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Élection au Maroc:Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) vainqueur

Par admin · 24/09/2026 à 08:50 · 31 vues
Élection au Maroc:Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) vainqueur

Les résultats provisoires des élections législatives du 23 septembre 2026 au Maroc révèlent une profonde reconfiguration de l'échiquier politique du pays. Annoncés par le ministre de l'Intérieur Abdelouafi Laftit, ils consacrent le Parti Authenticité et Modernité (PAM) comme la première force politique de la Chambre des représentants.

Selon le décompte officiel :PAM : 97 sièges (+10 par rapport à 2021)

Le RNI (Rassemblement National des Indépendants) : 66 sièges (-36 par rapport à 2021)

L'Istiqlal : 65 sièges 

Le PJD (Parti de la Justice et du Développement) : 54 sièges (quadruplement par rapport à 2021) 

Le reste des sièges est partagé entre des formations comme le Mouvement Populaire (29), l'USFP (26), et le PPS (19).Analyse politique du scrutin1.

Une victoire historique pour le PAM

Pour la première fois depuis sa fondation en 2008 par Fouad Ali El Himma, le PAM se hisse en tête d’un scrutin législatif au Maroc. Mené par des figures clés comme sa coordinatrice Fatima Ezzahra El Mansouri et dynamisé par le ralliement très populaire de Fouzi Lekjaa (ministre du Budget et patron du football marocain), le parti a su convaincre grâce à des promesses axées sur le pouvoir d'achat (baisse de l’IR, croissance de 5 % et un million d'emplois).

En vertu de l'article 47 de la Constitution marocaine, le Roi Mohammed VI devra nommer le prochain Chef du gouvernement au sein du PAM.

Le désaveu du RNI et l'usure du pouvoir

Grand vainqueur en 2021, le RNI du Premier ministre sortant Aziz Akhannouch subit un net recul en perdant plus de trente députés. Bien que le parti ait tenté de défendre son bilan sur la santé et l'éducation, il a fortement pâti de l'usure du pouvoir, de l'inflation persistante et de vives critiques liées au coût de la vie et à des soupçons de conflits d’intérêts.

Le grand retour de l'opposition islamiste (PJD)

Après s'être effondré à seulement 13 sièges lors du précédent mandat, le PJD signe un retour remarquable dans le premier cercle politique avec 54 députés. En axant sa campagne sur la grogne sociale, la lutte contre la corruption et la défense des classes populaires face à la cherté de la vie, le parti islamiste se repositionne comme la principale force critique au Parlement.

Une abstention record 

Le taux de participation s'est établi à 38,02 %. Il s'agit de l'un des niveaux les plus bas des vingt dernières années au Maroc (proche du record historique de 36,89 % en 2007).Cette faible mobilisation témoigne d'un profond sentiment de défiance d'une partie de la population, notamment chez les jeunes, envers la classe politique. Bien que le royaume multiplie les projets d'envergure internationale en vue de la Coupe du Monde 2030, de nombreux citoyens déplorent un décalage flagrant avec leurs priorités quotidiennes : chômage élevé, défaillance des services publics (santé, éducation) et baisse du pouvoir d'achat. À noter toutefois une exception : les provinces du Sud ont enregistré, comme à leur habitude, des taux de participation très élevés (jusqu'à 77 % à Laâyoune).

Prochaines étapes institutionnelles

La balle est désormais dans le camp du Palais royal. Le souverain devra choisir la personnalité du PAM chargée de former un gouvernement. S'il choisit Fatima Ezzahra El Mansouri, elle deviendrait la première femme Chef du gouvernement de l’histoire du Maroc. La tâche majeure du futur exécutif consistera à négocier une nouvelle coalition gouvernementale solide pour les cinq prochaines années.

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