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Le Pôle de la Coalition de l’opposition démocratique dénonce « l’entrave illégale » d’assemblées générales constitutives de partis politiques

Le Pôle de la Coalition de l’opposition démocratique s’est dit préoccupé à la suite de l’interdiction, par les autorités, d’une activité publique initialement prévue le mercredi passé pour l’annonce d’une alliance électorale.

Ledit Pôle a déploré également dans une déclaration, ce qu’il a appelé l’entrave illégale à certaines assemblées générales constitutives de partis politiques et l’empêchement d’autres d’accéder à la plateforme des parrainages, alors même qu’ils cherchent à obtenir leur reconnaissance officielle conformément à la nouvelle loi sur les partis politiques.

Ces décisions, manifestement illégales, soulèvent de sérieuses interrogations quant au respect des libertés publiques garanties par la Constitution, notamment les libertés de réunion, d’expression et d’organisation politique, indique le Pôle dans son communiqué, appelant à mettre fin à toute pratique susceptible d’être interprétée comme une restriction injustifiée des libertés publiques.

Ledit Pôle a demandé par ailleurs, qu’il soit mis fin aux tentatives de sabotage du dialogue émanant de milieux hostiles à toute réforme sincère, qui brandissent l’argument d’un prétendu et impensable troisième mandat afin de perturber la sérénité du débat démocratique dans le pays.

Lire ci-dessous l’intégralité de cette déclaration :

Déclaration :  Pour la tenue du dialogue dans un climat apaisé et sans tergiversations

Le Pôle de la Coalition de l’opposition démocratique exprime sa préoccupation à la suite de l’interdiction, par les autorités, d’une activité publique prévue le 11 février pour l’annonce d’une alliance électorale, ainsi que de l’entrave illégale à certaines assemblées générales constitutives de partis politiques et de l’empêchement d’autres d’accéder à la plateforme des parrainages, alors même qu’ils cherchent à obtenir leur reconnaissance officielle conformément à la nouvelle loi sur les partis politiques.

 

Ces décisions, manifestement illégales, soulèvent de sérieuses interrogations quant au respect des libertés publiques garanties par la Constitution, notamment les libertés de réunion, d’expression et d’organisation politique.

 

Au-delà de leurs implications juridiques, ces restrictions aux libertés sont de nature à affecter le climat de confiance et d’apaisement que notre pôle considère comme une condition essentielle à la réussite d’un dialogue national sérieux et constructif.

 

Cette exigence avait été clairement exprimée à Son Excellence le Président de la République lors de notre rencontre le mois dernier, en amont du lancement du processus de dialogue national.

 

Dans ce contexte, de telles mesures peuvent être perçues comme des signaux préoccupants, susceptibles d’alimenter les doutes quant à l’existence d’une volonté réelle d’instaurer un cadre véritablement propice au dialogue et à l’ouverture démocratique.

 

Par ailleurs, le Pôle déplore tout propos ou attitude injustifiés tenus entre les acteurs politiques, susceptibles d’alimenter des incompréhensions ou des malentendus artificiels, préjudiciables à la sérénité et à l’apaisement au sein de la classe politique, notamment au sein de l’opposition dans sa diversité.

 

Le Pôle rappelle que l’engagement en faveur du dialogue national, lorsqu’il repose sur des principes, des garanties et une volonté sincère de réforme, ne saurait être réduit à des jugements hâtifs ou à des attaques personnelles incompatibles avec l’exigence de responsabilité et de respect mutuel entre les forces démocratiques.

 

Le Pôle de la Coalition de l’opposition démocratique appelle à mettre fin à toute pratique susceptible d’être interprétée comme une restriction injustifiée des libertés publiques, à un moment où un espoir légitime de changement s’est exprimé à la faveur de l’initiative présidentielle en faveur d’un dialogue national inclusif. Il importe que cette initiative se traduise pleinement dans les faits comme dans l’esprit.

 

Le Pôle appelle l’ensemble des forces démocratiques et l’opinion nationale à la vigilance et à la responsabilité, et réaffirme son attachement à la voie du dialogue, pourvu qu’elle repose sur des garanties effectives, le respect des libertés fondamentales et un engagement sincère en faveur d’un processus démocratique apaisé.

 

À cet égard, notre pôle exprime sa vive préoccupation face aux hésitations et aux atermoiements constatés dans la réponse aux sollicitations du Coordinateur du Dialogue de la part de certains pôles semblant encore réticents à l’ouverture prochaine du dialogue.

 

Enfin, nous demandons qu’il soit mis fin aux tentatives de sabotage du dialogue émanant de milieux hostiles à toute réforme sincère, qui brandissent l’argument d’un prétendu et impensable troisième mandat afin de perturber la sérénité du débat démocratique dans le pays.

 

Nouakchott, le 11 février 2026

 

Le Pôle de la Coalition de l’opposition démocratique

Polémique sur le 3e mandat : la classe politique mauritanienne en rangs dispersés

Le débat s’est intensifié en Mauritanie suite aux appels lancés par la majorité au pouvoir en faveur d’une réforme de la Constitution, notamment des articles inaliénables qui empêchent le président de briguer un troisième mandat. Ces demandes continuent aujourd’hui de susciter de vives polémiques au sein de la sphère politique.

La Mauritanie avait inscrit en 2005, ces articles inaliénables dans sa Constitution, qui ne peut être modifiée, limitant ainsi le mandat présidentiel à deux. La Constitution exige également du président qu’il prête serment de ne pas solliciter de modifications de ces articles.

Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, 70 ans, général à la retraite de l’armée mauritanienne, dirige le pays depuis son élection en 2019 et sa réélection en 2024. Aux termes de la Constitution actuelle, il ne peut se représenter aux élections de 2029.

Le débat sur les amendements constitutionnels a débuté lorsque l’ancien parlementaire Mohamed Ould Bebana a appelé à rompre le silence entourant les articles immuables de la Constitution, suscitant de vives réactions dans le paysage politique.

« La question de la limitation des mandats présidentiels doit être abordée lors du prochain dialogue national et le nombre de mandats doit être réexaminé » avait déclaré Ould Bebana, ancien ambassadeur de Mauritanie au Qatar.

La Constitution n’est pas sacrée avait dit Bebana lors d’un événement politique local, critiquant vivement ce qu’il a appelé « le mépris des spécificités nationales et la nécessité de s’éloigner des modèles importés qui pourraient ne pas être compatibles avec les exigences de stabilité et la poursuite du développement de la Mauritanie ».

Ces déclarations ont coïncidé avec une tournée du Président mauritanien Mohamed Cheikh El Ghazouani dans les villes de l’intérieur, plus précisément au Gorgol, où il se trouve actuellement à la dernière étape dans la Moughataa de Monguel.

Son Excellence a rencontré les habitants pour discuter des enjeux du développement local. Toutefois certaines voix estiment que , cette tournée a été éclipsée par le débat sur la constitution et la limitation des mandats présidentiels, plusieurs personnalités politiques appelant le président à amender la constitution.

Toujours dans le cadre de cette polémique, l’ancien parlementaire mauritanien Dane Ould Outhmane avait déclaré lui aussi, lors d’une réunion en présence du Président Ghazouani, que « limiter les mandats présidentiels à deux n’était pas un choix judicieux », soulignant que « le peuple est l’arbitre ultime du choix de ses dirigeants, et aucune limite ne devrait être imposée à la volonté des électeurs ».

Le président mauritanien n’a pas commenté ces revendications, s’abstenant de les approuver ou de les rejeter, comme il n’a pas instruit ceux qui les véhiculent de ne pas s’adonner à cet exercice.

Il convient de noter que Son Excellence avait déclaré il y a quelques mois que le dialogue national envisagé « n’exclurait aucun sujet »,  rejetant pour la même circonstance toute discussion sur l’élection présidentielle de 2029, la qualifiant de « prématurée ».

Ces revendications ont suscité la colère de l’opposition et de certains pôles au sein de la Majorité présidentielle.

Le député d’opposition Mohamed Lemine Ould Sidi Maouloud a qualifié ces mesures d’« inconstitutionnelles ».

Et d’ajouter : «Parler de la volonté du peuple est irréaliste et extrêmement dangereux. Quiconque observe la fragilité des États qui nous entourent comprend la valeur de la stabilité et des transitions pacifiques du pouvoir, aussi imparfaites soient-elles. »

Et de poursuivre : « Personnellement, je suis certain que le président de la République ne mettra pas en péril la stabilité de son pays. Il est parfaitement au fait des questions militaires et sécuritaires et ne se laissera pas influencer par les appels individuels de ceux qui cherchent à s’implanter auprès de lui ou à consolider leur propre position, plutôt que de vouloir véritablement le soutenir et de le maintenir au pouvoir, et plus qu’ils ne se soucient de la sécurité et de la stabilité du pays. »

«La Mauritanie est un pays fragile, menacé par de nombreux problèmes tels que la drogue, les migrations, la pauvreté, l’ignorance et la fragmentation sociale », a affirmé Ould Maouloud, selon lequel, compte tenu du contexte régional, quiconque cherche à provoquer une nouvelle crise, surtout de cette nature, ne souhaite ni le bien du pays ni celui du Président, quelles que soient ses bonnes intentions.

De son côté, le diplomate mauritanien Mohamed Ould El Mounir a cosigné un article avec l’activiste politique Abderrahmane El Yessa, dans lequel ils affirment que « chercher à se maintenir au pouvoir en exploitant les failles juridiques et en mobilisant l’État profond et les réseaux de clientélisme n’est pas une option viable, mais une approche dépassée. »

L’article met en garde contre le franchissement des lignes rouges, soulignant que toute tentative de modifier la limitation constitutionnelle des mandats, quelles que soient sa forme, ses mécanismes ou ses justifications, saperait les fondements fragiles de l’État et compromettrait la légitimité même de l’autorité.

Des partis d’opposition annoncent la naissance d’une Coalition de l’Alternance Démocratique

Un groupe de mouvements politiques, de défense des droits humains et de la société civile a annoncé aujourd’hui mercredi 11 février 2025, la création d’une nouvelle coalition baptisée la Coalition « Alternance Démocratique 2029 » (CAD2029), visant à unifier les efforts de l’opposition et à œuvrer pour une transition politique démocratique dans le pays.

L’annonce précise que la formation de cette coalition fait suite aux « dangers qui menacent le pays en raison de politiques d’injustice, de corruption, de marginalisation des groupes vulnérables et de dégradation de l’État de droit ».

Les signataires soulignent qu’il ne s’agit pas d’une simple « alliance de transition », mais d’un « front national inclusif destiné à mettre fin à la corruption et au contournement de la loi, et à construire une alternative démocratique qui redonne espoir au peuple mauritanien ».

L’unification des différentes forces démocratiques au sein d’un bloc cohérent transcendant les clivages étroits, la structuration d’une large coalition d’opposition par l’ouverture de voies de consultation et de discussion avec divers partis politiques et la mobilisation du soutien populaire pour imposer une véritable transition politique, figurent parmi les objectifs de la coalition, expliquent les initiateurs.

Les partis signataires de la déclaration constitutive de ladite Coalition sont :

• Le Parti RAG

• L’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement du Renouveau (AJDMR)

• Le Parti du Pacte Démocratique (PAD)

• Le Parti pour une Mauritanie Forte (PMF)

• Le Mouvement pour l’Égalité, la Justice et la Démocratie (MEJD)

• Le Rassemblement pour le Dialogue des Nationalités Mauritaniennes (DEKALEM)

• La Coalition pour la Coexistence (CVE)

• La Charte Haratine

• Le Mouvement National pour l’Instauration d’un Système Démocratique (MNFRD)

• L’IRA, Organisation de Défense des Droits Humains

• Mauritanie de Demain

Gorgol : une nouvelle génération politique s’impose sur le terrain

Le renouvellement politique n’est plus un simple slogan. Il s’impose aujourd’hui comme une exigence portée par des citoyens lassés de pratiques anciennes, de promesses répétées et d’un personnel politique largement perçu comme usé. Dans plusieurs régions du pays, cette attente se traduit par l’émergence d’une nouvelle génération d’acteurs politiques, jeunes, formés et engagés localement.

La wilaya du Gorgol illustre clairement cette dynamique. Le paysage politique y connaît un profond réajustement, notamment au sein du parti El Insaf, où de nouveaux leaderships prennent progressivement place. À Kaédi, la recomposition politique se fait principalement autour de jeunes cadres qui privilégient l’action de terrain, la proximité avec les populations et une approche inclusive fondée sur la cohésion sociale et l’unité nationale.

Parmi ces figures montantes, Monsieur Saidou Hamadi Athié, conseiller à l’orientation au ministère de l’Éducation, se distingue par un engagement concret et multiforme. Présent sur le terrain, disponible et accessible, il entretient un rapport constant avec l’ensemble des communautés de la wilaya du Gorgol, sans distinction. Son action dépasse le cadre strictement politique pour investir le champ social, culturel et économique.

Au-delà des rencontres de sensibilisation et d’orientation qu’il organise en faveur de la cohésion sociale, le jeune Athié a fait le choix d’un engagement économique fort : l’investissement dans l’agriculture locale. À travers ce secteur stratégique, il contribue à la création d’emplois pour les jeunes et envoie un message clair : il est possible de réussir chez soi, sans émigrer, en valorisant les ressources locales et le travail productif.

Cet engagement concret renforce sa crédibilité auprès des jeunes, souvent confrontés au chômage et tentés par l’exil faute de perspectives. En donnant l’exemple par l’action, il rompt avec une pratique politique longtemps limitée au discours et aux périodes électorales.

Cette nouvelle approche répond à une réalité largement partagée : une perte de confiance progressive entre les populations et une partie de la vieille classe politique, perçue comme déconnectée des réalités quotidiennes. Le renouvellement des hommes apparaît ainsi comme une nécessité politique, non par rejet générationnel, mais par exigence d’efficacité, de proximité et de résultats.

Le cas du Gorgol montre que cette transition est déjà en marche. Elle reste fragile, mais elle traduit une évolution profonde des attentes citoyennes. Désormais, l’engagement se mesure à la présence sur le terrain, à l’impact réel sur la vie des populations et à la capacité à offrir des perspectives concrètes à la jeunesse

Wane Aboubakry

Ghazouani aux cadres de M’Bout : nous poursuivrons nos efforts pour lutter contre l’exclusion et réduire les disparités sociales

Une attention particulière visant à s’informer sur les conditions des citoyens et à écouter leurs problèmes et leurs aspirations sera accordée à la Moughataa de M’Bout, a assuré le Président Ghazouani, dans son discours prononcé à l’occasion de la visite effectuée à cette moughataa, qu’il a qualifiée des  plus importantes du pays.

Les réalisations obtenues reflètent la volonté du gouvernement de faire avancer le développement dans les différentes régions du pays, en particulier les zones qui ont souffert d’un retard de développement, dont  M’Bout, a dit le Président au cours d’une réunion qu’il a tenue hier mardi dans la soirée, avec les cadres de la moughataa.

Toujours selon lui, le gouvernement s’efforce d’améliorer la situation dans la moughataa et de poursuivre les efforts qui y sont déployés, affirmant que ce qui a été réalisé jusqu’à présent, malgré son importance, n’est pas suffisant et ne correspond pas au niveau des ambitions, et qu’il reste encore beaucoup à faire pour le bien-être de ses citoyens.

Certains citoyens vivent encore en marge du développement et connaissent des conditions difficiles, avec d’importantes disparités entre eux et la classe moyenne, a ajouté Ghazouani, soulignant que ce qui a été réalisé devrait servir de stimulant pour redoubler d’efforts et de détermination et accélérer le rythme de travail.

Nous poursuivrons nos efforts pour lutter contre l’exclusion et réduire les disparités sociales, en application de ses directives visant à fournir des services de base aux citoyens, a-t-il dit ; révélant l’affectation de ressources considérables aux interventions sociales et s’engageant à poursuivre et à renforcer cette approche.

Le soutien de l’Etat, malgré son importance, ne remplace pas l’effort individuel et la volonté personnelle de chaque citoyen pour améliorer sa situation, sortir du cercle de la pauvreté et de la dépendance à l’aide, en renforçant l’esprit d’initiative et d’autonomie, a indiqué le Président.

La moughataa de M’Bout regorge de grandes potentialités dans les domaines de l’agriculture, du développement de l’élevage et des ressources minières, mais l’exploitation de ces potentialités exige des efforts concertés pour réaliser un bond économique et social, a ajouté Ghazouani, affirmant la disponibilité du gouvernement à accompagner le développement de la moughataa et à le soutenir de manière à renforcer le développement économique aux niveaux local et national.

Au début de la réunion, plusieurs membres du gouvernement ont présenté les programmes et projets de développement qui ont été mis en œuvre ou sont en cours d’exécution dans la moughataa de M’Bout, ainsi que les diverses interventions sociales dont elle a bénéficié à ce jour.

Quelles options pour un règlement consensuel du passif humanitaire?

La visite du Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani au Gorgol remet au cœur du débat la question du vivre-ensemble et met en lumière les obstacles persistants qui freinent sa consolidation, dont l’un demeure particulièrement saillant: le passif humanitaire.

Le passif humanitaire relève d’une injustice spécifique subie par une composante nationale précise, en l’occurrence la communauté pulaar. Chercher à le présenter comme une question globale concernant l’ensemble des communautés négro-africaines mauritaniennes ne fait qu’en compliquer la compréhension et, par conséquent, la résolution.
D’autre part l’appel à la mise en place d’une Commission Vérité et Réconciliation nationale, repose sur une lecture inexacte de la nature du passif humanitaire en Mauritanie.
Une commission de vérité et de réconciliation est un mécanisme exceptionnel, généralement mis en œuvre dans des contextes de guerre civile, de conflits intercommunautaires ou de violences de masse impliquant directement les populations civiles, or aucun de ces éléments ne caractérise la situation mauritanienne, le passif humanitaire ne résulte ni d’un affrontement entre communautés nationales ni d’une guerre civile. Les faits se sont déroulés au sein de l’institution militaire, dans un cadre fermé, hiérarchisé et relevant de la responsabilité directe de l’État. Les populations civiles n’y ont ni pris part ni joué un rôle actif.
Dès lors, vouloir nationaliser ce dossier en le présentant comme un conflit global entre composantes de la société mauritanienne revient à diluer les responsabilités, à brouiller la compréhension des faits et à déplacer le débat du terrain de la justice vers celui de la confrontation identitaire.
Par ailleurs, assimiler le passif humanitaire à une question intercommunautaire ne fait qu’alimenter des tensions artificielles et d’instrumentaliser la souffrance des victimes à des fins politiques, au lieu de favoriser une solution juste, apaisée et efficace.
La résolution de ce passif exige avant tout :
■la reconnaissance claire des injustices subies,
■l’identification des responsabilités institutionnelles,
des mesures de réparation équitables au profit des ayants droit,
■et un traitement ciblé, dépolitisé et respectueux de la dignité des victimes.
C’est dans cette approche spécifique, et non dans une logique de réconciliation nationale généralisée sans conflit national avéré, que réside la voie la plus crédible pour tourner cette page douloureuse de l’histoire, sans la falsifier ni l’exploiter et favoriser ainsi une solution juste, apaisée et efficace.
ASD.

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