par Webmaster | 8 04 26 | Actualitès
Les navires algériens peuvent désormais accéder aux ressources halieutiques dans les zones de pêche mauritaniennes et ce en vertu d’une convention conclue hier mardi 7 avril courant, dans le cadre de la 20e session de la Grande Commission Mixte Algéro-Mauritanienne de coopération.
L’ accord cosigné par les deux pays autorise 7 navires algériens à accéder aux eaux territoriales mauritaniennes pour capturer un quota annuel spécifique de 31 000 tonnes, réparti entre poissons de surface, poissons démersaux et crevettes.
Cette convention a été signée le ministre de l’Agriculture, du développement rural et de la Pêche, Yacine Oualid et le ministre mauritanien de la Pêche et des infrastructures maritimes et portuaires, Mokhtar Ould Ahmed Bousseif.
Selon un communiqué du ministère de l’Agriculture, cet accord permettra également aux navires algériens d’obtenir des licences de pêche et de les exploiter. Le protocole d’accord stipule par ailleurs le renforcement la coopération scientifique dans les domaines de la pêche et de l’aquaculture.
par Webmaster | 8 04 26 | Actualitès, Sociétés
Une opération de destruction d’une importante quantité de viande de poulet congelée périmée a eu lieu hier mardi au PK7 de Rosso, la capitale de la wilaya du Trarza, en présence de représentants des autorités administratives, militaires et sécuritaires.
La quantité détruite s’éleve à 910 caisses de poulet périmé, chaque sac pesant 9 kilogrammes, soit un total de plus de 8 tonnes.
Cette marchandise avait été saisie lors d’opérations de contrôle de routine des produits entrant par le poste frontalier de Rosso.
Après inspection par les services vétérinaires et l’achèvement des procédures légales, il a été décidé de procéder à sa destruction afin de préserver la santé publique.
La destruction de poulets avariés est une opération de sécurité sanitaire visant à éliminer des volailles impropres à la consommation, souvent saisies pour rupture de la chaîne du froid, péremption ou état de putréfaction.
Ces procédures impliquent la saisie par les autorités (douanes, services vétérinaires) généralement suivie de l’incinération ou de l’enfouissement sécurisé.
par Webmaster | 7 04 26 | Actualitès, Economie
Le Premier ministre algérien M. Sifi Ghrieb et le Premier ministre de la République islamique de Mauritanie, M. Mokhtar Ould Diay, ont coprésidé, mardi au Palais du Gouvernement, la cérémonie de signature de plusieurs accords bilatéraux couvrant des secteurs vitaux.
Ces accords comprennent un accord de coopération visant à renforcer les opportunités d’investissement et d’affaires entre le Conseil du renouveau économique algérien (CREA) et l’Union nationale du Patronat mauritanien (UNPM), ainsi qu’un accord de coopération entre l’Ecole supérieure en sciences et technologies du sport (ESSTS) à Dely Ibrahim et l’Institut Supérieur de la Jeunesse et des Sports (ISJS) à Nouakchott, en sus d’un accord de jumelage entre l’Inspection générale du Travail (IGT) et la Direction générale du Travail mauritanienne.
Il s’agit également d’un accord de jumelage entre l’Institut national de formation supérieure des cadres de la Jeunesse (INFSCJ) à Tixeraïne et l’Institut Supérieur de la Jeunesse et des Sports (ISJS) à Nouakchott, ainsi que d’un accord de coopération entre la Chambre algérienne de Commerce et d’Industrie (CACI) et son homologue mauritanienne.
Un accord de coopération a été signé entre la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique (DGRSDT) et l’Agence mauritanienne pour la recherche scientifique et l’Innovation (ANRSI), en sus d’un accord de coopération entre l’Office national des œuvres universitaires (ONOU) et le Centre national des œuvres universitaires mauritanien (CNOU), en plus d’un mémorandum d’entente entre l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) et son homologue mauritanienne.
Les deux parties ont, en outre, signé un programme exécutif entre les ministères de la Formation professionnelle des deux pays dans le domaine de la formation professionnelle pour les années 2026-2028.
Dans le secteur de la communication, un mémorandum d’entente a été signé entre les entreprises de télévision des deux pays, outre un mémorandum entre le ministère de la Communication et le ministère mauritanien de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, et un programme exécutif entre le ministère de la Jeunesse et le ministère mauritanien de l’Autonomisation des Jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service civil pour la période 2026-2028.
La liste comprenait également un accord entre le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche et le ministère mauritanien de la Pêche et des Infrastructures maritimes et portuaires, ainsi qu’un mémorandum d’entente entre la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité (DGTC), la Banque centrale de Mauritanie, et la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité Publique de Mauritanie, dans les domaines de la finance islamique, des moyens de paiement bancaires et de la comptabilité publique.
Un accord entre les deux gouvernements fixant les facilités pour la concrétisation des projets de coopération a également été signé.
La session a également été sanctionnée par la signature d’un accord relatif aux services de transport aérien, d’un accord de coopération sécuritaire entre les gouvernements des deux pays, d’un mémorandum
d’entente entre le ministère algérien des Relations avec le Parlement et le ministère mauritanien de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement concernant la coopération dans le domaine des relations avec le Parlement, ainsi qu’un programme exécutif de coopération entre le ministère des Sports et son homologue mauritanien pour les années 2026-2028, un mémorandum d’entente dans le domaine de l’environnement et du développement durable, ainsi qu’un accord de coopération pour la création d’un centre culturel algérien en Mauritanie, et un mémorandum d’entente dans le domaine de l’électricité et des énergies nouvelles et renouvelables.
Les deux pays ont, en outre, signé un protocole de coopération entre l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) et le Laboratoire national de contrôle de la qualité des médicaments (LNCQM) de Mauritanie, un programme exécutif entre l’Institut algérien de normalisation (IANOR) et l’Office mauritanien de normalisation et de métrologie (ONANOR), un programme exécutif de coopération entre le ministère algérien de l’Industrie pharmaceutique et le ministère mauritanien de la Santé, un mémorandum d’entente dans le domaine de la propriété industrielle entre le ministère de l’Industrie, représenté par la Direction générale de la promotion de la qualité, de l’innovation et de la sécurité Industrielle, et le ministère mauritanien des Mines et de l’Industrie, représenté par la Direction de la propriété industrielle.
Les deux parties ont également signé un mémorandum d’entente dans le domaine de la coopération industrielle entre les ministères de l’Industrie des deux pays, un programme exécutif de coopération dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement pour les années 2026-2028, ainsi qu’un mémorandum d’entente pour la création d’une commission consulaire mixte.

Source:APS
par Webmaster | 6 04 26 | Actualitès, Economie
L’Algérie nourrit de grandes ambitions pour la Mauritanie dans la domaine des hydrocarbures. Les perspectives de leurs concrétisation ont été passées en revue ce lundi lors d’une rencontre entre le ministre des Hydrocarbures et des mines, Mohamed Arkab et son homologue du Pétrole et de l’énergie de Mauritanie, Mohamed Ould Khaled.
Selon un communiqué du ministère, cette réunion s’est tenue en présence de la secrétaire d’État chargée des mines, Karima Bakir Tafer, et du Président-directeur général du groupe Sonatrach, Noureddine Daoudi ainsi que de cadres des deux parties.
Le communiqué souligne que les discussions se sont concentrées sur les moyens de renforcer les relations de coopération dans le domaine des hydrocarbures, en soutenant notamment les projets d’exploration et de production en Mauritanie, et en élargissant les domaines de partenariat à travers les différentes étapes de la chaîne de valeur, de l’exploration au transport, en passant par la transformation et la commercialisation.
Elargir les domaines de coopération
Les deux parties ont également examiné les moyens de renforcer la présence des entreprises algériennes actives dans le secteur des hydrocarbures sur le marché mauritanien, en particulier dans le domaine de la commercialisation des produits pétroliers, a rapporté la même source.
Il a été également question des perspectives d’élargissement de la coopération pour inclure des domaines d’intérêt commun, en particulier dans le domaine de la valorisation et de la transformation des ressources, notamment le phosphate, et le développement de l’industrie des engrais, ce qui renforce la valeur ajoutée des ressources naturelles dans les deux pays.
Arkab a réitéré la disposition de l’Algérie
L’importance de renforcer la coopération dans le domaine de la formation a été soulignée, en tirant parti de l’expertise des entreprises de formation en particulier de l’Institut algérien du pétrole, afin de contribuer à la qualification des compétences et à l’accompagnement du développement de l’industrie pétrolière et gazière en Mauritanie.
Dans ce cadre, Arkab a réitéré la disposition de l’Algérie, à travers le groupe « Sonatrach », à partager son expertise et à accompagner la partie mauritanienne par des programmes de formation et de transfert de savoir-faire technique, contribuant ainsi au développement de l’industrie pétrolière et gazière en Mauritanie.
Il est à noter que cette rencontre s’est tenue en marge la 20ème session de la Grande Commission mixte algéro-mauritanienne de coopération.
L’Algérie aujourd’hui
par Webmaster | 6 04 26 | Actualitès, Politique
Des partis politiques dont l’UFP et Tawassoul ont vivement condamné la répression policière d’une marche pacifique de protestation, organisée hier dimanche 5 avril courant dans la soirée à Nouakchott.
C’est également le cas de l’Observatoire mauritanien des droits de l’homme.
Cette intervention constitue une violation des libertés constitutionnellement garanties, a déclaré l’UFP, tenant les autorités pleinement responsables des dommages qui en ont résulté de ces brutalités.
Le parti progressiste a exigé également la mise en liberté immédiate des détenus, condamnant ce qu’il qualifié « de politiques gouvernementales aggravant les souffrances des citoyens ».
Le parti Rassemblement national pour la réforme et le développement (Tawassoul) a condamné ce qu’il a appelé une répression « violente et injustifiée d’une manifestation pacifique ».
Le recours à la force contre les manifestants constitue une violation flagrante des droits civiques, a déclaré par le parti islamiste, rappelant le droit constitutionnel des citoyens à manifester pacifiquement.
Réagissant à la suite de ces violences policières, l’Observatoire mauritanien des droits de l’homme a dénoncé pour sa part, le recours à la force contre les manifestants qui réclamaient une révision des prix des carburants.
Il a exigé également la libération immédiate et inconditionnelle de tous les manifestants arrêtés lors de cette manifestation et de garantir leur sécurité physique et psychologique.
Des citoyens étaient descendus dans la rue lors d’une manifestation organisée hier dimanche, pour exprimer leur mécontentement face à la hausse des prix du carburant et à la dégradation de leurs conditions de vie, rappelle-t-on.
par Webmaster | 6 04 26 | Actualitès, Economie
Ces derniers temps on fait beaucoup de comparaisons entre la Mauritanie et le Sénégal en se cristallisant sur la nouvelle crise énergétique provoquée par le conflit Irano-américain.
Face à cette crise Iran-USA qui agit comme un choc extérieur brutal sur les prix du pétrole le Sénégal et la Mauritanie ont adopté des stratégies énergétiques opposées : l’un capitalise sur sa nouvelle production pour sécuriser sa souveraineté, l’autre se tourne vers la constitution de stocks et les subvention pour amortir le choc. Une stratégie offensive pour le Sénégal et défensive pour la Mauritanie.
La stratégie du Sénégal mise sur la production locale, le pays subit de plein fouet la hausse des coûts, mais dispose d’un atout majeur avec ses nouveaux champs offshore. Le levier principal est le pétrole. Le champ Sangomar, en production depuis 2024, a déjà sorti environ 36 millions de barils en 2025, générant des revenus significatifs pour l’État .Le deuxième levier est le gaz par l’exploitation commune avec la Mauritanie du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA) qui a débuté ses exportations de GNL en 2025 .
L’objectif du Gouvernement est de réduire la vulnérabilité structurelle du pays aux chocs externes. En produisant localement, le Sénégal espère à terme stabiliser ses coûts énergétiques et alléger sa facture d’importation, qui représente une charge lourde pour l’économie .
Contrairement au Sénégal, la Mauritanie se positionne sur la défensive en augmentant le stockage et en maintenant les subventions.
Sans production pétrolière propre (sa manne à venir est surtout gazière), la pays se protège par des moyens plus classiques mais coûteux.
Pour renforcer ses stocks Nouakchott, a accéléré l’importation de produits pétroliers. Cinq navires étaient attendus fin mars 2026 pour garnir les réserves nationales .
D’un autre côté le gouvernement a maintenu un système de subventions pour contenir les prix à la pompe. Cela a un coût estimé à environ 625 millions de dollars (25 milliards d’ouguiyas) pour 2026, une somme considérable pour les finances publiques .
L’approche mauritanienne est beaucoup plus pragmatique. Elle tend à protéger les ménages et les entreprises (pêche, transport) de l’inflation immédiate, quitte à faire supporter la facture par le budget de l’État, en attendant les revenus gaziers futurs .
Mais il n’en demeure pas moins que les deux pays font face à un risque commun celui d’une inflation alimentaire.
Au-delà du carburant, les deux pays partagent une même inquiétude ,celle de l’explosion du prix des denrées alimentaires. La guerre au Moyen-Orient perturbe l’acheminement des engrais (notamment l’urée) et allonge les trajets maritimes . Cela renchérit mécaniquement le coût du pain et des produits de première nécessité, mettant sous tension le pouvoir d’achat des populations .
En conclusion ,le Sénégal parie sur le long terme en exploitant ses ressources pour gagner en indépendance, tandis que la Mauritanie gère l’urgence en stockant et en subventionnant, misant sur les revenus gazier, quitte à mettre à mal son équilibre budgétaire dans l’immédiat.