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Communiqué de presse de l’ong BiodiverCités

L’ONG BiodiverCités – association de développement engagée pour la valorisation des espaces naturels et culturels en milieu urbain – se félicite et félicite le Ministère des Affaires Sociales et de la Famille d’avoir ré-ouvert son Parc qu’elle a dédié à l’Ecole Nationale pour l’Action Sociale pour accueillir le Festival Leyali El Meddih du Centre Teranim pour les Arts Populaires.
Nous encourageons le Ministère des Affaires Sociales et de la Famille à préserver l’intégrité du Parc et à le développer dans un esprit d’espace public car la Ville de Nouakchott a crucialement besoin de respirer.
Nous rappelons aussi au MASEF que le Parc a accueilli pendant les 10 dernières années toutes les activités phares du Département lors de la célébration des journées nationales et internationales des Droits de la Femme – car c’est le seul espace adapté aux grandes manifestations publiques avec une capacité d’accueil de 1.000 personnes.
Notre ONG renouvelle sa disponibilité – à ses partenaires de l’administration centrale et des collectivités locales – pour apporter son savoir-faire dans la valorisation des espaces naturels et culturels dans les Cités.
Notre combat pour la préservation des espaces publics de la Ville de Nouakchott demeure notre priorité car nous sommes convaincus que les Citoyens ont le droit d’avoir un accès libre et gratuit à des espaces verts aménagés – que les Jeunes ont besoin d’avoir des espaces de loisirs, d’expression, de créativité et d’épanouissement et que nos Ecoles ont besoin d’espaces citoyens pour éduquer les générations futures sur le Vivre Ensemble – pilier de l’Unité Nationale.

Maimouna SALECK
Présidente de l’ONG

« Mauritanie d’abord citoyen modèle debout, programme 2021/2022

Dans le cadre de son programme d’activités 2021/2022, la plateforme citoyenne de la société civile « Mauritanie D’abord Citoyen Modèle Debout  » se propose de mener des actions de développement dans les 15 wilayas du pays. Un programme ambitieux qui appelle à plus de participation en partenariat avec les partenaires au développement, la société civile et les opérateurs économiques nationaux pour engager un vrai développement répondant aux préoccupations et aux souhaits de la base.
Ce programme d’activités couvre plusieurs secteurs de la vie économique des citoyens, des villes, des villages et communes.


L’objectif est de permettre l’exécution d’un ou deux projets dans des secteurs porteurs de développement tel que l’élevage, l’agriculteur,l’industrie, l’énergie renouvelable, tourisme….
« Mauritanie D’abord Citoyen Modèle Debout » se veut être le vecteur par lequel le développement atteint nos communautés qui sont à la base de l’activité économique du pays.
Son expérience et sa maîtrise dans la réalisation et l’exécution des activités régénératrices de revenus, sont des atouts qui lui permettront de contribuer à la réalisation de ce programme.
C’est ensemble que nous pourrons vaincre le sous-développement. Nous appelons les différentes institutions de l’état d’être à nos côtés pour réussir ce challenge.

Des ordures sous protection

Dimanche dernier, je rentrais à Nouakchott par l’axe de Boutilimit. J’avais choisi une heure matinale et un jour de basse activité pour éviter les périls du trafic routier aux heures de pointe. La circulation était plutôt agréablement aérée.

Si bien qu’au moment de franchir le poste de contrôle de Teverit mon attention fut frappée par un cortège de camions-bennes, surchargés d’ordures. J’en avais compté jusqu’à sept. Destination : les décharges de Teverit. Je n’avais pas vu d’escorte de sécurité les accompagnant, mais en contrebas du village, juste à côté du virage menant au dépotoir, deux véhicules de la Gendarmerie nationale montaient la garde.

Pourtant, ce qui est aujourd’hui une grande poubelle à ciel ouvert avait été salué au départ comme un projet innovant qui allait marquer l’entrée de notre capitale dans l’ère de la technologie moderne de traitement et de recyclage de la voirie. Manifestement, comme tant d’autres, ce projet est parti en fumée. Mais à la différence des autres, sa fumée à lui est dense, encombrante, nauséabonde et écologiquement néfaste. Les habitants de Teverit et des villages avoisinants en ont plein les poumons.

L’unité de gendarmerie en faction sur les lieux a pour mission, m’a-t-on dit, de tenir en respect la population qui a envie d’exprimer, de temps à autre, sa désapprobation et demander qu’on arrête de polluer, massivement et à toute heure, l’air qu’elle respire. Des échauffourées avec des femmes ont été rapportées sur les médias sociaux.

Sincèrement, je pense qu’il y a moyen de résorber cette tension persistante et ostensible. Les habitants de la zone sont traditionnellement éduqués, paisibles et soucieux de l’intérêt général. Si on leur explique, objectivement et sans ambages, l’importance stratégique de ce dépotoir pour le pays et sa sécurité, de même que la nécessité d’y mettre le feu, pour le bien de la collectivité nationale, ils seront sûrement compréhensifs.

Soit, ils consentiront les sacrifices nécessaires aux dépens de leur santé respiratoire en restant chez eux, soit ils sacrifieront leurs habitations et leur village pour aller respirer ailleurs. Encore faut-il leur livrer le secret de ces ordures pas comme les autres.

Mohamed Salem Elouma Memah
Entre-citoyens

Le rétrécissement des champs de liberté.

Mohamed Yahya Abdy

La pensée unique, c’est elle qui prévaut aujourd’hui en Mauritanie. Ce qui est dit, s’il déplait aux autorités du moment, est circoncis net ; les moyens sont à profusion pour faire taire toute voix qui va à contre-courant. Ceux qui chantent les louanges du prince de l’heure peuvent organiser à loisir leurs manifestations et n’ont rien à craindre de la police du système.
La surveillance électronique s’est accrue, ajoutée aux intimidations ouvertes orchestrées par les supplétifs du régime ; elle fait aujourd’hui du statut de blogueur et de lanceur d’alerte une position hautement dangereuse.
Ainsi, les autorités pensent pouvoir couvrir leurs lacunes et incompétences.

C’est lamentable de constater qu’après dix-neuf (19) mois à la tête du pays, le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani peine à dérouler son programme qu’il a présenté durant sa campagne électorale, dans « mes engagements ». Les mauritaniens attendent encore les changements positifs promis. Ils sont frappés de plein fouet par l’insécurité alimentaire ; les prix de la plus part des denrées alimentaires de première nécessité ont augmenté de plus de 50%.
Les difficultés d’accès aux services publics de base se sont aggravées (la santé, l’éducation, l’accès à l’eau potable…). Pas une semaine où on ne découvre pas sur les réseaux sociaux des manifestions de villageois entrain de réclamer de l’eau à boire et ce, dans la plus part des régions de l’intérieur du pays.
Ceux qui viennent de leurs villages cherchant à se faire enregistrer sur le registre de l’Etat civil souffrent le martyr. Ils passent des journé

Cellule de communication du PSD

Le principal adversaire de Mohamed Ghazouani

news rim

Deme Aziz

L’adversaire aujourd’hui de Mohamed Ghazouani et de son gouvernement, n’est pas un opposant politique mais la pauvreté dont souffrent la grande majorité des Mauritaniens.
les animosités personnelles, les ambitions des uns et des autres, importe peu du moment que les Mauritaniens vivent dignement de leurs ressources qu’Allah leur a données.
Il faut impérativement mettre en place un plan d’urgence sociale. Tout est urgent certes mais il y a des axes prioritaires, une banque alimentaire en appui à ce qui existe et assurer vente à des prix à la portée des citoyens en appliquant avec rigueur le contrôle des prix.
Des mesures urgentes dans le secteur de
la santé par la construction
des hôpitaux aux normes internationales dans les Wilayas et rénover ceux qui existent.
Les infrastructures hospitalières sont obsolètes, le matériel a disparu ou n’est plus en état de marche et surtout multiplier les unités mobiles dans les villes, communes et adwabas.
L’électricité reste un produit de luxe, les habitants des nombreux villages s’éclairent à la bougie ou à la lampe à pétrole en 2021 . Le taux d’accès à l’électricité est de seulement 20 % n’a pas évolué depuis dix huit ans.
L’urgence aussi c’est de garantir l’indépendance de la justice, la bonne gouvernance, et l’instairation de l’état de droit.
Renforcer et faire respecter les libertés d’opinion, d’expression et la pluralité politiques.
Aller dans le sens de ces réformes politiques, ne peut favoriser un climat favorable à la paix sociale et un modèle de développement pour l’ensemble de la sous région.

Le Parc national de Diawling ou la reserve de Biosphère transfrontalière du delta du fleuve Sénégal.

Mariya Traoré

Le Parc National du Diawling ( PND) a été crée en 1991 , sous tutelle du ministère de l’environnement et du développement durable en Mauritanie . La mise en réserve de ce territoire découle directement des modifications environnementales du bas du delta du fleuve Sénégal. En effet la sécheresse sahélienne des années 1970 et la construction, en 1986 du barrage anti-sel de Diama , avait gravement asséché le delta , au point de le rendre désertique. Ainsi pour compenser ces impacts négatifs , et grâce au savoir traditionnel local , le parc régule , depuis 1994 , l’inondation des plaines au moyen d’un système hydraulique performant constitué d’ouvrages et de vannes. Les eaux du fleuve qui transitent par les bassins du parc alimentent un estuaire de plusieurs milliers d’hectares, unique en Mauritanie. Chaque année , l’ouverture et la fermeture des ouvrages gouvernent la mise en eau des bassins et assurent l’alternance d’une saison inondée ( juillet-mars) et d’une période plus sèche ( avril-juin). Le PND est classé en 1994 par la convention RAMSAR , zone humide d’importance internationale et représente depuis 2005 le noyau central de la réserve de Biosphère Transfrontaliere du bas delta du fleuve Sénégal. Le parc accueille, unique site connu de nidification des flamants nains en Afrique de l’ouest. Le succès de cette reproduction est lié à la gestion des inondations des cuvettes du bas delta. En effet, selon le niveau d’inondation des bassins, la recharge de la nappe phréatique et la diminution de la salinité, la végétation s’étend et les ressources naturelles se régénèrent offrant au visiteur un spectacle constamment renouvelé. Le phacochère et le varan, peux peureux sont visibles toute la journée alors que le chacal doré, le serval ou la mangouste des marrais se découvrent la nuit. L’observation d’une grande variété d’oiseaux en début et en fin de journée aux ouvrages hydrauliques au niveau de Bell1 et Bell 2 ( proche de la maison du parc) sont des points d’observation exceptionnels .

 

 

Le territoire offre une grande diversité de paysages. Les plaines arides des sebkhas ( zone hyper salées) s’étendent vers la foret d’acacias de Ziré. Une des spécificités du PND est l’implication des communautés locales dans la gestion durable des ressources naturelles. Les populations pratiques leurs activités traditionnelles sources de revenus, tout en préservant l’environnement. Dans les jardins maraichers, navets, betteraves sont produits et oignons sont acheminés vers les centres urbains. Le nénuphar localement appelé « Diakhkar » , prélevé dans les bassins , représente une source d’alimentation et de commerce. Le Diakhkar est également utilisé dans la pharmacopée traditionnelle. L’alternance de l’eau douce et salée assure la croissance du Sporobulus robustus , graminée fortement appréciée par les troupeaux et récoltée par les femmes pour fabriquer les nattes artisanales . Les gousses d’acacias nilotica sont cueillis pour le tannage du cuir et les bulbes de cyperacées ( herbacées) sont traités pour produire l’encens traditionnel. La gestion concerté de l’eau permet de maintenir la pêche , le maraichage , le pâturage, l’artisanat et la cueillette. Pour rappel , les bassins constituent des zones de pêche de subsistance essentielles pour les pécheurs Taghrédient, population autochtone de cette région du Trarza et qui ont pour principale activité la pêche artisanale fluviale.
Le secteur de la surveillance a été installée depuis la création du parc en 1991 . C’est une structure dynamique , constituant l’une des plus importante du PND . Le secteur de la surveillance est dirigé par un chef de brigade avec seulement 8 surveillants pour une superficie de 16000 ha pour la zone centrale du parc , 59000 ha pour la zone périphérique et 600 000 ha pour la réserve biosphère transfrontaliere ( RBT) . Ainsi les activités se déroulent de jour comme de nuit sous forme de patrouille dans les zones sensibles , à l’intérieur du parc national de Diawling , particulièrement sur les dunes ( dune de Ziré, dune de Birette et les dunes côtières). Les patrouilles sont effectuées soit par véhicule, soit par quad ou à pied. Quatre postes de surveillance ont été installés , il sagi du poste de LEKSER, le poste de « Digue nord », le poste de digue de Ziré et le poste de nidification des flamants à Aftout. Ainsi le parc est divisé en plusieurs zones avec poste de surveillance pour chaque zone d’intervention.

La zone « sites des mangroves et dunes côtières » qui correspond au poste de LEKSER , la zone de nidification des oiseaux ( Diawling – Tichilitt) et cheyal : poste digue nord, la zone dune de Ziré poste dune ziré et le poste de la zone de nidification des flamants . Ainsi , chaque poste de surveillance est compose de deux surveillants.


Selon le chef de brigade de surveillance , Traoré Fousseynou , les infractions les plus graves sont surtout le braconnage des oiseaux et des lièvres, la coupe abusive des arbres , l’utilisation des momo filaments , …etc. A chaque fin du mois , le chef de brigade fournit un rapport mensuel et les patrouilles effectuées dans le mois sont enregistrées dans une fiche dont les résultats sont analysés et enregistrés dans la base de données à Nouakchott. Aussi quand il y’a une infraction le malfaiteur est saisit et c’est la gendarmerie qui dresse le procès -verbal. Seulement selon le chef de brigade de « surveillance » ce qu’il y’a à craindre le plus cette année ce sont les feux de brousse qui peuvent s’avérer catastrophique pour la biodiversité. Ce pendant une sensibilisation a été entamé au prés des éleveurs transhumais et la population locale pour éviter les feux de brousse et la coupe abusive des arbres.
La surveillance est toujours une activité de grande importance et doit continuer à faire preuve de vigilance , si le niveau d’infraction constatées est peut élevé , il est probable que la dissuasion joue rôle important. Par ailleurs vu l’insuffisance de personnel, eu eguard à la superficie à couvrir, l’effectif doit être renforcé. Les surveillants doivent être assermentés (ainsi que le reste du personnel) et armés pour leur sécurité. Bénéficier d’une formation soutenue et adéquate pour les surveillants. Renforcer les moyens de transport , assurer la réparation et le renouvellement des moyens existants ( véhicules, quads) . En fin augmenter le nombre de postes de surveillance.
WACA Mauritanie et la protection du littoral mauritanien.
L’objectif ‘de développement du projet WACA Mauritanie est d’améliorer la gestion des risques naturels et anthropiques communs, en intégrant le changement climatique, affectant les communautés et les zones côtières de la région d’Afrique de l’ouest . Il ambitionne pour l’essentiel la réalisation de projets d’investissements dans le but d’aider la Mauritanie à harmoniser la gestion des infrastructures et des ressources naturelles afin d’accroitre leur résilience au changement climatique en général et à l’érosion côtière et aux inondations en particulier.
Les objectifs particuliers de WACA Mauritanie, sont notamment la détermination des menaces qui pèsent sur les habitants , les écosystèmes et les actifs économiques du littoral ; La gestion des sols et aménagement du territoire , infrastructures et gestion des habitants naturels, lutte contre la pollution entre autres .
Rappelons que le programme WACA ( west Africa Coastal) a été établi en réponse à la demande des pays de recevoir une assistance de la Banque mondiale pour les aider dans la gestion de leurs zones côtières en Afrique de l’ouest, en particulier sur leurs problèmes d’érosion côtière et d’inondation. Dans le cadre du programme , le projet régional d’investissement WACA sur la résilience des zones côtières en Afrique de l’ouest apportera un financement à 6 pays ( Benin, Cote d’ivoire, Mauritanie, Sao Tomé et principe, Sénégal et Togo) pour la mise en œuvre d’actions nationales en matière de politique côtière, d’investissement pour des solutions vertes, grises ou hybrides , ainsi que les interventions régionales nécessaires pour gérer de manière durable les zones côtières de l’Afrique de l’Ouest.

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