par Webmaster | 10 05 26 | Actualitès, Politique
Le Comité permanent du parti El-Islah salue le retour des dirigeants du mouvement «FLAM» de l’exil tout en affirmant la volonté du parti de coopérer avec eux pour renforcer la stabilité, le vivre-ensemble et le développement du pays
Le Comité permanent du parti El-Islah s’est réunie le samedi 9 mai 2026 sous la présidence du Président du parti, Maître Mohamed Ould Talebna. À cette occasion, le Comité a salué les progrès réalisés par le parti sur les plans interne et externe, appelant à redoubler d’efforts afin d’élargir son implantation et, de renforcer sa présence politique à l’échelle nationale.
A cette occasion, le Comité a examiné les sept axes principaux suivants:
I. Le dialogue national :
Le parti a réaffirmé son attachement au dialogue initié par le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, estimant que le retard des concertations préparatoires ne signifie pas l’échec du processus, mais constitue plutôt un test de sérieux politique. Le parti a insisté sur la nécessité d’un dialogue inclusif, responsable et productif, sans exclusion ni conditions préalables.
II. La situation économique et sociale :
Le Comité a salué la rencontre entre le Président de la République et les chefs de partis politiques, ainsi que les efforts du gouvernement pour atténuer les effets de la crise énergétique mondiale. Il a toutefois appelé à des mesures plus audacieuses afin de protéger le pouvoir d’achat des citoyens face à la spéculation et à la hausse des prix.
III. La citoyenneté égalitaire :
Le parti a exprimé son soutien à l’initiative de la « citoyenneté égalitaire », qu’il considère comme un projet national de justice et d’unité. Il a rejeté les discours de haine et l’exploitation politique des identités, tout en soulignant la nécessité de traiter les séquelles de l’esclavage et les déséquilibres sociaux dans un esprit de responsabilité nationale et morale.
IV. L’intégration sociale:
Le parti a salué les efforts du Président de la République dans les domaines de l’éducation et de l’inclusion sociale, notamment à travers l’école républicaine et les différents programmes de «Taazour ».
V. La dynamique du parti :
La Commission a mis en avant les nouvelles adhésions au parti ainsi que son dynamisme médiatique et intellectuel, notamment à travers les tables rondes, les ateliers politiques et les rencontres avec la presse, tout en insistant sur la nécessité de poursuivre le développement des performances du parti et sa préparation aux prochaines échéances électorales.
VI. Hommage aux travailleurs et à la presse:
Le parti a rendu hommage aux travailleurs mauritaniens et à la presse nationale à l’occasion de la fête du Travail et de la Journée mondiale de la liberté de la presse, réaffirmant son soutien à leurs revendications légitimes.
VII. Communication de masse:
Le comité permanent a souligné l’importance de renforcer la présence médiatique du parti à travers les différentes plateformes et les médias nationaux.
VIII. conclusions:
Le comité permanent s’est félicité de l’ouverture de 50 sièges du parti dans les moughataas et, a appelé les militants à poursuivre leur soutien financier et organisationnel.
Le comité a également adressé ses félicitations au Président de la République pour sa gestion des dossiers diplomatiques et sécuritaires et, a salué le retour des dirigeants du mouvement «FLAM» de l’exil, tout en affirmant la volonté du parti de coopérer avec eux pour renforcer la stabilité, le vivre-ensemble et le développement du pays.
Le Comité permanent du Bureau exécutif du Parti El-Islah
par Webmaster | 9 05 26 | Actualitès, Politique
Le parti El Insaf au pouvoir a annoncé aujourd’hui samedi 9 mai courant à Nouakchott, les résultats de la deuxième session ordinaire de son bureau politique, qui a discuté du bilan des activités du parti entre les deux sessions et de son programme pour la prochaine étape.
Le bureau politique a approuvé un ensemble de décisions, dont les plus importantes ont porté sur la mise à jour du discours politique du parti, le plan de renouvellement des instances du parti, ainsi que l’adoption du cadre stratégique de financement et du plan médiatique, et le programme de travail pour la période à venir.
Insaf a également réitéré son soutien à l’approche gouvernementale en matière de réforme et de stabilité et a salué les efforts liés à la protection du pouvoir d’achat et au renforcement de l’ouverture politique.
Le parti a souligné enfin son attachement à l’option du dialogue national et la poursuite du soutien au programme de réforme du Président de la République.
par Webmaster | 6 05 26 | Actualitès, Politique
Deux députées de l’opposition en Mauritanie ont été condamnées lundi soir à quatre ans de prison ferme pour avoir accusé le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani de discrimination raciale envers les Noirs et les descendants d’esclaves dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.
Mariem Cheikh et Ghamou Achour étaient poursuivies pour « atteinte aux symboles de l’État et diffusion de propos à caractère raciste ». Il leur était notamment reproché d’avoir qualifié sur les réseaux sociaux le président Ghazouani de mentor de « l’apartheid en Mauritanie ».
Elles ont été condamnées par la chambre pénale de la Cour de Nouakchott, lors d’un procès qui s’est déroulé sous haute surveillance sécuritaire.
Les deux femmes sont également membres de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), une organisation de défense des droits humains.
La Cour a aussi ordonné « la suppression des contenus numériques, la confiscation de leurs téléphones et la fermeture de leurs comptes en ligne ».
Les deux députées ont été jugées sans que leur immunité parlementaire ne soit levée, selon leurs avocats qui dénoncent de « graves irrégularités » et des « entorses » à la loi.
« La notion de flagrant délit mentionnée dans le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, pour justifier éventuellement la levée de l’immunité parlementaire, est totalement différente de celle prévue par le code de procédure pénale », ont-ils notamment écrit dans un communiqué lundi. Ils ont annoncé faire appel de la décision.
L’opposition mauritanienne a, de son côté,dénoncé une « séquestration » et une « utilisation abusive de la procédure de flagrant délit pour contourner l’immunité parlementaire ».
Officiellement aboli en 1981, l’esclavage perdure en Mauritanie, bien que les sanctions aient été durcies en 2015.
Le pays compte 5,5 millions d’habitants répartis entre plusieurs groupes ethniques : les Maures (blancs ou Arabes), les Haratins, descendants d’esclaves noirs subsahariens affranchis, les Soninkés, les Peuls…
En 2012, le Global Slavery Index estimait entre 10 et 20% le nombre de personnes qui vivaient en esclavage, soit jusqu’à 680.000 personnes
Tv5 monde
par Webmaster | 6 05 26 | Actualitès, Politique
Un groupe de travailleurs de la Télévision « El Mouritaniya » a été honoré aujourd’hui mardi 5 mai courant à Nouakchott, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée cette année sous le thème : « La parole est un engagement, la presse est une responsabilité ».
Cet hommage vise à reconnaître la contribution professionnelle remarquable et le dévouement de ces agents au service du secteur médiatique.
Les médias mauritaniens ont connu une évolution notable à travers les différentes étapes de leur développement, passant d’un rôle mobilisateur durant la phase de construction à un rôle de développement, puis à une phase de pluralisme et d’ouverture, renforçant ainsi le droit du citoyen à l’accès à l’information, a déclaré à cette occasion, le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, M. Houssein Ould Medou.
Il a cité pour la circonstance, parmi les réformes importantes entreprises par les autorités dans ce domaine, l’élargissement de la couverture des médias publics à travers la création de stations régionales et départementales, l’ouverture de bureaux régionaux de la Télévision mauritanienne et de l’Agence Mauritanienne d’Information, ainsi que l’amélioration des conditions professionnelles et sociales des travailleurs, dont la régularisation des dossiers, la titularisation des collaborateurs et l’augmentation des salaires.
Il a également évoqué le doublement du Fonds de soutien à la presse privée, ainsi que des réformes juridiques majeures, dont le renforcement des compétences de la Haute autorité de la presse et de l’audiovisuel (HAPA), la délivrance de la carte de presse professionnelle, et la révision des textes régissant l’audiovisuel et la publicité, soulignant que la Mauritanie occupe la première place arabe en matière d’indicateurs de liberté de la presse.
Ces acquis constituent une étape dans un processus continu de réforme et de modernisation, exprimant sa reconnaissance aux journalistes et professionnels des médias pour leur service au pays et aux citoyens, a conclu le ministre.
Cette célébration reflète l’attention particulière accordée par le Président de la République à une liberté de la presse responsable, a indiqué pour sa part, le directeur général de la chaîne « Al Mouritaniya », M. Sidi Abdallah Mohamed Lemine Ould Saleck, soulignant les progrès réalisés dans ce domaine et la volonté de consolider les libertés.
Il a présenté les principales réalisations de l’institution, réaffirmant l’engagement de la Télévision Al Mouritanoya à remplir sa mission médiatique avec professionnalisme et objectivité, tout en accompagnant les différentes transformations nationales.
La cérémonie a été marquée par la projection d’un film documentaire retraçant le parcours de la chaîne « Al Mouritaniya ».
Ont assisté à la cérémonie le secrétaire général du ministère, le président de la Haute Autorité de la presse et de l’audiovisuel, le président de l’Autorité de régulation de la publicité, les directeurs des établissements de médias publics, ainsi que plusieurs cadres
par Webmaster | 4 05 26 | Actualitès, Politique
Dans un esprit de fraternité et d’attachement aux valeurs du dialogue républicain, le Président des FLAM (Forces de Libération Africaines de Mauritanie), M. Abibou SALL, a été reçu hier dimanche au domicile de M. Isselmou Abdel Kader, à l’occasion d’une visite de courtoisie empreinte de solennité.
Une rencontre sous le signe de l’unité
Accueilli chaleureusement par M. Isselmou Abdel Kader et sa famille, le Président des FLAM a salué en lui un homme engagé au service de la nation. Les échanges ont porté sur la situation actuelle du pays, marquée par de nombreux défis, ainsi que sur la nécessité urgente de renforcer la cohésion nationale.
Soutien face aux campagnes de dénigrement
Cette visite intervient dans un contexte marqué par des attaques et des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux visant M. Isselmou Abdel Kader. Qualifié à tort de « raciste », ce dernier fait l’objet de critiques jugées infondées, au regard de son engagement constant en faveur de la justice, de la paix sociale et de l’égalité entre les citoyens.
À ce titre, le Président Abibou SALL a déclaré :
« Les FLAM apportent leur soutien total à M. Isselmou Abdel Kader, ainsi qu’à l’ensemble des acteurs de la société civile engagés dans la sensibilisation des populations et la promotion de la réconciliation nationale. »
Un appel à la reconstruction nationale
Les discussions ont également mis en lumière l’impératif de réconcilier les Mauritaniens autour de valeurs communes, afin de construire un avenir fondé sur l’équité et l’unité. Les deux personnalités ont exprimé leur préoccupation face aux défis auxquels est confrontée la jeunesse, tout en appelant à une mobilisation collective pour garantir l’égalité des chances à tous.
Face aux tentatives de division, les FLAM réaffirment leur engagement en faveur d’une Mauritanie unie, apaisée et résolument tournée vers l’avenir. Elles invitent l’ensemble des citoyens à privilégier le dialogue, le respect mutuel et la recherche de solutions constructives, loin de toute instrumentalisation identitaire.
par Webmaster | 2 05 26 | Politique, Tribunes
Le pays tente de préserver sa propre stabilité tout en étant impacté de plein fouet par le débordement du conflit.
N’étant pas membre de l’Alliance des États du Sahel (AES), la Mauritanie refuse de se laisser enfermer dans une logique d’alignement binaire. Cette « neutralité active » est sa stratégie principale pour ne pas se faire aspirer dans le conflit. Concrètement, cela implique pour le pays de sécuriser la frontière en renforçant ses dispositifs de surveillance, utilisant drones et renseignements, mais sans pénétrer sur le territoire malien pour éviter des accusations.Cela implique également la matrise des mouvements de personnes et de biens pour empêcher l’infiltration de groupes armés.La Mauritanie exerce aujourd’hui un contrôle total, permanent et souverain sur l’ensemble de son territoire national, en particulier dans les zones frontalières.C’est un atout majeur pour elle dans une région qui fait face à une instabilité chronique.
Au-delà des tensions en dent de scie avec le Mali,la Mauritanie reste l’un des rares pays à pouvoir jouer les médiateurs. Sa stabilité et sa connaissance des communautés touaregs et sa réussite dans la lutte contre le terrorisme lui donnent une légitimité unique pour discuter avec toutes les parties, y compris certains groupes armés.
Ce potentiel de médiation de la Mauritanie dans le conflit malien repose sur la force de sa neutralité.Par ailleurs, contrairement à d’autres, aujourd’hui rejetés par Bamako, Nouakchott est l’un des derniers voisins à entretenir des canaux de dialogue avec toutes les parties.La Commission de l’Union africaine gagnerait à confier cette mission à la Mauritanie et cela d’autant plus que le pays dispose aussi de leviers spécifiques qu’il pourrait actionner à savoir les liens humains et ethniques profonds avec le nord du Mali.La communauté maure de Mauritanie partagent des routes de transhumance et des relations claniques avec les Touaregs maliens. La Mauritanie pourrait utiliser ces réseaux pour établir un contact discret avec les leaders rebelles ou même jihadistes , afin de sonder leur volonté de négocier.
Contrairement à une médiation officielle, ces contacts informels permettraient d’éviter les soupçons d’ingérence de Bamako.
Mais malgré ces atouts, la route est semée d’embûches.
Bamako est hostile à toute médiation. Il préfère une victoire militaire totale, comme le montre son retrait de la CEDEAO et son refus de discuter avec les groupes armés.
D’un autre côté,discuter avec des groupes qualifiés de « terroristes » (JNIM) est politiquement risqué pour Nouakchott, et pourrait être perçu comme une trahison par les États occidentaux.
La Mauritanie ne peut pas imposer la paix, mais elle peut créer les conditions de discussions techniques (comme elle le fait avec les commissions d’enquête) ou humanitaires (gestion des réfugiés). Elle est le seul pays pouvant encore servir de « boîte aux lettres » entre Bamako et le Nord.
En résumé, la Mauritanie est devenu un sanctuaire humanitaire, son armée un rempart défensif, et sa diplomatie un recours potentiel pour une sortie de crise régionale.
Ahmed bezeid Deida