par Webmaster | 26 05 26 | Actualitès, Politique
Sénégal : Bassirou Diomaye Faye nomme Ahmadou Al Aminou Lô Premier ministre après le départ de Sonko
Le Sénégal ouvre une nouvelle séquence politique. Le président Bassirou Diomaye Faye a désigné lundi 25 mai Ahmadou Al Aminou Lô comme nouveau Premier ministre, selon un décret lu à la télévision publique sénégalaise.
Ancien cadre de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Ahmadou Al Aminou Lô occupait jusqu’ici des fonctions stratégiques au sein de l’exécutif sénégalais.
Le Chef de l’État lui adresse ses chaleureuses félicitations et lui souhaite plein succès dans l’exercice de ses fonctions au service de la Nation.
Cette nomination s’inscrit dans la volonté du Président de la République de poursuivre, avec engagement et responsabilité, la mise en œuvre des priorités nationales, le renforcement de l’efficacité de l’action publique et l’accélération des réformes au bénéfice des Sénégalaises et des Sénégalais.
par Webmaster | 26 05 26 | Actualitès, Justice, Politique
Les nouvelles technologies peuvent rendre les systèmes judiciaires plus justes, moins coûteux et plus rapides. Aujourd’hui, les juges et les avocats, ainsi que les systèmes judiciaires dans leur ensemble, adoptent de plus en plus d’outils basés sur l’intelligence artificielle.
Aujourd’hui, les juges et les avocats, ainsi que les systèmes judiciaires dans leur ensemble, adoptent de plus en plus d’outils basés sur l’intelligence artificielle.
En Mauritanie, la numérisation de la justice s’accélère à travers la mise en place de services dématérialisés et le renforcement des infrastructures.
Le ministère de la Justice déploie un vaste programme de modernisation, axé notamment sur la digitalisation des procédures administratives pour faciliter le quotidien des citoyens
L’Autorité de protection des données à caractères personnel est un régulateur national chargé de veiller à la conformité des traitements de données personnelles sur le territoire mauritanien.
Afin d’être mieux édifié sur cette importante problématique de l’usage de l’IA dans le système judiciaire, nous avons réalisé une interview exclusive avec le magistrat mauritanien Cheikh Sidi Mohamed Cheina.
Doté d’un parcours académique et d’une expérience professionnelle solide il fut Président du Tribunal spécial chargé des crimes d’esclavage et de traite des êtres humains
L’interview est axée sur les enjeux cruciaux de la modernisation judiciaire et l’impact de l’intelligence artificielle (IA) dans le droit contemporain.
Entretien :
Question : Monsieur le Président, votre parcours académique en France et votre longue expérience au sein de la magistrature mauritanienne font de vous un observateur privilégié des mutations du droit. Comment voyez-vous l’introduction de l’Intelligence Artificielle dans les tribunaux ?
Magistrat Cheikh Sidi Mohamed Cheina (MCSMC) : L’intelligence artificielle représente un tournant historique incontournable. Dans mes écrits sur les mutations de notre institution, j’ai toujours soutenu que la justice doit évoluer avec son temps pour rester une valeur constante et garante des droits. L’IA offre une opportunité majeure pour renforcer l’efficacité de la justice, automatiser certaines tâches chronophages et accélérer le traitement des procédures complexes. Cependant, ma position est ferme : l’IA doit impérativement rester un outil d’accompagnement et ne jamais se substituer au discernement humain.
Question : Vous avez dirigé le Tribunal spécial chargé des crimes d’esclavage, de la traite des personnes et du trafic de migrants. Dans des contentieux criminels aussi sensibles et profondément humains, l’IA a-t-elle sa place ?
MCSMC : Justement, c’est là que la frontière éthique doit être la plus rigide. Nos juridictions spécialisées traitent de violations des droits de l’homme. Un algorithme peut aider à cartographier des flux de traite, compiler de la jurisprudence ou synthétiser des milliers de pages de données factuelles. Mais l’évaluation de la souffrance humaine, l’appréciation de la culpabilité et la quête d’équité exigent de l’empathie, de l’indépendance et une conscience morale. Ce sont des attributs exclusivement humains qu’aucune machine, aussi performante soit-elle, ne pourra égaler.
Question : Vous avez souvent plaidé pour l’unité de la jurisprudence et l’harmonisation de la politique pénale. Des outils basés sur l’IA pourraient-ils aider à harmoniser les décisions de justice ?
MCSMC: Absolument. L’un des grands défis de nos systèmes judiciaires modernes est le manque d’harmonie dans l’application de la loi d’une chambre à l’autre. Les technologies de justice prédictive ou d’analyse textuelle avancée permettent d’identifier instantanément les écarts jurisprudentiels et d’apporter une meilleure visibilité aux magistrats. Cela peut s’avérer un levier d’égalité devant la loi. Mais attention au piège du « conformisme algorithmique » : le juge doit conserver sa liberté d’interpréter la règle de droit face à la singularité de chaque affaire.
Question : En tant que Secrétaire Permanent de la Fondation Scientifique Cheikh Sidi El Mokhtar El Kounti, depuis 2018, vous portez une vision moderniste pour la région du Grand Sahara. Pensez-vous que l’Afrique subsaharienne est prête pour la transition numérique du droit ?
MCSMC : Nous n’avons pas d’autre choix que d’être prêts. Notre région fait face à une instabilité chronique qui fragilise la conservation de notre patrimoine écrit et l’accessibilité au droit. Moderniser l’appareil judiciaire par la numérisation et l’IA locale, adaptée à nos réalités socio-juridiques, est un impératif. Pour réussir ce pari, nous devons investir massivement dans la formation des magistrats, des avocats et des greffiers afin qu’ils maîtrisent les enjeux éthiques et techniques de ces technologies.
Question : Quel cadre juridique préconisez-vous pour éviter les dérives de l’IA dans l’espace judiciaire mauritanien et régional ?
MCSMC : Il nous faut construire un droit de l’intelligence artificielle solide, basé sur la transparence des codes, la non-discrimination et la protection absolue des données personnelles. L’indépendance de la justice doit également être repensée. Nous ne pouvons pas dépendre aveuglément d’algorithmes conçus par des firmes technologiques privées étrangères sans supervision publique. La souveraineté de nos États se joue aussi dans notre capacité à réguler le numérique pour protéger nos justiciables.
Propos recueillis Par Bakari Gueye
par Webmaster | 26 05 26 | Actualitès, Tribunes
Chaque fois qu’un pays frère ou ami connaît des évolutions ou des tensions politiques internes, nous observons le même scénario se répéter. Certains de nos écrivains et activistes se précipitent pour prendre position, comme s’ils faisaient partie d’une équation qui ne les concerne pas.
Ils soutiennent un camp contre un autre, adoptent des positions tranchées et émettent des jugements avec assurance sur une réalité complexe dont ils ne maîtrisent pas toutes les données.
Ce comportement ne sert personne, et il ne sert surtout pas les intérêts de notre pays.
Les dynamiques internes des États relèvent d’abord des populations concernées. Elles en connaissent mieux les contextes, et elles sont les mieux placées pour les gérer selon leurs équilibres, leurs institutions et leurs intérêts nationaux.
La sagesse exige de comprendre que s’engager dans ces tensions, même par la parole, peut nous placer — sans intention — du côté d’un camp contre un autre, ce qui ne devrait pas arriver.
Prenons notre environnement immédiat comme exemple : des pays frères, dotés d’institutions solides et d’élites politiques conscientes, traversent parfois des moments de tension ou de désaccord. Mais ils disposent de l’expérience et des ressources nécessaires pour les gérer eux-mêmes.
Notre rôle n’est ni de prendre parti, ni de juger de l’extérieur, ni de transformer les espaces numériques en tribunaux pour des questions qui ne nous concernent pas. Ce qui est prioritaire, c’est le sens de la responsabilité et une certaine humilité politique.
La Mauritanie n’a pas besoin d’importer des tensions, ni d’ouvrir des fronts verbaux avec son environnement naturel. Les intérêts des États se construisent dans le calme, le respect et une bonne appréciation des situations, non dans les réactions impulsives ou l’enthousiasme momentané.
La liberté d’expression est une valeur, certes. Mais il existe une différence claire entre exprimer une opinion et s’aligner sur un camp, entre s’intéresser à un sujet et en faire un combat personnel.
Il est contradictoire d’exiger des autres le respect de notre souveraineté et de nos choix, et de tomber dans la même erreur lorsqu’il s’agit de leurs affaires internes.
L’État dispose de ses propres canaux, de ses calculs et de sa position dans la gestion de ses relations extérieures. Quant aux individus, dans ce type de dossiers, leur parole peut dépasser le simple avis et se transformer facilement en un fardeau inutile.
Nous vivons dans une région qui a besoin d’apaisement, non de provocations ; de construction de la confiance, non de son épuisement.
La sagesse n’est pas de dire tout ce que l’on sait ou croit savoir, mais de savoir quand s’abstenir d’intervenir dans les affaires des autres, et quand la maîtrise de soi constitue en soi un véritable service à l’intérêt national.
Ahmed Issa El Yedaly
par Webmaster | 26 05 26 | Actualitès, Sociétés
Les pannes signalées récemment au niveau de certains guichets automatiques de billets (GAB) des banques nationales restent des « cas isolés et limités », a déclaré aujourd’hui lundi, l’Association Professionnelle des Banques de Mauritanie (APBM).
Ces incidents ne reflètent aucun dysfonctionnement structurel du réseau des guichets automatiques dans le pays, ajoute l’Association selon laquelle, tous les problèmes ont été entièrement résolus.
Toujours selon elle, les équipes techniques des banques concernées sont intervenues dès la détection des pannes et réussi à traiter les cas enregistrés « dans les plus brefs délais », conformément aux procédures opérationnelles adoptées pour garantir la continuité des services bancaires.
Les banques mauritaniennes s’appuient sur des programmes de maintenance préventive et curative supervisés par des équipes techniques spécialisées, poursuit l’association dans un communiqué, selon lequel, elles disposent de systèmes de surveillance en temps réel qui permettent de détecter rapidement les pannes et d’intervenir immédiatement, en plus d’un système de permanence opérationnelle fonctionnant sept jours sur sept.
Les institutions bancaires assurent également l’approvisionnement régulier en espèces des guichets automatiques selon les besoins de chaque site, afin de garantir la continuité du service et d’éviter d’éventuelles perturbations, indique l’APBM.
Concernant la sécurité des transactions, l’Association a souligné que la protection des données des clients et la sécurisation des opérations bancaires représentent une « priorité absolue » pour le secteur financier. Elle a mis en avant l’adoption de systèmes de cybersécurité qui répondent aux normes internationales en vigueur.
L’Association a appelé les clients et l’opinion publique à faire preuve de vigilance face aux publications non vérifiées qui circulent sur les réseaux sociaux. Elle a estimé que certains contenus pourraient être exagérés ou sortis de leur contexte, ce qui risque de créer des inquiétudes injustifiées.
Elle a également exhorté les clients confrontés à des problèmes liés aux guichets automatiques à contacter directement leurs banques via les canaux officiels, ou à déposer une plainte via la plateforme de protection du consommateur financier « Himaya » en composant le numéro vert 1973.
En conclusion de son communiqué, l’Association Professionnelle des Banques de Mauritanie a réitéré l’engagement des banques nationales à continuer de fournir des services bancaires « fiables, sécurisés et accessibles », tout en poursuivant les efforts pour améliorer la qualité des services et renforcer la sécurité des systèmes bancaires
par Webmaster | 25 05 26 | Actualitès, Sociétés
L’arrivée des pèlerins mauritaniens à Mina s’est achevée aujourd’hui, lundi 8 Dhul-Hijjah, pour y passer la journée at-Tarwiyah jusqu’au lever du soleil le 9 Dhul-Hijjah, suivant l’exemple du Prophète Muhammad (que la paix et la bénédiction soient sur lui).
De minuit hier soir jusqu’aux premières heures de ce matin, les autorités compétentes ont supervisé le déplacement des pèlerins de leurs hébergements à La Mecque jusqu’à leurs camps à Mina, conformément aux dispositions prises pour assurer le bon déroulement des déplacements et le confort des pèlerins.
Le 9 Dhul-Hijjah, les pèlerins se rendront à Arafat où ils accompliront les prières de Dhuhr et Asr, combinées et abrégées, avant de partir pour Muzdalifah.
Ils y accompliront les prières de Maghrib et Isha, combinées et différées, ramasseront des cailloux pour le rituel de la lapidation et y passeront la nuit.
À l’aube du 10 Dhul-Hijjah, les pèlerins retourneront à Mina pour la lapidation des Jamarat al-Aqaba (le plus grand des trois piliers), puis se raseront ou se couperont les cheveux avant de procéder aux sacrifices des moutons, marquant ainsi le début de la première étape de la levée de l’ihram.
Ils se rendront ensuite à la Kaaba pour accomplir le Tawaf al-Ifadah (la circumambulation de la Kaaba), achevant ainsi la seconde étape de la levée de l’ihram.
Les pèlerins resteront ensuite à Mina pendant les jours de Tashreeq pour la lapidation des Jamarat. Ceux qui souhaitent partir plus tôt peuvent le faire après le deuxième jour.
Le pèlerinage à La Mecque va s’achever avec l’accomplissement du Tawaf al-Wida’ (la circumambulation d’adieu).
par Webmaster | 25 05 26 | Actualitès, Politique
La Mauritanie a réaffirmé son attachement inébranlable aux principes de l’unité africaine et aux valeurs fondatrices de l’action africaine commune, notamment la solidarité, le respect de la souveraineté des États et le renforcement de la coopération et de l’intégration entre les pays membres.
Dans un communiqué publié ce lundi par le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’étranger, à l’occasion de la Journée de l’Afrique, commémorant la fondation de l’Organisation de l’Unité Africaine, la Mauritanie a exprimé sa fierté du rôle qu’elle a joué lors de sa présidence de l’Union Africaine en 2024, sous la direction éclairée de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Elle a souligné les efforts qualitatifs qui ont marqué cette période et qui ont contribué à renforcer la présence du continent africain, à unifier ses positions face aux questions et défis communs, ainsi qu’à soutenir la paix et la stabilité, et à donner un nouvel élan aux priorités de développement et d’intégration continentale.
Voici le texte du communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’étranger, dont l’Agence Mauritanienne d’Information a reçu une copie :
“La République Islamique de Mauritanie, avec tous les États et peuples africains, célèbre la Journée de l’Afrique, commémorant la fondation de l’Organisation de l’Unité Africaine le 25 mai 1963.
Cet événement historique et charnière a incarné la volonté des dirigeants africains d’unir leurs rangs, de libérer le continent du joug du colonialisme et d’enraciner les valeurs de solidarité, d’unité et de coopération entre ses peuples.
Cette occasion représente une opportunité propice pour se remémorer le parcours transformateur qui a conduit à la création de l’Union Africaine, en tant qu’extension institutionnelle ambitieuse et renouvelée du projet d’unité africaine.
L’Union Africaine joue un rôle central dans la promotion de la paix et de la sécurité, la stimulation des efforts d’intégration économique et l’accompagnement des aspirations des peuples du continent vers le développement durable et la prospérité partagée.
Dans ce contexte, la République Islamique de Mauritanie souligne l’importance de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine en tant que cadre stratégique global pour la réalisation de la vision d’une “Afrique que nous voulons”, avec ses objectifs ambitieux visant à construire un continent prospère, intégré, pacifique et dont le développement est mené par ses peuples.
Elle insiste également sur la nécessité de redoubler d’efforts continentaux et de mobiliser les ressources et les volontés politiques nécessaires pour accélérer la mise en œuvre de cet agenda, afin de traduire les aspirations des citoyens africains en une réalité tangible et de renforcer la position de l’Afrique en tant que partenaire actif et influent sur la scène internationale.
Forte de son appartenance africaine inébranlable, la Mauritanie réitère son engagement ferme envers les principes de l’unité africaine et les valeurs fondatrices de l’action africaine commune, basées sur la solidarité, le respect de la souveraineté et le renforcement de la coopération et de l’intégration entre les États membres.
Notre pays est fier, à cet égard, des efforts qualitatifs qu’il a déployés sous la direction éclairée de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, lors de sa présidence de l’Union Africaine en 2024. Ces efforts ont soutenu la présence du continent, unifié ses positions face aux défis communs, contribué à renforcer la paix et la stabilité et donné un nouvel élan aux priorités de développement et d’intégration continentale.
La République Islamique de Mauritanie salue également l’importance du thème de l’année 2026 de l’Union Africaine, relatif à la garantie d’un accès durable à l’eau et à des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063. Ce thème reflète la centralité de la sécurité hydrique dans la réalisation du développement durable, la promotion de la santé publique et l’enracinement de la stabilité sociale et économique sur le continent.
Elle exprime son espoir que ce thème contribuera à stimuler l’action collective africaine et à développer des politiques et des investissements capables de garantir un accès équitable et durable à l’eau et aux services d’assainissement, au bénéfice de tous les peuples africains, et à renforcer la marche de l’Afrique vers un avenir plus prospère et plus sûr.
Vive l’Afrique libre et prospère.
Vive l’unité africaine.”