par Webmaster | 30 05 22 | Actualitès, santé
Banque Mondiale – En plein carrefour Madrid, sous la tente traditionnelle de l’un des 12 sites avancés des wilayas de Nouakchott, de nombreux citoyens continuent de venir se faire vacciner. « Le but est de rapprocher le service du citoyen : s’il est trop loin, nous allons à lui. Nous souhaitons que tous les citoyens puissent en bénéficier », s’enthousiasme Ouhaida Alioune, Responsable de l’éducation sanitaire au ministère de la Santé.
Cette sixième campagne ancre la Mauritanie dans une position de leadership en matière de vaccination avec une performance clé : la première semaine a permis d’atteindre 107% du nombre initialement ciblé. Face à ce succès, une prolongation a été annoncée.
« Il faut continuer les efforts et bien sûr continuer à appeler la population à se faire vacciner. Je relaye de nouveau cet appel à se faire vacciner contre la Covid-19 : la vaccination est à ce jour la meilleure prévention contre la pandémie » déclare Marc Lucet, Représentant de l’UNICEF en Mauritanie.
Plus de 567 330 personnes ont déjà reçu une première dose ou un rappel au cours de ces derniers jours : ces résultats encourageants sont représentatifs des efforts conjoints. L’ensemble du gouvernement mauritanien, le ministère de la Santé et ses équipes, les Walis, Hakem, mais également le Ministère de l’Education nationale et l’ensemble du personnel éducatif ont fait preuve d’un leadership remarquable.
« Nous invitons tous les citoyens mauritaniens qui n’ont pas encore reçu une première dose et ceux qui n’ont pas reçu leur dose de rappel à affluer vers les centres de vaccination ; le virus est toujours présent autour de nous et parmi nous. Il n’est de prévention contre ce virus que la vaccination. », fait remarquer Moctar Ould Dahi, Ministre de la Sante.
Tous ces efforts n’auraient pas abouti sans l’importante contribution des campagnes de sensibilisation menées au sein des établissements scolaires et des mahadras, écoles coraniques : c’est à travers cette bonne diffusion de l’information que le chemin de la prise de conscience a permis d’atteindre et de dépasser les objectifs.
« Le vaccin n’empêche pas la survenue de la covid, mais empêche l’hospitalisation et les cas graves, donc vaccinons-nous et ne l’oublions pas, vacciner sauve des vies », souligne, pour sa part, le Professeure Charlotte Faty Ndiaye, Représentante de l’OMS en Mauritanie.
La Banque mondiale, l’OMS, l’UNICEF ainsi que l’ensemble des partenaires techniques et financiers sont engagés à poursuivre leur collaboration avec la Mauritanie pour soutenir la réponse à la COVID-19 et maintenir ces résultats qui font la fierté de tous. « La force de la Mauritanie réside dans son effort collectif et national.
C’est également un effort de l’ensemble des citoyens qui répondent à cette campagne. En tant que partenaire de la Mauritanie et de façon conjointe avec l’OMS, l’UNICEF et tant d’autres, nous sommes ravis de constater que la Mauritanie est un exemple de succès en Afrique de l’Ouest en matière de vaccination. » affirme Cristina Isabel Panasco Santos, Représentante de la Banque mondiale dans le pays.
63,5% de la population ciblée, à savoir les personnes âgées de plus de 12 ans, ont déjà reçu au moins une dose, et 43,8% sont aujourd’hui complétement vaccinés.
Ce n’est qu’ensemble et unis face à cette persistente menace que la Mauritanie, à l’image des autres pays, pourra être en sécurité à nouveau et relancer son économie.
Poursuivons cet effort à l’image de la mobilisation du pays et d’une confiance mutuelle.
Communiqué signé par la Banque Mondiale, OMS et UNICEF.
Source:CRIDEM
par Webmaster | 28 05 22 | Tribunes
Nous sommes quatre millions de mauritaniens noirs ou blancs. Noirs, (noirs), maures (noirs)et maures (blancs). Depuis 1966, date du début du « commencement », des difficultés de cohabitation entre nous (maures et noirs), nous évoluons en direction d’un échec lamentable.
Nous ne nous aimons plus vraiment les uns et les autres. Le constat est amer mais c’est comme ça. Nous nous acceptons malgré nous. La nuance est de taille. Le malheur dans tout cela, c’est que nous ne nous aimons que selon des variantes de nos besoins les uns des autres.
Lorsque nous sommes parfois « unis », nous le sommes plutôt pour des pactes ou des alliances d’intérêts. Il arrive par exemple qu’un maure (blanc) se marie avec une noire que celle-ci soit noire (noire) ou noire harratine, (s’il n’est pas son maître).
Il arrive aussi qu’un noir hartani se marie avec une mauresque mais c’est toujours très très compliqué. Une noire (noire) qui se marie avec un hartani c’est tellement courant que ça passe inaperçu.
On peut être un Soninké et se marier avec une halpoular c’est du déjà vu et c’est fréquent dans le Gorgol et dans le Guidimakha. On peut être un Wolof et se marier avec une Halpoular ou une hartaniya. C’est un genre de mariage mixte devenu standard.
On peut être soninké et se marier avec une mauresque blanche mais c’est très rare car le cas relève d’un l’exploit extrêmement difficile à réaliser aussi bien pour l’un que pour l’autre des éléments du couple. Mais par exemple un soninké (trop pingre) peut se marier avec une hartaniya ou une poular « bas de caste » pour des économiques.
Toutes ces combinaisons dans les mariages mixtes sont possibles. Elles sont possibles surtout dans un environnement géographiquement localisé et surtout en fonction de configurations géopolitiques et sociales favorisées par une certaine proximité. Dans le Sud par exemple, soninkés et poulars peuvent contracter des mariages avec des mauresques noires par intérêts économiques, politiques ou sociaux. Ces mariages généralement sont décidés pour perpétuer des relations de bon voisinage.
Unis par la Constitution et séparés par les discriminations.
Nous sommes quatre millions d’habitants et nous nous partageons un seul et même territoire. Nous sommes régis par la même constitution. Cette Constitution bâtie sur un socle qui date de 1959, a été « rechemisée » en 1961, « peinturée » en 1985 puis « congelée » jusqu’en 1991.
Elle a été suspendue lors de la « passe » difficile de 2005, avant d’être amendée et rétablie en 2006. C’est cet amendement, un exploit qui avait réduit de deux ans la durée du mandat présidentiel et avait « verrouillé » la limite du mandat à deux. Heureusement d’ailleurs.
Recadrée en 2012 suite à l’accord « arnaque » de Dakar, notre Constitution avait, à cette date suite à une très forte pression de l’opposition exercée sur le régime de Ould Abdel Aziz, reconnu la pluralité ethnique et l’interdiction de l’esclavage dans le pays.
Mais cette Constitutions ballotée depuis 1959, par exemple n’oblige pas un soninké à aimer un maure, ou un maure à aimer un wolof. Elle n’oblige pas un halpoular à aimer un soninké. C’est une constitution qui prône la « self-relation » qui permet à chaque mauritanien de vivre sa vie comme il l’entend et d’aimer qui il veut, ou de détester qui il veut. Ce n’est pas anticonstitutionnel.
Depuis 1959, et ça a toujours été comme ça, les mauritaniens, malgré leurs divergences parfois très profondes ont toujours vécus soudés et unis dans un environnement de cohésion nationale qui assure à chacun un respect pour l’autre quel que soit sa race et sa couleur.
C’est pourquoi, les mauritaniens ont toujours vécus comme les enfants des blocs manivelle de Nouakchott, comme des enfants de Guataga de Kaédi, les enfants du Silo de Sélibaby, ceux de N’Diourbel de Rosso, de la Khadhima de Kiffa, de la Batha d’Aioun, d’Argoub de Tidjikdja, de Ghanamrite d’Atar ou de Guiranes de Nouadhibou.
Ce qui s’est passé en 89 est très grave, douloureux, regrettable. Ces événements ont certes provoqués une déchirure profonde dans notre tradition millénaire du vivre ensemble léguée par nos ancêtres.
Ces événements nous marqueront à vie parce qu’ils nous ont blessés dans notre chaire nous tous, que nous soyons blancs ou noirs. Pulaars, Wolofs, Soninkés ou maures. Mais fort heureusement pour nous, en bons musulmans nous avons depuis toujours essayés d’oublier même si nous n’arrêterons jamais de réclamer justice, vérité et réconciliation pour enterrer le mal qui a alité notre fraternité.
Malheureusement, depuis quelques temps on constate que la haine, le racisme extrémiste et la ségrégation sous des formes de plus en plus graves polluent notre environnement du Vivre Ensemble encore fragilisé par des événements sanglants en 1989. Cette propagande qui tend à monter des communautés contre d’autres complique une situation déjà trop compliquée.
Quand un chien aboie croyant que la caravane va passer.
Dans un enregistrement audio, largement partagé sur les réseaux sociaux, un maure blanc raciste -(il faut appeler les choses par leur nom)-, Ahmed Mahfoudh Ould Nah, a appelé à l’extermination et à la déportation massive des halpoulars.
C’est une déclaration abjecte et d’une ignominie inimaginable. Cet appel à la haine raciale n’a pas passé. Et il ne passera pas, parce qu’il a été difficile à avaler même pour les racistes maures qui regardent en chiens de faïence les noirs depuis 1966.
Les propos tenus par ce délinquant drogué par la haine et le racisme sont d’une telle violence et d’une telle gravité qu’ils prouvent bien, qu’encore de nos jours certains maures arabes sont atteints d’une forme de rage raciale contre laquelle les pouvoirs publics doivent administrer un remède paralysant très efficace, pour que plus jamais, cette prophylaxie ségrégationniste qui ronge le cœur de certains malades mentaux ne se reproduise plus sous forme que se soit dans notre pays.
Ahmed Mahfoudh Ould Nah, un soi-disant intellectuel a écrit sa propre histoire sur l’une des pages déjà sombres de notre histoire. L’histoire que croit pouvoir forger ce malade mental atteint d’un syndrome incurable d’un complexe de race l’a poussé à « pisser » sur les réalités et les vérités historiques du passé de la Mauritanie plurielle.
Ses propos, même s’ils étaient tenus par un malade mental reconnu cliniquement comme tel, sont inadmissibles et surtout impardonnables. A plus forte raison qu’ils viennent d’un homme saint d’esprit, qui jouit de toutes ses facultés mais qui cherche simplement à s’illustrer par un cynisme abject à l’égard de nos parents de l’ethnie poular.
Nous pouvons, ne pas nous aimer les uns les autres comme je l’ai dit. Nous pouvons même nous détester les uns les autres. Mais aucun de nous, quel qu’il soit n’est investi d’un droit quelconque qui doit le pousser à douter même un seul instant du droit inaliénable de chacune de nos communautés d’appartenir à part égale et entière à cette Mauritanie bâtie sur une diversité ethnique historique, et légendaire qui est soudée sur des valeurs morales et sociales de fraternité.
Quand un raciste usurpe des réalités historiques incontestables.
Ce que Ould Nah a fait, quelles que soient les raisons qui l’ont poussé à le faire, n’est pas une provocation injurieuse qui vise uniquement les Halpoulars. Cette provocation vise la cohabitation dans notre pays encore en convalescence.
De mon avis, elle ne devait pas déclencher seulement des réactions de riposte et de protestations de la part du FRUD (le Front Républicain pour la Démocratie, de « Touche Pas à ma Nationalité », des avocats Idriss Sow et Alassane Touré ou du collectif du Fleg. En plus de toutes les réactions justifiées de Kadiata Malick Diallo, de Lô Gourmo, des anonymes(Maestro et Hamaodo commentateurs sur Cridem), elle devait aussi provoquer les réactions et faire réagir tous les Mohamed, tous les Brahim, tous les Sidi, tous les Guèye, tous les Diawara parce que comme l’a si bien dit Kadiata Malick Diallo la députée : « ces actes sont graves et menacent même les fondements de l’Unité Nationale ».
De tels propos doivent être dénoncés par chacun de nous tous qu’il soit Pulaars, soninkés, Wolofs ou maures pluriels. Parce que simplement, nous avons été tous offensés à travers nos frères halpoularen.
Ould Nah, a joué avec un feu qui brule nos doigts.
On savait certains mauritaniens capables de tout. Certains même, capables de « pacser » avec le Diable pour des intérêts matériels.
On savait aussi que nous vivons avec des mauritaniens de toutes couleurs qui passent des longueurs de journées à amplifier les paroles du Satan pour diviser et créer des environnements hostiles à la cohabitation nationale. Nous savons tous qu’il y’a des mauritaniens (maures et noirs) dont les loisirs sont les cultures de la haine pour détruire les socles déjà fragiles de l’unité nationale secouée par les événements sanglants de 1966 et leur récidive de1989.
Mais maintenant on se rend compte que, de plus en plus ces formes de haine très destructrices sont « importées » par des idéologies et « propagés » sur le terrain de la cohabitation nationale comme des virus mutants pour provoquer des troubles sociaux.
Quand le Satan sous sa forme humaine s’exprime à travers les réseaux sociaux.
Mais, malgré tout ce qu’on savait déjà, c’est pour la première fois que nous nous rendons compte que Satan sous une forme humaine et physique se manifeste. Ce Satan, en « pseudo intellectuel » et en adepte du mépris de l’autre, Ould Nah, s’est adressé à des citoyens de notre pays pour leur demander de réécrire l’histoire de la Mauritanie à son gout d’aliéné mental perturbé psychiquement.
Mais Ould Nah nous a permis quand même de constater à quel point certains d’entre nous sont capables de s’autoriser à aller au-delà de toutes les lignes rouges censées empêcher les « extrémistes marginaux incontrôlables » de franchir la barrière de l’intolérable de la haine raciale.
Des racistes « titulaires de maitrises » dans la tenue et la propagation de propos haineux pour monter certaines communautés contre d’autres on en trouve partout dissimulés dans toutes les couches des populations mauritaniennes. Si Biram Dah Ould Abeid, Samba Thiam, Alex et Ould Nah sont les plus illustres, d’autres ont été recensés. On en trouve donc partout, particulièrement au sein de la communauté maure ou la communauté halpour.
Il n’est un secret pour personne que depuis les années 66, certains racistes de tous bords se battent sur différents fronts. Sur le front de la linguistique, une guerre de tranchées est déclarée entre baasistes et nasséristes. Une guerre est en cours entre « émigrés exploitants » et des autochtones sur l’expropriation des terres de la vallée.
Une guerre de tranchées sans trêve est déclarée entre tous négros-mauritaniens confondus et un « système » racial et féodal qui, d’après eux bloque les issues de l’intégration de tous les mauritaniens sans exclusive au niveau de toutes les sphères de l’administration.
Mais jamais, jamais, jamais ces « petites » guerres intestines (parfois graves) ne se sont terminées par des batailles sur les origines identitaires des uns ou des autres des mauritaniens. Ahmed Mahfoudh Ould Nah vient donc de franchir toutes les limites rouges et même il a enjambé les barrières de l’intolérable.
Actuellement incarcéré, il doit donc répondre de ses actes qui constituent une grave violation du droit inaliénable d’une des communautés de ce pays de rester attachée à ces racines ancestrales. Cette vérité historique de l’arrivée des noirs les premiers sur cette terre avant nous autres (maures arabes), n’est pas négociable.
L’histoire réelle de la Mauritanie est têtue. Elle affirme bien qu’Aux alentours de la période Néolithique (8000 ans avant l’ère chrétienne), on avait déjà enregistré l’arrivée de populations de chasseurs noirs venues du sud profiter du gibier abondant et pêcher les poissons et coquillages aux abords des lacs intérieurs et de l’océan.
Les premiers habitants de la Mauritanie sont apparus il y a au moins 70 000 ans. Le climat était alors plus humide, le territoire était parsemé de cours d’eau et de lacs poissonneux et la faune y était abondante. Dans ce contexte, des populations venues du Sud (Bafours) y ont développé une civilisation de chasseurs-pêcheurs.
Ce qui a fait dire par certains historiens qu’à l’arrivée des Béni Hassan en Mauritanie au 15 ème siècle, les populations noires vivaient déjà dans le pays. Et ils étaient à cette époque islamisés sous l’empire peulh du Foutatoro, bien avant donc la naissance de l’empire almoravide qui lui dominait à cette époque l’ensemble de l’Afrique du Nord-Ouest et la péninsule ibérique connuau 11 ème siècle sous le nom de l’Andalousie.
Maintenant nous tous, mauritaniens, noirs (noirs), maures ou que nous soyons pulaars Soninkés Wolofs, nous devons tous nous porter partie civile devant la justice de notre pays, pour réclamer que le Droit soit dit clairement et fortement dans l’affaire de Ould Nah, ce raciste extrémiste pour que plus jamais des historiens perturbés mentaux comme lui n’écrivent une histoire taillée sur le degré de leur folie.
Des Ahmed Mahfoudh Ould Nah, il y’a en a beaucoup dans ce pays où l’anarchie raciste commence sérieusement à envenimer gravement votre « Vivre-Ensemble ». Mais surtout qui bloque notre volonté de tendre vers une réconciliation nationale pour l’intérêt suprême de la nation.
« Incinérer » la haine raciale par une répression judiciaire très forte.
Des Ould Nah, sont partout mais souvent dissimulés derrière un silence cynique. Les pouvoirs publics doivent donc prendre toutes leurs responsabilités comme l’a si bien dit la député Kadiata Malick Diallo. Il reste maintenant à la Justice mauritanienne, de montrer par une correction répressive très forte et exemplaire à chaque mauritanien qui s’aventurerait sur cette chaussée glissante, que l’unité nationale est une ligne rouge et que, quiconque la franchira, subira les foudres de la loi.
Ahmed Mahfoudh Ould Nah doit être jugé et condamné à la mesure de la gravité de ses propos. Il doit même être si possible déchu de la nationalité et renvoyé dans son pays d’origine, (le Yémen), pour revoir sa leçon d’histoire celle qui précise bien que quand nos ancêtres (les maures) étaient arrivés en Mauritanie au XI ème siècle, il y’avait déjà sur les lieux des hommes de couleurs appelés pulaars.
Sinon, il peut (ce qui lui serait beaucoup plus profitable), aller aux Emirats Arabes Unis faire du « Porta Potty » pour rentabiliser sa bouche « puante » de haine, loin de nous autres progressistes qui avons franchement ras-le-bol de tous ceux qui s’adonnent à ces « acrobaties » de la haine raciale dangereuses qui jettent de l’huile sur un incendie déjà en flammes.
Mohamed Chighali.
Journaliste indépendant
par Webmaster | 27 05 22 | Actualitès, Sociétés
Le ministre de l’Education Nationale et de la Réforme du Système éducatif, porte-parole du gouvernement, M. Melaynine Ould Eyih, a déclaré qu’environ 80% des fonctionnaires et agents contractuels de l’État dans les secteurs de la Santé, de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur, et de l’Action sociale, bénéficieront d’une augmentation des salaires.
Il a ajouté que cette augmentation concrétisée par le projet de décret adopté aujourd’hui, traduit l’intérêt qu’accorde l’État à l’amélioration des conditions de vie de ses fonctionnaires et en particulier de ces catégories à travers la mise en œuvre d’un cadre réglementaire permettant l’harmonisation et la simplification de leur système de rémunération.
Commentant, jeudi soir, les résultats du conseil des ministres tenu dans la matinée, le porte-parole du gouvernement a révélé que certaines de ces primes ont connu un début de versement au début de l’année 2022 au profit des bénéficiaires, soulignant que le présent projet de décret intervient, pour ratifier cette situation en généralisant ces primes aux autres personnels concernés.
« Il s’agit là d’un grand effort entrepris par le ministère des Finances pour améliorer les conditions des fonctionnaires de l’État, qui se poursuivra pour toucher les autres départements, chaque fois que les conditions le permettent », a-t-il noté.
Par ailleurs, M. Melaynine Ould Eyih a indiqué que le conseil des ministres a examiné et approuvé plusieurs projets de lois, de décrets et de communications, dont un projet de décret modifiant et complétant certaines dispositions du décret publié en 2016 relatif à l’harmonisation et à la simplification du système salarial des employés et agents contractuels de l’Etat et de ses institutions à caractère public, et projet de communication relative à l’organisation du Hajj pour l’Année 1443 H/2022.
En réponse à une question relative à l’incident de l’effondrement du plafond d’une salle de classe dans une localité relevant de la moughataa de Néma, le ministre a réitéré ses condoléances à la famille de l’enfant décédé et affirmé qu’ à la suite de ce tragique incident, Son Excellence le Président de la République a ordonné le démarrage urgent de la construction d’une école, sur-place, conformément aux spécifications techniques et aux normes pédagogiques requises.
De ce fait, il a indiqué qu’au sujet des infrastructures scolaires, le Président de la République, depuis son arrivée au pouvoir en 2019, a entrepris de véritables actions dans l’amélioration des infrastructures scolaires. «A ce jour, plus de 2000 salles de classe ont été mises en place, dont des centaines sont déjà exécutées.
Toutefois, ce travail entrepris, ajoute le porte-parole du gouvernement, reste insuffisant compte tenu de la situation difficile dans laquelle se trouvait le secteur en raison des accumulations antérieures et du besoin croissant sur ce service dans un pays aussi vaste que le nôtre, ce qui rend impossible la résolution de ce problème majeur dans le moyen terme.
Répondant à une question portant sur la visite d’une délégation d’avocats mauritaniens au Maroc, le porte-parole a déclaré que la position de la Mauritanie sur le Sahara est l’une des positions les plus stables dans la politique étrangère du pays. Cette position, précise- t-il, est caractérisée par la neutralité positive basée sur les intérêts du pays, avant d’ajouter que la délégation est affiliée à une organisation indépendante et ses actes n’engagent et n’expriment pas la position du gouvernement mauritanien.
Au sujet de la consultation nationale attendue, le porte-parole du gouvernement a déclaré que le processus du dialogue est toujours en cours et que les discussions à ce sujet sont avancées.
« Il s’agit d’une question de procédures qui, bientôt, sera résolue afin que chaque commission soit consciente des tâches qui lui seront confiées », dit-il, avant de souligner que le gouvernement et les acteurs comptent effectivement sur les résultats du dialogue dans la résolution de nombreux sujets nationaux nécessitant la consultation et la concertation de toutes les parties.
Interpellé par rapport aux coupures d’eau, récemment constatées au niveau de certains quartiers de la capitale, le porte-parole du gouvernement a décliné les causes qui sont à l’origine de ces coupures.
Selon lui, ces coupures d’eau sont principalement dues à la hausse de la température qui a augmenté la consommation et de certaines irrégularités dans le réseau de Nouakchott ce qui a nécessité des travaux d’entretien.
Néanmoins, le ministre a rassuré que le ministère et la société concernée ont pris les mesures nécessaires pour surmonter les difficultés auxquelles est confrontée la station d’approvisionnement de la ville de Nouakchott dont les capacités seront élevées à 200.000 M3/jour.
Source:AMI