ACTUALITES SPORT ECONOMIE POLITIQUE MONDE FOCUS TRIBUNE العربية
ACTUALITES
SPORT
ECONOMIE
POLITIQUE
MONDE
FOCUS
العربية

 

Énergie : coup de pouce gouvernemental de 20 % sur le gaz de cuisine en Mauritanie

Dans le cadre d’un effort national sans précédent pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages face à la conjoncture économique mondiale, le ministère de l’Énergie et du Pétrole, en synergie avec le ministère du Commerce et du Tourisme, a annoncé ce mercredi une réduction immédiate de 20 % sur les prix du gaz butane à usage domestique.

Cette décision majeure découle d’un arrêté ministériel conjoint signé le 2 juin 2026. Elle touche l’ensemble des segments de la population puisque la baisse est appliquée de manière uniforme sur toutes les catégories de bouteilles de gaz commercialisées sur le territoire national, sans exception de taille ou de région.

Selon les nouveaux barèmes officiels communiqués par les autorités de régulation, les prix se réajustent ainsi en monnaie locale (Ancienne Ouguiya MRO) :

La grande bouteille (Catégorie B12 / 12 kg), principalement utilisée par les familles nombreuses et les restaurateurs, subit une baisse nette de 1 000 MRO, passant de 5 000 à 4 000 ouguiyas.

La bouteille moyenne (Catégorie B6 / 6 kg) s’établit désormais à 1 920 ouguiyas, contre 2 400 MRO précédemment (soit une économie de 480 MRO).

La petite bouteille (Catégorie B3 / 3 kg), essentielle pour les foyers modestes et les usagers mobiles, voit son prix chuter à 880 ouguiyas au lieu de 1 100 MRO.

Le ministère a tenu à préciser que cette intervention directe de l’État sur le marché des énergies domestiques a pour objectif fondamental d’alléger le poids des charges fixes et des dépenses courantes qui pèsent sur les budgets des foyers mauritaniens. Des instructions fermes ont été transmises aux délégations régionales du commerce pour assurer un contrôle strict des prix sur les points de vente et sanctionner immédiatement toute spéculation.

Coulisses du pouvoir : Quand l’ancien Premier ministre mauritanien passe au devoir de mémoire

L’ancien Premier ministre mauritanien, Sidi Mohamed Ould Boubacar, a présenté hier mardi 2 juin courant dans la soirée à Nouakchott son nouveau livre (bilingue) intitulé « Le temps du passage calme » (arabe) et « la transition démocratique en Mauritanie 2005-2007 » (en français).

Devant un parterre de personnalités politiques, de figures des droits de l’homme, de professionnels des médias et d’hommes d’affaires, l’auteur a retracé les grandes étapes de la période de transition qu’a traversée la Mauritanie entre 2005 et 2007. M. Ould Boubacar a expliqué le choix de cette période par son caractère exceptionnel dans l’histoire contemporaine du pays. Selon lui, l’exécutif de l’époque n’était pas un gouvernement classique évoluant au sein d’un système politique stable. Il était investi d’une mission de transition aux objectifs précis, à mener dans un contexte intérieur, régional et international particulièrement complexe. Conçu comme un témoignage de l’intérieur des cercles du pouvoir, l’ouvrage s’appuie sur des données factuelles, des documents d’archives et des expériences vécues. L’ambition de l’auteur est de mettre en lumière les défis majeurs auxquels les autorités de transition ont été confrontées, ainsi que les choix stratégiques opérés pour mener ce processus à bien.

L’ancien chef du gouvernement a également affirmé que le devoir de mémoire et la documentation des expériences publiques par les anciens hauts responsables constituent une responsabilité citoyenne. Il a souligné le droit légitime de l’opinion publique à connaître les réussites et les arbitrages qui ont jalonné la gestion des affaires de l’État, afin d’en tirer les enseignements nécessaires.

Ce livre ne constitue toutefois que le premier jalon d’un projet mémoriel plus vaste. M. Ould Boubacar a exprimé son souhait de se consacrer, à l’avenir, à l’écriture d’autres chapitres de sa riche carrière professionnelle et politique au service de l’État mauritanien.

La note de lecture et la présentation de l’ouvrage ont été assurées par le colonel à la retraite et ancien ambassadeur Cheikh Sid’Ahmed Ould Babamine, qui avait présidé la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) durant cette même période de transition.

Une délégation espagnole à Nouakchott pour évaluer le programme de mobilité GECCO

L’ Ambassade d’Espagne à Nouakchott informe qu’une délégation du Ministère espagnol de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, présidée par le Directeur Général de la Gestion des migrations, M. Santiago Yerga, effectue actuellement une visite de travail en Mauritanie dans le but de renforcer la coopération bilatérale en matière de migration circulaire de travailleurs et de promouvoir de nouvelles opportunités de mobilité régulière entre les deux pays.

Au cours de cette visite, la délégation espagnole a tenu des réunions avec les ministères mauritaniens des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens à l´Extérieur ; de l´Autonomisation de Jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service civique ; et de la Fonction publique et du Travail, tout en entretenant aussi des contacts avec les ministères de l’Agriculture et de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille, au cours desquelles on a présenté une première évaluation des résultats du premier programme de migration circulaire lancé l’année dernière, à la suite de la tenue de la Ière Réunion de Haut Niveau entre les gouvernements espagnol et mauritanien.

Lors de toutes ces réunions, cette première expérience pilote de migration circulaire, s’inscrivant dans le cadre du programme GECCO (Gestion collective des recrutements en origine) du gouvernement espagnol, a été très positivement accueillie. Elle a permis la participation de 50 travailleurs mauritaniens à la campagne agricole espagnole de 2026. Au vu des résultats obtenus, les perspectives de consolidation et d’extension du programme pour les campagnes futures ont également été abordées.

Le programme de la délégation espagnole comprenait également une réunion de coordination à l’ambassade d’Espagne à Nouakchott avec des représentants d’institutions mauritaniennes, de la délégation de l’Union européenne et de partenaires internationaux, dans le but de continuer à renforcer la coopération bilatérale en matière d’emploi, de formation et de mobilité professionnelle.

Les bons résultats obtenus dans le cadre du programme GECCO ont ouvert de nouvelles perspectives de coopération entre les deux pays. Dans ce contexte, le Secrétariat d’État aux Migrations d’Espagne et l’Organisation internationale du travail (OIT), entités coordinatrices du projet WAFIRA II, organisent aujourd’hui, 2 juin, en collaboration avec le ministère de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille (MASEF) et l’Agence TECHGHIL, un atelier d’échange sur la migration circulaire dans le secteur agricole. Au cours de cette journée, l’expérience du projet WAFIRA sera présentée. Il s’agit d’une initiative financée par l’Union européenne via le Migration Partnership Facility (MPF), qui vise à maximiser l’impact économique et social de la migration circulaire ciblant spécifiquement les femmes, grâce à la formation des travailleuses saisonnières en entrepreneuriat, en employabilité et en éducation financière, ainsi qu’au renforcement des capacités institutionnelles des pays partenaires.

Cet atelier permettra d’engager une réflexion commune sur les possibilités d’adaptation de ce modèle au contexte mauritanien et de jeter les bases d’une future feuille de route de coopération.

À travers des initiatives de migration circulaire telles que GECCO et WAFIRA II, l’Espagne et la Mauritanie continuent d’approfondir une coopération fondée sur la promotion de la migration légale, les voies régulières de migration de main-d’œuvre, le renforcement institutionnel et la création d’opportunités économiques durables pour les travailleurs et leurs communautés.

Kham… encore Kham… et toujours : Kham ?

Podcasts, lives et discussions sur la toile se multiplient autour des questions sensibles et controversées. Les affaires et événements sécuritaires ou politiques — notamment les tentatives de coup d’État, surtout lorsqu’elles échouent — figurent souvent parmi les sujets les plus « à la mode » depuis quelque temps dans notre pays.

Dans ce brouhaha d’incertitudes, de spéculations et de rumeurs infondées, le besoin d’extraire la vérité se fait alors particulièrement pressant.

Mais la tâche est loin d’être simple : où trouver les bons filtres ? Et comment les choisir ?

Les récits des «acteurs ou témoins oculaires » constituent certes une source qu’on ne saurait négliger. Seulement, leurs « impuretés » et leur caractère souvent controversé soulèvent, dans bien des cas, davantage de questions qu’ils n’apportent de certitudes.

Dans ces conditions, le silence est-il préférable pour ceux qui n’ont pas de dessein particulier ?

Kham…

Pour ma part, les souffles de ma plume errante suivent d’autres chemins. Sont-ils les plus appropriés ?

Kham…

Peut-être que c’est précisément cette réponse qui les caractérise le mieux.

Avec son agréable sonorité wolof et son adoption complète par ma langue maternelle — le hassaniya — Kham s’impose comme un aveu à demi-mot de mon errance littéraire.

Est-ce :

une hésitation ?

une incertitude ?

une ignorance ?

Par sa fonction détachée, Kham est la réaction qui me vient spontanément à l’esprit.

Quant aux autres réponses — catégoriques ou non — peut-être les lecteurs les découvriront-ils lors de la séance de dédicace de samedi prochain (v. image).

El Boukhary Mohamed Mouemel

Le gouvernement mauritanien renforce les contrôles sanitaires face au risque d’Ebola

La Cellule nationale de suivi de la situation de l’épidémie d’Ebola a confirmé qu’aucun cas d’infection par la maladie n’a été enregistré parmi les citoyens mauritaniens résidant dans les pays touchés par la propagation du virus.

Cette déclaration a été faite lors de sa deuxième réunion, tenue ce lundi au siège du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’extérieur.

Au cours de cette réunion, l’évolution de la situation épidémiologique dans la région ainsi que les mesures prises pour renforcer la préparation nationale et empêcher l’introduction de la maladie dans le pays ont été discutées.

L’accent a été mis sur l’intensification du contrôle épidémiologique aux points de passage frontaliers, l’équipement des centres d’isolement et le relèvement du niveau de vigilance sanitaire. De plus, les représentants du ministère de la Santé et des différents secteurs gouvernementaux ont passé en revue les dispositions préventives adoptées.

Parmi celles-ci figurent le renforcement du dépistage précoce dans les aéroports et les points d’entrée internationaux, la mise à disposition d’équipes médicales opérationnelles 24h/24, ainsi que l’équipement des postes frontaliers avec des caméras thermiques de détection.

À l’issue de ses travaux, la cellule a souligné l’importance de maintenir une coordination continue entre les missions diplomatiques et les autorités sanitaires, et de mener une sensibilisation accrue auprès des communautés mauritaniennes à l’étranger.

Elle a également appelé à éviter de voyager vers les zones touchées afin de limiter les risques de transmission de l’infection

L’enfant mauritanien : Capital humain d’avenir ou urgence démographique ?

Avec un indice de fécondité de 4,5 naissances par femme en 2026, la Mauritanie s’appuie sur une jeunesse vibrante mais structurellement vulnérable. Entre pauvreté multidimensionnelle dans les adwabas et décrochage scolaire massif au secondaire, le pays fait face à une urgence : investir massivement dans son capital humain pour garantir son émergence en 2040.

On dit souvent que les enfants sont l’avenir d’une nation. En Mauritanie, cette affirmation dépasse la simple formule rhétorique pour devenir une urgence démographique, économique et sécuritaire. Le moteur de notre avenir est en marche, mais est-il pleinement protégé aujourd’hui ? La question s’impose avec force. L’enfant n’est pas un citoyen en devenir ; il est le déterminant absolu de la Mauritanie de demain.

Le capital humain se joue dès les 1 000 premiers jours.

Pour qu’un pays progresse, il doit investir dans sa ressource la plus précieuse : son capital humain, et ce, dès le plus jeune âge. En Mauritanie, ce chantier prioritaire se heurte encore à des défis structurels majeurs sur le plan de la santé, de la nutrition et de l’équité sociale. Selon les dernières données hospitalières et les rapports de développement, le taux de mortalité infantile stagne à un niveau préoccupant de 49,9 pour 1 000.

Plus globalement, 61,9 % des enfants mauritaniens vivent dans une situation de pauvreté multidimensionnelle, privés simultanément d’accès à l’eau potable, à la santé, à un logement décent ou à l’éducation.

Le chiffre clé : 69,9 %C’est la proportion d’enfants pauvres qui vivent dans les adwabas (localités rurales historiquement marginalisées), tandis que 27 % de la population infantile globale stagne sous le seuil de la pauvreté absolue.

L’autre urgence silencieuse concerne la malnutrition chronique (le retard de croissance), qui touche près de 25 % des enfants de moins de cinq ans. Ce fléau enregistre des pics sévères dans les Wilayas du Centre et du Sud-Est, notamment dans les deux Hodhs, le Gorgol et le Guidimagha.

PAROLE D’EXPERT : Dr. Amadou Sall, pédiatre et consultant en santé publique à Kaédi (Gorgol)« Dans nos structures de santé au Sud-Est, nous voyons quotidiennement les ravages invisibles de la malnutrition chronique. Ce n’est pas seulement une question de faim, c’est une question d’accès à l’eau potable et d’éducation nutritionnelle des mères. Quand un enfant passe ses deux premières années en état de carence, son cerveau ne développe pas toutes ses connexions. C’est un retard que l’école, même la meilleure, ne pourra jamais totalement rattraper. Investir dans des compléments nutritionnels dès la grossesse, c’est là que se joue le PIB de la Mauritanie de demain. »

L’impact économique est mesurable : un enfant malnutri au cours des 1 000 premiers jours de sa vie est un adulte dont les capacités cognitives et physiques seront durablement altérées. Investir dans la nutrition de l’enfant aujourd’hui, c’est garantir une force de travail qualifiée, innovante et productive pour la Mauritanie de 2040.

L’École républicaine : le défi de la fracture du secondaire

Le second pilier de ce déterminant social reste l’éducation. Si le système éducatif enregistre une hausse encourageante des effectifs au niveau fondamental (Primaire) avec un taux brut de scolarisation de 81,7 % et une parité filles-garçons en nette amélioration grâce aux écoles de proximité, le tableau s’assombrit dès l’entrée au secondaire.

Au niveau du collège et du lycée, le taux brut de scolarisation s’effondre à seulement 37 %. La déperdition scolaire des filles est le symptôme le plus criant de cette rupture : près de 35 % des adolescentes ne sont pas scolarisées au niveau secondaire. En cause : l’éloignement des établissements, la pauvreté des ménages et la persistance des mariages précoces.

Actuellement, un enfant mauritanien est censé accomplir en moyenne 7,7 années de scolarité avant sa majorité. Mais cette moyenne cache de profondes inégalités territoriales. Les enfants issus des adwabas ou de milieux défavorisés ont un risque d’exclusion scolaire supérieur de 23 % par rapport à ceux des milieux urbains aisés.

TÉMOIGNAGE DU TERRAIN : Mariem Mint Ahmed, 15 ans, ancienne élève d’un adwaba près d’Aioun (Hodh El Gharbi)« J’adorais l’école et j’ai eu de très bonnes notes à l’examen du fondamental. Mais pour aller au collège, il fallait s’installer en ville, à 25 kilomètres de chez mes parents. Louer une chambre là-bas coûtait trop cher pour mon père, et il avait peur pour ma sécurité. J’ai dû rester au village pour aider aux tâches ménagères. Beaucoup de mes amies ont été mariées l’année suivante pour cette même raison. Si nous avions eu un collège de proximité ou un bus scolaire, je serais encore sur les bancs de l’école aujourd’hui. »

Pour les jeunes filles de ces zones, le défi est double. Face à l’isolement des établissements secondaires, le spectre du mariage précoce resserre son étau. Or, le consensus est mondial : alphabétiser une fille, c’est éduquer une future mère qui veillera à son tour sur la santé et l’instruction de ses propres enfants. L’École républicaine se doit d’être ce sanctuaire égalitaire où se forge la future élite.

LE SYSTÈME ÉDUCATIF EN CHIFFRES

Primaire (Fondamental) : 81,7% de scolarisation (Parité en hausse)

Secondaire (Collège/Lycée) : 37% de scolarisation (Chute brutale)

Décrochage : 35% des adolescentes hors du système scolaire

De la loi au terrain : les 5 chantiers de la rupture

La Mauritanie dispose d’un arsenal juridique complet, notamment avec le Code Général de l’Enfance. L’enjeu central consiste désormais à passer des textes à une application stricte, budgétisée et généralisée sur le terrain. Les experts orientent l’action publique autour de cinq axes stratégiques :

Modernisation de l’éducation et rétention des filles : Décentraliser les collèges dans les zones rurales isolées (Hodh El Chargui, Assaba, Gorgol), généraliser les blocs sanitaires séparés pour les filles et étendre le modèle des cantines scolaires gratuites.

Renforcement de la protection sociale : Élargir les budgets du programme national de transferts monétaires Tekavoul (appuyé par la Banque mondiale) pour soutenir les mères, tout en déployant des unités mobiles pour l’enregistrement universel à l’état civil.

Réforme des Mahadras et fin de la mendicité : Contractualiser et labelliser les écoles traditionnelles. En échange de subventions, les maîtres coraniques s’engagent à interdire la mendicité forcée des enfants talibés et à intégrer le calcul et la lecture au programme.

Tolérance zéro pour les pratiques néfastes : Sanctionner sévèrement l’exploitation des moins de 15 ans (marchés, garages, orpaillage) et interdire le mariage avant 18 ans sans dérogation dans le Code de l’enfance.

Alliance avec les leaders religieux : Mobiliser les réseaux d’imams pour déconstruire les barrières culturelles et diffuser, lors des prêches du vendredi, des messages de santé publique (espacement des naissances, abandon des mutilations génitales féminines).

LE POINT DE VUE RELIGIEUX : Imam Thiam El Hadj, membre d’un réseau d’érudits pour la protection de l’enfance à Nouakchott« L’Islam impose la recherche du savoir comme un devoir pour chaque musulman, homme et femme. Il est de notre responsabilité, en tant qu’imams, de rappeler du haut du minbar que confier un enfant à une mahadra pour qu’il mendie dans la rue est un péché et une trahison de la confiance divine. Nous travaillons avec le ministère pour que les écoles traditionnelles reçoivent un soutien financier décent. En contrepartie, la dignité et la scolarisation de base de l’enfant doivent être garanties. Modernité et foi ne s’opposent pas, elles se complètent. »

Urgence nationale

La protection de l’enfance contre l’exploitation, le travail précoce et la mendicité forcée ne relève plus de la simple charité ou de l’action humanitaire : c’est une question de sécurité nationale. Chaque enfant laissé au bord du chemin est une opportunité manquée pour le développement économique du pays, et une porte ouverte à la vulnérabilité sociale.

Des initiatives récentes, à l’image du lancement des Children First Media Awards par le Ministère de la Culture et l’UNICEF, rappellent opportunément que les médias ont un rôle de sentinelle à jouer. Pour que la Mauritanie de demain soit forte, stable et prospère, les choix budgétaires et politiques d’aujourd’hui doivent placer l’enfant au centre absolu des priorités. Le futur de la République se joue maintenant : dans les maternités, les centres de nutrition et les salles de classe de nos adwabas, de nos villes et de nos campagnes.

Mohamed Ould Mohamed Lemine

[email protected]

Journaliste free-lance

 

Besoin d'aide? Chat avec News Rim D.T.