Le secrétaire général de l’OTAN, M. Mark Rutte, a rencontré aujourd’hui mercredi 25 mars courant, le président de la République islamique de Mauritanie, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Le tête-à-tête a eu lieu au siège de l’Organisation, indique le site Web de l’OTAN nato.it.
Au cours de sa visite, M. Ghazouani s’entretiendra également avec les représentants des Alliés réunis au sein du Conseil de l’Atlantique Nord, indique-t-on.
Toutefois on parle de discussions portant sur les enjeux notamment le renforcement de la coopération sur le terrorisme et la sécurité maritime dans un Sahel instable.
Ce qui a été qualifié par des analystes et observations une confirmation de Nouakchott de son rôle de pivot de stabilité incontournable dans la région.
Discrétion totale : Aucun média autorisé, soulignant le caractère ultra-sensible des discussions.
La Mauritanie, partenaire clé du « Dialogue méditerranéen » de l’OTAN depuis 1995, participe activement aux réunions de l’Alliance pour renforcer la sécurité au Sahel. Le président Ghazouani a consolidé ce partenariat, notamment via des programmes de renforcement des capacités militaires, de lutte contre le terrorisme et de surveillance des frontières, positionnant la Mauritanie comme un interlocuteur sécuritaire régional majeur.
Alors que les frappes se multiplient contre les infrastructures iraniennes et que Téhéran maintient la pression sur le détroit d’Ormuz, l’issue du conflit reste incertaine. Entre logique d’escalade et tentatives de négociations contradictoires, les scénarios possibles dessinent des trajectoires radicalement différentes pour la région.
L’escalade sans stratégie de sortie.
Trois semaines après le début de l’offensive contre l’Iran, la situation militaire et diplomatique est à un point de bascule. Le ministre israélien de la Défense a annoncé une “augmentation significative” des frappes, visant désormais non seulement les sites nucléaires mais aussi les infrastructures énergétiques et les commandants des Gardiens de la Révolution. De son côté, l’administration Trump affiche un double discours : envoi de navires de guerre en renfort et ultimatums d’un côté, appel à des pourparlers pour “mettre fin à la guerre” de l’autre.
Face à cette pression, l’Iran ne montre aucun signe de repli. En bloquant partiellement le détroit d’Ormuz – par où transite près de 20 % du pétrole mondial –, Téhéran parie sur une mondialisation du conflit. L’objectif est clair : faire grimper les prix de l’énergie au point que les puissances européennes et asiatiques fassent pression sur Washington pour stopper les hostilités. Mais cette stratégie est risquée : elle expose l’Iran à des frappes de rétorsion sur ses propres installations pétrolières, déjà endommagées par les raids israéliens.
Trois scénarios pour l’issue du conflit
1. La guerre d’usure prolongée (scénario le plus probable)
Aucun des deux camps ne semble en mesure d’imposer une défaite militaire décisive à l’autre. Israël ne dispose pas d’une capacité d’occupation terrestre, et l’Iran, malgré sa puissance de dissuasion asymétrique (missiles balistiques, milices régionales), évite soigneusement une confrontation directe totale qui mettrait en danger son régime. Dans ce contexte, les affrontements pourraient se poursuivre par à-coups : vagues de frappes aériennes, attaques contre des navires, opérations cyber, sans vainqueur clair. C’est le scénario du conflit gelé, coûteux pour les économies régionales et pour la stabilité du Golfe.
2. Un accord négocié sous pression (scénario envisagé par Washington)
Donald Trump a récemment déclaré vouloir “un accord” avec l’Iran pour mettre fin à la guerre. Mais les autorités iraniennes ont démenti toute négociation en cours, et les conditions d’un compromis semblent encore hors de portée. Pour que ce scénario advienne, il faudrait soit que l’Iran accepte un démantèlement contrôlé de son programme nucléaire en échange d’une levée des sanctions – hypothèse très mal perçue par les factions conservatrices à Téhéran –, soit que Washington consente à des garanties de sécurité formelles, ce que son administration actuelle semble exclure.
3. L’effondrement du régime iranien (scénario incertain)
Israël et une partie de l’administration américaine affichent l’objectif d’un changement de régime à Téhéran. Pourtant, selon les évaluations des services de renseignement américains, le régime, bien qu’affaibli par les frappes et les sanctions, reste intact militairement et politiquement. Aucun soulèvement populaire d’ampleur n’a accompagné l’offensive étrangère. À moins d’une opération terrestre massive – que personne ne souhaite ouvertement –, ce scénario reste pour l’heure une hypothèse d’affichage.
Les dilemmes des alliés et des Européens.
L’Europe se trouve dans une position inconfortable. Dépendante indirectement des flux énergétiques du Golfe, elle a vu ses réserves de gaz mises à rude épreuve par la flambée des prix consécutive au blocus d’Ormuz. Sur le plan diplomatique, Paris, Berlin et Londres peinent à peser face à la logique binaire imposée par Washington et Téhéran. Les capitales européennes craignent par-dessus tout un embrasement régional qui entraînerait le Liban, la Syrie ou l’Irak dans une guerre ouverte.
Dans les pays du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis), la prudence domine. Officiellement favorables à une limitation de l’influence iranienne, ils redoutent en privé que les frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes ne provoquent des représailles directement sur leurs propres installations de désalinisation ou leurs champs pétroliers.
l’incertitude comme seule certitude.
À ce stade, l’issue de la guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran demeure impossible à trancher. Le conflit s’est installé dans une zone grise : ni guerre totale, ni retour au statu quo antérieur. La poursuite des frappes, la résilience affichée du régime iranien et l’absence de canal diplomatique crédible laissent présager une période prolongée de forte instabilité régionale. Pour les observateurs, le risque majeur reste celui d’une erreur de calcul – une frappe touchant une installation nucléaire sensible ou un site civil d’envergure – qui ferait basculer le conflit dans une phase encore plus destructrice.
Dans ce jeu d’échecs à haute intensité, chaque camp semble davantage préoccupé par sa survie immédiate que par une stratégie de paix durable. Une chose est sûre : la région n’a pas fini de compter les coûts, humains comme économiques, de cette confrontation ouverte.
La Mauritanie a affiché sa solidarité à la Turquie et au Qatar après le crash d’un vol d’entraînement conjoint, qui a coûté la vie à des militaires turcs et qataris.
Nouakchott a exprimé en effet hier dimanche dans un communiqué, publié par le ministère des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et des Mauritaniens à l’Extérieur, ses sincères condoléances et sa profonde sympathie à l’État du Qatar et à la République de Turquie, suite à ce drame causé par une défaillance technique dans les eaux territoriales qataries.
La République Islamique de Mauritanie présente ses condoléances les plus attristées, et ses sincères sentiments de sympathie à l’État frère du Qatar et à la République amie de Turquie, suite à la perte d’un groupe de martyrs du devoir national, membres des forces armées qataries et des forces conjointes qataro-turques, indique le dit communiqué.
Des civils de nationalité turque avaient également péri dans ce crash survenu dans les eaux territoriales qataries.
Le ministère a réaffirmé pour la même circonstance, la pleine solidarité de la Mauritanie avec les gouvernements et les peuples du Qatar et de la Turquie suite à cette tragédie, exprimant ses sincères condoléances et sa profonde sympathie aux familles des victimes.
La situation entre les États-Unis et l’Iran a franchi un seuil critique avec le lancement d’opérations militaires le 28 février 2026, rendant son issue très incertaine. L’analyse des événements récents permet d’esquisser les principaux scénarios, qui vont d’une victoire militaire américaine rapide à un conflit régional prolongé et chaotique.
Quelle sera l’issue du conflit et les scénarios probables.
– Le chaos avec la chute rapide du régime créant un vide de pouvoir et une instabilité durable, à l’image de la Libye après Kadhafi,le pays devient le théâtre d’une guerre civile.Les factions se feront la guerre et des menaces persistante sur le détroit d’Ormuz avec un risque de nouvelle spirale inflationniste .
– Le scénario de la guerre d’usure avec un conflit prolongé de plusieurs mois. Le régime iranien se montre plus résistant que prévu, menant à un enlisement . C’est le retour à un statu quo sous tension .
– Si l’option du changement de régime réussit on s’avancera vers un processus long et incertain nécessitant un engagement soutenu des États-Unis sans conséquences économiques pour ces derniers.
Le conflit actuel trouve ses racines dans l’échec des négociations sur le programme nucléaire . L’objectif affiché par les États-Unis était de détruire les infrastructures nucléaires et balistiques iraniennes .Il semble de plus en plus clair que l’objectif est désormais un changement de régime . Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré : « Il ne s’agit pas d’une guerre pour changer un régime, mais le régime a bel et bien changé » .
L’une des caractéristiques majeures de cette guerre est sa régionalisation quasi-immédiate. En représailles aux attaques, l’Iran a lancé des centaines de missiles et de drones non seulement sur Israël, mais aussi sur des bases américaines et des cibles civiles dans plusieurs pays du Golfe . Cela a provoqué des victimes dans ces pays et transformé la région en une véritable poudrière.
Pour analyser les forces et les faiblesses de chaque camp,il faut évaluer la plausibilité des scénarios, il faut considérer les atouts et vulnérabilités de chaque partie.
Les États-Unis et Israël ont déployé le plus important arsenal dans la région depuis 2003, avec deux porte-avions, des centaines d’avions et 18 navires de guerre . Ils revendiquent déjà une « supériorité aérienne » sur l’Iran .
L’élimination de Khamenei et de dizaines de commandants est un coup dur pour la chaîne de commandement iranienne, visant à désorganiser toute riposte coordonnée .Mais ils font fasse a un important défis celui du risque d’enlisement.En effet l’histoire récente (Irak, Afghanistan) montre le danger des interventions prolongées. Le secrétaire Hegseth a dû promettre que « cette guerre n’est pas sans fin » pour rassurer l’opinion . Par ailleurs le manque de clarté sur la stratégie finale (simple frappe ou occupation pour changer le régime?) est un facteur de risque majeur, comme le soulignent des experts .
L’Iran,elle dispose d’un vaste arsenal de missiles balistiques (estimé à 3 000) et de drones. Il a démontré sa capacité à frapper des cibles dans tout le Moyen-Orient .
En perturbant le détroit d’Ormuz qui est le passage de 20% du pétrole mondial (via des mines, des saisies de navires ou la flambée des primes d’assurance), l’Iran peut exercer une pression économique mondiale considérable .Il dispose ainsi d’une véritable force de nuisance régionale.Mais lIran présentes un certain nombre de vulnérabilités.
La mort du guide suprême crée un vide politique dangereux et pourrait entraîner des luttes de pouvoir internes, même si un plan de succession existait .
Le régime était déjà affaibli par des mois de protestations populaires massives et une situation économique difficile .
En conclusion, si la puissance de feu initiale des États-Unis et d’Israël est sans précédent, l’incertitude règne quant à la suite. La résilience du régime iranien, la capacité de l’opposition interne à s’organiser, et la volonté politique américaine de mener une guerre longue seront les facteurs clés qui détermineront lequel de ces scénarios se concrétisera.
La Mauritanie a affirmé son rejet catégorique des déclarations de l’ambassadeur américain en Israël, relatives à la possibilité d’accepter le contrôle d’Israël sur la région du Moyen-Orient, qualifiant ces déclarations de contraires aux principes du droit international et à la Charte des Nations Unies.
La Cisjordanie, y compris El Qods-Est, et la bande de Gaza sont des territoires palestiniens occupés conformément aux résolutions de la légitimité internationale, a indiqué aujourd’hui dimanche dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur.
Toute tentative de consacrer une réalité contraire au droit international à leur égard est rejetée et nulle, indique ledit communiqué.
Le gouvernement mauritanien soutient la création d’un État palestinien indépendant sur les frontières du 4 juin 1967, avec El Qods-Est pour capitale, dans le cadre d’une solution juste et globale qui réalise une paix durable dans la région, poursuit le communiqué.
Cette décision qui était très attendue est finalement tombée ce vendredi 20 février. La cour a jugé illégal une grande partie de ces droits des douanes.
Selon la décision rendue à une majorité de six juges contre trois, le président américain ne pouvait pas justifier ces droits de douane par la nécessité d’urgence économique.
La décision concerne cependant que les droits de douane présentés comme «réciproques» par Donald Trump mais pas ceux appliqués à des secteurs d’activités particuliers, comme l’automobile ou l’acier et l’aluminium.
La décision est présentée comme un revers pour le Président américain.