Exacerbée par des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment en Iran, la hausse continue des prix des hydrocarbures sur les marchés mondiaux au cours du mois de mars 2026, a poussé plusieurs gouvernements à lancer des appels urgents à la rationalisation de la consommation de carburant.
C’est le cas également pour la Mauritanie, dont le ministère chargé l’Énergie et du Pétrole a lancé appel à un élan national à la modération dans l’utilisation des hydrocarbures.
Ledit Département ministériel a demandé dans un communiqué à tous les citoyens à s’engager dans cet élan national général et à faire de cette orientation une priorité absolue au vu de la situation internationale actuelle et des hausses continues des prix du pétrole et de ses dérivés qu’elle a engendrées.
La phase actuelle exige la conjugaison des efforts de tous, l’abandon des comportements de gaspillage des ressources, et l’établissement d’une culture de consommation responsable et rationnelle, en tant que pilier fondamental pour faire face aux défis et assurer la stabilité de l’économie nationale, indique le ministère, illustrant son appel par le proverbe : “Il n’y a pas d’abondance avec le gaspillage, ni de pénurie avec la gestion.”
Toujours selon le gouvernement mauritanien, l’adoption de comportements plus conscients dans la consommation d’essence et de diesel, ainsi que la rationalisation de l’utilisation de l’électricité et de l’éclairage domestique, aurait un impact positif sur les budgets de l’État et des ménages, et renforcerait la préparation du pays à faire face à d’éventuelles perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales.
A l’instar des pays importateurs de carburant, la Mauritanie continue de faire face à des défis croissants liés à la sécurisation des approvisionnements et au maintien des équilibres économiques, dans un contexte de volatilité des marchés internationaux et de hausse des prix, ajoute ledit communiqué.
Le gouvernement a déployé des efforts considérables au cours de la période écoulée pour atténuer les répercussions de ces hausses sur les citoyens et les acteurs économiques, en contrôlant les prix, voire en les réduisant dans certains cas, comme c’est le cas pour l’essence, lit-on.
Dans le même contexte, le gouvernement a continué, malgré l’aggravation de la crise internationale et la hausse des prix, à supporter une part importante du coût des carburants, en soutien au pouvoir d’achat des citoyens et pour garantir la stabilité du marché national, souligne le Ministère.
La persistance des pressions externes, l’augmentation du coût des importations, ainsi que les défis liés à la production et au raffinage, imposent cependant l’adoption d’une approche plus globale et réaliste, garantissant la participation de tous les acteurs à cet effort national, poursuit le communiqé.
Le ministère a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les réformes visant à développer le secteur de l’énergie, en augmentant les capacités de stockage, en valorisant les ressources nationales, notamment le gaz, et en accélérant le rythme des investissements dans les énergies renouvelables, afin de renforcer la sécurité énergétique durable et de limiter les effets des fluctuations externes
