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Rapport de l’IGE en Mauritanie : le cri d’alarme de « Mauritanie en Avant » contre l’impunité

Par Mohamed · 18/08/2026 à 10:31 · 6 vues
Rapport de l’IGE en Mauritanie : le cri d’alarme de « Mauritanie en Avant » contre l’impunité

Dans un communiqué publié par son Secrétariat à l'Économie et au Développement, le parti s'est félicité de la publication du rapport, une première, conformément à la nouvelle obligation de publication adoptée en 2025.

Il a considéré cette mesure comme importante pour renforcer la transparence, tout en affirmant que les irrégularités révélées par le rapport nécessitent une réforme en profondeur du système de gouvernance et de la gestion des fonds publics.

Le parti, dirigé par Noureddine Mohamedou, a indiqué que le rapport documentait le décaissement de fonds pour des travaux non réalisés ou non conformes aux spécifications techniques, le défaut de déduction des pénalités de retard, ainsi que des facturations excessives, le gaspillage de fonds publics et le dépôt de fonds auprès d'établissements financiers en difficulté.

Le parti a critiqué le niveau de responsabilisation, soulignant que seulement quatre affaires avaient été déférées – deux à la Cour des comptes et deux au Parquet – alors que leur impact financier dépassait 1,2 milliard d'ouguiyas.

Il a également fait valoir que les sanctions administratives étaient disproportionnées par rapport à l'ampleur des irrégularités constatées lors de 28 missions d'audit.

Le parti « Mauritanie en avant » a appelé à habiliter l'Inspection générale de l'État à saisir directement la Cour des comptes en cas de mauvaise gestion, à accélérer la mise en œuvre des recommandations restantes, à activer les audits internes au sein des ministères et à renforcer les ressources humaines et financières de l'Inspection.

Le parti a également demandé une réforme du système des marchés publics, responsable, selon le rapport, de 60 % de l'impact financier des irrégularités.

Il a en outre exigé le recouvrement intégral des fonds indûment déboursés et l'application de sanctions administratives et disciplinaires plus sévères.

Le parti a proposé la mise en place d'un mécanisme empêchant la nomination ou le renouvellement de mandat de tout fonctionnaire reconnu coupable d'irrégularités financières ou administratives avérées, à des postes liés à la gestion des finances publiques et aux marchés publics, jusqu'à ce que sa situation juridique soit clarifiée et que les sanctions prévues soient appliquées.

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