par Webmaster | 14 05 26 | Actualitès, Sociétés
Le septième et dernier contingent des pèlerins mauritaniens a quitté Nouakchott aujourd’hui mercredi 13 mai courant, à destination des Lieux Saints pour accomplir le Hajj de l’an 1447 de l’Hégire, correspondant à 2026 selon le calendrier grégorien.
Ce contingent comprend la délégation officielle présidée par le ministre des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel, M. El Vadil Ould Sidaty Ould Ahmed Louly.
L’opération d’acheminement des pèlerins s’était déroulée dans de bonnes conditions, grâce à des vols directs au départ de l’aéroport international de Nouakchott « Oum -Tounsy » à destination de Médine, a déclaré à cette occasion, le ministre, louant le niveau d’organisation et de coordination qui a accompagné les différentes étapes de l’opération.
M. El Vadil Ould Sidaty Ould Ahmed Louly a exprimé sa gratitude à l’ensemble des instances et partenaires qui ont contribué au succès de l’opération de transport de cette année, au premier rang desquels les compagnies aériennes, les autorités civiles et militaires en service à l’aéroport international de Nouakchott, ainsi que les équipes relevant du ministère des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel.
Les vols de transport des pèlerins se sont déroulés sous la supervision des autorités compétentes, avec la mise en œuvre d’inspections et de contrôles techniques avant chaque vol par les experts et les inspecteurs de l’agence, a souligné quant à lui, le directeur général de l’agence nationale de l’aviation civile, M. Baba Ahmed Ould Baba Ahmed, selon lequel, tous les vols se sont déroulés dans des conditions sûres et sans encombre.
par Webmaster | 14 05 26 | Actualitès
Il est indispensable de lutter contre les fake news et la désinformation médiatique, a déclaré aujourd’hui mercredi 13 mai courant dans la capitale égyptienne Le Caire, le directeur général de l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), M. Mohamed Taghiyoullah Ledhem.
Ledhem a tenu ces propos, dans un discours prononcé à l’occasion, de sa participation aux travaux du Forum des médias et des think-tanks du Sud global-Conférence du partenariat arabo-chinois, marqué par une forte mobilisation des responsables, experts et professionnels des médias arabes et chinois.
Les participants aux travaux dudit Forum se pencheront sur les moyens de renforcer les cadres de coopération entre les établissements médiatiques et les centres d’études des pays arabes et de la Chine, afin de « formuler une vision commune soutenant les enjeux du développement et de la paix dans les pays du Sud, à la lumière des mutations numériques et géopolitiques que connaît le monde ».
Les médias alternatifs ont mis le monde devant un tournant difficile marqué par la facilité de la falsification et de la désinformation, a souligné le patron de l’AMI, mettant en exergue l’importance accordée par les pouvoirs publics, à leur tête le Président Ghazouani, au développement des médias et à leur mise à profit au service du dialogue et du rapprochement entre les peuples.
M. Mohamed Taghiyoullah Ledhem a indiqué que cette rencontre, organisée par la Ligue des États arabes et l’Agence de presse chinoise, constitue une opportunité précieuse pour renforcer le dialogue et la coopération entre les institutions médiatiques et intellectuelles dans le monde arabe et la République populaire de Chine, de manière à servir les questions du développement commun, à renforcer la compréhension entre les peuples et à consolider les valeurs de partenariat ainsi que les échanges culturels et cognitifs.
Toujours selon lui, les médias et les centres de réflexion sont aujourd’hui devenus des partenaires essentiels dans la construction de ponts de communication, l’accompagnement des transformations internationales et la diffusion d’un discours de modération, de développement et de paix.
Toujours dans le cadre de ce forum, le Secrétaire Général la Ligue des Etats arabes, M. Ahmed Aboul Gheit a souligné les efforts déployés par son organisation pour le renforcement de l’amitié arabo-chinoise et l’approfondissement de la coopération et des échanges communs dans divers domaines.
Le premier Sommet arabo-chinois, tenu en 2022, avait « jeté les bases d’une nouvelle étape de coopération entre les deux parties », a-t-il souligné, qualifiant ce forum comme « une plateforme importante pour renforcer la coopération médiatique et intellectuelle entre les deux parties et bâtir des liens plus solides entre les peuples, à la lumière des défis internationaux et régionaux actuels ».
Les participants aux travaux du Forum se pencheront sur les moyens de renforcer les cadres de coopération entre les établissements médiatiques et les centres d’études des pays arabes et de la Chine, afin de « formuler une vision commune soutenant les enjeux du développement et de la paix dans les pays du Sud, à la lumière des mutations numériques et géopolitiques que connaît le monde ».
De son côté, la Conférence du partenariat arabe-chinois, organisée par l’Agence de presse chinoise « Xinhua » et la Ligue arabe, aborde plusieurs thématiques majeures, notamment « le développement pacifique, les récits multiples, l’innovation numérique et la coexistence entre les civilisations ».
Les séances ont porté sur « les moyens de renforcer la coopération arabo-chinoise dans les domaines des médias et de la communication internationale », ainsi que sur « les opportunités offertes par la transformation numérique et les technologies modernes, et le rôle des médias et des Think-Tanks dans le soutien à la paix, au développement et aux échanges civilisationnels ».
.La séance d’ouverture du forum a été marquée par des discours prononcés par plusieurs personnalités importantes, notamment le secrétaire général de la Ligue des États arabes, M. Ahmed Aboul Gheit, et le directeur général de l’Agence de presse chinoise. Elle a vu également la présence de l’ambassadeur de Mauritanie au Caire, M. El Houssein Sidi Abdallahi Deh.
par Webmaster | 13 05 26 | Actualitès, Economie
Après la signature, jeudi dernier, de 27 accords de coopération, l’Algérie et la Mauritanie ont conclu 18 nouveaux contrats dans le cadre 8ème édition de la Foire des produits et services algériens qui s’est clôturée ce lundi à Nouakchott, a indiqué le ministère du Commerce et de la promotion des exportations dans un communiqué.
Parmi les conventions conclues figure la convention conclue par Air Algérie Cargo les branches du groupe algérien de transport maritime (GATMA), et la société de navigation CNAN. Le contrat porte sur l’expédition de 500 000 tonnes de ciment pour une valeur totale estimée à 50 millions de dollars, souligne la même source.
Cette édition a également été marquée par la signature d’accords dans le domaine du tourisme médical, en renforçant la coopération entre les établissements de santé algériens et les opérateurs mauritaniens, contribuant ainsi au développement des services de soins et à l’attraction des patients mauritaniens vers les établissements hospitaliers algériens, a ajouté le communiqué.
Tourisme, agriculture, services…
Des start-ups algériennes activant dans le secteur des services et de l’agriculture ont également signé d’importants contrats, a ajouté la même source qui fait état de la signature d’un accord de coopération dans le domaine touristique visant à renforcer la promotion touristique et à développer le partenariat entre les acteurs du secteur.
« Les résultats enregistrés lors de cette édition confirment le succès du salon dans la réalisation de ses objectifs économiques et commerciaux, et consolident sa position en tant que plateforme stratégique pour la promotion des exportations algériennes et le renforcement du partenariat économique algéro-mauritanien », a conclu le ministère
par Webmaster | 13 05 26 | Actualitès, Economie
Le Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie (BCM) M. Mohamed-Lemine Dhehby a présidé aujourd’hui mardi 12 mai 2026, une réunion, marquant le lancement officiel du premier numéro des Cahiers d’Études en Économie Monétaire, publiés par le Centre d’Études en Économie Monétaire (CEEM).
Le Gouverneur a salué pour la circonstance, l’engagement des cadres, chercheurs et experts ayant contribué à cette première édition, soulignant l’importance du développement de la recherche économique et financière au sein de la Banque Centrale de Mauritanie.
La rencontre a été marquée par une présentation des principales thématiques abordées dans ce premier numéro ainsi que par des échanges avec les auteurs et les directions générales impliquées dans cette initiative scientifique.
Première revue éditée dans l’histoire de la BCM, les Cahiers d’Études en Économie Monétaire visent à promouvoir la recherche appliquée et la réflexion sur les enjeux économiques, monétaires et financiers d’intérêt national, tout en renforçant le dialogue entre expertise institutionnelle et recherche académique.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique portée par le CEEM, créé en août 2025, visant à renforcer la production intellectuelle et le rayonnement scientifique de la Banque Centrale de Mauritanie.
La revue est disponible sur le site de la Banque Centrale de Mauritanie Lien









par Webmaster | 13 05 26 | Actualitès, Sociétés
Le nouveau roman mauritanien «Lampedusa: l’immigrant zéro », de Mohamed Saleck Ould Brahim, auteur du roman «Le mystère de l’Évangile de Barnabé», est désormais disponible dans les librairies à Nouakchott.
Rappelons que ce roman vient d’être publié par la maison d’édition « Dar Joussour Abdelaziz », qui l’a exposé recemment au Salon international du livre au palais des expositions «Le Kram» à Tunis.
«Lampedusa: l’immigrant zéro: Trois voix se font entendre, et trois destins se croisent dans ce roman
«Les récits étonnants de trois personnages différents, au cœur d’une cruelle tragédie humaine :
Koumba : mère de trois jeunes migrants, elle porte dans son cœur la douleur de la séparation et, l’espoir des retrouvailles.
Al-Mami, surnommé Moreno : officier de la garde côtière à la retraite, il est hanté par les accidents maritimes dont sont victimes les migrants et, se livre à la lutte contre les souvenirs du passé…
Alejandro : Chef d’un influent réseau de passeurs dont le destin bascule de la criminalité vers la poursuite d’un objectif noble.
Au fil des chapitres du roman, chaque personnage raconte sa propre histoire. Les événements du roman révèlent des facettes humaines poignantes, mettant en lumière les enjeux de l’immigration et la lutte pour la survie dans un monde plein de défis.
par Webmaster | 13 05 26 | Actualitès, Politique, Sociétés
En Mauritanie, le champ d’application des poursuites judiciaires contre les discours de haine controversés publiés sur les réseaux sociaux s’élargit progressivement.
Plusieurs publications et déclarations ont fait l’objet de poursuites pénales, alimentant un débat politique et juridique croissant sur les limites de la liberté d’expression et les conditions nécessaires au maintien de la paix civile dans un pays où les questions d’identité, de discrimination et de cohésion sociale demeurent des sujets sensibles du discours politique.
Dans ce contexte, le juge d’instruction de la cinquième chambre du tribunal de Nouakchott Ouest a ordonné l’incarcération de Khadija Mohamed Salek Sidi El Mokhtar, en réponse à la requête du parquet de son placement sous contrôle judiciaire et l’émission d’un mandat de détention. Cette décision faisait suite à la publication par la blogueuse d’une vidéo sur les réseaux sociaux.
L’action en justice a été engagée suite à la large diffusion d’une vidéo dans laquelle une femme tenait des propos jugés offensants et racistes à l’encontre de la communauté Haratin (les descendants d’anciens esclaves en Mauritanie). Ces propos incluaient des descriptions considérées comme insultantes et dégradantes pour la dignité humaine et la cohésion sociale, comme le fait de qualifier les Haratin d’ignorants et de les comparer à des ânes. Ces propos ont suscité une vive indignation et une vague de condamnations sur les réseaux sociaux.
Le procureur a inculpé la femme d’« incitation à la violence contre un groupe ethnique », de « propos racistes visant à porter atteinte à la paix civile et à la cohésion sociale par le biais des réseaux sociaux », ainsi que de diffamation, de calomnie et de diffusion en ligne de propos injurieux. Ces accusations reposent sur l’article 11 de la loi contre la discrimination, l’article 2 de la loi sur la protection des symboles nationaux et l’incrimination des atteintes au prestige de l’État et à l’honneur des citoyens, les articles 348 et 349 du Code pénal et les articles 22 et 23 de la loi sur la cybercriminalité.
La femme en question avait été arrêtée quelques jours auparavant par l’Unité de lutte contre la cybercriminalité, qui avait mené l’enquête préliminaire avant de la déférer au parquet puis au juge d’instruction – une procédure de plus en plus fréquente dans les affaires liées aux contenus numériques et aux discours de haine.
Cette affaire s’inscrit dans une série de cas similaires survenus en Mauritanie ces derniers mois, notamment celui des députés Mariam Cheikh Dieng et Qhamou Achour, membres du mouvement IRA, qui est devenu l’une des affaires les plus controversées du pays sur les plans politique et juridique.
Les autorités avaient arrêté les deux députées pour des diffusions en direct sur les réseaux sociaux qui, selon le parquet, contenaient des propos insultants envers les symboles nationaux, incitaient à la haine et portaient atteinte à l’ordre public.
Le parquet a soutenu que l’affaire relevait du « flagrant délit », arguant que le caractère public de la diffusion numérique rendait l’immunité parlementaire inapplicable, conformément à l’article 50 de la Constitution et à l’article 85 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Lors des audiences, l’accusation a requis des peines plus sévères, exigeant l’emprisonnement des deux parlementaires et la levée de leur immunité. Elle a fait valoir que leurs déclarations outrepassaient les limites de la liberté d’expression politique, constituant une « insulte aux symboles nationaux et une incitation à la discorde au sein de la société », compte tenu notamment de leur statut parlementaire et de l’influence de leurs discours sur l’opinion publique.
Le mouvement IRA et l’équipe de défense des deux députées ont affirmé en revanche que l’affaire comportait des dimensions politiques et relatives aux droits humains, et que les poursuites constituaient une atteinte à l’activisme de l’opposition et au discours sur les droits humains contre la discrimination et l’esclavage. Ils ont accusé les autorités d’instrumentaliser les lois relatives aux « symboles » et à la « cybercriminalité » pour restreindre la liberté d’expression et limiter l’espace de la critique politique.
Les audiences du procès ont également été marquées par des tensions et des manifestations de sympathisants du mouvement devant le Palais de Justice, sous haute surveillance policière.
Le mouvement IRA, dirigé par Biram Dah Abeid, est l’un des plus importants mouvements d’opposition de défense des droits humains en Mauritanie. Ces dernières années, il a été impliqué dans plusieurs affrontements avec les autorités sur des questions liées à l’esclavage, à la discrimination et à la liberté d’expression. Certains l’accusent d’« hostilité envers les Beydane », le groupe arabe de Mauritanie. Au cœur de la crise impliquant les deux députées, Biram Ould Abeid a appelé à l’apaisement des tensions et a présenté des excuses en leur nom pour certains propos offensants. Il a également réitéré ses critiques à l’égard de la loi sur les symboles nationaux, la qualifiant d’instrument de répression contre les opposants et les personnes vulnérables.
Les affaires récentes ne se limitent pas aux activistes et aux personnalités politiques, mais concernent également des militants et des blogueurs, parmi lesquels Warda Ahmed Souleymane, emprisonnée pour des contenus publiés sur les réseaux sociaux. Cette affaire marque une nouvelle étape dans le renforcement du contrôle judiciaire des discours en ligne.
Les observateurs estiment que les autorités mauritaniennes s’orientent de plus en plus vers l’activation des dispositions légales relatives à la lutte contre les discours de haine, la discrimination et la cybercriminalité, afin de contrôler l’espace numérique et de contenir les discours susceptibles d’engendrer des tensions sociales, ethniques ou politiques, notamment compte tenu de l’influence croissante des réseaux sociaux et de leur transformation en arène centrale des conflits politiques et de la mobilisation populaire. À l’inverse, au sein des milieux de défense des droits humains et des médias, des questions se posent de plus en plus quant aux limites de cette approche et à sa capacité à garantir la paix civile ou à devenir un instrument de restriction de la liberté d’expression et d’opposition politique, en particulier au vu du nombre croissant de poursuites liées aux contenus numériques en peu de temps.
Il semble que le système judiciaire mauritanien se trouve aujourd’hui au cœur d’un dilemme particulièrement délicat : celui de concilier le devoir de protéger l’unité nationale et de prévenir l’incitation à la haine, et la nécessité de faire respecter les garanties constitutionnelles relatives à la liberté d’opinion, d’expression et d’activité politique et de défense des droits humains.
Entre ceux qui voient dans ces procès une nécessité légale pour endiguer les injures verbales et les discours discriminatoires et incendiaires, et ceux qui les considèrent comme le signe d’une restriction croissante de la sphère publique, tous les regards sont tournés vers le pouvoir judiciaire, organe qui déterminera l’issue du procès.
En pratique, la frontière entre opinion admissible et discours criminalisé s’est estompée, à l’heure où les plateformes de médias sociaux sont devenues l’acteur le plus influent pour façonner l’opinion publique et déclencher des controverses politiques et sociales en Mauritanie.