À Dieu « le grand machin »
Lorsque le général de Gaulle qualifia l’Organisation des Nations unies de « machin », il pointait déjà une institution entravée par les rapports de force et la mauvaise foi des puissants. Aujourd’hui, ce « machin » n’est plus seulement impuissant : il est délibérément contourné, vidé de sa substance, instrumentalisé jusqu’à l’insignifiance. Créée en 1945 pour conjurer le retour de la barbarie, l’ONU reposait sur une idée simple : la force devait être encadrée par le droit. Or ce principe fon