ACTUALITES SPORT ECONOMIE POLITIQUE MONDE FOCUS TRIBUNE العربية
ACTUALITES
SPORT
ECONOMIE
POLITIQUE
MONDE
FOCUS
العربية

 

La télévision de service publique

La télévision de service publique
1.le principe d’universalité, en termes techniques et en termes de contenus : permettre à l’ensemble de la population d’accéder à leur programme dans des conditions égales.
2.Large éventail varié et équilibré de contenu, parmi lesquels notamment l’information, l’éducation, la culture, le divertissement, le sport, afin de rassembler à travers ses programmes, le public le plus large possible.
3.la diversité culturelle et linguistique élément fondamental dans la grille des programmes.
4.Défendre les valeurs morales et politiques qui sont à la base de toute société civilisée.
5.Promouvoir le pluralisme, la démocratie, de rejeter toute atteinte à la dignité humaine, de promouvoir l’égalité entre les hommes.
6.Contribuer au développement et à la promotion du pluralisme et de la démocratie par la diffusion de l’information, des échanges culturels, l’intégration sociale et le débat des idées.
7.Garantir sa mission d’indépendance et de pluralisme de l’information.

Quels rôles pour nos médias ?

Quels rôles pour nos médias ?

nos médias doivent s’atteler à des stratégies globales de développement, adaptées aux attentes, aux besoins et aux goûts des téléspectateurs qui se désintéressent le plus souvent de sa chaîne quand elle est pauvre en programmes et quand elle a recourt aux expédients (plages musicales, rediffusion de programmes).
Leur nouveau statut, leur mode de gestion et le renforcement de leur autonomie ne devraient pas signifier un désengagement pur et simple de l’État, qui doit en toute logique continuer d’assurer un financement stable et durable pour leur permettre d’accomplir leur (coûteuse) mission de service public. Les médias publics doivent s’engager, sur la base de cahier de charge clair et précis et à remplir la mission qui leur incombent dès lors qu’elles exigent ce financement, par une nouvelle prestation tant sur la qualité que le contenu et surtout s’ouvrir aux opinions plurielles qui émanent des partis politiques, de la société civile et agir ainsi sur la vie politique, les mœurs et les idées.

BIRAM OULD ABEID: LE PROBLEME OU LA SOLUTION ?

Par Mohamed Chighali

Biram Ould Abeid, donne l’impression de devenir et de fait un véritable ennemi de la cohésion sociale, parce que simplement il milite de toute bonne foi en faveur de l’éradication définitive de l’esclavage dans notre pays.
nous savons tous qu’on parle de l’esclavage depuis 1960. je ne vois pas où est le problème. Et je ne vois pas qu’est ce qu’on veut réellement à Biram Ould Abeid.
L’Etat mauritanien a fait promulguer la loi n° 2007- 48 criminalisant l’esclavage le 13 décembre 2007, loi qui a été votée dans la nuit du 7 au 8 août 2007. Biram pour rester cohérent avec son appartenance aux idéaux des droits de l’homme auxquels il milite veille simplement à son application. Alors pourquoi certaines personnes considèrent t-elle qu’’il constitue une menace? Quelle menace ? Et menace contre qui? S’il y’a des mauritaniens qui, de père en fils et depuis des décennies sont incapables de se rendre à l’évidence que la Mauritanie n’appartient plus à ce passé qui est entaché de ségrégation raciale, de tribalisme, de régionalisme et de l’esclavage, il y’aura toujours face à eux d’autres mauritaniens pour leur rappeler que la Mauritanie appartient à tous et qu’elle appartient même plus à ceux qui sont épris de paix et de justice qu’aux autres qui se cramponnent à des comportements révolus. Le Racisme, l’esclavage, l’injustice, le tribalisme sont une somme de tares qui n’apportent rien au développement du pays, qui menacent toujours l’unité nationale, et qui favorisent les inégalités sociales.
Si nous prenons le cas de l’esclavage. La loi incriminant l’esclavage a été votée à l’unanimité par les députés de l’assemblée nationale en août 2017 il y’a Les articles 1, 2, 4 du chapitre 1er, les articles 4, 5 et 6 et autres du chapitre 2 de cette loi sont très clairs.
Dans son article 4 par exemple elle stipule : « Quiconque réduit autrui en esclavage ou incite à aliéner sa liberté ou sa dignité ou celle d’une personne à sa charge ou sous sa tutelle, pour être réduite en esclave, est puni d’une peine d’emprisonnement de cinq à dix ans et d’une amende de cinq cent mille ouguiyas (500.000 mro) à un million d’ouguiyas (1.000.000 mro).
Dans son article 12 elle dit : « Tout wali, hakem, chef d’arrondissement, officier ou agent de police judiciaire qui ne donne pas suite aux dénonciations de pratiques esclavagistes qui sont portées à sa connaissance est puni d’un emprisonnement de deux à cinq ans et d’une amende de deux cent mille ouguiyas (200.000 mro) à cinq cent mille ouguiyas (500.000mro). »
Plus loin à l’article 15 elle autorise : « Toute association des droits de l’homme légalement reconnue est habilitée à dénoncer les infractions à la présente loi et à assister les victimes de celles-ci. »
Et par ailleurs elle souhaite que clairement que … « Dès que l’information est portée à sa connaissance et sous peine d’être pris à partie, tout juge compétant doit prendre d’urgence, sans préjudicier au fond, toutes les mesures conservatoires appropriées à l’encontre des infractions prévues par la présente loi ».
Donc, en réalité ce n’est pas Biram Ould Abeid qui dérange. C’est cette loi qui dérange… On ne doit pas en vouloir à celui qui la brandit par ce qu’il aspire à plus de liberté pour ceux qui en sont privés par la conduite parfois inhumaine de personnes appartenant à des lignées féodales et esclavagistes.
Je pense sincèrement qu’on doit maintenant cesser d’indexer ou d’en vouloir à ces gens qui œuvrent pour le bien être de tous les mauritaniens sans exclusive. Je pense aussi que nous devons combattre aussi bien l’esclavage et la discrimination raciale, que tous ces mauritaniens blancs ou noirs qui s’arrogent des droits d’une suprématie on ne sait en vertu de quoi.
Il y’a dans ce pays, des personnes qui ne s’investissent que dans des comportements qui attardent notre progrès et notre développement. Par leurs agissements, ils ne cessent de nous rappeler leur appartenance à une tradition révolue, rétrograde.
Ils n’ont ni de respect pour les percepts de l’islam, ni pour les lois et règlements qui sont des instruments régulant les liens entre tous les citoyens de ce pays.
En ce qui concerne l’esclavage je me pense que Biram est la solution. Pour le moment s’il est considéré comme le problème c’est parce qu’il en cherche la solution et il peut être la solution, pourquoi pas ?