par Webmaster | 20 06 26 | Actualitès
Le ministre des Affaires économiques et du Développement, M. Abdallahi Ould Souleymane Ould Cheikh Sidiya, a signé hier, vendredi, à Bakou (Azerbaïdjan), un accord de financement avec le président du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), Dr. Muhammad Sulaiman Al Jasser. Cet accord, d’une valeur totale de 59,28 millions de dollars américains, financera un projet d’électrification de zones rurales isolées en Mauritanie.Ce projet vise à promouvoir un accès global et équitable à des services d’électricité durables et abordables dans les zones rurales, ciblant 170 communautés réparties dans les régions de l’Adrar, de l’Assaba, de l’Inchiri, du Brakna, du Hodh Charghi, du Hodh El Gharbi et du Tagant. Il s’inscrit dans le cadre des efforts nationaux visant à porter la couverture électrique de 55 % en 2024 à 100 % d’ici 2030.
Le plan de mise en œuvre repose sur un ensemble de solutions décentralisées, notamment la création de 85 petits réseaux électriques solaires d’une capacité totale de 8 mégawatts, le raccordement de 36 communautés au réseau du projet RIMDIR (Renforcement des Investissements Productifs et Énergétiques en Mauritanie pour le Développement Durable des zones rurales) et la fourniture de systèmes d’énergie solaire domestiques à 20 communautés.
Le projet prévoit également l’extension des réseaux basse et moyenne tension et la mise en place de 25 000 raccordements électriques résidentiels et institutionnels avec compteurs prépayés.
Côté développement et production, le projet prévoit l’installation de 10 plateformes énergétiques polyvalentes, comprenant des moulins, des bornes de recharge et des installations de stockage de produits laitiers, qui seront gérées et exploitées par des coopératives féminines.
Par ailleurs, 126 pompes à eau seront installées pour soutenir les activités agricoles et pastorales, et du matériel de réfrigération sera fourni pour le stockage des vaccins dans les centres de santé.
Le projet met également l’accent sur le renforcement des capacités techniques locales par l’organisation de visites d’échange avec plusieurs pays, le lancement de programmes de formation pour les techniciens locaux et la qualification de nombreux diplômés sur une période de deux ans afin de garantir l’exploitation et la maintenance durables des installations électriques.
Le projet devrait bénéficier directement à environ 123 000 citoyens, soit près de 22 000 familles, ainsi qu’à quelque 3 000 infrastructures sociales et productives, dont des écoles et des centres de santé. Il vise également à soutenir les groupes les plus vulnérables, les jeunes et les ménages dirigés par des femmes, contribuant ainsi à alléger leurs conditions de vie et à dynamiser l’activité économique locale.
L’accord a été signé en marge des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque islamique de développement à Bakou.
Source :AMI
par Webmaster | 18 06 26 | Actualitès, Economie
Le Conseil des Ministres s’est réuni, le jeudi 18 juin 2026, sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed OULD CHEIKH EL-GHAZOUANI, Président de la République.
Le Conseil a examiné et adopté les projets de texte suivants :
– Projet de décret portant transformation du Centre Supérieur d’Enseignement Technique (CSET) de Nouakchott en Institut National Supérieur de l’Enseignement Technique (INSET) et fixant ses missions, son organisation et ses modalités de fonctionnement.
Le présent projet de décret constitue une réforme structurante d’un pilier central de la formation technique et professionnelle. Il vise à doter le pays d’un Institut national d’excellence, capable de former des cadres techniques hautement qualifiés et de contribuer ainsi efficacement aux priorités nationales de développement du capital humain.
– Projet de décret portant création d’un pôle de développement dans la Wilaya du Trarza.
Le présent projet de décret vise, conformément aux dispositions de la loi n° 2025-006 du 19 février 2025 portant Code des Investissements, la création d’un Pôle de développement dans la Wilaya du Trarza, dénommé « Émergence Agricole », qui s’étend sur les Moughataas de Rosso, Tekane, R’kiz, Mederdra et Keur Macene.
La création de ce Pôle de développement s’inscrit dans la stratégie visant à structurer les filières agricoles et d’élevage, à haute valeur ajoutée et à créer un environnement propice à l’investissement privé.
Le Pôle de Développement « Émergence Agricole » s’articule autour de deux composantes principales :
i. Un bassin de production couvrant les départements de Keur Macène, Rosso, N’Tekane, R’Kiz et Mederdra, sur une superficie totale d’environ 800.000 hectares ;
ii. Une plateforme de transformation et d’industrialisation des produits agricoles et d’élevage, située à proximité de Tiguint, sur un site stratégique à mi-chemin entre les zones de production, les ports de Nouakchott et de N’Diago ainsi que l’aéroport international de Nouakchott.
La création de ce Pôle de développement aura des impacts multiformes, notamment :
• L’accroissement de la production agricole et sa valorisation en vue de l’atteinte de l’autosuffisance dans les filières maraîchères, notamment la pomme de terre, l’oignon, la tomate, le gombo, la carotte et autres cultures horticoles ;
• Le développement d’une production significative dans les filières du blé, des cultures fourragères et de l’arboriculture fruitière ;
• La structuration, la modernisation et la valorisation des filières agricoles et d’élevage orientées vers l’exportation ;
• La création d’emplois et l’insertion socio-économique, avec une attention particulière portée aux jeunes et aux femmes.
– Projet de décret portant extinction du permis d’exploitation n°8C5 octroyé à la société SOMISEL.
Conformément aux dispositions de l’article 114 du décret n°2023.048 en date du 15 Février 2023, modifiant certaines dispositions du décret n°2008/159, du 04 novembre 2008, modifié et complété, portant sur les titres miniers et de carrières, il est constaté l’extinction définitive du permis d’exploitation n°8, attribué à la Société Mauritanie de l’Industrie du Sel (SOMISEL), pour l’exploitation du gisement de sel, situé dans les wilayas du Trarza et de l’Inchiri, couvrant une superficie de 1890 km², le présent projet de décret constate la fermeture de la mine de sel, consacre le retour gracieux du gisement à l’Etat et libère la société SOMISEL de toute obligation afférente à la réhabilitation du site minier.
‐ Projet de décret concession provisoire d’un terrain à la wilaya du Trarza, Moughataa de Keur Macéne au profit de la Société El Kheir pour l’Agriculture et l’Elevage.
Dans le cadre des objectifs gouvernementaux visant à renforcer la sécurité alimentaire, à promouvoir l’industrialisation rurale et à stimuler la création d’emplois dans les zones à fort potentiel agricole et pastoral, ce projet de décret a pour but d’octroyer à cette société une concession provisoire pour l’exploitation d’un terrain d’une superficie de 845 hectares situé dans la Moughataa de Keur Macéne, Wilaya du Trarza.
Ces terres seront utilisées pour la culture du riz, du blé et des légumes, et permettront la création de 50 emplois permanents et de 60 emplois temporaires.
‐ Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain à la wilaya du Trarza, Moughataa de Keur Macéne au profit de la Société Tenmiya Assriya.
Grâce à la concession provisoire, la société aspire à exploiter un terrain agricole d’une superficie de 1.190 hectares dans la zone d’Aftout Essahili, relevant de la Moughataa de Keur Macène, Wilaya du Trarza, afin d’établir un complexe intégré pour la production, la transformation et la commercialisation de produits agricoles, notamment le blé, le riz et les légumes. Elle contribuera aussi à la souveraineté alimentaire du pays, créer de l’emploi en milieu rural, encourager l’investissement privé dans l’agro-industrie et promouvoir l’exportation de produits agricoles.
Le Ministre de la Justice, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur par intérim a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur, de la Promotion de la Décentralisation et du Développement Local a présenté une communication relative à la situation intérieure.
Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :
Ministère de la Justice
Cabinet du Ministre
Chargés des missions :
– Cheikh Abdati Saleh, précédemment Directeur des Affaires Administratives à la Direction Générale des Pénitentiaires et de Réinsertion.
– Mohamed Vall Ould Ahmed Kember, tiulaire d’un Master en Mathématiques et Statistiques.
– Ahmed Mohamed Adié, précédemment Directeur Adjoint de la Direction des Études et de la Législation.
– Ahmedou Hediti, tiulaire d’une Maîtrise en Sciences de la Communication
Conseillers :
– Conseiller chargé des Affaires Juridiques : Cheikh Mohamed Mahmoud Ould Iyaha, précédemment Procureur de Nouakchott Ouest.
– Conseiller chargé des Affaires Civiles : Mohameden Cheikh, précédemment Chargé de Mission.
– Conseiller chargé de la Politique Pénale et de l’Action Publique : Mohamed Aboubacar M’barek, précédemment Chargé de Mission.
– Conseiller chargé de la Protection Judiciaire de l’Enfant et du Genre : Idrissa Wagué, précédemment Chargé de Mission.
Administration Centrale
Direction des Etudes et de la Législation
–
– Directeur: Sidi Mohamed Ould Cheine, Juge.
– Directeur Adjoint : Cheikh El Moustapha Moustapha Biya, précédemment Directeur Adjoint des Ressources Humaines
Direction des Ressources Humaines
– Directeur adjoint : Yacoub Ndiaye, précédemment Chef de Service à la Direction des Ressources Humaines.
Direction Générale des Affaires Pénitentiaire et de Réinsertion.
Direction des Affaires Administratives
– Directeur : Cheikh Salmoun Sneiba, titulaire de Master, précédemment cadre au Ministère de l’Autonomisation des Jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service Civique
Ministère de la Fonction Publique et du Travail
Cabinet du Ministre
– Chargé de Mission : Roughaye mint Talha
Ministère de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement
Cabinet du Ministre
– Chargé de mission : Chrive Ahmed Mohamed, précédemment Attaché au Cabinet du Ministre.
Etablissements Publics
Institut Mauritanien de Recherche et de Formation dans le Domaine du Patrimoine et de la Culture
– Directeur : Mohamed Mahmoud TOLBA, titulaire d’un Doctorat en Etudes Islamiques.
Ministère de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Famille
Administration Centrale
Direction de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale
– Directeur Adjoint : Mohamed Mahmoud Mohamed Souleimane M’beirick, précédemment Chef de Service du Secrétariat Central.
par Webmaster | 17 06 26 | Actualitès, Éducation
À plus d’une heure de piste de Kiffa, la capitale de l’Assaba, le village enclavé de Gvave Guerjma s’étend en longueur sur plus de cinq kilomètres. Derrière cette géographie particulière se cache une réalité scolaire contrastée.
Ici, au cœur de la commune d’Aghaouratt, la volonté d’apprendre des enfants se heurte quotidiennement à un déficit chronique d’infrastructures.
Si l’engagement de l’État mauritanien et de ses partenaires, tels que l’UNICEF et World Vision, est salué par la communauté, l’état de délabrement des installations scolaires menace directement la qualité de l’apprentissage. Un cadre pédagogique solide … mais sans murs «Force est de reconnaître que les autorités publiques et leurs partenaires s’investissent pour offrir des conditions optimales d’éducation et de santé à nos enfants », confient les porte-paroles locaux, qui regrettent cet état de délabrement qu’on ne peut nier.
Sur le plan humain, le succès est tangible.
L’école dispose d’un point d’eau fonctionnel et le niveau des élèves, illustré par des exercices de calcul complexes au tableau, témoigne du dévouement du corps enseignant. De plus, la localité étant épargnée par le réseau mobile, les enfants évoluent dans une bulle préservée des ravages numériques des smartphones.
Pourtant, ce tableau pédagogique encourageant s’effondre dès que l’on lève les yeux sur l’environnement physique des élèves. L’enseignement se fait ici au mépris des règles de sécurité et de confort les plus élémentaires.
L’école des courants d’air et des bâches déchirées
Le véritable problème réside dans l’ossature même de l’établissement. L’école ne dispose que d’une seule et unique salle de classe en dur. Un terme bien généreux pour décrire un bâtiment démuni de portes et de fenêtres, laissant les enfants à la merci du vent et de la poussière.
Plus grave encore, son toit en zinc est en état de décomposition avancée. Pour pallier le manque d’espace, trois hangars de fortune (Photos) ont été installés dans la cour. Couvertes de bâches délabrées et déchirées, ces structures ne protègent plus rien.
Les nattes étalées aux côtés de quelques tables-bancs en mauvais état montrent par ailleurs une insuffisance des équipements pédagogiques pour renforcer la qualité de l’enseignement assuré dans cet environnement rural difficile au sein duquel, apprennent des enfants qui parcourent quotidiennement des kilomètres entre leurs parents et l’école.
Alors que la région subit des pluies précoces, ces abris précaires se transforment en pièges à eau, perturbant les cours et menaçant le matériel didactique.
Comment exiger la concentration d’un enfant lorsque le toit au-dessus de sa tête menace de s’effondrer ou de s’envoler à la moindre bourrasque ?
Une cantine sans toit sous un soleil de plomb
Ce déficit infrastructurel ne s’arrête pas aux portes des classes ; il s’invite aussi au moment du repas.
Le programme de cantine scolaire assure un repas quotidien vital composé de riz, d’huile et de haricots.
Une initiative louable, mais gâchée par l’absence d’un réfectoire ou d’un simple préau. « Les enfants mangent, c’est vrai, et nous en sommes reconnaissants. Mais ils doivent consommer leur unique plat quotidien sous un soleil ardent », déplorent, les notables locaux, avec une satisfaction mitigée.
Faute d’un espace ombragé dédié, l’heure du déjeuner devient une épreuve physique face aux températures extrêmes de l’Assaba.
Le défi de la reconstruction de Gvave Guerjma démontre que la résilience humaine a ses limites, si l’isolement technologique et un bon encadrement moral permettent aujourd’hui à ces enfants de progresser, l’absence d’infrastructures de base agit comme un plafond de verre pouvant s’écrouler à chaque instant sur leurs têtes.
Pour que ces élèves deviennent les ressources humaines de demain, l’aide matérielle ne peut plus se contenter de solutions temporaires ou de bâches en plastique.
Comme quoi, l’urgence dans l’Assaba n’est plus seulement d’enseigner, mais de bâtir des écoles solides, protectrices et dignes pour la jeunesse mauritanienne.
Mohamed Ould Mohamed Lemine (REJADE)
par Webmaster | 16 06 26 | Actualitès, Economie
Une nouvelle étape vient d’être franchie dans le paysage financier mauritanien. EMELI FINANCE a officiellement lancé ses activités à l’occasion de son événement baptisé « Launch-Lab », organisé jeudi 11 juin dernier au Sheraton de Nouakchott, en présence de représentants d’institutions publiques, de partenaires internationaux, d’acteurs du secteur privé ainsi que de la Banque Centrale de Mauritanie (BCM).
À cette occasion, l’institution a présenté sa vision d’une microfinance de nouvelle génération, reposant sur trois piliers majeurs : la digitalisation des services, l’éthique financière et la conformité aux principes de la finance islamique.
Désormais opérationnelle, EMELI FINANCE entend se positionner comme un acteur clé du financement des petites activités économiques et de l’entrepreneuriat en Mauritanie. L’établissement cible particulièrement les commerçants, artisans et jeunes entrepreneurs qui rencontrent souvent des difficultés d’accès aux services bancaires classiques.
Selon l’institution, sa mission repose sur la conviction que l’accès au financement constitue un levier essentiel de développement économique et social. À travers ses solutions financières conformes à la charia, EMELI FINANCE ambitionne de contribuer à une meilleure inclusion financière à l’échelle nationale.
L’entreprise met également en avant une approche basée sur la transparence, l’absence d’intérêt (Riba) et l’adossement des financements à des actifs réels. Au-delà de l’octroi de financements, elle prévoit d’accompagner ses clients grâce à des services de conseil, de formation et de suivi.
Avec ce lancement officiel, EMELI FINANCE affiche son ambition de devenir un partenaire privilégié des entrepreneurs mauritaniens et de participer activement au développement du tissu économique national.
par Webmaster | 16 06 26 | Actualitès
Réunie à Benghazi sous le thème de l’avenir des relations afro-asiatiques, la deuxième Conférence générale du Conseil parlementaire s’est ouverte en présence d’une forte délégation mauritanienne.
À cette occasion, Nouakchott a réaffirmé son engagement pour le dialogue entre les peuples et la diplomatie parlementaire, en érigeant la paix, l’investissement et la transformation numérique au rang de priorités continentales.
Les travaux de la deuxième Conférence générale du Conseil parlementaire afro-asiatique ont été ouverts aujourd’hui à Benghazi, en Libye, sous la présidence du président de la Chambre des représentants libyenne, M. Aguila Saleh, nouveau président du Conseil. Placée sous le thème : « La vision d’avenir des relations afro-asiatiques », la conférence réunit un large éventail de présidents de parlements et d’assemblées législatives de pays d’Afrique et d’Asie.
La Mauritanie y est représentée par une délégation parlementaire conduite par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, M. Sidney Sokhona, également vice-président du Conseil parlementaire afro-asiatique chargé du continent africain. La délégation comprend également le député Mokhtar El Imam et la députée Oumeiya Abdel Kader.
La tenue de cette conférence s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la coopération parlementaire entre les pays des deux continents, à développer les mécanismes de coordination et de concertation sur les questions d’intérêt commun, ainsi qu’à soutenir les processus de développement et de stabilité à travers le partage d’expériences et d’expertises législatives.
Dans son allocution, le premier vice-président de l’Assemblée nationale a exprimé ses sincères remerciements et sa profonde gratitude aux autorités libyennes pour l’accueil chaleureux réservé aux délégations participantes ainsi que pour la qualité de l’organisation de cette rencontre. Il a souligné que l’accueil de cet événement par la ville de Benghazi traduit une confiance dans l’avenir et une volonté commune de renforcer le dialogue et la coopération entre les peuples des deux continents.
Il a affirmé que le Conseil parlementaire afro-asiatique constitue un cadre stratégique pour le renforcement de la diplomatie parlementaire et l’approfondissement de la coopération politique, économique et culturelle entre les deux continents.
Enfin, il a insisté sur le rôle central des parlements dans la promotion de la paix, du développement durable, de l’investissement, de la sécurité alimentaire et de la transformation numérique, réaffirmant l’attachement de la République islamique de Mauritanie, sous la conduite de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, aux valeurs de dialogue, de coopération et de solidarité entre les peuples.
par Webmaster | 16 06 26 | Actualitès, Éducation
Quatre journalistes mauritaniens ont été récompensés aujourd’hui lors de l’édition 2026 du Concours national de journalisme sur les droits de l’enfant.
Cet événement, coorganisé par le ministère de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement et l’UNICEF, et qui coïncide aujourd’hui avec la Journée de l’enfant africain, célébrée le 16 juin de chaque année, s’inscrit dans le cadre des commémorations de la Journée internationale de la liberté de la presse.
Les œuvres primées mettent en lumière des problématiques cruciales telles que la protection des mineurs, la pauvreté, l’autisme et l’éducation spécialisée, rappelant le rôle clé des médias dans la défense des droits de l’homme.
Le message fort de Lemira Sadegh
Lemira Sadigh, membre du Conseil Consultatif des Jeunes de l’UNICEF a été la première à la prendre la parole à cet événement, plaidant pour le droit des enfants à une information vraie, transparente et respectueuse.
La jeunesse est un acteur du présent et non une simple promesse d’avenir, a-t-elle affirmé, appelant les décideurs pour soutenir les médias qui donnent une voix digne aux enfants et soulignant l’urgence éthique de cette démarche pour la société.
Plaidoyer pour un engagement médiatique durable
En ouverture de la cérémonie, le coordinateur du Réseau des Journalistes Amis de l’Enfant (REJADE), Mohamed Khattat, a souligné le devoir sacré des médias envers la jeunesse africaine. Il a exprimé sa gratitude envers le ministère de tutelle et l’UNICEF pour leur soutien déterminant depuis la création du réseau jusqu’à son déploiement sur le terrain, notamment à travers des formations de renforcement des capacités à Nouadhibou et à Rosso.
« Le REJADE ne ménagera aucun effort pour porter haut la voix des enfants », a affirmé M. Khattat, avant de lancer un appel solennel à tous les journalistes du pays à rejoindre le réseau pour s’engager dans ce combat.
Un engagement politique et des priorités continentales
Le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, également Porte-parole du Gouvernement, M. El Houssein Ould Meddou, a présidé l’événement. Il a qualifié cette journée d’opportunité idéale pour renouveler l’engagement de l’État à garantir les droits fondamentaux des enfants.
Évoquant le thème choisi cette année par l’Union africaine – « Assurer un accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant en Afrique » –, le ministre a mis en relief les politiques publiques mauritaniennes axées sur l’éducation, la santé et la protection sociale. Il a conclu en rappelant que ce concours vise à encourager les professionnels et les étudiants en journalisme à produire des contenus éthiques favorables à l’émergence d’une conscience sociale protectrice.
De son côté, le représentant de l’UNICEF en Mauritanie, M. El Kebir Alaoui, a rappelé que la couverture médiatique des questions liées à l’enfance constitue un investissement stratégique pour l’avenir de la société.
Il s’est également félicité du partenariat solide unissant son organisation au département de la Culture.
Transparence et palmarès de l’édition 2026
Le président du jury, M. Mohamed Mahmoud Ebou El Maali, a précisé que le comité avait évalué 26 contributions (17 en langue arabe et 9 en langue française) dans le strict respect des critères d’intégrité et de transparence énoncés dans le règlement du concours.
Le jury a dévoilé le palmarès suivant :
Presse écrite : Hanane Mohamed Sidi (Journal Chaab) pour son article « Les droits de l’enfant en Mauritanie : de la protection à la construction de l’avenir des générations ».
Presse électronique : Mokhtar Babeta (Site Echourouk Media) pour son enquête « Le triangle de la pauvreté… quand la souffrance vole les rêves de l’enfance ».
Catégorie Vidéo : Tijani Diagana pour son reportage percutant « L’autisme en Mauritanie : entre l’errance des familles et les limites du système de santé ».
Catégorie Télévision : Sidna Ndieye (Chaîne El Osra) pour son grand angle sur l’éducation des enfants aveugles.
La cérémonie s’est clôturée en présence de nombreux officiels, de représentants d’organismes de protection de l’enfance et de figures majeures du paysage médiatique mauritanien.
Mohamed Mohamed Lemine