par Webmaster | 23 06 26 | Actualitès, Politique
Le Gabon et la Mauritanie entretiennent d’excellentes relations de coopération. Celles-ci ont été encore magnifiées, hier, à la faveur de l’audience accordée par le chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema à Messouda Bahama Mohamed Laghdaf, l’envoyée spéciale de son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
La ministre mauritanienne de l’Environnement et du Développement durable était porteuse d’un message du dirigeant de cet État d’Afrique de l’Ouest. Elle a réaffirmé, à cette occasion, la volonté de son pays de densifier la coopération bilatérale avec le Gabon. Une relation historiquement fondée sur la solidarité, le respect mutuel et la concertation permanente sur les enjeux d’intérêt commun.
Aussi a-t-elle profité de cette circonstance pour présenter officiellement la candidature de la Mauritanie au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Portée par le Dr Coumba Ba, cette candidature propose un projet stratégique articulé autour de trois axes cardinaux, à savoir la cohérence, l’équilibre et l’utilité au service direct des États membres.
Cet entretien a donc permis de souligner la solidité et la fluidité des relations diplomatiques entre Libreville et Nouakchott. Et c’est fort de cela que le président Brice Clotaire Oligui Nguema a réitéré l’attachement du Gabon au consensus et à une gouvernance concertée, principes directeurs de son action politique sur la scène continentale.
Cette rencontre concrétise la diplomatie proactive menée par le Gabon. Elle illustre la volonté du pays de diversifier ses partenariats africains, tout en réaffirmant son engagement en faveur d’une Francophonie utile, dynamique et résolument orientée vers le développement conjoint
union.sonapresse.com
par Webmaster | 23 06 26 | Actualitès, Tribunes
Le Conseil des ministres du 10 juin 2026 a adopté deux projets de loi modifiant respectivement le statut des officiers des forces armées et celui des personnels non officiers. Ces textes introduisent, pour la première fois de manière explicite, un régime général du devoir de réserve et de l’obligation de discrétion applicable aux militaires après leur départ du service.
Pour les officiers généraux, la réforme va plus loin encore en instituant une période de réserve de cinq ans après la cessation du service actif. Durant cette période, ils sont soumis à une interdiction particulièrement étendue d’activités politiques, incluant l’exercice d’activités politiques, la participation aux débats politiques, la signature de pétitions politiques et la collecte de fonds à des fins politiques. Les officiers généraux actuellement admis à la retraite sont, en outre, réintégrés de plein droit dans la deuxième réserve.
Il convient également de souligner que le régime juridique des militaires à la retraite soumis à l’Assemblée constitue l’un des plus avancés de la sous-région maghrébine et ouest-africaine, voire de l’ensemble du continent africain et du monde arabe. Il répond à une revendication ancienne d’une partie importante de la classe politique ainsi que de nombreux acteurs civils depuis l’avènement de la Constitution de 1991.
L’objectif poursuivi est légitime : préserver la neutralité des forces armées, protéger les informations sensibles et prévenir toute politisation de l’institution militaire.
Cette réforme particulièrement ambitieuse et politiquement significative soulève néanmoins plusieurs questions juridiques et institutionnelles en raison de ses répercussions potentielles sur le système politique et son évolution à court et moyen termes.
1. Ce que prévoient les projets
Pour les officiers généraux, le texte distingue désormais trois situations.
La première est celle du service actif : l’officier exerce ses fonctions ou demeure à la disposition de l’institution militaire.
La deuxième est celle de la réserve : pendant cinq ans après son départ du service actif, l’officier est remis à la vie civile tout en demeurant susceptible d’être rappelé pour certaines missions.
La troisième est celle de la retraite : elle correspond à la cessation définitive du lien avec la réserve.
Disposition capitale : les officiers généraux déjà admis à la retraite sont réintégrés de plein droit dans la deuxième réserve et donc soumis aux contraintes inhérentes à cette situation tout en bénéficiant des avantages qui y sont attachés.
Les deux projets consacrent également un devoir de réserve et une obligation de discrétion pour l’ensemble des personnels militaires durant les différentes périodes concernées. Ces obligations portent notamment sur l’interdiction de divulguer des informations classifiées, la protection des secrets connus en raison des fonctions exercées ainsi que l’interdiction de commenter publiquement certaines questions militaires ou sécuritaires sans autorisation.
Il convient toutefois de distinguer le devoir de réserve et l’obligation de discrétion des interdictions proprement politiques. Le premier vise essentiellement à préserver la neutralité de l’institution et la protection des informations sensibles ; les secondes concernent l’exercice même des libertés politiques.
Pour les officiers généraux admis à la période de réserve, le texte interdit l’exercice d’activités politiques, la participation à des débats politiques, la signature de pétitions politiques et la collecte de fonds à des fins politiques.
La violation de ces dispositions peut entraîner la mise à la retraite ainsi que d’éventuelles poursuites pénales.
Les nouvelles règles sont applicables immédiatement, y compris à ceux ayant déjà quitté le service.
2. Le problème : une frontière devenue incertaine
La protection du secret de la défense nationale doit naturellement demeurer permanente. Personne ne conteste qu’un ancien militaire reste tenu au respect des informations sensibles dont il a eu connaissance pendant sa carrière.
En revanche, l’extension des restrictions d’activités politiques au-delà du service actif soulève une difficulté particulière.
Le militaire admis à la retraite redevient un civil. Or la Constitution garantit la liberté d’opinion, la liberté d’expression et la participation à la vie publique.
Toute restriction à ces libertés doit être précise, proportionnée et limitée dans le temps.
Lorsque la frontière entre militaire et civil devient incertaine, le risque apparaît de créer une catégorie de citoyens dont les droits politiques demeurent durablement réduits après la fin du service.
3. Une solution plus simple
L’objectif recherché, qui consiste à préserver la neutralité de l’armée et à éviter sa politisation, est parfaitement légitime.
Le mécanisme pourrait toutefois être simplifié : maintenir l’incompatibilité pendant la période de réserve, puis rétablir pleinement les droits civiques à l’expiration de cette période.
Concrètement, pendant les cinq années de réserve, les activités politiques demeureraient interdites. À l’expiration de cette période, l’ancien militaire retrouverait l’intégralité de ses droits politiques.
Il pourrait alors adhérer à un parti politique, participer au débat public, se présenter à une élection et exercer des responsabilités politiques.
Une incompatibilité temporaire pourrait néanmoins être maintenue pour certaines hautes fonctions électives : Président de la République, député, maire ou président de conseil régional.
Le délai pourrait être identique pour tous : cinq ans après le départ du service actif.
4. Pourquoi cette solution est adaptée à la Mauritanie
Depuis le changement de régime intervenu en 1978, la Mauritanie a connu une présence particulièrement importante des militaires dans l’exercice du pouvoir politique. À l’exception de la présidence civile de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, interrompue après deux années par le coup d’État de 2008, les plus hautes fonctions de l’État ont été exercées par d’anciens officiers des forces armées.
Plusieurs anciens militaires ont également accédé à la présidence de l’Assemblée nationale ou occupé d’importantes responsabilités institutionnelles.
Cette situation a progressivement contribué à installer dans l’opinion l’idée que la carrière militaire constitue une voie privilégiée d’accès aux fonctions les plus prestigieuses de l’État.
Sans remettre en cause le droit des anciens militaires à participer à la vie publique, il apparaît légitime de marquer une séparation institutionnelle claire entre la carrière militaire et les compétitions électorales.
Une règle simple — cinq années de réserve sans activité politique, puis retour à la pleine citoyenneté — permettrait de protéger la neutralité des forces armées, d’éviter la politisation de l’institution militaire, de préserver les droits civiques des anciens militaires et de renforcer le caractère civil des institutions.
5. Une perspective de consécration constitutionnelle
Compte tenu de l’importance du principe de neutralité des forces armées dans le fonctionnement des institutions et de la place particulière qu’a occupée l’institution militaire dans la vie politique mauritanienne depuis 1978, cette incompatibilité pourrait être consacrée au niveau constitutionnel.
La Constitution pourrait ainsi prévoir qu’un militaire admis à la retraite ou ayant définitivement quitté le service actif ne peut être candidat à certaines fonctions électives qu’après l’expiration d’un délai déterminé.
Une telle révision constitutionnelle ne constituerait pas une condition de validité des dispositions législatives au regard du contrôle de constitutionnalité. Elle aurait essentiellement pour objet de consolider les institutions et de pérenniser le principe de neutralité politique des forces armées.
Cette incompatibilité pourrait concerner la Présidence de la République, les fonctions de député, les fonctions de maire ainsi que les principales responsabilités électives nationales ou locales.
Le délai pourrait être fixé à cinq ans, correspondant à la durée actuelle de la période de réserve.
Une telle solution présenterait plusieurs avantages : elle garantirait une règle uniforme pour tous les militaires, renforcerait la sécurité juridique, éviterait les ambiguïtés liées aux différents statuts de réserve, consoliderait la séparation entre l’institution militaire et la compétition politique et contribuerait à renforcer le caractère civil des institutions démocratiques.
Conclusion
Les projets de loi marquent incontestablement une étape majeure dans l’évolution des rapports entre l’institution militaire et la vie politique nationale. En consacrant explicitement le devoir de réserve et en organisant le statut des militaires après le service actif, ils contribuent à clarifier une question longtemps demeurée incertaine.
Ils pourraient ainsi constituer l’une des dernières étapes de la construction d’un ordre institutionnel pleinement civil, engagé depuis l’adoption de la Constitution de 1991.
Toutefois, l’extension de certaines restrictions politiques au-delà de la période de service appelle une réflexion complémentaire afin de mieux concilier les impératifs de neutralité des forces armées et les droits civiques des anciens militaires.
Une incompatibilité temporaire, clairement définie dans le temps et éventuellement consacrée au niveau constitutionnel, apparaîtrait à cet égard comme une solution équilibrée. Elle permettrait simultanément de préserver la neutralité de l’institution militaire, de garantir la séparation entre l’uniforme et la compétition politique et d’assurer à l’ancien militaire le plein exercice de sa citoyenneté après l’expiration du délai prévu.
Dans cette perspective, la réforme actuellement engagée pourrait contribuer non seulement à la professionnalisation des forces armées, mais également à l’approfondissement du caractère civil des institutions mauritaniennes. Elle pourrait ainsi constituer l’une des dernières étapes de la démilitarisation progressive de la vie politique nationale et permettre d’aborder plus sereinement certaines des questions les plus sensibles héritées de l’ère des régimes militaires.
Gourmo Abdoul Lô
23 juin 2026
par Webmaster | 23 06 26 | Actualitès, Sociétés
Réunis à la résidence de l’Ambassade d’Espagne, les acteurs de la mode mauritanienne ont célébré le succès d’un programme d’accompagnement d’un an. Porté par le Mauritania Fashion Cluster, cet événement a mis en lumière le talent de plus de vingt marques locales, alliant tradition, modernité et compétences entrepreneuriales.
Le Mauritania Fashion Cluster a célèbré un défilé de mode lors d’une soirée exceptionnelle marquant l’aboutissement d’une année de formation, de créativité et d’entrepreneuriat
La résidence de l’Ambassade du Royaume d’Espagne en Mauritanie a été, vendredi 19 juin dernier, à l’occasion du défilé organisé par le Mauritania Fashion Cluster, le cadre exceptionnel d’une soirée dédiée à la mode, à la créativité et à l’entrepreneuriat local, réunissant des designers, des marques, des mannequins, des représentants institutionnels, des entrepreneurs ainsi que des acteurs clés de l’écosystème créatif mauritanien
L’événement a représenté l’aboutissement d’une année de formation, d’accompagnement et de renforcement des capacités, réalisée avec le soutien de FEMEPA (Federación Provincial de la Pequeña y Mediana Empresa del Metal y Nuevas Tecnologías de Las Palmas). Tout au long de ce programme, les participants ont bénéficié de formations spécialisées en gestion d’entreprise, leadership et développement de projets, renforçant ainsi leurs compétences pour structurer et professionnaliser leurs marques et initiatives.
Des représentants des marques membres du Mauritania Fashion Cluster ont présenté des collections reflétant la richesse culturelle de la Mauritanie, la créativité de ses designers et le potentiel d’une industrie de la mode en pleine croissance.
Les invités ont découvert des propositions mêlant tradition et modernité, artisanat, durabilité et nouvelles tendances, illustrant le talent et l’innovation de la nouvelle génération de créateurs mauritaniens.
Créé en 2024, le Mauritania Fashion Cluster regroupe plus de 20 marques de mode en Mauritanie, avec pour objectif de renforcer le secteur de la mode, de promouvoir une industrie innovante et durable, de générer des opportunités économiques et de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes Mauritaniens.
L’initiative encourage également la collaboration entre designers, entrepreneurs et institutions afin de construire un écosystème créatif solide et compétitif.
Lors de la cérémonie, l’importance de la coopération internationale a été soulignée comme levier essentiel du développement économique et social à travers les industries créatives, ainsi que le rôle de la mode comme outil d’inclusion, d’innovation et de création d’emplois.
La mode apporte de la créativité, a déclaré en ce sens, l’ambassadeur d’Espagne en Mauritanie, M. Pablo Bárbara, affirmant également qu’elle façonne l’image de l’Espagne dans le monde, génère de nombreux emplois et contribue à diffuser les créations de nombreuses marques espagnoles, aux quatre coins du monde.
« À titre d’exemple, ce secteur représente 2,9 % du PIB espagnol et 3,7 % de l’emploi total (textile, confection, chaussure, cuir, distribution et commerce).
A lui seul, le commerce de détail textile compte 240 000 emplois, et les exportations s’élèvent à 23 milliards d’euros par an (2025).
Ces chiffres sont, en termes relatifs, supérieurs à la moyenne mondiale, où, par exemple, la mode représente entre 1,5 et 2 % du PIB mondial total » a signalé l´Ambassadeur.
« Grâce au soutien du Gouvernement des Canaries, nous avons créé Mauritania Fashion Cluster, une plateforme destinée à valoriser les créateurs mauritaniens, à renforcer leurs compétences et à leur ouvrir de nouvelles perspectives (…), a déclaré à cette occasion, la directrice de Mauritania Gateway, Nayra Delgado.
Toujours selon elle, les résultats sont aujourd’hui visibles : des marques plus fortes, des professionnels mieux préparés et une ambition collective qui grandit chaque jour.
La plateforme www.mauritaniafashion.org présente les créations des marques de Mauritanie au monde entier au sein de laquelle se révèle un talent extraordinaire, porté par une jeunesse créative, ambitieuse et pleine de potentiel.
Le projet est financé par le Gouvernement des Îles Canaries à travers la Fondation Canario-Mauritanienne pour le Développement Économique et Social (FCM), et est mis en œuvre par Mauritania Gateway.
Le défilé a également bénéficié du précieux sponsoring de Banque El Amana, Abbas Holding, Ibtikar et Abdouly Holding, des organisations engagées dans le développement économique, l’innovation et la formation de jeunes entrepreneurs en Mauritanie.
À travers cet événement, le Mauritania Fashion Cluster réaffirme son engagement en faveur du renforcement de l’industrie de la mode en Mauritanie et de la création de nouvelles opportunités pour une génération de designers et d’entrepreneurs souhaitant positionner le talent mauritanien sur les marchés nationaux et internationaux.
par Webmaster | 22 06 26 | Actualitès, Politique, Tribunes
Dans les années 1960 et 1970, une partie de la jeunesse mondiale regardait avec fascination la violence politique. Certains groupes armés d’extrême gauche ou de libération nationale étaient perçus comme des acteurs de la révolution ou de l’émancipation.
L’histoire a cependant montré que la violence exercée en dehors du cadre étatique ne conduit généralement ni à la démocratie ni à la stabilité. Avec le déclin des mouvements révolutionnaires armés, une nouvelle forme de violence a émergé : celle des groupes se réclamant d’une légitimité religieuse ou idéologique, jusqu’à atteindre une dimension mondiale avec le terrorisme jihadiste et les attentats du 11 septembre 2001.
Face à ce phénomène, l’expérience mauritanienne mérite une attention particulière. Son originalité réside dans le fait qu’elle n’a pas reposé uniquement sur la réponse sécuritaire, mais également sur le dialogue et les révisions doctrinales. L’enjeu n’est pas seulement d’obtenir une cessation des violences, mais de déconstruire les fondements idéologiques qui les justifient et d’obtenir un engagement clair et durable de renonciation à la violence.
Cette démarche ne remet nullement en cause l’autorité de l’État. Elle la renforce au contraire, car elle repose sur un principe fondamental de l’État moderne : le monopole de la violence légitime appartient à l’État seul, à charge pour lui d’exercer cette prérogative dans le respect de la légalité et de la légitimité.
Le message adressé aux groupes armés est donc simple : le temps des organisations armées est révolu. Dans une société régie par l’État de droit et les institutions, les idées se défendent par le débat et l’action politique pacifique, jamais par les armes.
L’expérience mauritanienne montre qu’il est possible de combattre le terrorisme avec fermeté, tout en ouvrant la voie au dialogue et à la réintégration. Mais elle rappelle également que la paix durable repose avant tout sur le renoncement sans ambiguïté à la violence et sur l’adhésion aux règles de l’État de droit.
Abdel Kader Ahmedou
par Webmaster | 22 06 26 | Actualitès, Economie, Sociétés
La police française a révélé de nouveaux détails dans un communiqué publié le week-end dernier, concernant des opérations menées dans le cadre de son enquête sur un réseau de trafic reliant la Belgique, la France et la Mauritanie.
La police a indiqué que des agents de l’Office de contrôle des stupéfiants (OFAST) ont mené une opération à Bordeaux (33e arrondissement) visant à démanteler un réseau international de blanchiment d’argent lié au trafic de drogue.
La police a précisé que l’affaire remonte à février 2025, date à laquelle une intervention a permis la découverte de deux véhicules transportant 50 kilogrammes de cocaïne, 128 140 euros en espèces et des armes militaires.
La police française a ajouté que les enquêteurs avaient placé les suspects sous surveillance suite à ces premières saisies, et que les investigations ultérieures avaient permis de démanteler un réseau international de trafic de stupéfiants reliant la France, la Belgique et la Mauritanie.
La police française a confirmé que les 5 et 6 juin, elle avait saisi 8 millions d’euros en espèces lors de perquisitions et arrêté 15 personnes, dont quatre ont été placées en détention provisoire.
La police française a également indiqué avoir arrêté six personnes à Aix-en-Provence (13e département) le 9 juin.
La surveillance les a conduits à un appartement servant d’entrepôt, où les perquisitions ont permis la saisie de 30 kilogrammes de résine de cannabis (haschich), 5,51 kilogrammes de marijuana, 1,949 kilogramme de cocaïne, une arme longue, deux armes de poing et de nombreux autres objets de valeur.
La police française a confirmé dans son communiqué que l’enquête se poursuit
par Webmaster | 22 06 26 | Actualitès, Politique, Sociétés
Le juge Sidi Mohamed Cheina nommé directeur des études et de la législation au ministère de la Justice
Le Conseil des ministres a nommé le juge Sidi Mohamed Cheina directeur des études et de la législation au ministère de la Justice, dans le cadre des nominations approuvées lors de sa réunion d’aujourd’hui.
Le juge Sidi Mohamed Cheina est considéré comme une compétence judiciaire reconnue, ayant été le premier président du tribunal spécialisé dans les crimes d’esclavage, de traite des êtres humains et de trafic de migrants. Il a contribué, par cette responsabilité, à établir le travail de la justice spécialisée dans le traitement de ce type de crimes.
Il a également occupé plusieurs postes dans le système judiciaire, accumulant ainsi une expérience professionnelle et juridique qui l’a qualifié pour le poste de directeur des études et de la législation, chargé de la préparation et de la révision des textes juridiques et de l’accompagnement des réformes législatives dans le secteur de la justice.
Sur le plan régional (Afrique), dans le domaine de la protection des justiciables, ses travaux et ses propositions, notamment autour des articles 27, 28 et 29 du protocole de la Charte Africaine des Droits de l’homme ont reçu une large reconnaissance.
Concernant le principe de subsidiarité, il a œuvré à l’alignement des instruments juridiques internes sur les standards africains, renforçant ainsi la crédibilité des institutions judiciaires nationales face aux mécanismes régionaux.
Au vu de son expertise antiterroriste, il s’est imposé comme un expert sénior reconnu, intervenant notamment sur la thématique complexe des droits de l’homme et des réponses apportées par la justice pénale face au terrorisme transfrontalier.
Fort de tous ces atouts, le juge Sidi Mohamed Cheina mettra à contribution sa grande maitrise des textes juridiques et des questions judiciaires pour donner une impulsion nouvelle à la réforme de la justice dont les résultats sont tant attendus
Madar