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Le naufrage de l'esprit ou  le culte de l'ignorance
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Le naufrage de l'esprit ou le culte de l'ignorance

Il fut un temps où l'ignorance inspirait la honte, où l'analphabétisme appelait la compassion, où l'erreur provoquait la correction. Ce temps semble révolu. Aujourd'hui, dans un renversement vertigineux des valeurs, l'ignorance n'est plus un handicap : elle est devenue un tremplin. L'analphabète n'est plus à plaindre : il est à admirer, pour peu qu'il brille sous les projecteurs. L'erreur n'est plus à corriger : elle est à célébrer, pour peu qu'elle serve un discours.

Quand l'opportunisme devient la boussole d'un peuple.
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Quand l'opportunisme devient la boussole d'un peuple.

Il arrive un moment, dans la vie des nations, où la question n'est plus de savoir ce qui est vrai, mais ce qui est utile. Ce moment ne survient pas par accident. Il est préparé, orchestré, légitimé et souvent par ceux-là mêmes qui devraient éclairer : les intellectuels, les faiseurs d'opinion, les gardiens du discours public.

Réflexion sur la hauteur de l'humain
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Réflexion sur la hauteur de l'humain

"Aussi profondes que puissent être les divergences, aussi vives que soient les confrontations, la vie, la santé et la dignité d'un être humain doivent rester au-dessus de toute considération. Cette hauteur, c'est celle qui différencie l'être humain de l'animal."(phrase tirée de la page d'une personnalité mauritanienne mais remaniée) Voici ce que cette phrase m'inspire:

Pourquoi vous n’êtes pas ce que vous n’êtes pas ?
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Pourquoi vous n’êtes pas ce que vous n’êtes pas ?

J’ai emprunté cette question à l’écrivaine franco-marocaine Leïla Slimani, qui dénonce le piège de l’assignation identitaire. Elle revendique, pour un écrivain d’origine maghrébine, le droit d’écrire sur n’importe quel sujet, sans être confiné au folklore ni au témoignage culturel.

Pour le Mali et la Mauritanie, mes deux sangs: A la mémoire de ma mère, rappelée à Dieu un 3 mai
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Pour le Mali et la Mauritanie, mes deux sangs: A la mémoire de ma mère, rappelée à Dieu un 3 mai

Je suis né de deux terres qui se touchent.  Nos peuples n’ont jamais su où finit le Mali et où commence la Mauritanie. Le sable ne connaît pas les barbelés. Aujourd’hui, quand Bamako étouffe, Nouakchott retient son souffle. Quand les routes se ferment, ce sont des mères, des sœurs, des frères, des amis qui souffrent. Je refuse de choisir. Je ne peux pas haïr une partie de moi pour consoler l’autre. Mon nom résonne en hassanya et en bambara. Mes larmes ont le même poids des deux côtés. C’es