Retraités, les oubliés de la République

Dans quelle frange de la population sont classés les retraités ? La question mérite d’être posée, tant leur situation semble ignorée, voire effacée des priorités nationales.
Aujourd’hui, les retraités se répartissent en deux grandes catégories :
■Les retraités de la fonction publique, dont la prime mensuelle oscille entre « 7500 » et « 10 000 MRU »
■Les retraités relevant des conventions collectives (secteur privé et semi-public), percevant des primes dérisoires allant de 1 200 MRU par mois à 5 000 MRUpar mois payable tous les trois mois.Ils sont environ 40 000, il faut compter au minimum 05 personnes par foyer pour la fonction publique et 35 000 pour le privé.
Derrière ces chiffres, ce sont « 75 000 vies », « 75 000 » parcours, « 75 000 » sacrifices au service de la nation.
Ces hommes et ces femmes, qui ont consacré leur jeunesse, leur énergie et parfois leur santé à construire ce pays, se retrouvent aujourd’hui relégués à une existence précaire, marquée par l’angoisse du lendemain. Comment vivre dignement avec de tels revenus dans un contexte de vie chère, de hausse continue des prix et d’érosion du pouvoir d’achat ?La réalité est brutale :
- Des retraités incapables de se soigner correctement
- Des familles contraintes de les prendre en charge malgré leurs propres difficultés
- Une dépendance humiliante après une vie d’autonomie et de labeur.Ce constat est plus qu’un problème social : c’est « une question de dignité nationale ».