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Africa T-Awards 2026 : la plateforme numérique mauritanienne « Houwiyeti » primée dans la capitale sénégalaise

La plateforme nationale « Houwiyeti », développée par l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés (ANRPTS), a été distinguée lors des AFRICA T-AWARDS 2026 dans la catégorie « Projets étatiques ».

Distinguée dans la catégorie « Projets étatiques », cette solution numérique portée par l’ANRPTS consacre les avancées de la Mauritanie en matière de transformation digitale et de services publics.

Le trophée a été réceptionné à Dakar par Mouhamed Ould Ahmed Dadda El Ghadhi, Premier conseiller à l’ambassade de Mauritanie, représentant la mission diplomatique, aux côtés des membres de la délégation de l’ANRPTS. La cérémonie s’est tenue samedi soir, lors d’un dîner de gala au Grand Théâtre National de Dakar, en présence de nombreux décideurs publics, experts du numérique et acteurs du secteur privé africain.

Cette distinction confirme la place croissante de la Mauritanie parmi les pays africains engagés dans la transformation numérique de leurs administrations. Déjà nominée dans cette catégorie, la plateforme « Houwiyeti » s’est démarquée par son approche intégrée, axée sur la modernisation des services publics et l’amélioration de l’expérience citoyenne.

Lancée le 26 décembre 2023 par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, « Houwiyeti » constitue un pilier central de la stratégie nationale de digitalisation. Elle vise à rapprocher l’État des citoyens à travers des solutions numériques accessibles, sécurisées et inclusives.

La plateforme permet la gestion centralisée de nombreux services administratifs, notamment les documents d’identité, l’état civil ou encore les titres de voyage. Accessible via smartphone, elle offre aux citoyens la possibilité d’effectuer diverses démarches à distance, y compris dans les zones les plus reculées.

Sur le plan technique, « Houwiyeti » s’appuie sur des technologies de pointe : reconnaissance biométrique faciale, infrastructure à clé publique (PKI), chiffrement de bout en bout et systèmes avancés de cybersécurité. Ces dispositifs garantissent à la fois la fiabilité des données et la souveraineté numérique du pays.

Au-delà de l’innovation technologique, les impacts sont déjà visibles : simplification des procédures administratives, réduction des coûts, amélioration de la transparence et production de données fiables pour la prise de décision publique.

Cette consécration aux AFRICA T-AWARDS 2026 vient ainsi saluer une vision ambitieuse : celle d’un État mauritanien résolument tourné vers le numérique, plaçant le citoyen au cœur de ses priorités.

TRUST Magazine

La hausse des carburants ou l’épreuve silencieuse d’un modèle … Par Mansour Ly

Le 31 mars 2026, le gouvernement mauritanien a annoncé une hausse des prix des carburants. Le gasoil est passé de 512 à 563 ouguiyas, soit une augmentation de 10 %. L’essence a grimpé de 511 à 589,7 ouguiyas, soit 15,3 %. Simultanément, plusieurs mesures d’accompagnement social ont été déployées. Le SMIG a été relevé à 50 000 ouguiyas. Un transfert direct de 30 000 ouguiyas a été accordé à 124 000 ménages. Une aide de 45 000 ouguiyas a été prévue pour les fonctionnaires percevant moins de 130 000 ouguiyas.

À première vue, il s’agit d’un ajustement calibré, accompagné, maîtrisé. Mais cette décision agit surtout comme un révélateur. Elle met à l’épreuve non seulement un équilibre économique fragile, mais aussi une organisation sociale profonde, faite de solidarités tacites, de compromis discrets et d’arbitrages que les statistiques ne capturent pas.

La question de l’adéquation se pose immédiatement. Le transfert de 30 000 ouguiyas couvre-t-il réellement le surcoût mensuel généré par la hausse pour un ménage médian dont le budget transport et alimentation absorbe déjà l’essentiel des revenus ? La réponse conditionne tout le reste. Si l’accompagnement compense, la réforme est équilibrée. S’il ne compense qu’en partie, il légitime politiquement une décision dont le coût réel est externalisé vers les ménages les plus contraints.

La crise énergétique actuelle s’inscrit dans un mouvement global. Depuis 2022, les tensions géopolitiques maintiennent les prix du pétrole à des niveaux élevés et volatils. Le FMI souligne que les pays importateurs nets d’énergie, en particulier en Afrique subsaharienne, subissent de plein fouet ces fluctuations. La Banque mondiale observe que ces chocs se diffusent rapidement dans les économies domestiques, en renchérissant les coûts de transport, puis les prix alimentaires.

Ces dynamiques ne s’appliquent pas à des sociétés abstraites. En Mauritanie, elles traversent des structures sociales spécifiques, où l’économie formelle ne dit pas tout.

Une part importante de la résilience des ménages repose sur des mécanismes parallèles. La famille élargie joue un rôle central. Les transferts de la diaspora complètent les revenus. L’informel absorbe les chocs. Ce système, souple et profondément enraciné, constitue depuis longtemps une réponse aux limites de la protection sociale institutionnelle.

Mais cette force est aussi une fragilité.

En Mauritanie, un revenu ne soutient pas un individu. Il soutient souvent plusieurs foyers, plusieurs générations, parfois plusieurs villages. Le fonctionnaire urbain finance les besoins d’un village. Le commerçant soutient une fratrie. Le jeune actif porte des responsabilités qui dépassent largement sa situation personnelle. La hausse des carburants ne se traduit donc pas uniquement par une augmentation des dépenses. Elle provoque une recomposition silencieuse des équilibres familiaux. Moins de transferts. Moins de déplacements. Des arbitrages plus contraints. Des renoncements discrets. Ces ajustements n’apparaissent dans aucun tableau macroéconomique, mais ils constituent le cœur vivant de la réalité sociale.

La Mauritanie présente une vulnérabilité structurelle particulière. Elle importe la quasi-totalité de ses produits pétroliers raffinés. Ses capacités de stockage restent limitées. Sa logistique est concentrée entre peu d’opérateurs. Toute variation des prix internationaux se transmet donc rapidement, presque mécaniquement, à l’économie nationale.

C’est ici que la question de la concentration du marché devient décisive, et qu’elle mérite d’être posée franchement. Le FMI recommande depuis plusieurs années de remplacer les subventions généralisées par des dispositifs ciblés. La Mauritanie s’inscrit dans cette trajectoire. Mais la libéralisation d’un marché concentré, sans renforcement préalable de la régulation, ne produit pas nécessairement une allocation efficace. Elle peut produire une rente. Lorsque quelques acteurs contrôlent l’approvisionnement, la logistique et la distribution, la suppression des subventions transfère le risque vers le consommateur final sans que la concurrence vienne en discipliner le prix. La question n’est pas théorique. Elle est au cœur de ce que la réforme produira réellement, au-delà de ce qu’elle annonce.

La réponse budgétaire de l’État est par ailleurs contrainte par des rigidités réelles. Le service de la dette et la masse salariale absorbent une part croissante des dépenses publiques, réduisant les marges d’ajustement disponibles. La loi de finances 2026 reflète ces tensions. Le Code général des impôts adopté en 2019 a modernisé le cadre fiscal, mais la question de l’élargissement de l’assiette reste ouverte. Une réforme qui renchérit les coûts pour les ménages sans élargir simultanément la base redistributive de l’État creuse l’écart entre l’effort demandé et la capacité à le compenser durablement.

La comparaison internationale permet de situer ces choix. Au Sénégal, les subventions énergétiques ont atteint jusqu’à 4 % du PIB entre 2022 et 2023, forçant un rééquilibrage progressif. Au Maroc, la suppression des subventions sur les carburants en 2015 s’est accompagnée d’un renforcement des investissements publics et d’une réforme fiscale visant à élargir l’assiette et à mieux redistribuer la charge. Ces expériences partagent une leçon commune : l’ajustement énergétique n’est soutenable que s’il s’inscrit dans un mouvement plus large de restructuration des finances publiques et de renforcement de la régulation.

Les contraintes régionales ajoutent une pression supplémentaire. Dans les pays de l’Alliance des États du Sahel, l’insécurité perturbe les circuits commerciaux et fragilise les échanges transfrontaliers. Pour les éleveurs mauritaniens, ces restrictions limitent les débouchés, réduisent les revenus et accentuent la dépendance à des marchés locaux saturés.

Dans les régions du Hodh El Chargui, du Hodh El Gharbi, du Gorgol, du Brakna et de l’Assaba, ces tensions prennent une forme concrète. La faible pluviométrie accroît les risques liés à la période de soudure. La hausse du carburant renchérit le transport des denrées. L’accès aux marchés devient plus coûteux. L’insécurité alimentaire progresse.

Le carburant, dans les zones rurales, n’est pas seulement un intrant économique. Il conditionne l’accès à l’eau, la mobilité du bétail, le fonctionnement des marchés hebdomadaires. Une variation de son prix modifie l’ensemble des équilibres locaux. Elle agit sur la production, sur la consommation, et sur la cohésion sociale de territoires déjà exposés.

À Nouakchott, la crise révèle une autre forme de dépendance. L’absence de transport public structuré, combinée à une urbanisation rapide, a produit un modèle fondé sur la mobilité individuelle. Cette organisation, viable dans un contexte de coûts énergétiques modérés, devient fragile dès que ces coûts augmentent. La consommation de carburant est difficilement compressible à court terme. Les ménages ajustent ailleurs, sur l’alimentation, sur la santé, sur l’éducation. Ces arbitrages restent invisibles, mais leurs effets s’accumulent et finissent par se lire dans les chiffres de la pauvreté.

Il faut ajouter à cela ce que les données ne mesurent pas directement. Le ressenti.

Une politique publique ne se juge pas uniquement à ses paramètres techniques. Elle se juge à sa lisibilité, à la perception qu’en ont les citoyens, à sa capacité à produire de la confiance. Lorsque les efforts demandés ne sont pas compris, ou ne sont pas perçus comme équitablement répartis, la contrainte économique peut se muer en tension sociale. La Mauritanie porte une histoire où la relation entre l’État et les citoyens a été traversée par des phases de distance, parfois de défiance. Toute réforme structurelle exige donc un travail d’explication, de présence, de pédagogie, qui ne se substitue pas à la décision mais lui donne sa légitimité dans la durée.

Le rôle de l’État ne se limite pas à ajuster les équilibres budgétaires. Il consiste à structurer un cadre collectif, à réduire la dépendance aux stratégies individuelles de survie, à investir dans des infrastructures qui diminuent les vulnérabilités, notamment le transport public, l’intégration des marchés ruraux et la sécurisation des circuits logistiques. Des initiatives émergent dans la gestion des déchets et la transition environnementale, témoignant d’une volonté réelle de transformation. Elles restent toutefois sectorielles. L’enjeu est désormais de les articuler dans une vision cohérente, capable de relier les politiques entre elles et de produire des effets concrets dans la vie quotidienne des citoyens.

La Mauritanie est à un point de bascule. Les instruments existent. Mais leur articulation, leur cohérence et leur capacité à être perçus comme un projet collectif détermineront si cette période est vécue comme une contrainte subie ou comme un tournant assumé.

La hausse des carburants, en ce sens, n’est pas un simple ajustement. Elle expose les limites d’un modèle dépendant des importations énergétiques, peu intégré territorialement, reposant largement sur des mécanismes sociaux informels et sur un marché de l’énergie insuffisamment régulé. Elle pose une question que les chiffres seuls ne peuvent pas trancher. Comment répartir l’effort de manière perçue comme juste ? Comment reconstruire la confiance entre l’État et la société ? Comment passer d’une logique d’adaptation individuelle à une logique de structuration collective ?

La Mauritanie ne fait pas face à une crise isolée. Elle fait face à une convergence de contraintes, énergétiques, budgétaires, sociales, territoriales, qui appellent une réponse à la même échelle.

Ce qui se joue ici dépasse le prix du gasoil. C’est la question de savoir quel modèle de développement la Mauritanie choisit, et pour qui.

Mansour LY

Juriste-Consultant-Analyste Politique

L’Association Nationale des Aveugles de Mauritanie organise un atelier de formation au profit de ses membres et d’acteurs

Un atelier de mise en niveau des membres de l’Association Nationale des Aveugles de Mauritanie (ANAM) et d’autres acteurs intervenant sur le traité de Marrakech pour l’accès des personnes handicapées visuelles aux ouvrages publiés et le protocole africain pour les droits des personnes handicapées, s’est ouvert ce vendredi dans la salle de formation de la direction des personnes handicapées relevant de la moughataa d’Arafat, dans la wilaya de de Nouakchott Sud.

Cet atelier de deux jours, organisé en partenariat et avec le soutien de l’Union Africaine des Aveugles et l’Association Norvégienne des Aveugles et des Malvoyants a débuté par un discours de bienvenue prononcé par président de l’ANAM, M. Mohamed Salem Ould Bouh, qui a présenté le thème de l’activité et l’agenda des travaux, encourageant les participants à enrichir les échanges et à tirer profit des exposés présentés par les experts afin d’arriver à résultats satisfaisants.

Prenant à son tour la parole, le président de la Fédération mauritanienne des associations nationales de personnes handicapées M. Lehbouss El Id, a salué l’importance de l’atelier, invitant les participants à interagir de manière constructive avec les experts afin d’atteindre les objectifs fixés. Il a également remercié les autorités pour leur soutien à la Fédération en général et à l’ANAM en particulier, dans la poursuite de leurs nobles objectifs.

Intervenant à son tour, la présidente de la commission des femmes et des jeunes au sein d’ANAM Mme Wouro Ba, a insisté sur l’importance de la participation active des femmes au plaidoyer objet de l’atelier. Elle a exhorté également les femmes et les filles malvoyantes à profiter des présentations faites par les experts et à participer activement aux discussions afin d’assurer une contribution positive.

La première journée de l’atelier susmentionné, organisée en présence du Directeur des Personnes en Situation d’Handicap au ministère de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Famille, M. Alyenne Haidara et du directeur adjoint de la Culture au ministère de la Culture, des Arts et de la Communication M. Ahmed Ould Sid Mohamed, a été consacrée à des présentations sur la Convention de Marrakech et sur le droit d’auteur et les droits voisins.

Ces présentations ont été suivies d’une séance de questions-réponses. Demain, deuxième journée de l’atelier, un compte rendu de la première journée sera présenté, suivi d’une discussion et d’une validation des résultats. Une présentation du Protocole africain relatif aux droits des personnes handicapées sera ensuite donnée, après laquelle, les participants seront répartis en groupes pour présenter les résultats de leurs discussions. Ces échanges devront conduire à d’importantes recommandations avant la clôture de l’atelier.

Il convient de noter que le Traité de Marrakech (2013) est un instrument juridique international essentiel pour promouvoir l’accès aux œuvres publiées pour les personnes aveugles et malvoyantes, tandis que le Protocole africain vise la protection intégrale des droits des personnes handicapées. Le Traité de Marrakech prévoit des exceptions au droit d’auteur afin de garantir l’accessibilité des livres, tandis que le Protocole africain garantit l’inclusion sociale et la dignité des personnes handicapées dans le contexte africain.

Si le Traité de Marrakech joue un rôle essentiel en remédiant à la pénurie de livres dont souffrent les personnes malvoyantes en leur donnant accès à l’information et au savoir dans plus de 124 pays, le Protocole africain relatif aux droits des personnes handicapées complète la convention internationale. Il vise notamment à promouvoir les droits humains et les libertés fondamentales des personnes handicapées (physiques, mentales, intellectuelles et sensorielles) sur un pied d’égalité. le point commun des deux réside également dans le passage d’une approche axée sur la prise en charge à une approche axée sur les droits, garantissant ainsi aux personnes handicapées leur autonomie et un accès complet à l’information et à la vie publique.

Retraités, les oubliés de la République

Dans quelle frange de la population sont classés les retraités ? La question mérite d’être posée, tant leur situation semble ignorée, voire effacée des priorités nationales.

Aujourd’hui, les retraités se répartissent en deux grandes catégories :

■Les retraités de la fonction publique, dont la prime mensuelle oscille entre « 7500 » et « 10 000 MRU »

■Les retraités relevant des conventions collectives (secteur privé et semi-public), percevant des primes dérisoires allant de 1 200 MRU par mois à 5 000 MRUpar mois payable tous les trois mois.Ils sont environ 40 000, il faut compter au minimum 05 personnes par foyer pour la fonction publique et 35 000 pour le privé.

Derrière ces chiffres, ce sont « 75 000 vies », « 75 000 » parcours, « 75 000 » sacrifices au service de la nation.

Ces hommes et ces femmes, qui ont consacré leur jeunesse, leur énergie et parfois leur santé à construire ce pays, se retrouvent aujourd’hui relégués à une existence précaire, marquée par l’angoisse du lendemain. Comment vivre dignement avec de tels revenus dans un contexte de vie chère, de hausse continue des prix et d’érosion du pouvoir d’achat ?La réalité est brutale :

  • Des retraités incapables de se soigner correctement
  • Des familles contraintes de les prendre en charge malgré leurs propres difficultés
  • Une dépendance humiliante après une vie d’autonomie et de labeur.Ce constat est plus qu’un problème social : c’est « une question de dignité nationale ».

Une nation qui oublie ses retraités renie une partie de son histoire.Elle envoie un message inquiétant à sa jeunesse : celui que le travail, l’engagement et le service ne garantissent ni sécurité ni respect une fois l’âge venu.

Notre appel:

* Revaloriser significativement les pensions

* Harmoniser les régimes entre public et privé

* Garantir un minimum vital décent pour tous les retraités

* Mettre en place des mécanismes de protection sociale adaptés

Car au-delà des chiffres, il y a une exigence morale : offrir à ceux qui ont servi la nation une fin de vie digne, ce n’est pas une faveur, c’est une dette. Et aujourd’hui, cette dette reste impayée.

 

ASD

FMI : le Mauritanien Zeine Zeidane nommé à la tête du département Afrique

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé, ce vendredi 3 avril 2026, l’intention de sa directrice générale Kristalina Georgieva de nommer le Mauritanien Zeine Zeidane directeur du département Afrique. Il succédera à Abebe Aemro Selassie, dont le départ à la retraite est prévu le 1er mai 2026. L’annonce a été officialisée par le FMI dans un communiqué publié à Washington.

Le pays dispose de réserves suffisantes pour une durée de 8 à 10 mois, déclare le Patron des patrons

Le secteur privé est totalement engagé à respecter l’accord conclu avec le ministère du Commerce et du tourisme, portant sur la stabilisation des prix des produits de base pour une durée de quatre mois, a déclaré aujourd’hui jeudi 2 avril courant, le président de l’Union nationale du patronat mauritanien, Mohamed Zeine El Abidine Ould Cheikh Ahmed.

Une commission spécialisée se penchera, à l’issue de cette période, sur les mécanismes de fixation de nouveaux prix, a ajouté le Patron des patrons, rassurant les citoyens quant à la disponibilité des stocks alimentaires.

Le pays dispose de réserves suffisantes pour une durée de 8 à 10 mois, notamment 175 000 tonnes de blé, avec 190 000 tonnes supplémentaires attendues prochainement, a-t-il dit.

Il dispose également d’’un stock de sucre couvrant dix mois et environ 165 000 tonnes de riz, en attendant le lancement de la production locale dans deux mois et demi, a poursuivi Zeine El Abidine.

Il a enfin remercié les importateurs pour les efforts consentis depuis le début de la crise, expliquant qu’ils avaient pris l’initiative, dès le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, d’assurer de nouveaux approvisionnements en produits de base.

Ces cargaisons arriveraient dans les plus brefs délais, tout en respectant pleinement les accords conclus avec l’État, malgré les pertes que cela pourrait entraîner, plaçant l’intérêt du citoyen au premier rang des priorités, a-t-il conclu.

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