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Le site américain Global Firepower (GFP) a publié, le 21 janvier, son classement annuel des capacités militaires mondiales. À l’échelle africaine, l’ordre établi l’année précédente reste largement inchangé au sommet, bien que des changements se soient opérés dans le Top 10.

L’Égypte conserve sa place de première puissance militaire du continent et figure au 19ᵉ rang mondial, avec un indice de puissance (Power Index) évalué à 0,3651. Ce chiffre synthétise plus de soixante indicateurs (effectifs, équipements, moyens logistiques, position géographique mais exclut explicitement la capacité nucléaire) que GFP combine pour produire une note comparative.

Parmi les mouvements notables de l’édition 2026, deux changements méritent d’être soulignés : la Tunisie fait son entrée dans le Top 10 africain, reléguant la Libye hors de cette première décade, et le Maroc gagne une place pour s’installer à la 6ᵉ position continentale, au détriment de l’Angola, tandis que l’Algérie, se classe au 27e rang mondial, consolidant ainsi sa position de deuxième force militaire du continent, juste derrière l’Égypte

La Mauritanie conserve quant à elle sa position de 123ème dans le classement de 2025.

Ces variations témoignent moins d’une révolution stratégique que d’un réajustement des capacités relatives entre pays, allant de l’acquisition de nouveaux équipements à l’évolution des effectifs ou la réévaluation des stocks, tel qu’interprété par l’algorithme de GFP.

Ce que mesure (et ce que ne mesure pas) l’indice de puissance

La méthode GFP repose sur un empilement de données quantitatives réparties en grandes familles : personnel (actifs et réservistes), blindés, aéronefs, unités navales, approvisionnement énergétique, infrastructures logistiques et budgets, entre autres.

L’agrégation aboutit à un score où 0,0000 représenterait une « puissance parfaite » : plus la valeur est basse, plus l’armée est classée haut.

GFP précise aussi les limites de sa grille, notamment l’absence de prise en compte des armes nucléaires et une pondération qui ne « pénalise » pas les puissances sans façade maritime.

Ces choix méthodologiques influent fortement sur les positions relatives, favorisant les pays à forte masse matérielle ou humaine, au détriment d’évaluations plus qualitatives (formation, doctrine, moral, interopérabilité, renseignement).

Lebrief.ma

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