par Webmaster | 1 05 26 | Actualitès, Politique
Ambassadeur de l’Union européenne en Mauritanie depuis septembre 2024, Joaquín Tasso Vilallonga s’est entretenu avec Financial Afrik. Le diplomate espagnol estime que l’un des premiers atouts de la Mauritanie réside dans sa stabilité.
« La Mauritanie est un pays exceptionnel dans la sous-région du Sahel, ayant réussi à contenir la menace terroriste », souligne-t-il.
Selon lui, il est de l’intérêt stratégique de l’Europe que ce pays, à la croisée du Maghreb et de l’Afrique de l’Ouest, demeure stable, tant sur le plan interne — en consolidant la démocratie — que sur le plan externe, en contribuant à la sécurité régionale.
Sur la question migratoire, la coopération apparaît essentielle, explique Joaquín Tasso Vilallonga : « En Mauritanie, il y a deux phénomènes distincts : d’abord celui des réfugiés, soit environ 320 000 personnes, majoritairement des Maliens, dont 86 % de femmes et d’enfants, localisés dans le sud-est du pays, notamment dans le Hodh El Chargui. » L’ambassadeur salue « l’énorme générosité de la Mauritanie ». L’Union européenne soutient ces populations, non seulement dans le camp de Mbera, mais également dans les villages d’accueil.
Le second phénomène concerne la migration irrégulière. Sur ce point, l’approche de l’UE consiste à accompagner la Mauritanie dans le respect des normes et des droits.
Dans son ensemble, l’Union européenne demeure le principal partenaire de la Mauritanie, rappelle l’ambassadeur. Les axes de coopération sont nombreux : les énergies renouvelables, l’hydrogène vert — appelé à jouer un rôle clé, notamment dans la transformation du fer — ainsi que les infrastructures, à l’instar du projet d’interconnexion électrique entre la Mauritanie et le Mali.
Enfin, Joaquín Tasso Vilallonga insiste sur les conditions nécessaires à l’attractivité économique : « Les investisseurs ont besoin d’un climat des affaires favorable et d’une meilleure lisibilité des codes d’investissement. » Il évoque également le défi du capital humain, où la Mauritanie accuse encore un déficit. L’Union européenne accompagne ainsi le pays dans la modernisation de son système de formation professionnelle afin de renforcer l’employabilité des jeunes.
Propos recueillis par Mayo Sow, Nouakchott.
Financial Afrik
par Webmaster | 29 04 26 | Actualitès, Politique, Sociétés
Le passage du Mithaq Lehratine (Manifeste pour les droits politiques, économiques et sociaux des Haratines) au Mithaq de la citoyenneté égalitaire marque une évolution stratégique majeure.
Il ne s’agit plus de circonscrire la lutte à une seule composante de la société, mais de l’inscrire dans une vision globale, inclusive et fédératrice.
Ce nouveau cadre dépasse les appartenances communautaires pour embrasser l’ensemble des citoyens, sans distinction. Il vise à élargir l’adhésion, à renforcer l’unité nationale et à sortir d’une logique de revendication segmentée.
C’est une approche renouvelée de la défense des droits humains : plus universelle, plus mobilisatrice et plus à même de consolider durablement la cohésion sociale.
En faisant de la citoyenneté égalitaire le socle du combat, ce mithaq ouvre la voie à une Mauritanie fondée sur la justice, l’égalité des droits et la dignité pour tous.
ASD
par Webmaster | 26 04 26 | Actualitès, Politique
Dans un contexte régional de fortes transformations, la coordination militaire entre la Mauritanie et l’Algérie n’est plus un luxe diplomatique ni la simple continuation de relations de bon voisinage. Elle est devenue un choix stratégique dicté par l’évolution rapide des réalités de terrain, notamment la dégradation de la sécurité au Mali et l’érosion des accords régionaux qui ont régi la région du Sahel au cours de la dernière décennie.
La première réunion de coordination sécuritaire de 2026, qui s’est tenue récemment à Tindouf, entre les délégations militaires de haut niveau des deux pays, n’était pas en effet un événement de routine dans le cadre de la coopération bilatérale. La participation du commandant de la Deuxième Région militaire mauritanienne et du commandant du Secteur Opérationnel Sud algérien témoigne d’un changement de paradigme : d’une planification centralisée, on passe à une approche de terrain plus en phase avec les réalités frontalières.
Les discussions relatives au développement de mécanismes conjoints de coordination en matière de sécurité indiquent que les deux pays ne se contentent plus d’échanger des informations, mais s’orientent vers la construction d’un système opérationnel intégré fondé sur la préemption, le déploiement coordonné et, le cas échéant, l’intervention parallèle.
La dynamique actuelle de la coordination militaire mauritanienne-algérienne trouve son origine dans la visite déterminante du lieutenant-général Saïd Chengriha à Nouakchott en octobre 2014, qui a marqué un tournant, faisant passer la coopération traditionnelle à un partenariat plus structuré et approfondi. Depuis cette visite, la mise en œuvre concrète de cette coopération s’est amorcée au niveau des zones militaires frontalières, où les commandants assurent désormais la liaison opérationnelle de cet accord stratégique, grâce à une coordination directe sur le terrain. Cette coordination permet de traduire les conclusions de la visite de Chengriha, initialement fixées au stade d’accords, en une doctrine opérationnelle commune.
Une dynamique croissante
Cette étape s’inscrit dans le prolongement d’une série accélérée de réunions et de visites militaires réciproques, notamment la visite d’une délégation militaire mauritanienne de haut niveau en Algérie fin mars, et les réunions d’état-major consacrées à l’évaluation des activités conjointes et à la planification de la phase suivante. Par ailleurs, la visite du directeur de la sécurité de l’armée algérienne à Nouakchott et les séances de travail qui l’ont accompagnée avec les responsables du renseignement militaire mauritanien témoignent que la coopération ne se limite plus aux aspects traditionnels, mais englobe désormais des domaines sensibles tels que le renseignement, la sécurité des frontières et la lutte contre les réseaux transnationaux.
Cette évolution reflète, en substance, une volonté de construire ce que l’on pourrait appeler une « doctrine de sécurité partagée » entre les deux pays, fondée sur une compréhension convergente de la nature des menaces et sur une volonté de partager la charge de leur confrontation.
Le facteur de pression
Mais derrière cette dynamique militaire se profile le Mali, facteur de pression qui redéfinit les priorités. Depuis la prise de pouvoir de la junte militaire actuelle à Bamako, le pays s’est engagé dans une confrontation avec ses voisins régionaux, aboutissant non seulement à l’annulation de l’accord de réconciliation de 2015 entre Bamako et les Touaregs, dont l’Algérie était le principal instigateur, mais aussi à la rupture des relations diplomatiques avec l’Algérie.
Cette décision compromet l’un des piliers les plus importants de la stabilité dans le nord du Mali, ouvrant la voie à une reprise du conflit armé et exacerbant l’instabilité frontalière, qui affecte directement la Mauritanie et l’Algérie.
Plus inquiétant encore, le comportement des autorités maliennes ne se limite plus à la sphère intérieure, mais s’étend à ses voisins par l’escalade des tensions avec Nouakchott. Ces tensions se sont traduites par des accusations mutuelles, des actes de harcèlement contre les habitants des villages frontaliers, et même des pertes humaines, dans un scénario qui évoque une escalade incontrôlée.
Le comportement des autorités mauritaniennes ne se limite plus à la sphère intérieure, mais s’étend désormais à la périphérie, à travers l’escalade des tensions avec Nouakchott.
Dans ce contexte, la frontière commune entre la Mauritanie et l’Algérie, longue d’environ 460 kilomètres, acquiert une importance accrue. Elle n’est plus seulement un espace d’échanges commerciaux ou de contrebande traditionnelle, mais s’est transformée en une zone de contact complexe où convergent réseaux criminels organisés, routes migratoires irrégulières et mouvements de groupes armés.
Dès lors, la coordination des patrouilles conjointes, l’échange d’informations en temps réel et l’harmonisation des évaluations de la situation sécuritaire deviennent une nécessité pratique, et non une option politique.
Ce qui est frappant dans le rapprochement mauritanien-algérien, c’est sa progression constante, indépendante des fluctuations des relations de la Mauritanie avec les autres acteurs régionaux. Ceci témoigne de l’engagement de l’Algérie à consolider son partenariat avec Nouakchott comme un choix stratégique à long terme, affranchi des conjonctures.
À l’inverse, la Mauritanie, qui a relativement bien réussi à maintenir sa neutralité dans les conflits du Sahel, semble comprendre que le maintien de cet équilibre exige le renforcement de ses frontières orientales en partenariat avec une puissance régionale majeure comme son voisin, l’Algérie.
Construire un équilibre
Les spécialistes du Sahel estiment que cette coordination croissante entre la Mauritanie et l’Algérie s’inscrit dans un effort plus large de reconstruction d’un équilibre sécuritaire régional, compte tenu du déclin des rôles traditionnels, de l’émergence de nouveaux acteurs et de l’évolution des menaces.
Les observateurs s’accordent à dire que la situation sécuritaire au Sahel, marquée par une recrudescence des activités terroristes et l’expansion des groupes armés sur de vastes territoires, notamment le long des frontières nord de la Mauritanie et sud de l’Algérie, nécessite une coopération sécuritaire renforcée entre les deux pays, en particulier en matière de partage de renseignements, de contrôle des frontières et de lutte contre la contrebande et le crime organisé.
L’approche sécuritaire n’est plus réactive, mais proactive, et repose sur la mise en place de réseaux de coordination flexibles, capables de s’adapter à un environnement en constante évolution.
Ce qui se passe aujourd’hui entre la Mauritanie et l’Algérie ne relève pas d’une simple coopération militaire traditionnelle, mais d’une réévaluation conjointe…
La fonction des frontières et le rôle des armées nationales dans un espace régional ouvert à toutes les possibilités. Face à l’impasse au Mali et à l’escalade des tensions, Nouakchott et Alger semblent avoir opté pour une coordination discrète et profonde, dont l’objectif principal est de sécuriser leur sphère d’influence commune et d’empêcher la propagation du chaos, quel qu’en soit le prix.
Abdallahi Maouloud
El Qhods El Arabi
par Webmaster | 25 04 26 | Actualitès, Politique
Le Parti El Islah « La réforme » a organisé aujourd’hui samedi 25 avril 2026, un débat sous le thème « El Islah face à la corruption », dans la salle de réunion relevant de son siège central à Nouakchott.
Cette table ronde avait été présidée par le Président du Parti El Islah, le professeur Mohamed Ould Talebna, qui a présenté d’emblée, après avoir souhaité la bienvenue aux invités et experts, les fondements dudit débat et la vision du parti par rapport à la problématique de la corruption. Plusieurs personnalités politiques et universitaires, experts et des représentants d’organisations de la société civile avaient pris part à ces discussions.
Le parti El Islah est l’une des premières formations politiques à présenter sa vision stratégique, articulée autour de vingt points qui constituent le cœur du débat politique national, a affirmé dans son discours d’ouverture de cette table ronde, le professeur Mohamed Ould Talebna.
Parmi ces points, il a cité la vision du parti sur la question de la corruption, qui découle de la responsabilité politique, la plus haute responsabilité, une responsabilité confiée par Allah le Tout-Puissant à l’humanité.
Ce débat sur la problématique de la corruption s’inscrit dans le cadre du soutien à la Stratégie nationale anticorruption 2023-2030, articulée autour de cinq piliers et instituée par Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Le Parti El Islah s’est engagé à soutenir Son Excellence le Président de la République dans la lutte contre la corruption, l’extrémisme et les forces du nihilisme, disant que la corruption du point de vue de son parti ne se limite pas à la corruption financière ou à la mauvaise gestion, mais englobe la corruption au sens le plus large.
Par la suite, le Secrétaire exécutif chargé des Affaires politiques, M. Mohamed Saleck Ould Brahim, a présenté la vision du Parti El Islah pour lutter contre la corruption et son impact profond sur l’État et la société. Le phénomène de la corruption, sous toutes ses formes, constitue un obstacle majeur à toute tentative de transition démocratique, de stabilisation et de construction d’un État fort, a-t-il souligné. Toujours selon lui, la vision du parti El Islah repose sur une approche sérieuse et efficace de la lutte contre la corruption, présentant par la suite les mesures proposées par le parti à ce sujet.
La parole a ensuite été donnée au premier intervenant du Parti El Islah, Ahmed Ould Mohamed Vall Ould Eleya, ancien commissaire régional à la retraite et ancien directeur de la police judiciaire, membre du Comité des sages et membre du Conseil national du Parti El Islah. Il a été suivi par le Dr Sow Mamadou, professeur de sciences politiques à l’Université de Nouakchott et membre du Bureau exécutif du Parti El Islah.
Le débat a été enrichi par une série d’interventions précieuses présentées par les invités, experts et personnalités influentes, à commencer par M. Ahmedou Ould Abdallah, ancien ministre et ancien sous-secrétaire général des Nations Unies ; M. Mohamed Ould Hanani, ancien président de la Cour suprême ; M. Sidi Ould Ahmed Deya, ancien ministre et inspecteur Général d’État ; Dr Abidine Ould El Khayr, ancien ministre de la Justice et président du Centre national d’arbitrage.
Étaient également présents à ces échanges, le magistrat de la Cour des comptes, Dr Idriss Horma Bebana ; l’ancien directeur de l’Autorité de surveillance des marchés publics, l’ingénieur Ahmed Bab Cheikh ; le professeur agrégé Khalil Enahoui ; l’ancien Wali Sall Saidou ; l’ex secrétaire général de plusieurs Départements ministériels, l’ingénieur Idoumou Ould Abdi Ould Jiyid ; l’ancien ministre Mohamed Vall Ould Bilal ; l’avocat Mohamed Ould Babah, membre du barreau national ; l’ancien Sénateur Mohamed Ould Ghadda, directeur de l’organisation Transparency International Inclusive; les universitaires Dr Cheikh Ould Zein Ould El Limam ; l’ancien député Jemal Ould Mokhtar El Lahy ; l’ancien sénateur Haimoud Ould Ahmed ; le professeur Mohamed El Lemine Ould El Vadel, représentant la Coalition nationale pour la citoyenneté et la lutte contre la corruption ; l’ancien Wali et administrateur civil Isselmou Ould Eminou ; et l’ancien sénateur El l Mustapha Sidatt, secrétaire général de l’organisation Transparency International.
Outre les intervenants, plusieurs personnalités nationales ont assisté à l’événement, parmi lesquelles le professeur et homme politique Isselmou Ould Mahjoub, l’ancien sénateur Mohamed Lemine Ould Bneijara, le journaliste Abdallah Ould Mohamedou, l’expert international et sociologue Dah Ould Khtour, le colonel (à la retraite) et chercheur El Boukhary Mohamed Mouemel, Dr Didi Ould Saleck, président du Centre maghrébin d’études stratégiques, l’économiste Abdel Aziz Wane et le chercheur Brahim Ould Khattry.
Ce débat s’est tenu en présence de plusieurs figures importantes du Parti El Islah.
par Webmaster | 25 04 26 | Actualitès, Politique
Dans un contexte international marqué par la recomposition des équilibres et la montée en puissance du soft power, la candidature de la Mauritanie au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, portée par Coumba Ba, s’impose comme une démarche à la fois ambitieuse, cohérente et profondément stratégique.
Depuis plusieurs années, la Mauritanie affirme progressivement sa place sur la scène internationale. À travers une diplomatie active, équilibrée et pragmatique, elle développe un soft power fondé sur le dialogue, la stabilité et sa capacité à créer des ponts entre différentes aires culturelles.
Car la Mauritanie n’est pas un pays comme les autres : elle est à la fois africaine, arabe et sahélienne — un véritable carrefour géopolitique et culturel. Cette singularité lui confère une légitimité particulière pour porter les valeurs de la Francophonie dans un monde de plus en plus fragmenté.
Un ancrage africain et arabe assumé
Loin des lectures simplistes, la Mauritanie a toujours su conjuguer ses appartenances multiples. Son engagement au sein des organisations régionales africaines et arabes témoigne d’un ancrage solide, reconnu et assumé.
Dans ce contexte, la candidature de Coumba Ba apparaît comme l’expression naturelle de cette identité plurielle, capable de dialoguer avec toutes les sensibilités de l’espace francophone — de l’Afrique de l’Ouest au Maghreb, en passant par le Moyen-Orient.
Une vision présidentielle structurée
Contrairement à certaines perceptions, cette candidature ne relève ni du hasard ni de l’improvisation. Elle s’inscrit dans une vision stratégique portée au plus haut niveau de l’État, notamment par Son Excellence Mohamed Ould Ghazouani, Président de la République.
Tout indique que cette ambition a été mûrement réfléchie et préparée dans la durée. Le choix de Coumba Ba s’inscrit ainsi dans une démarche structurée visant à positionner durablement la Mauritanie au sein des grandes instances internationales.
Un profil d’excellence au service d’une mission globale
Dans un environnement aussi exigeant que celui de la Francophonie, le choix du leadership est déterminant. Et sur ce point, Coumba Ba s’impose comme une évidence.
Par son parcours, son expertise et sa connaissance des dynamiques internationales, elle incarne une figure de compétence et de rassemblement, capable de porter une vision moderne, inclusive et pragmatique de la Francophonie.
Son profil ne se limite pas à répondre aux exigences du poste : il correspond pleinement aux défis actuels et futurs de l’organisation.
Un leadership féminin porteur d’avenir
Au-delà de ses dimensions diplomatiques et stratégiques, la candidature de Coumba Ba met également en lumière une réalité essentielle : la montée en puissance du leadership féminin en Mauritanie et en Afrique. Dans un contexte où les organisations internationales s’engagent de plus en plus en faveur de l’égalité des genres et de l’inclusion, cette candidature constitue une opportunité majeure de promouvoir une représentation plus équilibrée aux plus hauts niveaux de décision.
Elle incarne non seulement l’excellence et la compétence, mais aussi une vision renouvelée du leadership, plus inclusive, plus collaborative et mieux ancrée dans les réalités contemporaines. Soutenir cette candidature, c’est également affirmer la place des femmes africaines dans la gouvernance mondiale et contribuer à faire évoluer durablement les équilibres au sein des instances internationales.
Mobiliser toutes les forces : un impératif stratégique
L’histoire récente montre que les grandes candidatures internationales ne réussissent que lorsqu’elles sont portées collectivement.
À l’image de la candidature de Sidi Ould Tah à la tête de la Banque africaine de développement, le succès repose sur une mobilisation coordonnée et stratégique.
Il est donc essentiel que :
l’État mobilise une équipe dédiée de haut niveau ;
la diplomatie mauritanienne déploie pleinement son expertise ;
la société civile s’engage activement.
Les intellectuels, les étudiants, les diasporas et les partenaires de la Francophonie ont un rôle clé à jouer. Un plaidoyer structuré, discret mais efficace doit être mené dans les capitales et les cercles d’influence.
Dépasser les critiques : vers une Francophonie du XXIe siècle
Certaines critiques évoquent une contradiction liée à la place de la langue arabe en Mauritanie. Cette lecture réductrice passe à côté de l’essentiel.
La Mauritanie incarne aujourd’hui une dynamique d’ouverture et de dialogue, capable de dépasser les clivages linguistiques. La Francophonie du XXIe siècle ne saurait être réduite à une seule langue : elle est un espace de coopération, de valeurs et d’influence.
À ce titre, la Mauritanie est non seulement légitime, mais également bien placée pour contribuer à son renouvellement.
Un moment historique à saisir
La candidature de Coumba Ba dépasse largement une ambition individuelle. Elle constitue une opportunité stratégique majeure pour la Mauritanie de renforcer son rôle sur la scène internationale.
Toutes les conditions semblent aujourd’hui réunies : une vision claire, une candidate de grande qualité, une diplomatie expérimentée et des ressources humaines engagées.
Il appartient désormais à la Mauritanie de transformer cette ambition en réussite.
Par Amadou Ba, Expert en Gouvernance et Droits Humains
par Webmaster | 24 04 26 | Actualitès, Politique
La Présidence de la République a annoncé par décret publié aujourd’hui vendredi 24 avril 2026, la liste des personnes nommées par le Président Mohamed Cheikh El Ghazouani, membres du Conseil de l’Autorité Nationale Anti-Corruption.
Les membres coptés sont : :
– Ahmed Mohamed Salem Massoud ;
– Baba Amadou Ndiaye ;
– Sidi Abdullah Mohamed El-Mokhtar El-Bechir ;
– Ammar Mohamed Lemine El Mouch ;
– Mohamed Djèh, Sidaty Mohamed EL Mahfoudh ;
-Mariem Bilal Salem.