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Le rapport sur les incendies de la SOMELEC met le gouvernement sous pression

Par admin · 08/10/2026 à 20:04 · 103 vues
Le rapport sur les incendies de la SOMELEC met le gouvernement sous pression

Le couperet est tombé. Le rapport de la commission d’enquête indépendante sur les incendies qui ont ravagé les postes de transformation électrique de la SOMELEC à Nouakchott, les 18 et 21 août 2026, a été remis au président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Et ses conclusions, rendues publiques sur ordre présidentiel, pourraient bien précipiter un remaniement gouvernemental.

Un rapport accablant et des responsabilités partagées

Présidée par l’ancien ministre Ousmane Mamoudou Kane, la commission d’enquête a travaillé pendant plusieurs semaines pour faire la lumière sur cet incident qui a plongé la capitale mauritanienne dans le noir pendant cinq jours. Selon les premières indiscrétions, le rapport établit une répartition des responsabilités en trois catégories : institutionnelle, fonctionnelle et contractuelle. Plusieurs responsables actuels et anciens du secteur de l’énergie et de la SOMELEC seraient directement cités.

Le président de la commission a tenu à défendre l’intégrité du travail accompli : « La commission a accompli son travail avec toute la crédibilité et la transparence requises, sans subir aucune orientation, pression ou communication extérieure », a-t-il déclaré. Une mise au point qui vise sans doute à couper court aux accusations d’instrumentalisation politique.

Des suites judiciaires et un remaniement en vue

Le Premier ministre Mokhtar Ould Diay a annoncé que le chef de l’État avait ordonné la publication intégrale du rapport et la mise en œuvre rigoureuse de ses recommandations.

Mais au-delà des mesures techniques, c’est bien la question de la responsabilité politique qui est posée. La presse nationale évoque ouvertement un remaniement ministériel dans les semaines à venir, liant explicitement ce dossier à d’autres affaires qui fragilisent l’exécutif.

Un contexte politique déjà explosif

La crise de la SOMELEC intervient dans un moment particulièrement sensible. Le parti au pouvoir, El Insaf, mène campagne pour une révision constitutionnelle permettant au président Ghazouani de briguer un troisième mandat. Dans ce contexte, l’affaire des incendies est perçue par certains observateurs comme un test de crédibilité pour l’exécutif, qui ne peut se permettre d’étouffer un scandale touchant une infrastructure vitale.

Vers une refonte de la gouvernance énergétique ?

Au-delà des changements d’hommes, le rapport pourrait catalyser une réforme en profondeur du secteur.Mais pour l’heure, la priorité est ailleurs.

Le gouvernement doit encaisser le choc du rapport, nommer les responsables et tenter de restaurer la confiance d’une population excédée par les coupures à répétition. Une équation politique délicate, à quelques mois d’échéances électorales déjà sous haute tension.

 

 

 

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