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Journée mondiale de la presse en Mauritanie : l’injuste oubli du doyen Mamadou Gueye

Pendant que les discours se succédaient, que les trophées étaient remis et que les hommages défilaient à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée en Mauritanie le 03 mai dernier, un nom semblait absent des distinctions et des reconnaissances officielles : celui du doyen Mamadou Gueye.

Un oubli difficile à comprendre au regard de son immense parcours dans les médias mauritaniens.

Car derrière ce visage calme et discret se cache l’un des parcours les plus impressionnants du journalisme audiovisuel mauritanien. Une mémoire vivante de la télévision et de la radio nationales. Un homme qui a traversé plusieurs générations de médias, formé des journalistes, réalisé des documentaires majeurs et occupé presque toutes les fonctions stratégiques dans l’audiovisuel public.

Né en juin 1955 à Kaédi, Mamadou Gueye appartient à cette génération de pionniers qui ont construit les médias mauritaniens à une époque où le journalisme relevait davantage de la mission que du confort professionnel.

Dès 1975, il débute à Radio Mauritanie. À l’époque, les moyens techniques étaient limités, les infrastructures fragiles et le métier encore en pleine construction. Mais très vite, il se distingue par sa rigueur et sa passion pour le reportage.

Après ses premières années dans la radio, il poursuit une formation de haut niveau au prestigieux CESTI de Dakar où il obtient en 1984 un Diplôme Supérieur de Journalisme, option télévision. Une formation rare pour un Mauritanien à cette époque. Son parcours académique le conduit ensuite dans plusieurs grandes écoles et centres internationaux de journalisme et de communication, notamment à Lille, Marseille, Paris, Montréal et Tunis.

À son retour, il devient l’un des grands visages de la Télévision de Mauritanie.

Entre 1985 et 1993, il exerce comme écrivain-journaliste et grand reporter à la TVM. Une période durant laquelle il couvre les grandes mutations sociales, économiques et politiques du pays. Puis il accède au poste de rédacteur en chef de la télévision nationale pendant près de quinze ans, de 1993 à 2007.

Quinze années à gérer l’information audiovisuelle publique dans un contexte souvent complexe, marqué par les transitions politiques, les défis médiatiques et les transformations technologiques.

Mais Mamadou Gueye n’était pas seulement un homme de rédaction.

Il était aussi un homme de terrain.

Un raconteur de la Mauritanie profonde.

Ses réalisations documentaires constituent aujourd’hui une véritable mémoire audiovisuelle nationale. Il a travaillé sur la lutte contre la désertification, les barrages de l’OMVS, le retour des réfugiés mauritaniens, l’accès des femmes rurales à la terre, la gouvernance foncière, l’autosuffisance alimentaire, la lutte contre la malnutrition, les enjeux de la pêche, la biodiversité ou encore l’électrification du pays.

Bien avant que certains découvrent les concepts de “journalisme de développement” ou de “documentaire institutionnel”, Mamadou Gueye sillonnait déjà les régions, les villages, les zones rurales et les projets de développement pour raconter les réalités du pays.

Il a également occupé plusieurs fonctions de haut niveau : conseiller technique du directeur général de la TVM, directeur de production à TVM Plus, directeur adjoint, consultant senior en communication, formateur en journalisme à la HAPA, avant de diriger Media Vision Mauritanie, une société de production audiovisuelle.

Ce parcours force le respect.

Parce qu’il ne s’agit pas simplement d’un ancien journaliste.

Il s’agit d’un bâtisseur.

D’un homme qui a consacré près d’un demi-siècle à la radio, à la télévision, à la formation et à la production audiovisuelle en Mauritanie.

Et pourtant, lors des récentes distinctions organisées à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, son nom n’a pratiquement pas été cité.

Comme si toute une génération pouvait disparaître du récit médiatique national.

Cet oubli est douloureux.

Parce qu’il dépasse la personne de Mamadou Gueye.

Il pose la question de la reconnaissance des pionniers des médias mauritaniens. De ceux qui ont travaillé dans l’ombre, sans réseaux sociaux, sans visibilité permanente, mais avec professionnalisme, dignité et engagement.

Un pays qui oublie ses anciens journalistes oublie aussi une partie de sa mémoire collective.

Et dans le cas de Mamadou Gueye, cet oubli ressemble profondément à une injustice.

Souleymane Djigo

MARACANA-Mauritanie : Une formation/initiation qui vient à point nommé !

Sous l’égide de la Fédération Internationale de Maracana Associations (FIMAA), l’Association Mauritanienne de MARACANA (AMAMA) après l’installation du Comité Directeur et le lancement de la discipline compte organiser un événement en vue de la promotion et de la vulgarisation du MARACANA, en Mauritanie.

Cet événement qui aura lieu du 13 au 18 Mai 2026 à l’Espace Jeunes d’El Mina comprend un atelier destiné au renforcement des capacités des acteurs et deux matchs d’exhibition (Hommes et Dames).

L’Association Mauritanienne de Maracana (AMAMA) s’appuiera sur l’expertise de l’Instructeur International FIMAA Monsieur BAMBA MOUSSA (voir photo), émissaire de la FIMAA pour la vulgarisation de la discipline dans le pays.

A fort potentiel de jeunes sportifs pratiquants, le pays qui figurait en qualité d’observateur, par cette démarche prend le train en marche vers la vulgarisation, la promotion et le développement du Maracana. Très prisée en Afrique de l’ouest, elle fait ses émules.
Outre des pays de l’Afrique de l’Ouest, des pays d’Amérique : (Canada, Etats-Unis, Jamaïque, Brésil) et d’Europe : (Belgique, France) et d’Asie (Chine) affichent leur présence dans cette discipline de masse, très appréciée.

Sport spectaculaire et populaire en Afrique, alliant technique et virtuosité, le Maracana est né en Côte d’Ivoire où s’est d’ailleurs disputée, la première Coupe du Monde (27 septembre au 6 octobre 2024) au Palais des Sports de Treichville et qui avait réuni 16 nations.

Le Maracana se pratique généralement sur un terrain de Hand ball ou de futsal avec un ballon de football et des camps minuscules, sans gardien de but et qui se joue à 6 contre 6, avec l’obligation de marquer dans la surface de réparation.

La Guinée-Bissau sous l’égide de la Fédération Internationale de Maracana Associations (FIMAA) avait organisé la 11ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations de Maracana (MARA’’CAN) du 02 au 05 octobre 2025 et qui avait réuni dix équipes africaines en hommes et quatre en Dames.
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Mort de Maurice Freud l’homme qui aura bâti des liens, des itinéraires humains et des fidélités profondes entre des peuples

Il y a des hommes qui construisent des entreprises, d’autres qui bâtissent des empires commerciaux. Maurice, lui, aura bâti des liens, des itinéraires humains et des fidélités profondes entre des peuples, des territoires et des générations entières d’acteurs du tourisme saharien.

Pour chaque article romancé sur le désert, pour chaque émission exaltant l’aventure saharienne, pour chaque touriste tombé amoureux de la Mauritanie et adopté par ses habitants, il y avait souvent, quelque part derrière le décor, la main, l’intuition ou l’obstination de Maurice Freund.

Oui Maurice, tu as toujours été là. Pour le coup de pouce comme pour le coup de gueule. Et lorsqu’il fallait oser, tu étais toujours loin devant les autres.

Les plus indulgents parlaient d’un « outsider ». Mais ceux qui t’ont réellement connu savaient surtout que tu étais un homme libre, capable d’aller là où personne ne voulait aller, parce que derrière les destinations, tu voyais d’abord les populations locales, les équilibres fragiles, les vies qui pouvaient être transformées. Chez toi, il y avait toujours plus de passion que de calcul, plus de conviction que de logique marchande. Dans un secteur souvent dominé par les tableaux Excel et les études de rentabilité, Maurice restait guidé par une autre boussole : faire voler un avion, satisfaire un voyageur et permettre à des communautés entières de vivre dignement de leur hospitalité.

J’ai connu dans mon parcours beaucoup de “partenaires”. Mais des hommes comme Maurice Freund, je n’en ai connu aucun. Il était unique dans son genre..

Son retour sur investissement n’était ni boursier ni financier. Son bénéfice, c’était un avion qui atterrit à Atar, un guide qui travaille, un chamelier qui nourrit sa famille, un cuisinier qui apprend un métier, un touriste qui repart transformé par le désert et par la rencontre humaine.

Quand il a été décoré de la médaille de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite par la Ministre Khadijetou Mbareck Fall, il a eu les larmes aux yeux. Un grand moment d’émotion. Pour Maurice c’était cela sa récompense, la reconnaissance.

Le tourisme saharien nous est presque “tombé dessus”. Mais il nous est tombé dessus parce qu’au même moment existaient deux visionnaires capables de lire l’instant favorable : Maurice Freund et Mohamed Saleck Heyine. L’un pour l’avion, l’autre pour comprendre immédiatement ce que représentait cette opportunité historique pour la Mauritanie et particulièrement pour l’Adrar. Avec Abderrahmane Doua et le partenariat Point Afrique/Somasert, ils avaient compris avant beaucoup d’autres ce pour quoi notre pays avait de véritables prédispositions.

Je parle volontairement de prédispositions plutôt que de potentialités. Car certains territoires sont naturellement faits pour certaines choses. Et le désert mauritanien, par son immensité, son silence, son hospitalité et son authenticité, portait en lui cette vocation rare.

À l’époque, rien n’était pourtant évident. Le produit désert était encore marginal. Les grandes destinations sahariennes traversaient des difficultés, notamment l’Algérie, pourtant référence majeure dans ce domaine. D’autres pays avaient investi depuis longtemps dans le balnéaire, les circuits culturels haut de gamme ou les infrastructures hôtelières sophistiquées. Nous, nous partions presque de rien.

Avec le recul, on mesure mieux encore l’ampleur de ce pari fou : lancer du jour au lendemain une activité touristique structurée sans véritable vivier local de professionnels. Et pourtant, les opérateurs de l’Adrar, mais aussi les populations elles-mêmes, ont démontré une extraordinaire capacité d’adaptation. Maurice y veillait personnellement. Il voulait que l’activité fonctionne, mais aussi que les Mauritaniens apprennent, progressent et deviennent les véritables acteurs de cette aventure. Guides, chauffeurs, chameliers, cuisiniers, artisans : toute une génération s’est formée dans le sillage de cette dynamique.

Des fortunes se sont construites autour de cette aventure. Mais Maurice, lui, restait fidèle à lui-même : capable de mettre son dernier euro pour faire décoller un avion vers une destination en laquelle il croyait.

Et quelle période ce fut…

L’Adrar allait connaître une activité touristique jamais égalée jusqu’à aujourd’hui. La saison 2006-2007 atteindra près de 22 000 visiteurs. Pour une région vivant essentiellement de l’économie oasienne et du tourisme, ce fut une transformation profonde. Une étude du PNUD avait même montré que l’activité touristique avait réduit de moitié la prévalence de la pauvreté dans la région.

Mais Maurice n’amenait pas seulement des touristes. Dans le sillage des avions arrivaient aussi la solidarité, les projets d’eau, les actions de santé, les soutiens éducatifs, les échanges humains. On venait en Mauritanie pour découvrir, mais aussi pour partager et apprendre. On venait pour le voyage utile.

Puis survint le drame.

Le 24 décembre 2007, l’assassinat abject d’une famille de touristes français fit brutalement tomber le rideau sur la destination Mauritanie. En quelques heures, notre pays basculait dans l’imaginaire international de terre d’hospitalité à territoire à éviter. Ce fut une onde de choc dévastatrice. Et ce jour-là, beaucoup d’entre nous comprirent à quel point le développement économique dépend aussi de la sécurité et de l’image sécuritaire.

Durant ces longues années de désert touristique, rares furent ceux qui restèrent réellement à nos côtés. Deux hommes pourtant ne lâchèrent jamais prise : Jean-Louis Schlesser avec l’Africa Eco Race qui jamais n’arrêta de venir et Maurice Freund.

Contre les “Conseils aux voyageurs”, contre les surenchères des assureurs, contre les réticences des compagnies aériennes et les inquiétudes diplomatiques, Maurice continua inlassablement le combat. Dix années durant, il chercha la moindre ouverture, la moindre faille permettant de ramener les avions vers Atar.

Jamais il n’abandonna.

C’est aussi avec lui que j’ai appris ce qu’était le lobbying au plus haut niveau. Maurice rencontrait des présidents, des ministres, des décideurs. Il plaidait sans relâche la cause de la Mauritanie. Il avait même porté ce combat auprès des présidents Hollande puis Macron pour obtenir une révision du “Conseil aux voyageurs”. Et il ne venait jamais seul : experts sécuritaires, opérateurs reconnus, personnalités crédibles accompagnaient systématiquement son plaidoyer.

Cette persévérance allait finalement payer en 2017 grâce à la mobilisation conjointe de la Ministre Naha Hamdi Mouknass en Mauritanie et du réseau d’influence activé par Maurice en France, avec notamment le Général Marc Foucaud, Lionel Habasque de Terres d’Aventure et plusieurs autres soutiens majeurs.

Je me souviens encore de cette course contre la montre pour finaliser le contrat de relance des vols charters. Le projet avait même été rédigé sur l’ordinateur de la réception du Monotel. Je ne me rappelle plus si j’étais au clavier et Lionel Habasque penché au dessus ou l’inverse! Mais nous avions notre contrat. Et le 24 décembre 2017, exactement dix ans jour pour jour après le drame qui avait tout arrêté, le premier vol test de relance atterrissait à Atar.

Quel symbole…

Dans l’une des photos, Maurice tenait ce sous son bras le contrat des avions comme un homme qui refusait depuis dix ans de laisser mourir une conviction.

Cette relance allait réussir. D’abord avec 14 rotations tests, puis avec le retour d’une saisonnalité normale la saison 2018-2019 avec la Ministre Khadijetou Mbareck Fall dans la même rigueur et expertise. Et derrière cette victoire, il y avait l’acharnement d’un homme qui n’avait jamais cessé d’y croire.

Même dans les dernières années, Maurice poursuivait encore cette idée du voyage utile et du développement durable, notamment avec Pierre Rabhi autour du projet de Maaden El Irvane dans l’Adrar.

Aujourd’hui, la Mauritanie, l’Adrar et tous les acteurs du tourisme saharien sont orphelins.

Parce qu’au-delà du professionnel, nous perdons surtout un homme rare : passionné, libre, obstiné, profondément humain et incapable d’abandonner ceux qu’il considérait comme les siens.

À tous ses proches, à sa famille, et particulièrement à mon frère et ami Philippe Freund, j’adresse mes condoléances les plus sincères et les plus attristées.

Repose en paix Maurice.

Le désert n’oubliera pas ton nom

Mahmoud mmbn

Kinross Tasiast se renforce avec une pelle de 800 tonnes et de 10 mètres de haut

La mine d’or Kinross Tasiast a récemment célébré la mise en service d’une pelle Hitachi EX8000-6, désormais la plus grande pelle minière de ce type en Mauritanie. Il s’agit de la première EX8000 du pays et seulement de la quatrième livrée en Afrique.

Configurée en godet de front de taille, elle pèse plus de 800 tonnes et mesure près de 10 mètres de haut. Dotée d’un godet de 40 m³, elle permettra, selon Kinross Tasiast, d’améliorer considérablement l’efficacité des opérations grâce à une capacité de chargement accrue et à l’optimisation des cycles de transport.

Assemblé et mis en service en un mois seulement, ce projet a été réalisé grâce à la mobilisation exemplaire des équipes, des partenaires techniques et des prestataires de services de Kinross Tasiast, témoignant d’un haut niveau de coordination, de savoir-faire et de collaboration.

Cette mise en service marque une nouvelle étape importante dans le développement des capacités minières de Kinross Tasiast et démontre la confiance dans le potentiel et l’avenir du site.

L’EX8000 a été acquis pour Tasiast l’année dernière, en même temps qu’une chargeuse sur pneus Caterpillar 995.

La mine a travaillé en étroite collaboration avec SMT Africa, distributeur Hitachi pour la Mauritanie.

À Tasiast, le minerai et les stériles sont extraits par gradins de 10 m selon des méthodes conventionnelles à ciel ouvert, principalement à partir de la fosse West Branch, et ce jusqu’en mai 2024.

L’exploitation a également débuté à la fosse Piment en mai 2024 et à la fosse satellite Fennec en juin 2025. La hauteur des gradins à West Branch a été portée à 15 m pour la phase 5 de la fosse (WB5).

La nouvelle pelle EX8000 sera intégrée à la flotte de camions Tasiast, composée de 47 Caterpillar 793D (220 t), six Hitachi EH4000 (220 t) et deux Komatsu HD785 (92 t). Jusqu’à présent, le chargement était principalement assuré par six pelles Caterpillar 6060 et deux pelles Bucyrus RH340B. Trois chargeuses frontales Caterpillar 994 étaient utilisées pour la manutention et quatre Komatsu PC1250 pour le chargement auxiliaire des camions Komatsu plus petits.

Par ailleurs, lors de l’extension de l’usine de traitement à une capacité de 24 000 t/j, une pelle Caterpillar 6060 et cinq camions-bennes Hitachi EH4000 ont été ajoutés à la flotte mobile principale afin de soutenir la production.

Suite à l’agrandissement de l’usine, l’exploitation minière de Piment a ajouté deux camions Cat 793 et ​​un EH4000, tandis que l’exploitation à ciel ouvert satellite de Fennec a ajouté huit camions de transport Caterpillar 777, une pelle Caterpillar 6030 et une chargeuse sur pneus Caterpillar 992.

Des techniques de dynamitage, notamment le prédécoupage et le dynamitage de trous de protection, sont utilisées pour protéger les parois de la fosse. Le minerai est acheminé directement de la mine et du stock vers le concasseur primaire. Le circuit de broyage produit un produit dont 80 % passe à travers 90 microns, lequel est traité dans un circuit conventionnel de lixiviation au carbone inorganique (CIL) pour produire des lingots d’or. Le taux de récupération de l’or est en moyenne de 93 %. Les résidus issus du procédé CIL sont actuellement pompés vers le bassin de stockage des déchets (TSF).

La production commerciale d’or à Tasiast a débuté en janvier 2008 sous la direction de Red Back.

Depuis l’acquisition de Tasiast par Kinross en 2010, environ 5,1 millions d’onces ont été produites. La production de Tasiast s’est poursuivie jusqu’à fin 2025. Durant cette même période, un total de 1 031 Mt de matériaux ont été extraits de différentes fosses, dont environ 77 Mt en 2025.

Les stériles sont utilisés pour la construction des routes de transport et des barrages de résidus miniers, selon les besoins. Le réseau routier existant est bien développé et nécessite un entretien régulier. Des routes supplémentaires seront également nécessaires tout au long de la durée de vie de la mine. Ces routes seront construites à l’aide des flottes minières et de soutien actuelles.

L’électricité sur le site minier est fournie par une combinaison de production thermique et solaire. Pour la production thermique, le site minier dispose de deux centrales principales alimentées au fioul lourd, d’une puissance respective de 40 MW (Phase 2) et 19 MW (Phase 1), équipées de moteurs alternatifs à vitesse moyenne. Deux autres centrales (Phase 1 – 14 MW, Village des employés de Tasiast – 9 MW) sont généralement mises en service uniquement pendant les périodes de maintenance des centrales principales.

Tasiast a également construit une centrale solaire photovoltaïque d’une capacité de production de 34 MW et un système de batteries de 18 MW. La première injection d’électricité produite sur le réseau du site a eu lieu en décembre 2023. La centrale est rentable et permet de réduire les émissions de CO2 jusqu’à 44 000 tonnes par an, soit environ 544 000 tonnes depuis sa mise en service sur toute la durée de vie de la mine. Cela pourrait permettre d’économiser environ 160 millions de litres de fioul lourd sur la même période.

De grands projets d’infrastructures seront lancés pour accroître la production d’eau, affirmé la ministre de l’hydraulique

Garantir l’accès à l’eau potable et améliorer les services d’eau sur l’ensemble du territoire national constituent des priorités stratégiques pour le département, a affirmé la ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mme Amal Mint Maouloud.

Ils représentant également  un défi permanent auquel le gouvernement s’efforce de répondre par la mise en œuvre de grands projets d’infrastructures visant à accroître la production d’eau et à assurer sa distribution, a ajouté la ministre, selon laquelle, le Président Ghazouani  a fait du secteur de l’Hydraulique une priorité absolue du gouvernement, compte tenu de son importance vitale pour la vie des citoyens.

Toujours selon elle, les projets mis en œuvre dans ce secteur ont connu un développement significatif au cours des 7 dernières années, passant en revue les principaux projets actuellement supervisés par son département pour développer et sécuriser la production d’eau.

La Mauritanie connaît, pour la première fois depuis son indépendance, la mise en œuvre simultanée de projets visant à développer diverses sources d’eau, parallèlement à la création de nouvelles sources pour répondre à la demande croissante, a poursuit Mme Amal.

Les projets de Dhar, d’Aftout El Charghi, de Bouhchicha, de Boulenouar, d’Aftout Es-Saheli et d’Idini, ainsi que les projets de forage de puits intérieurs, ont contribué de manière significative à l’augmentation de la capacité de production afin de répondre à la demande croissante résultant de la croissance démographique et de l’expansion urbaine du pays, a-t-elle souligné.

La production du projet Idini a atteint 55 000 mètres cubes par jour alos que la capacité de production du projet d’Aftout sahli passera de 115 000 à 225 000 mètres cubes par jour une fois les travaux terminés en 2028, a-t-elle révélé.

Par ailleurs, les travaux achevés de Dhar ont contribué à une augmentation de la production d’environ 3 000 mètres cubes par jour et les préparatifs sont également en cours pour un nouveau projet énergétique qui doublera la production, la portant à 20 000 mètres cubes par jour, a-t-elle souligné.

La deuxième phase du projet Aftout Charghi a permis d’accroître la production de 5 000 à 15 000 mètres cubes par jour, assurant ainsi l’approvisionnement en eau de plus de 400 villages répartis sur trois wilayas, a indiqué la ministre.

Les travaux de maintenance et d’extension du champ de Bouhchicha ont également permis d’augmenter la production d’environ 2 000 mètres cubes par jour, a précisé Mint Maouloud.

Concernant Nouakchott, le département continue d’améliorer la production des deux principales sources d’eau de la capitale : Aftout Sahli et Idini, avec la perspective de l’augmentation du projet d’amélioration de la production d’Idini de plus de 60 000 mètres cubes par jour, tandis que la deuxième phase d’Aftout sahli fournira 75 000 mètres cubes supplémentaires par jour, a dit la ministre.

Ces projets porteront la capacité de production de la capitale à environ 260 000 mètres cubes par jour d’ici la fin de l’année et devraient dépasser les 330 000 mètres cubes par jour d’ici 2028, a ajouté Mme Amal, révélant l’existence d’un projet de dessalement d’eau de mer à Nouakchott, d’une capacité de production allant jusqu’à 300 000 mètres cubes par jour.

Ce projet constituera à long terme une troisième source d’eau stratégique pour la capitale, notamment pour répondre aux besoins des zones périphériques et des nouveaux développements urbains.

Évoquant les défis à relever, la ministre a souligné que l’urbanisation anarchique représente l’un des principaux obstacles à l’accès universel à l’eau potable. Elle a appelé à une meilleure organisation des zones résidentielles afin de faciliter leur raccordement au réseau d’eau et d’alléger la pression sur les ressources en eau limitées.

Concernant l’assainissement, la ministre a expliqué que Nouakchott n’a jamais bénéficié d’un réseau d’égouts moderne et complet depuis sa création. Elle a indiqué que le département s’emploie actuellement, dans le cadre du programme d’urgence de la capitale, à résoudre le problème des eaux stagnantes en construisant et en étendant les réseaux de drainage des eaux pluviales, en construisant des stations de pompage et en vidant et comblant plusieurs étangs et marais.

Le Commissariat aux Droits de l’Homme Démentit des fausses allégations …fac-similé

Les déclarations relayées récemment par un député également président d’une organisation de la société civile, prétendant que la délégation officielle de la République Islamique de Mauritanie aurait été exclue des travaux de la session de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), sont totalement fausses et dénuées de tout fondement.

Le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile ( CDHAHRSC),  tient à préciser que ces allégations ont été diffusées alors que la délégation officielle était encore en route vers Banjul et n’était pas encore arrivée sur le lieu de la session.

D’ailleurs la session de la CADHP ne devait officiellement débuter que le lundi 11mai 2026, tandis que les déclarations en question ont été faites le samedi 09 mai 2026.

La délégation mauritanienne participe normalement aux travaux de la CADHP, dans un esprit d’engagement constructif, de dialogue et de coopération avec les mécanismes africains des droits de l’homme, conformément à l’approche constante de la Mauritanie en matière d’interaction avec les instances régionales et internationales compétentes.

Le CDHAHRSC appelle, en outre , à davantage de responsabilité dans le traitement et la diffusion des informations relatives aux institutions nationales et aux engagements internationaux du pays.

Il importe de vérifier l’exactitude des informations auprès des sources compétentes avant leur publication ou leur partage , afin d’éviter la manipulation de l’information de nature à induire l’opinion publique en erreur et de porter atteinte à la crédibilité des institutions.

Banjul le 10 mai 2025
Le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile

 

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