
Dans notre pays, l’administration territoriale souffre trop souvent d’une image de lenteur, d’attentisme et de routine bureaucratique. Pourtant, il arrive que certains responsables rappellent, par leur engagement quotidien, que l’autorité n’est pas un privilège, mais une responsabilité.
Hamoud Mhamed, wali de Nouakchott Ouest, fait partie de ces profils qui rompent avec l’ordinaire administratif.
Partout où il est passé, il a laissé une marque visible : restaurations d’infrastructures, extensions de services, amélioration des conditions de travail des agents publics. Son parcours n’est pas celui d’un gestionnaire passif, mais d’un administrateur bâtisseur.
Aujourd’hui à la tête de Nouakchott Ouest, il s’attaque aux priorités concrètes : propreté urbaine, réhabilitation des espaces publics, création et entretien d’espaces verts, lutte contre l’occupation anarchique de la voie publique. Autant de chantiers qui touchent directement au quotidien des citoyens et à la dignité de la capitale.
Ce qui distingue surtout son action, c’est la méthode : présence constante sur le terrain, suivi direct des opérations, décisions assumées. Il ne se contente pas d’attendre des instructions ; il prend l’initiative. Il ne gouverne pas depuis un salon climatisé ; il gouverne au contact de la réalité.
Et c’est précisément ce qui manque à nombre de nos administrateurs : la culture du résultat, la proximité avec les citoyens et le sens de l’urgence.
L’État ne se renforce pas par les discours, mais par l’efficacité de ses représentants. Si chaque wali adoptait cette posture d’engagement et de responsabilité, nos villes changeraient de visage plus rapidement que nous ne l’imaginons.
Peut-être est-il temps que le ministère de l’Intérieur fasse de cette approche un modèle de gouvernance territoriale, afin que l’exception devienne la norme.
Car administrer, ce n’est pas occuper une fonction.
Administrer, c’est transformer.
Mohamed Mohamed Lemine
