LETTRE OUVERTE DE L'ANCIEN PRÉSIDENT
CHERS COMPATRIOTES, Si je m’adresse à vous aujourd’hui du lieu de ma détention arbitraire ce n’est pas pour que vous vous apitoyez sur mon sort. J’ai toujours essayé de vivre mes infortunes et détresses avec philosophie et dégusté mes succès avec modération. Convaincu que la vie est jalonnée de peine et de bonheur et manquant cruellement de linéarité. C’est peut-être ce qui pousse l’homme à l’effort. Mais c’est parce que l’heure est grave, que je reviens à vous. Ce n’est pas par amour du pouv