par Webmaster | 1 04 26 | Actualitès, Le monde
Conformément aux dispositions de l’article 52 (nouveau) de la Constitution et des articles 54 et 55 du Règlement intérieur, l’Assemblée nationale a tenu ce mercredi une séance publique consacrée à l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année parlementaire 2025-2026, sous la présidence de M. Mohamed Bemba Meguett, Président de l’Assemblée nationale, en présence de plusieurs membres du gouvernement.
Dans son intégralité, le discours prononcé par le Président de l’Assemblée nationale
Messieurs les ministres,
Collègues députés,
Mesdames, Messieurs
Après deux mois d’intercession, vous voilà de retour à cette auguste chambre, enrichis d’une expérience précieuse : celle du contact direct avec nos concitoyens. En effet, Vous avez écouté leurs voix, ressenti leurs attentes, partagé leurs inquiétudes et recueilli leurs espoirs.
Honorables députés
Vous êtes aujourd’hui – les dépositaires d’une parole vivante, celle d’un peuple qui, dans toute sa diversité, regarde vers nous avec exigence, mais aussi avec une grande confiance. Notre Assemblée est plus qu’un simple espace. Elle constitue un vaste lieu d’espoir. Un espace pour la démocratie. Un espace destiné au débat. Un vaste espace dédié à une nation qui avance à grands pas vers un avenir meilleur.
En fait, C’est ici que nos idées se confrontent sans se heurter, que nos divergences s’expriment sans se diviser et que les convictions s’élèvent au service d’un seul idéal : l’intérêt supérieur de la République Islamique de Mauritanie.
Honorables députés,
Notre session se tient au moment où le monde traverse une période marquée par l’incertitude. En effet, Les conflits qui ravagent certaines régions, notamment la guerre au Moyen-Orient, nous rappellent avec force à quel point la paix est fragile et combien la stabilité internationale est précieuse.
Même si nous sommes géographiquement éloignés de ces tensions, leurs répercussions se font sentir sur notre économie, sur nos équilibres sociaux, voire sur nos perspectives d’avenir.
Face à ces réalités, notre responsabilité est immense. Elle exige de nous lucidité, cohésion et sens de l’engagement.
Dans ce contexte, nous devons soutenir les efforts louables déployés par les plus hautes autorités du pays afin de préserver notre nation des risques liés aux répercussions de ces bouleversements.
Mesdames, messieurs les députés :
Je voudrais saisir cette occasion pour saluer les efforts inlassables déployés par Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dont l’engagement indéfectible à consolider les fondements de la bonne gouvernance, à renforcer l’État de droit et à encourager le dialogue et la concertation avec toutes les forces vives de la nation trace une voie claire, rassurante et sûre.
Il nous appartient, majorité comme opposition, de nous inscrire pleinement dans cette dynamique. Car au-delà de nos sensibilités politiques, au-delà de nos divergences légitimes, nous partageons une responsabilité commune : celle de servir la Nation, de préserver son unité et de répondre aux aspirations de notre peuple.
Et nous devons- que nous soyons au pouvoir ou dans l’opposition- nous engager activement dans cette dynamique. En effet, au-delà de nos sensibilités politiques et de nos divergences légitimes, nous partageons une responsabilité commune : celle de servir la nation, préserver son unité et répondre aux aspirations de notre peuple.
Il incombe à la majorité d’agir de manière responsable, dans un esprit d’écoute et d’ouverture ;
Il incombe à l’opposition d’exercer un contrôle rigoureux, dans le respect et à travers la formulation de propositions concrètes.
Et il nous incombe à tous, ensembles, de construire, d’élaborer des lois équitables, de mettre en place des politiques efficaces, d’instaurer une confiance durable entre les institutions et les citoyens.
Honorables députés,
Cette session doit être l’occasion d’un nouvel élan : Un élan vers plus d’efficacité, vers plus de justice, vers une plus grande cohésion nationale.
Que nos débats soient à la hauteur de nos attentes,
Que nos décisions soient à la hauteur des défis,
Et que nos engagements soient dignes de la confiance qui nous a été accordée.
Au bout du compte, il y a un horizon vers lequel nous tendons : celui d’une Mauritanie unie, apaisée et résolument tournée vers le progrès …
Chers collègues,
La Knesset israélienne a récemment adopté, en trois lectures, la loi sur l’exécution des prisonniers palestiniens, ignorant ainsi toutes les lois et conventions internationales, s’obstinant à perpétuer la discrimination raciale à l’égard des Palestiniens et suscitant une vive controverse au sein de la communauté internationale des droits de l’homme.
C’est l’occasion pour moi d’exprimer, en votre nom à tous, notre condamnation et notre vive indignation face à cet acte honteux.
Chers collègues députés,
Sur ces mots, je déclare ouverte la deuxième session parlementaire ordinaire de l’année 2025-2026, conformément à l’article 52 (nouveau) de la Constitution et aux articles 54 et 55 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale ; je vous souhaite plein succès dans les tâches qui vous attendent.
Je vous remercie.
Nouakchott, 1er avril 2026
par Webmaster | 1 04 26 | Actualitès, Sociétés
La Coalition Mauritanienne Publiez Ce Que Vous Payez a suivi avec intérêt le processus de recrutement des membres de l’autorité nationale de lutte contre la corruption qui a été lancé à partir du 19 février 2026.
Nous saisissons cette occasion pour féliciter le gouvernement Mauritanien des efforts constants qu’ils n’ont jamais cessé de mener pour améliorer le cadre légal et institutionnel de la lutte contre la corruption notamment par la création d’une agence de lutte contre la corruption et l’adoption en janvier 2025 d’une loi sur la déclaration du patrimoine.
Le présent recrutement dont il est question aujourd’hui est l’aboutissement d’un long processus des travaux du comité technique d’appui au comité national de pilotage de la stratégie nationale de lutte contre la corruption auquel la société civile a été associée.
La Coalition PCQVP félicite l’ensemble des personnes qui ont été présélectionnées pour cette première phase sur la base de critères clairement annoncés .
La Coalition a constaté que l’évaluation des critères a finalement privilégié les qualifications professionnelles plutôt que l’expérience et l’engagement dans le domaine de lutte contre la corruption ce qui a de facto exclu les militants de la société civile engagés dans cette lutte.
Les professionnels de l’économie et du droit ne sont pas forcément ceux qui se sont illustrés dans la lutte combien âpre et périlleuse de la lutte contre la corruption. Autant l’expertise technique de ces professionnels est utile , autant l’expérience et l’engagement des autres forces vives de la société ne devait pas être négligés.
La lutte contre la corruption est un chantier tellement vaste et complexe qui pour le réussir a besoin de la combinaison de différentes visions et synergies.
Par conséquent, la Coalition Mauritanienne PCQVP demande aux autorités en charge de ce recrutement de considérer ces aspects et ce dans un souci d’efficacité et d’inclusion constructive pour la réalisation de notre objectif commun de lutte contre la corruption.
Ba Aliou Coulibaly
Président de la Coalition Mauritanienne PCQVP
Membre du Comité national ITIE
Tel : 222 46455504
par Webmaster | 1 04 26 | Actualitès, Economie
Le Gouvernement a adopté au cours de sa réunion organisée aujourd’hui mardi 31 mars 2026, un ensemble de mesures économiques et sociales visant à atténuer l’impact de la récente hausse des prix du gaz et des carburants.
Ces mesures s’inscrivent également dans le cadre du renforcement du pouvoir d’achat des citoyens et du soutien au système de protection sociale.
Elles constituent aussi une réponse à la conjoncture internationale exceptionnelle et à son impact direct sur les prix de l’énergie.
Une augmentation du salaire minimum, qui passera de 45 000 à 50 000 ouguiyas, a été décidée à ce propos.
Le gouvernement a décidé par ailleurs d’octroyer une aide financière exceptionnelle de 45 000 ouguiyas qui bénéficiera à 50 000 fonctionnaires civils et militaires, afin d’atténuer l’impact de la hausse des prix de l’essence.
Concernant les groupes vulnérables, une aide financière de 30 000 ouguiyas sera accordée individuellement à 124 000 familles inscrites au registre social, afin de les aider à faire face aux conséquences de l’inflation.
Le Président de la République fera don, dans le cadre de ce train de mesures, d’un million d’ouguiyas anciennes, prélevé sur son salaire pour une période de six mois, tandis que le Premier ministre et les membres du gouvernement ont décidé de faire don d’une partie de leurs salaires pendant la même période, contribuant ainsi à cet effort de solidarité nationale.
Dans le cadre des efforts visant à rationaliser la consommation d’énergie, la circulation des véhicules en ville, qu’il s’agisse du transport de personnes ou de marchandises, sera interdite de minuit à 5 h. Cette mesure n’est pas un couvre-feu et ne concerne pas les motos de livraison ni les services d’urgence, précise le Gouvernement.
Ces mesures s’inscrivent dans le cadre des efforts déployés pour atténuer les effets de la hausse des prix de l’essence et des carburants et pour renforcer les dispositifs de protection sociale existants.
Il a souligné que le gouvernement compte sur la compréhension et la coopération des citoyens pour surmonter cette situation internationale exceptionnelle dans un esprit de solidarité et de responsabilité nationale.
Toujours dans le cadre de cette politique d’austérité, il a été convenu de reduire les missions à l’étranger, de limiter les ateliers non essentiels, de rationaliser les opérations nationales et d’intensifier les efforts visant à optimiser la consommation d’énergie dans les établissements et bâtiments publics. Des référents seront notamment désignés pour superviser la mise en œuvre des mesures d’économie d’énergie au sein de ces institutions.
Le gouvernement s’engage aussi à prendre toutes les mesures nécessaires pour lutter contre la contrebande et la réexportation de produits énergétiques subventionnés.
Il s’agit d’une responsabilité partagée nécessitant la mobilisation de tous les acteurs, notamment les pouvoirs publics, les transporteurs et les citoyens, compte tenu de son impact direct sur la disponibilité de ces produits et la stabilité de leurs prix, a précisé le Gouvernement.
Dans le cadre des efforts visant à rationaliser la consommation d’énergie, la circulation des véhicules en ville, qu’il s’agisse du transport de personnes ou de marchandises, sera interdite à partir de demain jeudi de minuit à 5 h. Il ne s’agit pas véritablement d’un couvre-feu mais de mesures d’austérité ne concernant pas les motos de livraison et les services d’urgence.
par Webmaster | 1 04 26 | Actualitès, Sociétés
Le Conseil des ministres a adopté au cours de sa réunion de ce mardi 31 mars 2026, en présence du Président Ghazouani et du Premier ministre Diay, des augmentations limitées et maîtrisées des prix des produits pétroliers liquides.
Le Gouvernement a approuvé également au cours ce conclave, un ensemble de mesures en faveur des couches vulnérables
Projet de décret modifiant le décret 2026-008, du 15 janvier 2026, abrogeant et remplaçant le décret n° 2012 – 128 du 22 mai 2012, modifié par le décret n° 2014-067 du 27 mai 2014, fixant les éléments constitutifs de la structure des prix des Produits Pétroliers Liquides
Le présent décret vise à rendre les composantes de la structure des prix des produits pétroliers liquides plus flexibles, en adéquation avec les exigences du contexte international et en anticipation par rapport aux évolutions susceptibles d’avoir des impacts négatifs sur ces produits essentiels.
Dans ce cadre, des hausses limitées et maîtrisées ont été adoptées, ne reflétant qu’une part réduite des augmentations enregistrées sur les marchés internationaux, l’État ayant pris en charge une part importante du coût réel, dans le souci de préserver le pouvoir d’achat des citoyens.
En application des instructions de Son Excellence Monsieur le Président de la République, un ensemble de mesures d’accompagnement a été mis en place au profit des couches les plus vulnérables, à travers les programmes de protection sociale, afin d’atténuer les effets de cette conjoncture sur les populations les plus nécessiteuses.
L’État réaffirme son engagement constant à se tenir aux côtés des citoyens et à agir dans un esprit de responsabilité et de solidarité.
par Webmaster | 31 03 26 | Actualitès
Bien que la situation entre le Mali et la Mauritanie soit actuellement très tendue en raison d’incidents frontaliers meurtriers et d’accusations réciproques, une confrontation armée ouverte reste peu probable à court terme. Bamako et Nouakchott, semblent déterminées à privilégier le dialogue et les voies diplomatiques pour désamorcer la crise, malgré une accumulation de points de discorde qui fragilisent la relation entre les deux pays.
L’escalade récente : une série d’incidents graves
Depuis mars 2026, plusieurs événements ont ravivé les tensions :
Le conflit a été relancé le 15 mars par un communiqué de l’état-major malien. Il accusait la Mauritanie de permettre à des groupes terroristes de détenir des otages maliens dans le camp de réfugiés de M’Berra, sous contrôle du HCR. Deux soldats maliens, captifs depuis octobre 2025, auraient réussi à s’en échapper.
La Mauritanie a immédiatement et fermement rejeté ces accusations, les qualifiant d' »infondées » et de « profondément offensantes ». Le gouvernement mauritanien a dénoncé le contournement des canaux diplomatiques par l’armée malienne et a rappelé que le camp de M’Berra accueille des réfugiés, pour la plupart maliens, depuis trente ans.
Parallèlement à cette crise diplomatique, les griefs s’accumulent concernant les opérations des forces armées maliennes (FAMa) et de leurs partenaires russes de l’Africa Corps le long de la frontière. C’est dans ce cadre que la Mauritanie a déploré plusieurs incidents comme des assassinats de ses ressortissants ou l’incursion de patrouilles maliennes dans des villages frontaliers, allant jusqu’à exiger le retrait du drapeau mauritanien d’une école.
Face à cette escalade, les deux pays ont immédiatement activé des mécanismes pour éviter un embrasement.
Dès le 16 mars, les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont échangé. Le lendemain, le ministre malien Abdoulaye Diop recevait le chargé d’affaires mauritanien à Bamako. Les deux parties ont réaffirmé leur « attachement au bon voisinage » et à « renforcer la coopération bilatérale ».
Mais selon des sources diplomatiques et sécuritaires, il y aurait eu un désaccord au sein de la hiérarchie malienne. Le ministre des Affaires étrangères aurait découvert le communiqué litigieux de l’armée en même temps que les autorités mauritaniennes. Pour apaiser les choses, la Mauritanie a proposé d’accueillir une commission d’enquête malienne, voire de l’Alliance des États du Sahel (AES), pour faire toute la lumière sur ces accusations.
Par ailleurs dès le début du mois de mars, avant même le pic de tension, un groupe parlementaire d’amitié Mauritanie-Mali a été créé. Le ministre malien en charge de l’Intégration africaine s’est rendu à Nouakchott pour saluer cette initiative, présentée comme un outil de « diplomatie parlementaire » pour rapprocher les deux peuples.
La situation actuelle entre les deux pays est paradoxale : elle alterne entre des tensions sécuritaires très vives et des déclarations politiques apaisées.Les opérations des FAMa et de leurs alliés russes, souvent accompagnées d’exactions et de morts de civils mauritaniens, sont le principal point de crispation.A celà s’ajoute la gestion d’une frontière poreuse.Longue de plus de 2 000 km et mal délimitée ,elle est régulièrement traversée par les éleveurs nomades des deux pays. La Mauritanie a d’ailleurs demandé à ses éleveurs de ne plus aller au Mali pour leur sécurité, une mesure forte qui illustre la défiance.Il n’existe pas entre les deux pays un mécanisme de résolution efficace pour preuve une commission mixte d’enquête mise en place après des incidents similaires en 2022 n’a jamais rendu ses conclusions publiques, laissant craindre une impunité récurrente.
Devant la recrudescence des incidents et des déclarations, l’histoire commune des deux pays éliminera sans nul doute la survenance d’un conflit armé parceque les deux pays sont liés par des liens historiques, ethniques et économiques profonds. Leurs dirigeants ont réaffirmé à plusieurs reprises leur volonté de surmonter les différends par le dialogue.
Le Mali et la Mauritanie font face d’autre part à une menace terroriste persistante. Un conflit ouvert serait une catastrophe stratégique pour les deux armées, déjà très sollicitées, et profiterait aux groupes jihadistes.
Aussi malgré la colère affichée, les deux capitales ont immédiatement repris le dialogue après chaque incident et les « consultations continuent sur la gestion de la frontière ».
La confrontation directe entre le Mali et la Mauritanie n’est pas donc l’issue privilégiée par les deux capitales qu’elles cherchent à éviter à tout prix. Mais la situation est néanmoins très préoccupante. L’accumulation d’incidents non résolus et les opérations militaires maliennes le long de la frontière créent un risque permanent de dérapage. La solidité de la relation bilatérale sera testée dans les semaines à venir, notamment par la mise en place effective des commissions d’enquête proposées et par un changement de comportement sur le terrain des forces armées maliennes.
Ahmed Bezeid DEIDA
par Webmaster | 31 03 26 | Actualitès, Politique, Tribunes
Dans les limites de ce qui est imposé par le devoir de réserve, par les impératifs de la responsabilité morale et du devoir professionnel on pourra dire avec force que le rendez-vous du dialogue national offre l’opportunité de confirmer la consolidation de l’État de droit et le renforcement des prérogatives du système judiciaire et en particulier «l’indépendance du pouvoir judiciaire et l’affirmation de ses mécanismes ». Ce qui suscite, à notre avis, quelques réflexions.
Premièrement, en plus de la franche reconnaissance de la faiblesse du pouvoir judiciaire, par rapport aux autres pouvoirs constitutionnelles, préalable indispensable, la solution réside dans la nécessité du tamisage et de la réforme du secteur, à travers l’action professionnelle forte pour que cette autorité constitutionnelle bénéficie, selon les formes requises, de toutes ses compétences, notamment celles qui ont été pendant longtemps mises à l’écart et sans justification convaincante.
De façon à relever les différents défis qui se dressent devant la construction effectif de l’État de droit et d’institutions fortes, qui constituent le socle de la démocratie et la base de l’attrait des investissements étrangers.
La possibilité de construire un État moderne est à notre portée aujourd’hui plus que jamais auparavant.
Deuxièmement, la justice mauritanienne a obtenu des résultats significatifs tangibles et franchi d’importantes étapes à travers les garanties juridiques des mécanismes judiciaires compétents pour le renforcement et le respect des droits de l’homme, en particulier la lutte contre les différents aspects de l’esclavage et de ses séquelles, Traite des personnes et l’Immigration illicite en vertu de l’arcanal juridique national et international.
Troisièmement, les différents acteurs et les parties au dialogue prévu, y compris le gouvernement, les politiciens et les organes de la société civile, n’ignorent pas la nature et le statut du pouvoir judiciaire au sein des systèmes démocratiques issus des différentes constitutions.
Ainsi, tous comptes faits, ils reconnaissent le statut du pouvoir judiciaire, le respect de son indépendance et la consolidation de son autorité.
Par conséquent, le pouvoir judiciaire ne doit pas être à la merci de toute partie, quelle que soit sa nature, qui pourrait le circonscrire ou limiter ses pouvoirs constitutionnels consacrés par la constitution.
En conclusion,l’évolution actuelle positive des États modernes se mesure par le degré de l’indépendance et le professionnalisme de leur justice respectives.
Par le Magistrat Sidi Mohamed Ould Cheina