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Carburants et contrat Addax : Ghazouani défend ses chiffres et recadre le débat

Ghazouani à l’opposition : Je n’appliquerai que les conclusions du dialogue concerté

 

Lors d’une rencontre organisée hier lundi dans la soirée, avec les dirigeants des partis d’opposition au palais présidentiel, le président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani a affirmé sa volonté d’appliquer les conclusions du dialogue national dès qu’un consensus sera atteint.

Il a souligné qu’il n’appliquerait aucun résultat faisant l’objet d’un désaccord entre la majorité et l’opposition.

 

Concernant l’un des principaux points de désaccord qui continue d’entraver la progression du dialogue, le président a informé les dirigeants de l’opposition qu’il ne jugeait pas opportun d’intervenir pour contraindre l’une ou l’autre partie à retirer ses propositions.

Il s’agit de l’insistance de la majorité à inclure la question de la limitation des mandats présidentiels dans la feuille de route, tandis que l’opposition exige son exclusion.

Il a insisté sur le fait que la levée de cet obstacle dépendait de la conclusion d’accords directs entre les partis politiques.

 

Cette position du président Ghazouani fait suite aux demandes des partis d’opposition qui réclamaient son intervention pour relancer le dialogue politique, au point mort depuis plusieurs semaines.

Ils affirment que le point litigieux empêchant un accord définitif ne peut être résolu que par son intervention directe.

 

Selon des sources présentes à la réunion, le président Ghazouani a souligné que la question en litige n’était pas fondamentale et que le succès du dialogue dépendait de la capacité des partis politiques à parvenir à un consensus.

Il a réaffirmé son engagement à mettre en œuvre tout accord conclu entre les différents participants.

 

La réunion, qui a débuté à 16 h, s’est poursuivie jusqu’à minuit et a permis d’examiner un large éventail de questions politiques, économiques et régionales.

 

Approbation des chiffres du gouvernement

 

Le président Ghazouani a longuement évoqué les mesures prises par le gouvernement pour faire face aux répercussions de la hausse des prix des carburants. Il a expliqué les objectifs des mesures annoncées par le gouvernement lors de sa dernière réunion, notamment les mesures sociales et les programmes de soutien aux populations vulnérables. Il a examiné les chiffres présentés par le gouvernement dans sa récente déclaration et a approuvé les justifications avancées. Il a souligné que le pays bénéficie d’une situation économique stable malgré les défis et l’instabilité régionaux et internationaux, présentant plusieurs indicateurs et chiffres économiques qui, selon lui, reflètent la situation actuelle du pays et ses perspectives pour la période à venir.

 

Le président Ghazouani a affirmé que cette réunion s’inscrit dans le cadre de la démarche de concertation et de transparence adoptée par les autorités. Il a estimé qu’une communication régulière avec l’opposition est essentielle pour la tenir informée des différents développements nationaux, régionaux et internationaux, lui permettant ainsi d’obtenir des informations précises et de formuler ses observations sur les politiques publiques et leurs éventuelles lacunes.

 

Le président Ghazouani a également abordé la situation au Mali, soulignant que les relations entre les deux pays reposent sur des liens fraternels, humanitaires et historiques profonds, et que la stabilité du Mali est un intérêt commun à tous les pays de la région.

 

Il a également discuté de l’actualité internationale, de son incertitude inhérente et de ses répercussions sur les économies en développement, avant de présenter un aperçu de plusieurs questions relatives aux situations régionale et internationale.

 

À l’issue de la réunion, le Président a donné la parole aux dirigeants des partis d’opposition, qui ont soulevé des questions et formulé des observations sur plusieurs points, notamment la question des hydrocarbures et le contrat d’approvisionnement du pays en produits pétroliers signé avec la société Addax.

 

Selon nos sources, le Président a convoqué, durant la réunion, le président de la commission des hydrocarbures, Ahmedou Ould Jelvoune, qui a fourni des explications détaillées sur le contrat et répondu aux questions des participants concernant ses différents aspects techniques et organisationnels.

Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh Ghazouani a rencontré l’opposition pour affirmer la hausse des carburants, défendu la stabilité économique du pays et abordé les enjeux sécuritaires régionaux, notamment avec le Mali.

 

Taleb Ould Sid’Ahmed : Le parcours exemplaire d’un ministre intègre

La décision de blanchir Taleb Ould Sid’Ahmed dans le dossier ayant impliqué plusieurs hauts responsables de l’État vient confirmer ce que nombre de ceux qui l’ont côtoyé ont toujours soutenu : l’ancien ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports, puis ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, ainsi qu’ancien directeur général du Port de la Baie du Repos, est un homme dont l’intégrité n’a jamais cessé de faire l’unanimité parmi ses proches collaborateurs.

Pour ceux qui ont travaillé à ses côtés, cette issue judiciaire apparaît moins comme une surprise que comme la reconnaissance d’une réalité connue depuis longtemps. Taleb Ould Sid’Ahmed s’est toujours distingué par une conception exigeante de la gestion publique, fondée sur la transparence, la bonne gouvernance et le sens de l’intérêt général. Convaincu que l’action publique doit être au service du développement national, il a constamment placé sa mission au-dessus des considérations personnelles.

Visionnaire dans son approche des politiques publiques, souvent animé par une réflexion qui dépassait les impératifs du quotidien, il entretenait un rapport singulier à l’argent et au pouvoir. Ceux qui l’ont fréquenté de près témoignent d’un homme vivant de ses revenus, peu attiré par l’enrichissement personnel et parfois même perçu comme excessivement désintéressé des avantages matériels liés aux hautes fonctions qu’il a occupées.

Son parcours est d’autant plus remarquable qu’il a exercé des responsabilités stratégiques à des moments où il aurait pu, comme d’autres avant lui, tirer profit de sa position. Pourtant, son mode de vie est demeuré inchangé. Il continue d’habiter la même maison et de mener une existence simple, fidèle aux principes qui ont guidé son engagement public. Selon plusieurs témoignages, au moment où il a quitté ses fonctions, il ne possédait même pas de véhicule personnel.

Cette constance entre les discours et les actes constitue sans doute l’un des traits les plus marquants de sa personnalité. Elle explique également pourquoi son blanchiment est perçu par beaucoup non seulement comme une décision de justice, mais aussi comme une forme de réparation morale.

Dès lors, la question qui se pose aujourd’hui dépasse celle de son innocence juridiquement établie. Elle concerne sa réhabilitation dans l’espace public et la reconnaissance de son parcours au service de l’État. Dans un contexte où la confiance envers les institutions et les responsables publics demeure un enjeu majeur, l’expérience, la compétence et la probité de personnalités telles que Taleb Ould Sid’Ahmed apparaissent comme des atouts précieux pour le pays.

Fidèle au projet porté par Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dont il a défendu avec conviction les orientations et les réformes, il demeure pour ses soutiens une ressource politique et administrative dont la Mauritanie pourrait encore bénéficier.

Aujourd’hui, pour beaucoup de ceux qui connaissent son parcours, il ne s’agit plus seulement de constater son blanchiment. Il s’agit de reconnaître le mérite d’un homme dont l’engagement, la probité et la fidélité aux valeurs du service public ont traversé les épreuves sans être altérés

Mohamed Feily

Le paradoxe Taqassy Media : Des investigations saluées à l’étranger mais ignorées à Nouakchott

« Au cours du mois de mai, Taqassy Media a brisé un tabou dans le paysage médiatique mauritanien en publiant deux enquêtes explosives.
La première lève le voile sur le concours de recrutement de la Société Mauritanienne des Hydrocarbures (SMH), dont les lauréats se retrouvent aujourd’hui pris au piège d’un véritable tunnel opaque.
La seconde révèle, documents exclusifs à l’appui, un accord confidentiel de concessions mutuelles entre la Somelec et le groupe Addax.
Pourtant, malgré la rigueur et l’audace de ces investigations, une grande partie des critiques et des observateurs locaux manque cruellement de patience pour s’y plonger.
Dès que le journalisme national est évoqué, ces sceptiques se contentent du même éternel refrain : « Il n’y a pas de journalisme en Mauritanie ».Du côté des grands médias traditionnels du pays, cet effort d’investigation s’est heurté à un véritable mur du silence. Heureusement, l’intérêt grandissant manifesté au-delà des frontières offre aujourd’hui à ces révélations une résonance internationale en guise de bouée de sauvetage. »

La ministre de l’Environnement se rend en Ouzbékistan pour participer à l’Assemblée générale du Fonds pour l’environnement mondial

La ministre de l’Environnement et du  Développement durable, Mme Messaouda Mint Baham Ould Mohamed Laghdaf, a quitté Nouakchott jeudi soir pour la République d’Ouzbékistan afin de participer à la huitième session de l’Assemblée du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), qui se tiendra à Samarcande du 30 mai au 6 juin 2026.
Des représentants de 186 pays membres du FEM participeront à cet événement international, aux côtés de responsables gouvernementaux, de partenaires techniques et financiers, d’organisations internationales, de représentants de la société civile, du secteur privé et de jeunes du monde entier.
La participation de la Mauritanie à cette session témoigne de son engagement constant en faveur de l’environnement et du développement durable, ainsi que de sa volonté de renforcer ses efforts d’adaptation au changement climatique, conformément à ses priorités nationales et à ses obligations environnementales internationales.
La délégation mauritanienne participera, en marge de l’Assemblée, aux réunions du Groupe africain des bénéficiaires du Fonds pour l’environnement mondial, ainsi qu’à une série de réunions bilatérales et de sessions thématiques consacrées aux mécanismes de financement environnemental, aux moyens de protéger la biodiversité et aux solutions innovantes favorisant le développement durable.
La ministre est accompagnée dans cette mission par une délégation de son Département.

Des jeunes partisans du Président Ghazouani demandent la libération de deux députées

Un groupe de jeunes soutiens du président de la République Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a salué ce qu’il a qualifié de « tournant important » dans la gestion de la question issue de l’esclavage et de ses séquelles au cours des dernières années.

L’approche actuelle a permis de sortir ce dossier du cercle de la méfiance officielle pour l’intégrer au discours politique et aux programmes de développement de l’État, estime ledit groupe.

Toujours selon ces jeunes, qui ont publié pour la circonstance un communiqué, la question des Haratines a longtemps été posée comme une « affaire de l’opposition », sans bénéficier d’une adoption claire de la part des régimes successifs, malgré les efforts et les sacrifices consentis par les activistes pour la mettre en lumière et la défendre.

L’arrivée du président Ghazouani au pouvoir a constitué, selon les signataires du communiqué, un point d’inflexion dans le traitement de ce dossier. Ils ont cité pour preuve sa participation, lors de sa campagne électorale, à la marche du Manifeste pour les droits politiques, économiques et sociaux des Haratines, ainsi que le contenu du discours de Ouadane, dans lequel il a appelé à « assainir le patrimoine culturel des résidus de l’injustice, des préjugés et des stéréotypes ».

Les dernières années ont vu l’orientation de projets de développement vers les Adwaba (localités vulnérables) et les zones fragiles, à travers la construction d’écoles, de points de santé et de puits, ajoute le communiqué, selon lequel, ces projets sont désormais orientés selon des critères d’équité, plutôt que par la mainmise traditionnelle des notables locaux.

Le communiqué a également mentionné ce qu’il a qualifié d’« évolution sans précédent » dans la protection des membres de la communauté des Haratines contre les insultes.

Des responsables et des citoyens ont fait l’objet de poursuites judiciaires en raison de déclarations ou de positions jugées offensantes envers cette communauté, indique le communiqué précité, selon lequel, c’est une première dans les annales de  l’histoire contemporaine du pays.

Le groupe a en outre évoqué l’adoption de mesures de discrimination positive, comprenant la facilitation de l’accès des enfants des familles inscrites au registre social aux écoles d’excellence, ainsi que la généralisation des bourses universitaires au profit des enfants de ces familles. Cela a permis à des centaines d’étudiants de bénéficier, pour la première fois, de bourses universitaires sur la base du critère de pauvreté.

Tout en saluant les réalisations accomplies, le groupe a souligné que ces étapes « ne représentent pas le plafond des ambitions », insistant sur la nécessité de poursuivre les réformes, de renforcer la justice sociale et d’encourager l’émergence d’entrepreneurs issus de cette communauté.

Sur un autre plan, le groupe a appelé à éviter d’instrumentaliser cette cause dans des « surenchères politiques » ou des discours de provocation et de tension, réaffirmant son rejet de toute offense envers une composante sociale, quelle qu’en soit la source ou la partie qui la soutient.

Il a également exprimé son respect pour la justice et son indépendance, considérant que le traitement de toute erreur potentielle se fait à travers les différents degrés de recours légaux.

Le groupe a conclu son communiqué en affirmant qu’il s’en remet à « la sagesse du président Ghazouani, à son bon jugement » et aux prérogatives que lui confère la loi pour prendre les mesures qu’il jugera appropriées afin de libérer les deux députées parlementaires, Ghamou Achour et Mariem Cheikh.

Bassirou Diomaye Faye nomme Ahmadou Al Aminou Lo Premier ministre du Sénégal

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye nomme Ahmadou Al Aminou Lô Premier ministre après le départ de Sonko

Le Sénégal ouvre une nouvelle séquence politique. Le président Bassirou Diomaye Faye a désigné lundi 25 mai Ahmadou Al Aminou Lô comme nouveau Premier ministre, selon un décret lu à la télévision publique sénégalaise.

 

Ancien cadre de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Ahmadou Al Aminou Lô occupait jusqu’ici des fonctions stratégiques au sein de l’exécutif sénégalais.

Le Chef de l’État lui adresse ses chaleureuses félicitations et lui souhaite plein succès dans l’exercice de ses fonctions au service de la Nation.

Cette nomination s’inscrit dans la volonté du Président de la République de poursuivre, avec engagement et responsabilité, la mise en œuvre des priorités nationales, le renforcement de l’efficacité de l’action publique et l’accélération des réformes au bénéfice des Sénégalaises et des Sénégalais.

 

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