par Webmaster | 22 04 26 | Actualitès, NTIC
Les travaux d’un atelier sur la vérification de l’information et la lutte contre les fake news organisé par le ministère de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement avec la collaboration avec du centre Ekid pour les conseils ont débuté ce mercredi à Nouakchott.
L’organisation de cet atelier s’inscrit dans le cadre de la sensibilisation aux dangers de la désinformation médiatique, de l’ancrage d’une culture de vérification des informations et du renforcement des capacités des acteurs du secteur médiatique à traiter l’information de manière professionnelle, contribuant ainsi à la protection de l’opinion publique et au renforcement de la confiance dans le discours médiatique.
La rencontre vise à renforcer les compétences professionnelles en matière de vérification de l’information, à sensibiliser aux risques liés aux fausses informations et à leurs répercussions sur l’opinion publique et la paix sociale, à ancrer la déontologie du métier de journaliste et à encourager l’échange d’expériences entre les acteurs du secteur des médias.
Les participants suivront des exposés portant sur la description de la réalité de la désinformation médiatique, l’analyse des défis actuels et la prospective des outils de lutte, en partant du rôle du professionnel des médias en tant que créateur de conscience, gardien de la vérité et partenaire dans la protection de la société contre les dangers des rumeurs et de la désinformation.
L’organisation de cet atelier s’inscrit dans le contexte de l’accélération du flux d’informations et de la multiplication de leurs sources, a déclaré à cette occasion, le secrétaire général du ministère, M. Sidi Mohamed Jidou Khattrin selon lequel, la production d’informations n’est plus l’apanage des institutions professionnelles, d’où les défis liés à la crédibilité des contenus et à la propagation de la désinformation.
Les risques liés aux fausses informations s’étendent à l’influence sur l’opinion publique, à la menace de la paix sociale et à l’affaiblissement de la confiance dans les institutions, a-t-il ajouté, assurant que cette initiative s’inscrit dans le cadre des ambitions de l’Etat, visant à soutenir les acteurs du secteur des médias, à accompagner les transformations numériques et à ancrer la déontologie professionnelle.
Le thème de l’atelier reflète une phase délicate où l’information a dépassé les limites du simple fait d’actualité dans un espace numérique ouvert, a mis en exergue, quant à lui, le directeur du « Centre Ekid pour le conseil », M. Babah Sidi Abdellah.
L’ambition du ministère et du centre est d’améliorer la qualité du contenu médiatique, de limiter la propagation des fausses informations et de renforcer la confiance entre les médias et le public, au service de la stabilité et de la préservation de la paix sociale, a-t-il précisé.
par Webmaster | 21 04 26 | Actualitès, Politique
Pour un apaisement politique durable : renouer le dialogue avec « le Premier des opposants » dans l’intérêt supérieur de la Nation
Monsieur le Président de la République,
Cette lettre ouverte – qui s’inscrit dans le sillage de celle adressée la semaine dernière à l’honorable député Biram Dah Abeid – est la seconde que je vous destine après celle de mars dernier sur la situation du secteur de l’Education : https://rapideinfo.mr/lettre-ouverte-sneiba-mohamed…/
Mon intime conviction, en m’adressant à votre Excellence aujourd’hui, est qu’il y a des moments dans la vie politique d’une nation où la parole publique doit se hisser à la hauteur des enjeux, non pour alimenter les clivages, mais pour tenter de les dépasser. La présente lettre s’inscrit dans cet esprit : celui d’un plaidoyer respectueux en faveur d’un choix politique que vous êtes sans doute le mieux placé pour incarner — celui du dialogue assumé avec le sieur Biram Dah Abeid qui, qu’on le veuille ou non, s’est imposé dans le paysage national comme « le premier des opposants ».
À la suite de la lettre ouverte récemment adressée au député Biram Dah Abeid, l’invitant à privilégier la sécurité collective sur la défense d’une cause jugée spécifique, celle des Haratines, un certain malaise s’est exprimé dans l’opinion. Non pas tant sur le fond du débat — qui mérite, à l’évidence, d’être posé — que sur la manière dont il a semblé opposer deux impératifs qui, en réalité, devraient se renforcer mutuellement : la cohésion nationale et la justice sociale.
Monsieur le Président,
Votre trajectoire politique et votre pratique du pouvoir ont, dès le départ, été marquées par une volonté claire de rompre avec les logiques de crispation. Votre arrivée à la magistrature suprême avait suscité une attente forte, celle d’un apaisement durable du champ politique, fondé sur l’écoute, la retenue et l’inclusion. Les premiers gestes de votre mandat — ouverture aux acteurs politiques, décrispation du climat — avaient donné corps à cette espérance.
C’est précisément parce que cette orientation initiale demeure l’un des acquis les plus précieux de votre gouvernance qu’il apparaît aujourd’hui nécessaire de la prolonger, voire de la réactiver, dans un contexte nouveau.
La Mauritanie, sous votre conduite, a consolidé des atouts importants : une stabilité institutionnelle enviée dans un environnement sahélo-saharien profondément instable, une crédibilité sécuritaire reconnue à l’international, et une trajectoire économique qui, malgré les contraintes, reste globalement maîtrisée.
Vous disposez, en outre, d’une majorité politique solide, structurée autour d’un parti au pouvoir revitalisé, depuis sa prise en main par l’ancien Premier ministre Mohamed Ould Bilal Messoud, et d’un gouvernement dont l’orientation pragmatique menée par M. El Moctar Ould Djay contribue à la continuité de l’action publique.
Ces éléments ne sont pas anodins : ils constituent le socle d’une autorité politique suffisamment affirmée pour permettre des gestes d’ouverture sans risque de fragilisation.
Et c’est dans ce cadre qu’il convient d’aborder la question, souvent délicate, de la relation avec l’opposition incarnée par Biram Dah Abeid.
Mais au-delà des catégories classiques — opposition institutionnelle, partis politiques, coalitions — une réalité s’impose désormais avec une certaine évidence : la centralité politique de Biram Dah Abeid dans le champ oppositionnel mauritanien. Car, quelles que soient les appréciations portées sur ses prises de position, ses méthodes ou ses combats, un fait demeure : ses résultats aux trois dernières élections présidentielles lui confèrent une légitimité politique singulière. Cette assise populaire ne relève pas d’une construction théorique ou médiatique, mais d’une réalité électorale, c’est-à-dire de l’expression, répétée et significative, d’une partie du corps social.
Ignorer cette réalité, ou tenter de la réduire à une dimension sectorielle, pour ne pas dire sectaire, comporte un risque : celui de créer un décalage entre la représentation institutionnelle du champ politique et sa réalité sociologique. À l’inverse, reconnaître cette centralité, sans pour autant adhérer à l’ensemble des positions qu’elle porte, peut constituer un levier puissant de stabilisation et d’intégration politique.
Monsieur le Président,
L’histoire politique — en Mauritanie comme ailleurs — montre que les moments de consolidation durable passent souvent par des gestes symboliques forts, capables de redéfinir les lignes de dialogue. Rétablir un contact direct, franc et assumé avec celui qui s’est imposé comme le principal opposant du moment ne serait ni une concession, ni un pari risqué. Ce serait, au contraire, un acte de lucidité politique et de maîtrise stratégique.
Un tel geste s’inscrirait dans la continuité de votre approche initiale du pouvoir. Il rappellerait que l’autorité de l’État ne se mesure pas à sa capacité à exclure, mais à sa faculté à intégrer les contradictions dans un cadre républicain. Il enverrait également un signal fort à l’opinion nationale : celui d’un leadership confiant, capable d’entendre les voix dissonantes sans y voir une menace existentielle.
Par ailleurs, dans un contexte régional marqué par des ruptures brutales, des transitions incertaines et des tensions sécuritaires persistantes, la Mauritanie a tout à gagner à renforcer son modèle de stabilité politique fondé sur le dialogue. Ce modèle, déjà reconnu à l’international, pourrait être consolidé par une démarche inclusive qui intègre, de manière constructive, les figures majeures du champ politique.
Il ne s’agit pas ici de gommer les divergences, ni de nier les tensions qui traversent la société mais de créer plutôt, de manière constructive, les conditions d’un échange structuré, où les désaccords peuvent être exprimés, encadrés et, dans la mesure du possible, dépassés. Dans cette perspective, la question des Haratines — au cœur de nombreuses mobilisations — mérite d’être abordée non pas comme un facteur de division, mais comme une composante essentielle du débat national sur la justice sociale et l’égalité.
Réengager le dialogue avec Biram Dah Abeid, c’est aussi reconnaître que certaines revendications, même lorsqu’elles sont portées de manière radicale, renvoient à des réalités sociales profondes qui ne peuvent être ignorées. C’est faire le choix de traiter ces questions dans un cadre politique plutôt que de les laisser se cristalliser en dehors des institutions.
Monsieur le Président,
Vous avez aujourd’hui les moyens politiques, institutionnels et symboliques d’initier une telle démarche. Vous avez surtout, au regard de votre parcours et de votre style de gouvernance, la crédibilité nécessaire pour lui donner un sens et une portée. Là où d’autres pourraient apparaître contraints, vous pouvez agir en position de force, guidé par une vision d’ensemble et une responsabilité historique.
En définitive, renouer le dialogue avec « le premier de vos opposants » ne serait pas seulement un geste politique parmi d’autres. Ce serait une décision structurante, susceptible de renforcer la cohésion nationale, de consolider la stabilité institutionnelle et de projeter l’image d’une Mauritanie capable de transformer ses tensions en ressources politiques.
C’est dans cet esprit, et avec le respect dû à votre fonction, que je vous adresse cet appel : celui de prolonger l’élan d’apaisement qui a marqué le début de votre mandat, en réouvrant les canaux du dialogue avec ceux qui, par leur poids politique réel, participent à la définition du paysage national.
Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.
Sneiba Mohamed
Professeur à la veille de la retraite et journaliste
par Webmaster | 21 04 26 | Actualitès, Sociétés
La mort, ce phénomène naturel et qui doit être reçu comme tel parce qu’inéluctable, laisse pourtant une impression diffuse de grand vide, surtout quand l’être disparu est ce que l’on qualifie généralement de Grand Homme.
Ce vide, je l’ai ressenti bien avant la disparition de mon ami et frère Baham. J’ai commencé à le ressentir quand il avait cessé de nous recevoir dans le salon d’en bas, au rez-de-chaussée, pour se retirer dans les appartements de l’étage, ce « harem » où la maladie l’obligeait à rester, et à attendre, sans faiblir, la mort.
Se sachant atteint d’une maladie incurable et donc forcément mortelle, il a gardé, jusqu’au dernier moment, ce moral et cette force de caractère qu’on lui a toujours connus.
Continuant à nous recevoir, malgré tout, il nous forçait à penser que ce sont nous, en apparence saints et saufs, qui sommes mourants ! Pas lui.
C’est là, en plus de cette force de caractère, une force morale qui faisait de Baham cet homme résistant et imperturbable : La mort ne pourra emporter avec elle cette image de sérénité, cette stature de « Zaim » (le Chef incontesté et incontestable) qui a toujours été la sienne, quand il s’agissait de se singulariser des autres. Animateur infatigable de nos discussions, malgré les contraintes de la maladie, sans aucune pensée ou signe de faiblesse, Baham, de son vrai nom Mohamed El Hafedh, en imposait à tout le monde.
L’inéluctabilité de la mort passait à l’arrière plan pour ne laisser apparaître que ce qu’était Baham : un homme solide et vivace, par sa forte personnalité, sa présence d’esprit, son autorité.
Là où il était, là où il passait, il était le Chef. Une image qui restera gravée dans les esprits, même après sa disparition. Agent de police, il avait l’allure non feinte de l’Inspecteur ou même du Commissaire. Représentant de
la SNIM à Nouakchott, on le confondait avec cette institution jusqu’à le prendre pour le Boss. Ce qu’il était en réalité,
la SNIM devant en fait beaucoup de son prestige médiatique au travail et à la qualité des relations publiques et personnelles de Baham. Au Patronat, c’était lui le vrai patron.
Dans la société adraroise, il faisait figure de notable influent et écouté. Une image de l’Homme Baham que l’on retrouve là où il a servi. A Akjoujt, Nouadhibou, Nouakchott, il ne laissait jamais indifférent. Craint ou aimé, il obtenait ce qu’il recherchait : le respect sans lequel la personne vit toujours avec l’impression de manquer cette plénitude si nécessaire pour l’équilibre de l’être humain. Elle lui donnait la capacité de sortir du lot, d’être différent, sans arrogance ni volonté de déranger les autres. Sauf en cas exceptionnel de force majeure.
Il aidait, conseillait, aimait bien ses amis, qu’il accueillait chaleureusement chez lui, sans restriction, sans préavis. Moments de joie, de taquineries et de partage. Moments de communion, d’intimité, de sympathie et de fraternité qui donnent aux compagnons que nous étions l’impression d’être des privilégiés, partageant la vie d’un ami, de notre « Zaim » à nous, qui sait être dur quand il le fallait, souple au besoin, mais toujours en incarnant cette image qui résistera aux dures épreuves : Personnalité aimable mais indomptable.
J’ai tenté, sans grand succès, parce qu’il restera toujours quelque chose à dire sur les qualités de l’homme, un mini-portrait de mon ami Baham, pour évoquer ce vide qu’il laisse aujourd’hui derrière lui. Un vide intimement lié à la notion d’être. L’absence d’Etre. Le vide compris dans ses deux significations essentielles : »Absence complète d’un type de personnes… » « Sentiment pénible d’absence, de privations… ».
Baham était cet être qui refusait le vide. Aujourd’hui qu’il n’est plus, le vide reprend son droit plein et entier comme une entité en soi, comme une absence. Une absence cruellement ressentie par ceux qui connaissaient Baham – ils sont légion- et qui se rappelleront, jusqu’au jour de leur mort, que cet homme a vécu comme savent- et doivent- vivre les Hommes.
Ce vide sera ressenti tragiquement par son épouse Mariem, appelée intimement Mreyem, la femme courageuse, la vaillante mère de famille ; par ses fils Haiba et Sidi Mohamed pour le bien desquels il s’est tant dépensé ; par ses filles : Vatimetou la rebelle et la gentille Savia dite Hweyou qui regrettent, toutes les deux, de ne pas avoir eu la chance de croiser son dernier regard, retenues qu’elles étaient au Maroc pour des raisons de santé, ainsi que la sympathique Meylem, la fille intime du foyer demeurée aux cotés de sa mère, l’assistant, jusqu’au dernier soupir de son père.
Ce vide sera ressenti douloureusement par ses frères : le très respecté Mohamed Salem toujours plein d’humour et Mohamed Mahmoud dit Meyloud, l’homme jovial au sourire constant ; par ses sœurs du coté de son père ; par ses sœurs du coté de sa mère ; toutes confondues dont il s’occupait sans calcul.
Ce vide sera ressenti énergiquement par ses oncles maternels avec lesquels ils partagent des relations excellentes : Haiba le porte-étendard de la célèbre famille Hommody, Mohamed Said l’intellectuel éclairé, Mohamed Mahmoud l’homme d’Atar, Mohamed Laghdaf sous-contrôle médical-hélas !- à Paris depuis des années, Mohamed l’oncle discret et Ahmed Salem dit Isselmou l’intime du défunt et son homme de confiance ; par ses tentes maternelles encore vivantes : Meylem, Mariem et Rabia qui l’aimaient et le respectaient et qu’il savait entretenir avec beaucoup d’égards.
Ce vide sera tout autant ressenti par ses éternels amis intimes, les membres du « Club » : Mohamed Lemine Ould Hamoud dit Elemine le proche cousin et le grand frère très respecté, Mohamed Lemine Ould Cheiguer dit Guemmine ou « Chriv » de nature gai et détendu, Mohamed Ould Bdebba que l’on surnomme «ER Raiss »tout le temps accueillant et disponible, Nezahi Ould Nati l’intime parmi les intimes qu’il ne cessait de taquiner, Hmeimed le cousin, Baba l’ami distingué et son ancien directeur général, Sidi Mohamed Ould Nemine le cousin, le gendre, le familier parmi les familiers….et j’en oublie, tellement ses amis se recrutaient parmi toutes les couches, toutes les catégories, toutes les régions, toutes les tribus. Il en avait de tous les bords, de tout acabit.
Que dire de nous autres, habitués de la demeure, abonnés assidus et réguliers, invités à toutes les festivités organisées en permanence, de jour comme de nuit : Mohamed Ould Limam le plus calme et le plus sage, Louah provocateur et plein de bonté, Ammar le compagnon fidèle à la SNIM, moi-même et bien d’autres, peut-être moins réguliers, mais toujours bien accueillis et se sentant confortablement chez eux.
Que dire aussi des vétérans, Mohamed Lemine Ould Babbe proche cousin très aimé et admiré, Mohamed Ould Ejiwen le neveu, le spécialise de l’actualité, Babbah le cousin de Méderdra et Werzig le vrai fils de la maison, l’homme des protocoles.
Que dire enfin des neveux, des nièces, des proches parents ; des cousins en Adrar, au Tagant, au Trarza, en Assaba.
Que dire pour terminer, sauf cette expression, la seule qui sied en pareille circonstance : »INNA LILLAHI WA INNA ILEIHI RAJIOUNE ». Tirée du Saint Coran, elle est substantiellement intraduisible.
Que Dieu, le Miséricordieux, accueille Baham, de son vrai nom Mohamed El Hafedh Ould Ahmedou Ould Cheikh Ould Ejiwen dans son paradis.
Mohamed Abdellahi BELLIL
par Webmaster | 20 04 26 | Actualitès, Sociétés
Une cérémonie de clôture du programme pilote de détection et de développement des talents des jeunes, organisé par le ministre de l’Autonomisation des jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service civique en collaboration avec l’Association « Khoutwa pour le développement humain » s’est déroulée aujourd’hui lundi en début de soirée à Nouakchott.
Supervisée par le ministre de l’Autonomisation des jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service civique, M. Mohamed Abdallahi Ould Louly, ledit programme vise à identifier, accompagner et développer les compétences des jeunes dans les wilayas de Nouakchott Nord et Nouakchott Sud.
Une session de formation organisé dans le cadre du programme, d’une grande importance en matière de valorisation et de détection des talents, en vue de leur offrir des opportunités de développement, , a bénéficié à 100 jeunes, garçons et filles, au niveau des moughataas de Riyad et El Mina.
L’autonomisation des jeunes, qui repose sur plusieurs axes et concerne l’ensemble des jeunes, indépendamment de leur niveau d’instruction, constitue une priorité pour les autorités nationales, a précisé Ould Louly.
Toujours selon lui, cette promotion représente une première étape dans ce processus, précisant que le programme sera étendu à toutes les moughataas et communes du pays, compte tenu de son importance dans l’identification et le développement des compétences.
Il a, en outre, affirmé que la détection de ces talents permettra au département de mieux orienter les parcours de formation, afin de faciliter l’accès des jeunes à l’emploi ou à l’entrepreneuriat.
Pour sa part, le président de l’Association « Khoutwa pour le développement humain », M. Mohamed Lemine Ould El Vadhel, a présenté à cette occasion, un exposé portant sur des modèles de détection, de formation et de valorisation des talents des jeunes.
Le secrétaire général du ministère, M. Guèye Amadou El Hadj et plusieurs cadres du département avaient assisté à cette cérémonie.
par Webmaster | 20 04 26 | Actualitès, Economie
Invité d’honneur de la 10e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, le chef de l’État mauritanien Ghazouani a pris parole autour d’une conviction centrale: celle des défis du continent qui ne peuvent être surmontés qu’à travers une approche globale.
Selon lui, il y’a trois dimensions indissociables notamment la stabilité, l’intégration et la souveraineté. D’emblée, El-Ghazouani a posé le cadre de sa réflexion. En effet, la question n’est plus de dresser un état des lieux, « ce travail a déjà été largement accompli », a-t-il estimé. Mais bien d’identifier des solutions concrètes pour bâtir « une Afrique stable, intégrée et souveraine ».
Un objectif qu’il a qualifié de « stratégique commun » sans oublier d’insister sur la responsabilité collective des États africains dans sa réalisation.
Sur la stabilité, le président mauritanien a insisté sur les fractures sociales, les tensions identitaires, le déficit de gouvernance, les ruptures institutionnelles et l’expansion des groupes armés non étatiques.
Face à ces menaces, il a jugé qu’une réponse exclusivement sécuritaire « ne saurait suffire », plaidant pour une approche globale combinant amélioration de la gouvernance, renforcement de l’état de droit, garantie d’un accès équitable aux conditions de vie dignes et investissement dans la jeunesse. Il a également appelé à consolider les mécanismes continentaux de coordination, notamment à travers l’Union africaine, en modernisant son architecture de paix et de sécurité.
Sur l’intégration, El-Ghazouani a été catégorique : pour l’Afrique, « l’intégration n’est pas une ambition, c’est une nécessité ». Il a salué la Zone de libre-échange continentale africaine comme un levier majeur de transformation économique, tout en avertissant que la faiblesse du commerce intra-africain tient moins aux barrières tarifaires qu’à des facteurs structurels profonds, la faible industrialisation, économies peu diversifiées et la prédominance des exportations de matières premières.
L’intégration doit donc, selon lui, s’accompagner d’efforts soutenus en matière de transformation locale et d’innovation technologique. Il a par ailleurs rendu hommage à l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal, qu’il a présentée comme « un modèle de gestion concertée et solidaire des ressources transfrontalières » et un exemple à suivre pour le continent.
Sur la souveraineté, le chef de l’État mauritanien a proposé une lecture résolument contemporaine du concept. La souveraineté ne peut plus se réduire, a-t-il dit, à son acception classique d’indépendance absolue.
Elle se décline désormais en autant de dimensions que de niveaux de dépendance alimentaire, énergétique, hydrique, numérique, sanitaire et se mesure à la capacité des États à « maîtriser leurs dépendances, en réduire les vulnérabilités et en renforcer les résiliences ». C’est précisément l’intégration africaine qui offre, selon lui, les moyens d’y parvenir, en limitant les dépendances extérieures et en amplifiant la voix du continent sur la scène internationale.
Le président Sierra Léonais était présent aux travaux dudit forum
par Webmaster | 19 04 26 | Actualitès, Politique
Le parquet général de Nouakchott Ouest a clarifié dans un communiqué, les circonstances de l’arrestation de Maimouna Mint Sleymane, dite « Warda », apportant un démenti catégorique aux informations diffusées sur les réseaux sociaux et faisant état des motifs de son arrestation.
« Nous avons récemment constaté la circulation sur les réseaux sociaux d’informations inexactes et mensongères concernant les motifs de l’arrestation de Maïmouna Mint Sleymane, dite « Warda », indique, ledit communiqué.
Warda faisait l’objet avant son arrestation, d’une enquête pénale relative au dossier n° 1082/2025, précise le parquet général, selon lequel, Mint Sleymane était placée sous contrôle judiciaire dans l’attente des résultats de l’instruction.
Toujours selon le communiqué précité, il a été constaté qu’elle avait manqué aux obligations découlant de ce contrôle, d’où l’émission d’un mandat d’arrêt, conformément à la procédure légale.
Il convient également de noter que l’exécution du mandat d’arrêt a été retardée car elle se trouvait hors de Nouakchott, souligne le parquet, selon lequel, le mandat dont elle fait l’objet a été exécuté à son retour, conformément à la procédure légale.
« Par conséquent, les motifs de son arrestation n’ont aucun lien avec les déclarations qui lui sont attribuées concernant des personnes détenues par les services de sécurité », précise le communiqué.
Ces déclarations font toujours l’objet d’une notification auprès du Parquet général de la part de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel, et le Parquet général n’a pris, à ce jour, aucune mesure à ce sujet, ajoute cette autorité.
Le parquet conclut en réaffirmant son engagement à appliquer la loi en toute impartialité et indépendance, et appelle à faire preuve de rigueur et à éviter la diffusion d’informations non vérifiées.