
L’Assemblée nationale a consacré sa séance publique, tenue hier mercredi, à l’écoute des réponses du Ministre de l’Équipement et des Transports, M. Ely El Veirik, à une question orale qui lui a été adressée par le député Mokhtar Ould Mohamed Limam.
Dans sa question, le député a déclaré que le critère de qualité est resté le plus grand défaut des projets routiers, malgré les réalisations récentes en matière de réhabilitation des routes principales et de construction de centaines de nouveaux kilomètres.
Comment expliquer alors ces défauts enregistrés dans les travaux en cours sur de nombreuses nouvelles routes, l’absence de finition, et le manque de contrôle technique et de rigueur dans la réception des travaux, s’est interrogé le parlementaire.
Le Ministre a affirmé, en réponse à la question, que la réalisation des projets routiers est soumise à toutes les procédures en vigueur et internationalement reconnues, depuis la préparation des études techniques de la route, des cahiers des charges et des dossiers d’appel d’offres, jusqu’à l’exécution des travaux conformément aux normes techniques internationales.
Le Département contracte avec des bureaux internationaux de contrôle et de suivi, tenus de respecter les normes internationales à toutes les étapes de l’exécution, depuis l’approbation des études d’exécution, l’approbation des carrières et des matériaux utilisés, tels que les pierres, le béton et le ciment, avant le début de tout travail, a ajouté Veirick.
Toujours selon lui, l’organisme de contrôle est composé d’experts dans toutes les spécialités, l’État les rémunère pour leurs services, en plus du suivi par l’administration concernée du ministère pour garantir le respect des conditions et des contrats par les entrepreneurs et les bureaux, avec la participation d’équipes d’ingénieurs et de techniciens spécialisés.
le Laboratoire National des Travaux Publics joue par ailleurs un rôle de contrôle supplémentaire pour garantir la qualité des travaux, a souligné le ministre, selon lequel, la Direction de l’Entretien des Infrastructures supervise quant à elle, l’entretien régulier et continu des routes par le biais de programmes contractuels avec l’entreprise de travaux d’entretien routier, afin de garantir que le réseau urbain et interurbain reste dans un état sûr et acceptable.
Le Ministre a souligné l’attention maximale accordé par le Gouvernement aux routes et au désenclavement, à travers un programme axé sur la modernisation et l’extension du réseau routier national, la préservation des routes existantes par des programmes d’entretien et de réhabilitation, et la construction de nouvelles routes pour désenclaver les villes et les zones de production, et renforcer l’interconnexion et l’intégration régionale.
Toujours selon lui, même si la réalisation des routes nationales est conforme à toutes les normes techniques internationalement reconnues, elles peuvent rencontrer des problèmes après la réception et l’exploitation, tels que l’infiltration d’eau sous les couches ou le comportement de certains citoyens et opérateurs comme le creusement ou le déversement répété d’eau, en plus de l’impact de la surcharge des camions, qui nuisent à toute route quelle que soit la qualité de sa réalisation.
