par Webmaster | 2 03 26 | Actualitès, Le monde
La situation entre les États-Unis et l’Iran a franchi un seuil critique avec le lancement d’opérations militaires le 28 février 2026, rendant son issue très incertaine. L’analyse des événements récents permet d’esquisser les principaux scénarios, qui vont d’une victoire militaire américaine rapide à un conflit régional prolongé et chaotique.
Quelle sera l’issue du conflit et les scénarios probables.
– Le chaos avec la chute rapide du régime créant un vide de pouvoir et une instabilité durable, à l’image de la Libye après Kadhafi,le pays devient le théâtre d’une guerre civile.Les factions se feront la guerre et des menaces persistante sur le détroit d’Ormuz avec un risque de nouvelle spirale inflationniste .
– Le scénario de la guerre d’usure avec un conflit prolongé de plusieurs mois. Le régime iranien se montre plus résistant que prévu, menant à un enlisement . C’est le retour à un statu quo sous tension .
– Si l’option du changement de régime réussit on s’avancera vers un processus long et incertain nécessitant un engagement soutenu des États-Unis sans conséquences économiques pour ces derniers.
Le conflit actuel trouve ses racines dans l’échec des négociations sur le programme nucléaire . L’objectif affiché par les États-Unis était de détruire les infrastructures nucléaires et balistiques iraniennes .Il semble de plus en plus clair que l’objectif est désormais un changement de régime . Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré : « Il ne s’agit pas d’une guerre pour changer un régime, mais le régime a bel et bien changé » .
L’une des caractéristiques majeures de cette guerre est sa régionalisation quasi-immédiate. En représailles aux attaques, l’Iran a lancé des centaines de missiles et de drones non seulement sur Israël, mais aussi sur des bases américaines et des cibles civiles dans plusieurs pays du Golfe . Cela a provoqué des victimes dans ces pays et transformé la région en une véritable poudrière.
Pour analyser les forces et les faiblesses de chaque camp,il faut évaluer la plausibilité des scénarios, il faut considérer les atouts et vulnérabilités de chaque partie.
Les États-Unis et Israël ont déployé le plus important arsenal dans la région depuis 2003, avec deux porte-avions, des centaines d’avions et 18 navires de guerre . Ils revendiquent déjà une « supériorité aérienne » sur l’Iran .
L’élimination de Khamenei et de dizaines de commandants est un coup dur pour la chaîne de commandement iranienne, visant à désorganiser toute riposte coordonnée .Mais ils font fasse a un important défis celui du risque d’enlisement.En effet l’histoire récente (Irak, Afghanistan) montre le danger des interventions prolongées. Le secrétaire Hegseth a dû promettre que « cette guerre n’est pas sans fin » pour rassurer l’opinion . Par ailleurs le manque de clarté sur la stratégie finale (simple frappe ou occupation pour changer le régime?) est un facteur de risque majeur, comme le soulignent des experts .
L’Iran,elle dispose d’un vaste arsenal de missiles balistiques (estimé à 3 000) et de drones. Il a démontré sa capacité à frapper des cibles dans tout le Moyen-Orient .
En perturbant le détroit d’Ormuz qui est le passage de 20% du pétrole mondial (via des mines, des saisies de navires ou la flambée des primes d’assurance), l’Iran peut exercer une pression économique mondiale considérable .Il dispose ainsi d’une véritable force de nuisance régionale.Mais lIran présentes un certain nombre de vulnérabilités.
La mort du guide suprême crée un vide politique dangereux et pourrait entraîner des luttes de pouvoir internes, même si un plan de succession existait .
Le régime était déjà affaibli par des mois de protestations populaires massives et une situation économique difficile .
En conclusion, si la puissance de feu initiale des États-Unis et d’Israël est sans précédent, l’incertitude règne quant à la suite. La résilience du régime iranien, la capacité de l’opposition interne à s’organiser, et la volonté politique américaine de mener une guerre longue seront les facteurs clés qui détermineront lequel de ces scénarios se concrétisera.
par Webmaster | 23 02 26 | Actualitès, Le monde

La Mauritanie a affirmé son rejet catégorique des déclarations de l’ambassadeur américain en Israël, relatives à la possibilité d’accepter le contrôle d’Israël sur la région du Moyen-Orient, qualifiant ces déclarations de contraires aux principes du droit international et à la Charte des Nations Unies.
La Cisjordanie, y compris El Qods-Est, et la bande de Gaza sont des territoires palestiniens occupés conformément aux résolutions de la légitimité internationale, a indiqué aujourd’hui dimanche dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur.
Toute tentative de consacrer une réalité contraire au droit international à leur égard est rejetée et nulle, indique ledit communiqué.
Le gouvernement mauritanien soutient la création d’un État palestinien indépendant sur les frontières du 4 juin 1967, avec El Qods-Est pour capitale, dans le cadre d’une solution juste et globale qui réalise une paix durable dans la région, poursuit le communiqué.
par Webmaster | 20 02 26 | Actualitès, Le monde, Politique

Cette décision qui était très attendue est finalement tombée ce vendredi 20 février. La cour a jugé illégal une grande partie de ces droits des douanes.
Selon la décision rendue à une majorité de six juges contre trois, le président américain ne pouvait pas justifier ces droits de douane par la nécessité d’urgence économique.
La décision concerne cependant que les droits de douane présentés comme «réciproques» par Donald Trump mais pas ceux appliqués à des secteurs d’activités particuliers, comme l’automobile ou l’acier et l’aluminium.
La décision est présentée comme un revers pour le Président américain.
par Webmaster | 19 02 26 | Actualitès, Le monde, Politique
Alors que des diplomates se retrouvent en Suisse pour tenter de sauver les apparences d’un dialogue, les militaires, eux, ne cachent plus leurs préparatifs. La crise entre Téhéran et Washington est entrée dans une phase schizophrène où les pourparlers avancent à l’ombre des porte-avions.
Il y a deux semaines, dans un hôtel de Genève, des émissaires iraniens et américains échangeaient des messages par l’intermédiaire d’Oman. Aujourd’hui, à quelques milliers de kilomètres de là,des F-15 flambant neufs survolent le désert.
Bienvenue dans la crise américano-iranienne, version 2026 : un bras de fer où chaque camp tire sur la corde diplomatique tout en chargeant ses armes.
Sur le papier, la situation n’a jamais été aussi proche d’une avancée depuis des années. Le 17 février, à Genève, Iraniens et Américains se sont parlés. Par écrans interposés, certes, mais ils se sont parlés. Les médiateurs omanais ont même réussi l’exploit de faire signer une feuille de route : des « principes directeurs » pour encadrer la suite des discussions.
À Téhéran, on souffle le chaud et le froid. Les Iraniens veulent un accord, mais pas à n’importe quel prix . Ce prix, c’est la levée totale des sanctions économiques qui étranglent le pays. En face, Washington pose ses conditions , l’Iran doit démonter, pièce par pièce, son programme d’enrichissement d’uranium.
Mais le vrai problème ne se trouve pas dans les salles de réunion feutrées de Genève. Il se trouve sur les routes maritimes du Golfe et dans les bases américaines du Moyen-Orient.
Car pendant que les diplomates jasent, les militaires, eux, se préparent. Les États-Unis n’avaient pas déployé autant de puissance de feu dans la région depuis la guerre contre l’État islamique. Plus de 250 vols de cargos militaires ont déversé du matériel. En mer, deux groupes aéronavals, emmenés par les géants USS Abraham Lincoln et USS Gerald R. Ford, patrouillent à proximité du détroit d’Ormuz.
Officiellement, il s’agit d’une « démonstration de force dissuasive » pour convaincre Téhéran de rester à la table des négociations. Officieusement, les experts parlent d’une « option militaire prête à l’emploi ». Toutes les options sont envisageables y compris « celles que personne ne souhaite. »
Du côté iranien, on ne compte pas rester les bras croisés. La réponse de Téhéran a été immédiate et spectaculaire. Dans le détroit d’Ormuz, par où transite 20% du pétrole mondial, les Gardiens de la Révolution ont multiplié les exercices navals. Le message est clair : « Si vous nous bloquez, nous bloquons le monde. »
Le ton est également monté dans les discours. Le guide suprême, Ali Khamenei, n’a pas mâché ses mots, menaçant de « couler » les navires de guerre américains s’ils outrepassaient les limites. Une rhétorique guerrière qui contraste violemment avec les appels au calme des négociateurs.
Cette escalade militaire inquiète jusqu’aux alliés historiques des États-Unis. Les pétromonarchies du Golfe, prises en étau entre l’Iran et leur protecteur américain, tirent la sonnette d’alarme. Elles ont trop à perdre dans une guerre régionale. En privé, leurs dirigeants pressent Washington de privilégier la voie diplomatique, même lente.
Seul Israël, dans ce concert, pousserait à une ligne dure, voyant dans la faiblesse supposée de l’Iran une occasion historique de détruire son programme nucléaire.
Pour l’instant, le monde retient son souffle. La machine diplomatique tourne au ralenti à Genève, tandis que la machine de guerre, elle, tourne à plein régime dans le Golfe.
Le prochain round de discussions n’a pas encore de date. D’ici là, le risque d’une erreur de calcul, d’une provocation qui dérape, ou d’un incident naval est plus élevé que jamais. Une chose est sûre : dans cette danse dangereuse, le faux pas pourrait coûter très cher.
par Webmaster | 30 01 26 | Actualitès, Le monde

L’organisation État islamique a revendiqué vendredi 30 janvier l’attaque contre l’aéroport de Niamey au Niger, a indiqué le groupe Site, spécialisé dans la recherche antiterroriste.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’aéroport de Niamey, qui abrite notamment des sites militaires et se trouve à une dizaine de kilomètres de la présidence, a été la cible d’une attaque faisant 20 morts côté assaillants, selon la junte militaire nigérienne.
Celle-ci a affirmé jeudi avoir obtenu de l’aide de « partenaires russes » et a accusé les présidents français, béninois et ivoiriens, respectivement Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara, d’être les « sponsors » des assaillants.
« Des dégâts significatifs »
Le Niger est miné depuis une dizaine d’années par les violences jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim, lié à Al Qaida) et de l’organisation État islamique au Sahel dans sa partie occidentale et dans le sud-est. Il est inhabituel qu’elles touchent la capitale.
Selon Site, « les combattants de l’État islamique étaient derrière l’opération à la base militaire de l’aéroport international Diori Amani ».
Citant Amaq, l’agence de propagande de l’État islamique, Site ajoute que l’attaque a causé « des dégâts significatifs ».
Jeudi, le journaliste de France 24 Wassim Nassr avait évoqué la piste « probable » d’une attaque de l’État Islamique. « Il y a quelques jours, le Jnim s’en est pris à l’armée sur une route qui mène à l’aéroport, ce qui semble indiquer qu’il n’était pas en train de préparer une opération d’ampleur » souligne l’expert des mouvements jihadistes.
« Par ailleurs l’État Islamique est très actif au Niger, dans plusieurs régions proches de la capitale. Il y a quelques mois, il était parvenu à rentrer à Niamey et kidnapper un ressortissant américain qu’ils détiennent toujours », ajoute-t-il.
Selon la junte, pendant l’attaque, quatre militaires nigériens ont été blessés, vingt assaillants ont été tués dont « un Français » et onze autres ont été arrêtés dans des combats qui ont duré environ une heure.
Sur des images prises par satellite consultées jeudi par l’AFP, on pouvait voir des zones partiellement brûlées près de la piste de l’aéroport ainsi que des toits endommagés, laissant présupposer une attaque aérienne
par Webmaster | 29 01 26 | Actualitès, Le monde, Politique
L’Union des bureaux des colonies mauritaniennes dans le Monde a célébré, en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur hier mercredi 28 janvier 2025 dans la capitale mauritanienne Nouakchott, le cinquième anniversaire de sa création.
Les colonies mauritaniennes à l’étranger ne sont pas seulement une extension géographique du pays, mais aussi un pilier fondamental de celui-ci et un ambassadeur permanent de ses valeurs, de sa culture et de son identité, a déclaré à cette occasion, le secrétaire général du ministère M. Demane Ould Hemar.
Les autorités ont fait de la protection des intérêts des citoyens à l’étranger et de la prise en charge de leurs affaires un choix stratégique constant et un pilier fondamental de l’action de l’État, a ajouté Hemar, rappelant l’organisation du premier forum national des colonies mauritaniennes, afin qu’il serve d’espace de rencontre, d’échange de points de vue et d’élaboration de solutions dans le cadre d’une approche participative qui fait d’elles des partenaires à part entière dans l’élaboration des politiques qui les concernent.
Le Secrétaire Général a salué également le rôle joué par les organismes et organisations communautaires, notamment l’Union des bureaux des colonies mauritaniennes dans le monde, en tant que partenaire essentiel pour suivre les questions colonies et renforcer leur présence positive.
Les colonies mauritaniennes à l’étranger ont représenté la Mauritanie de manière exemplaire tout en préservant leur spécificité chinguitenne, a déclaré pour sa part, le président de l’union des bureaux des colonies mauritaniennes, M. Moctar Ould Khalifa.
Intervenant à son tour, le directeur général de l’agence de promotion des investissements (APIM), M. Tah Ahmed Mouloud, a assuré, que les expériences internationales pionnières ont prouvé que les colonies ne sont plus un élément secondaire dans les équations du développement, mais elles sont devenues un levier central dans les politiques de croissance et d’attraction des investissements. Il a souligné que les colonies mauritaniennes à l’étranger constituent un partenaire stratégique à part entière dans la construction d’une économie nationale ouverte et compétitive, capable de s’intégrer en toute confiance dans l’économie mondiale.
La soirée a permis aux participants de suivre une présentation du rôle de l’union depuis sa création, les étapes de son développement, de son engagement au service du pays, du suivi des affaires des colonies jusqu’à sa volonté de représenter au mieux le pays.
Plusieurs ambassadeurs accrédités en Mauritanie et des députés ont assisté à la soirée.