrique est désormais acquise. Il a néanmoins précisé que les interruptions enregistrées de manière ponctuelle s’expliquent principalement par des défaillances techniques au niveau du transport de l’énergie électrique, des difficultés appelées à être surmontées grâce aux réformes engagées au sein de la société en charge du secteur.
Dans ce cadre, il a également mis en avant la portée globale des programmes de développement à l’échelle nationale, soulignant que dans l’ensemble des communes du pays, des chantiers sont en cours dans au moins un ou plusieurs secteurs essentiels, tels que l’accès à l’eau potable, la santé, l’éducation ou encore l’électricité.
S’agissant spécifiquement de Nouakchott, il a relevé une dynamique particulièrement soutenue à tous les niveaux, notamment dans le domaine des infrastructures sanitaires. Il a indiqué qu’il est désormais possible pour les habitants de l’ensemble des quartiers d’accéder à des structures de santé de proximité implantées dans leurs propres zones de résidence, sans avoir recours aux déplacements vers les hôpitaux de référence.
Cette communication s’inscrit dans le cadre du dispositif de suivi méthodique et rigoureux instauré sur instructions de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, en septembre 2023, en vue d’améliorer l’exécution de ces projets, a rappelé Lam.
L’appel de Coumba Dada Kane : Pour un dialogue urgent entre dirigeants et citoyens
Face a la conjoncture économique, sociale et politique qui sévit en Mauritanie, le silence reflète une douleur et de la frustration. En effet, la crise que traverse le pays est extrêmement difficile, et il est triste de voir la population se sentir abandonnée par ses dirigeants et ses élites.
La méfiance entre les citoyens et les gouvernants est palpable, et il est urgent de rétablir la confiance et le dialogue. Les Mauritaniens doivent se tenir les mains ensemble pour soutenir leur pays, c’est vrai. Mais il est également essentiel que les dirigeants et les élites politiques écoutent et répondent aux besoins et aux préoccupations du peuple, sinon leurs inaction serait perçue comme les larmes d’un étranger, ils ne sont que l’eau devant le peuple mauritanien.
Il est temps de mettre de côté les intérêts personnels et les querelles politiques pour travailler ensemble à la reconstruction du pays.
Les Mauritaniens ont besoin de leaders qui les comprennent, les écoutent et les représentent véritablement.
Madame Coumba Dada Kane
Ex députée a l’Assemblée Nationale Mauritanienne
