par Webmaster | 18 04 26 | Actualitès, Tribunes
La visite effectuée ces jours-ci par le Président mauritanien Ghazouani en France « dépasse le cadre protocolaire », affirme le président fondateur et illustre magistrat Cheikh Sidi Mohamed Cheina (Observatoire Franco-Mauritanien pour l’Éducation et la Promotion des Droits de l’Homme) Ould Cheina.
Plus, elle consacre la profondeur des relations historiques entre les deux pays et confirme le positionnement de la Mauritanie comme acteur stratégique et pôle de stabilité dans un environnement régional marqué par de fortes incertitudes, a posté dans l’article ci-dessous l’illustre magistrant.
Après plus d’une décennie passée en France dans le cadre d’un parcours académique, et en tant qu’ancien président fondateur de l’une des premières ONG de droit français créée par un Mauritanien — l’Observatoire Franco-Mauritanien pour l’Éducation et la Promotion des Droits de l’Homme (OFMEP-DH), établi à Paris-Aubervilliers au début des années 2000— nous disposons d’une lecture éclairée de l’évolution des relations franco-mauritaniennes, partagée par de nombreux diplômés mauritaniens et français des grandes écoles et universités françaises.
À ce titre, nous suivons avec un intérêt soutenu et une légitime fierté la visite d’État de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Président de la République Islamique de Mauritanie, en France. Cette visite dépasse le cadre protocolaire : elle consacre la profondeur des relations historiques entre les deux pays et confirme le positionnement de la Mauritanie comme acteur stratégique et pôle de stabilité dans un environnement régional marqué par de fortes incertitudes.
Cette dynamique s’articule autour de plusieurs axes majeurs :
1. Une référence en matière de stabilité sécuritaire au Sahel
Dans un contexte régional fragilisé, la Mauritanie se distingue par sa stabilité et sa capacité d’anticipation.
Le leadership du Président de la République s’impose comme un facteur clé de sécurité, favorisant une coopération approfondie avec la France, fondée sur le partage d’expertises en matière de lutte contre le terrorisme et de contrôle des frontières.
L’approche mauritanienne, axée sur la prévention et le dialogue, constitue à cet égard un modèle pertinent pour la stabilisation durable du Sahel central.
2. Une gestion concertée et efficace des migrations irrégulières
La Mauritanie s’affirme comme un partenaire essentiel de l’Europe et de la France dans la régulation des flux migratoires.
Les actions engagées contre les réseaux de traite des êtres humains, soutenues par un dispositif législatif renforcé — notamment la loi n° 038-2024 — traduisent une volonté de politique pénale ferme.
A titre d’exemple, les jugements du Tribunal spécial de Lutte contre l’Esclavage, la Traite des Personnes, et l’Immigration illicite lors de sa seule première année d’exercice (2025) ont atteint 205 affaires traitées par le nouveau mécanisme juridique témoignent de l’engagement ferme de l’État.
La coopération technique et judiciaire en constante progression témoigne d’une convergence des efforts pour traiter à la fois les causes profondes des migrations et leurs implications sécuritaires.
3. Des perspectives économiques structurantes et durables
Le développement des investissements français dans des secteurs clés tels que l’hydrogène vert, le gaz et les industries extractives ouvre des perspectives significatives pour la Mauritanie.
Ces projets constituent des opportunités concrètes pour la mobilisation des compétences nationales et participent à la transformation économique du pays, tout en renforçant sa souveraineté énergétique.
4. Les compétences nationales au cœur du partenariat
Les diplômés mauritaniens issus du système français représentent un levier stratégique de coopération.
Grâce à leur double expertise, ils jouent un rôle déterminant dans le rapprochement des deux pays et dans la mise en œuvre effective des projets communs, agissant comme de véritables relais d’influence et de développement.
En somme, la visite du Chef de l’État à Paris envoie un signal fort : la Mauritanie, sous son impulsion, s’affirme comme un partenaire incontournable, engagé pour le renforcement de la stabilité, de la sécurité et du développement durable en Afrique.
Cheikh Sidi Mohamed Cheina
Magistrat
– Président sortant du Tribunal spécial chargé de la lutte contre l’esclavage, la traite des personnes et le trafic illicite de migrants
– Ancien Président du Pôle de l’Instruction Antiterroriste et Traitement des crimes de sécurité de l’État et Infractions des militaires, 1er Cabinet du Tribunal de wilaya Nouakchott Ouest,
– Ancien Président des Chambres Administrative et Commerciale près la Cour d’Appel de la Wilaya de Dakhket-Nouadhibou,
– Ancien Procureur de la République de Nouakchott,
– Président fondateur de l’OFMEP-DH
(Observatoire Franco-Mauritanien pour l’Éducation et la Promotion des Droits de l’Homme)
par Webmaster | 18 04 26 | Actualitès, Sociétés
Le président de la Fédération du commerce de Mauritanie, Mahmoud O. Salem, a déclaré que l’approvisionnement en denrées alimentaires sur le marché était « assuré » et qu’aucune augmentation des prix n’est justifiée tout en reconnaissant cependant l’existence de cas de spéculation et de monopole.
Lors d’une conférence de presse à Nouakchott vendredi soir, ould Salem a ajouté que les stocks actuels étaient « suffisants » et que des livraisons supplémentaires arrivaient dans le pays, estimant que toute hausse des prix était « injustifiée » et que ses auteurs en assumeraient les conséquences sans le soutien de la Fédération.
Il a précisé que la Fédération avait pris des mesures pour lutter contre la spéculation, dans le cadre d’un accord avec le ministère du Commerce et du Tourisme visant à fixer des plafonds de prix pour un certain nombre de produits de première nécessité, parmi lesquels le sucre, le riz et les produits laitiers.
Le président de la fédération du commerce a indiqué que les autorités avaient renforcé la surveillance du marché, appelant les commerçants à respecter les marges bénéficiaires fixées conformément aux factures d’approvisionnement, et ajoutant que les coûts de transport des denrées alimentaires n’avaient pas changé malgré la hausse des prix du carburant.
Dans le même contexte, le président de la Fédération des industries et des mines Naji Ould Ichidou, a déclaré que les prix des produits manufacturés localement étaient « stables », aucune pénurie de matières premières n’ayant été enregistrée.
Il a ajouté que les prix des produits de première nécessité tels que la farine, les aliments de bétail, le lait et le ciment n’ont pas connu d’augmentation, soulignant la baisse du prix de la farine destinée aux boulangeries, tout en maintenant les prix des aliments pour animaux, du lait et du ciment à des niveaux fixés en concertation avec les autorités compétentes.
par Webmaster | 18 04 26 | Actualitès, Economie
La Mauritanie accélère ses efforts de transformation numérique pour soutenir le développement socio‑économique. Dans le secteur public, par exemple, le gouvernement a déjà digitalisé plusieurs dizaines de services afin de rapprocher l’administration des populations.
Les autorités mauritaniennes négocient un financement de 50 millions de dollars avec la Banque islamique de développement (BID) pour soutenir la transformation numérique du pays. Les deux parties ont signé à cet effet un accord de principe le mardi 14 avril.
Ce programme de soutien vise la mise en œuvre de quatre projets principaux : le développement des infrastructures et des équipements numériques, le renforcement de la cybersécurité, le soutien à l’interopérabilité et la modernisation des systèmes numériques, le développement des compétences numériques et de la connectivité, ainsi que la promotion de l’innovation et des start‑up.
En janvier 2025, le gouvernement mauritanien a lancé le projet Digital‑Y, financé à hauteur de 4 millions d’euros et réalisé en partenariat avec la coopération allemande. Ce projet vise à intégrer les outils numériques dans la gestion publique afin de moderniser les services, renforcer la transparence administrative et stimuler le développement économique et social.
La Mauritanie collabore aussi avec la Banque mondiale et l’Union européenne. Cette dernière accompagne plusieurs initiatives, dont la construction d’un centre de données à Nouakchott et la liaison du pays à un nouveau câble sous‑marin en fibre optique. La Banque européenne d’investissement (BEI) finance ce projet à hauteur de 25 millions d’euros (29,4 millions de dollars), tandis que la Banque mondiale apporte 10 millions d’euros.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des ambitions des autorités mauritaniennes de « faire du numérique et de l’innovation un levier clé de modernisation de l’administration, d’inclusion sociale et de renforcement de la compétitivité ». Dans sa stratégie 2022–2025, le pays visait à l’horizon 2025 une valeur ajoutée du numérique de 700 millions de dollars, soit 8 % du produit intérieur brut (PIB), contre 350 millions de dollars et 4,5 % du PIB en 2020. Le gouvernement visait également 15 000 emplois directs et indirects créés grâce au numérique, contre 5 000 en 2020.
Pour le moment, la Mauritanie occupe la 165e position sur 193 à l’indice de développement de l’e‑gouvernement établi par les Nations Unies en 2024. Son score de 0,3491 reste inférieur aux moyennes continentale (0,4247) et mondiale (0,6382), traduisant des défis persistants en matière de numérisation des services publics. En matière de cybersécurité, le pays s’est classé au quatrième et avant‑dernier palier (Tier 4) à l’Indice global de cybersécurité 2024 de l’Union internationale des télécommunications (UIT), avec des lacunes dans les volets organisationnels, techniques, de développement des capacités et de coopération.
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par Webmaster | 18 04 26 | Actualitès, Politique
Le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a rencontré, ce vendredi soir, à sa résidence à l’hôtel Le Bristol dans la capitale française Paris, des membres de la communauté mauritanienne établie à l’Hexagone dont ses représentants.
Ce tête-à-tête intervient selon des sources officielles, dans le cadre de la visite d’État effectuée par Ghazouani à la France, dont aujourd’hui est le troisième.
Le Chef de l’État vise à travers cette rencontre avec la diaspora à renforcer le contact direct avec les citoyens vivant à l’étranger, indique-t-on.
Ghazouani a écouté les principales préoccupations exprimées par ses interlocuteurs et pris connaissance de leurs conditions de vie, apprend-on.
Les échanges entre le Président et la communauté mauritanienne expatriée se sont déroulés dans un esprit d’échange et de proximité « visant à consolider les liens entre la diaspora et les institutions nationales », dit-on.
par Webmaster | 17 04 26 | Actualitès, Politique
Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’extérieur a annoncé aujourd’hui vendredi 17 avril courant, l’investiture de la candidature de Mme Coumba Ba au poste de Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
Cette investiture témoigne de l’engagement de la Mauritanie à soutenir une Francophonie dynamique, capable de relever les défis actuels, indique un communiqué de la diplomatie mauritanienne
Mme Coumba Ba avait occupé par le passé plusieurs postes ministériels, notamment celui de ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration.
Elle avait officié également en sa qualité de ministre-conseillère auprès de la Présidence.
Elle avait été nommée par ailleurs en 2024, au poste d’Envoyée spéciale du Président de la République Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani auprès de l’OIF.
par Webmaster | 17 04 26 | Actualitès
Le gouvernement mauritanien a annoncé officiellement la candidature de Mme Coumba Ba au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et a invité les États membres à soutenir cette candidature.
Dans un communiqué rendu public ce vendredi, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’étranger a déclaré que cette candidature témoigne de l’engagement de la Mauritanie à soutenir une Francophonie « active et inclusive », capable de relever les défis actuels, notamment dans les domaines de la paix, du développement et du dialogue interculturel.
Le communiqué ajoute que la candidate possède une expérience des affaires multilatérales et une connaissance approfondie des enjeux africains et francophones, rappelant sa nomination en 2024 comme Envoyée spéciale du Président de la République auprès de l’OIF, avec rang de Ministre-Conseillère.
Il explique qu’à ce titre, Mme Coumba Ba a mené des consultations de haut niveau avec de nombreux chefs d’État et de gouvernement, contribuant ainsi au renforcement de la concertation et de la coopération au sein de la communauté francophone.