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FMI : le Mauritanien Zeine Zeidane nommé à la tête du département Afrique

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé, ce vendredi 3 avril 2026, l’intention de sa directrice générale Kristalina Georgieva de nommer le Mauritanien Zeine Zeidane directeur du département Afrique. Il succédera à Abebe Aemro Selassie, dont le départ à la retraite est prévu le 1er mai 2026. L’annonce a été officialisée par le FMI dans un communiqué publié à Washington.

Le pays dispose de réserves suffisantes pour une durée de 8 à 10 mois, déclare le Patron des patrons

Le secteur privé est totalement engagé à respecter l’accord conclu avec le ministère du Commerce et du tourisme, portant sur la stabilisation des prix des produits de base pour une durée de quatre mois, a déclaré aujourd’hui jeudi 2 avril courant, le président de l’Union nationale du patronat mauritanien, Mohamed Zeine El Abidine Ould Cheikh Ahmed.

Une commission spécialisée se penchera, à l’issue de cette période, sur les mécanismes de fixation de nouveaux prix, a ajouté le Patron des patrons, rassurant les citoyens quant à la disponibilité des stocks alimentaires.

Le pays dispose de réserves suffisantes pour une durée de 8 à 10 mois, notamment 175 000 tonnes de blé, avec 190 000 tonnes supplémentaires attendues prochainement, a-t-il dit.

Il dispose également d’’un stock de sucre couvrant dix mois et environ 165 000 tonnes de riz, en attendant le lancement de la production locale dans deux mois et demi, a poursuivi Zeine El Abidine.

Il a enfin remercié les importateurs pour les efforts consentis depuis le début de la crise, expliquant qu’ils avaient pris l’initiative, dès le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, d’assurer de nouveaux approvisionnements en produits de base.

Ces cargaisons arriveraient dans les plus brefs délais, tout en respectant pleinement les accords conclus avec l’État, malgré les pertes que cela pourrait entraîner, plaçant l’intérêt du citoyen au premier rang des priorités, a-t-il conclu.

Echanges au ministère de la Culture sur les mesures gouvernementales visant à atténuer les répercussions de la crise mondiale

Le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, M. El Houssein Ould Meddou, a présidé, ce jeudi, une réunion du cabinet du ministère consacrée à la présentation et à l’explication des mesures gouvernementales visant à atténuer les répercussions de la crise mondiale liée aux perturbations des marchés de l’énergie.

Lors de cette réunion, tenue au siège du ministère à Nouakchott, le ministre a insisté sur la nécessité pour les cadres de son Département de s’impliquer activement dans les efforts de sensibilisation à la rationalisation de la consommation d’énergie, en appui aux orientations du gouvernement dans ce domaine.

Le gouvernement avait, en effet, adopté un ensemble de mesures économiques et sociales comprenant la révision des prix de certains produits énergétiques, tout en maintenant un niveau significatif de subventions, ainsi que des dispositions sociales telles que l’augmentation du salaire minimum, l’octroi de transferts monétaires aux ménages vulnérables et le soutien aux salariés à revenus modestes.

Mauritanie : le vrai risque n’est pas le carburant, c’est la devise

Après quelques mois sans prise de parole, j’ai choisi de revenir aujourd’hui au regard de la gravité de la situation que nous traversons et de celle qui se profile.

Tout le monde parle du carburant. Personne ne parle du vrai risque.

Le débat actuel se concentre sur la hausse du carburant. Mais l’essentiel se situe ailleurs.

Aujourd’hui, le gasoil importé se situe autour de 1 300 dollars la tonne. Rendu Mauritanie, on approche 1 586 dollars soit environ 63400 MRU, pour un prix de vente autour de 56 300 MRU. L’écart existe et, avec une consommation d’environ 60 000 tonnes par mois, il représente une charge réelle pour l’État. Mais cette charge reste gérable.

Les États savent absorber ce type de choc y compris en s’endettant de manière maîtrisée. Le vrai risque apparaît lorsque la devise manque : ce n’est plus une question de prix mais de capacité à acheter. C’est là que peut naître la rareté.

Le point déterminant est donc la capacité à financer ces importations en devises dans la durée.

Or cette capacité se dégrade. Les entrées ralentissent avec la baisse de la pêche et de l’or, tandis que les besoins augmentent fortement. Depuis le 28 février 2026, la hausse des prix de l’énergie a renchéri l’ensemble des coûts. La pression en devises liée aux importations a quasiment doublé en quelques semaines.

Cette dynamique dépasse la Mauritanie. Elle touche la majorité des économies africaines, confrontées à une même dépendance aux importations et aux chocs extérieurs.

Dans ces conditions, l’ajustement se fait sur la monnaie. Et lorsqu’une monnaie s’ajuste, toute l’économie suit : importations plus chères, coûts en hausse, inflation.

C’est précisément ce point qui doit être central. Il ne s’agit plus de raisonner en subvention mais en investissement. Car seule l’économie productive crée des emplois, des devises et une véritable résilience.

Le vrai enjeu est de sortir d’un modèle fondé sur les importations dans un environnement marqué par les tensions géostratégiques, l’inflation et la compétition pour les ressources.

L’ajustement est désormais structurel. Comme je l’avais déjà écrit il y a quelques mois, cela suppose de taxer fortement le foncier et l’épargne immobilière improductive afin d’orienter le capital vers des secteurs créateurs de valeur, d’emplois et de devises.

Pour la Mauritanie, désormais, deux priorités s’imposent : sécurité alimentaire et sécurité énergétique, avec une orientation claire de l’investissement, public comme privé, vers ces deux piliers.

Dahah Hemody

Coopération sanitaire sino-mauritanienne : entretiens entre le Ministre de la Santé et l’Ambassadeur de Chine à Nouakchott

Dans le cadre du renforcement des liens historiques de coopération sanitaire entre la République Islamique de Mauritanie et la République Populaire de Chine, Son Excellence le Ministre de la Santé, Monsieur Thiam Tidjane, a accordé une audience, ce jeudi après-midi, à Son Excellence Monsieur Li Baijun, Ambassadeur de Chine accrédité à Nouakchott.

Une convergence de vues sur la coopération sanitaire

Cette rencontre de haut niveau a été l’occasion pour les deux parties de passer en revue l’excellence des relations bilatérales qui unissent les deux nations amies. Les discussions ont porté sur les divers volets de la coopération technique et médicale, tout en explorant les perspectives d’avenir visant à consolider le système de santé national par l’échange d’expertises et le soutien infrastructurel.

Priorité à l’extension du Centre Hospitalier de l’Amitié (CHA)

Au cœur des échanges, le dossier stratégique relatif au projet d’extension et d’équipement du Centre Hospitalier de l’Amitié a occupé une place prépondérante. Le Ministre et l’Ambassadeur ont souligné la nécessité d’accélérer les processus de mise en œuvre de ce projet d’envergure.

« Ce projet représente un jalon essentiel dans notre stratégie de modernisation hospitalière, visant à accroître la capacité d’accueil et à relever le plateau technique de cet établissement de référence », a-t-on souligné lors des discussions.

Une présence institutionnelle de haut rang

L’entretien s’est déroulé en présence de cadres de premier plan du département et de la représentation diplomatique, témoignant de l’importance des enjeux abordés :

Madame Aliyah Yahya Mankous, Secrétaire Générale du Ministère de la Santé ;

Dr Moustapha Abdallah, Directeur Général du Centre Hospitalier de l’Amitié ;

Plusieurs proches collaborateurs de Son Excellence l’Ambassadeur de Chine.

Cette audience réaffirme l’engagement constant de la République Populaire de Chine aux côtés de la Mauritanie pour le développement d’une offre de soins de qualité, accessible à tous les citoyens.

Tawassoul appelle à ouvrir une enquête sur la gestion du secteur des carburants

Le Rassemblement national pour la réforme et le développement (Tawassoul) a critiqué la décision du gouvernement mauritanien d’augmenter les prix du carburant, arguant que cette mesure aggrave les difficultés des citoyens déjà confrontés à un coût de la vie élevé et à une baisse du pouvoir d’achat.

Le parti a réaffirmé dans un communiqué publié hier mercredi 1er avril courant, son rejet de cette augmentation en raison de son impact direct sur les coûts de transport et l’accès aux produits de première nécessité.

Ces hausses alourdissent davantage le panier de la ménagère et affectent considérablement les familles, en particulier les plus vulnérables, souligne le parti.

Tawassoul a également critiqué l’indifférence du gouvernement face à la conjoncture économique difficile et à la recrudescence de la pauvreté et du chômage, appelant à une révision de la décision et à une augmentation des subventions afin de mieux servir les intérêts des citoyens.

Le parti a souligné par ailleurs la nécessité de renforcer la transparence et de lutter contre la corruption, d’ouvrir une enquête sur la gestion du secteur des carburants et d’engager un dialogue constructif avec les acteurs politiques et économiques afin de trouver des solutions durables à la crise.

Le maintien de telles décisions pourrait entraîner une augmentation des troubles sociaux et saper la confiance entre les citoyens et l’État, a poursuit Tawassoul, selon lequel, la dignité des citoyens doit rester une priorité dans les politiques publiques.

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