Pour le Mali et la Mauritanie, mes deux sangs: A la mémoire de ma mère, rappelée à Dieu un 3 mai
Je suis né de deux terres qui se touchent. Nos peuples n’ont jamais su où finit le Mali et où commence la Mauritanie. Le sable ne connaît pas les barbelés. Aujourd’hui, quand Bamako étouffe, Nouakchott retient son souffle. Quand les routes se ferment, ce sont des mères, des sœurs, des frères, des amis qui souffrent. Je refuse de choisir. Je ne peux pas haïr une partie de moi pour consoler l’autre. Mon nom résonne en hassanya et en bambara. Mes larmes ont le même poids des deux côtés. C’es