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Quand la pression fiscale remplace le service public: manifestation de vendeurs de téléphones dans les rues de Nouakchott contre la nouvelle taxe douanière.

Toujours plus d’impôts n’est pas un exploit politique, c’est au contraire un signe de faiblesse de la gouvernance publique. Beaucoup de pays cherchent aujourd’hui à réduire la pression fiscale, conscients que l’impôt excessif étouffe l’économie, décourage l’initiative et fragilise le pouvoir d’achat.
Certes, aucun État ne peut fonctionner sans impôts ni taxes. Ils sont indispensables pour financer les infrastructures, l’éducation, la santé, la sécurité et les services publics. Mais la légitimité de l’impôt repose sur un principe simple : le citoyen doit voir et sentir ce que son argent produit pour la collectivité.
Lorsque la fiscalité augmente mais que les routes restent dégradées, que les services publics sont défaillants et que les conditions de vie ne s’améliorent pas, l’impôt cesse d’être un instrument de solidarité nationale. Il devient alors une contrainte imposée à une population qui ne perçoit plus la contrepartie de son effort.
La question n’est donc pas seulement de lever des impôts, mais de gouverner avec responsabilité, transparence et efficacité. Car dans toute démocratie, la fiscalité doit être fondée sur un véritable contrat entre l’État et les citoyens : contribuer au bien commun, oui, mais à condition que l’État remplisse pleinement sa mission au service de la nation.
Ahmed Salem Deida
Expert en communication

Jeudi 12 mars 2026, une date en noir dans les archives mauritaniennes des droits de l’homme.

En effet, en ce jour est parti, à l’âge de 80 ans, un homme qui a consacré sa vie à la lutte contre l’esclavage, sous toutes ses formes, et pour une Mauritanie égalitaire où chaque citoyen jouit de sa liberté, de ses droits civiques, avec la capacité d’assumer ses responsabilités dans la dignité et à participer à la construction d’un pays démocratique et uni. Je me rappelle de sa réponse à un grand journaliste sénégalais, feu Babakar Touré de Sud-hebdo, qui lui posa une question sur ses choix politiques quant aux communautés en présence en Mauritanie : « la couleur de ma peau n’est pas un programme politique », rétorqua-t-il: pour signifier que la politique n’a rien à voir avec l appartenance ethnique mais plutôt les choix,économique,social, culturel etc….

Sur le plan professionnel, Boubacar Messoud fut un brillant ingénieur architecte. Avant d’intégrer la Fonction publique, il dirigea, avec son ex-épouse, Maria Christina Martinoli un cabinet qui assura la conception de deux œuvres architecturales de l’époque, en l’occurrence le siège de la Caisse nationale de sécurité sociale et la Cité haut standing de SOCOGIM Tevragh-Zeina, pour ne citer que ces réalisations.

Dans le secteur public, Boubacar Messaoud assuma de hautes fonctions administratives, notamment le poste de Directeur général de la SOCOGIM et celui de Directeur des Infrastructures au ministère de l’Equipement puis conseiller du ministre Tous les collaborateurs et cadres supérieurs ayant travaillé avec lui témoignent de sa probité morale, intellectuelle et matérielle ainsi que techniques et professionnelles A ce propos, je citerai le témoignage d’un haut cadre de la Socogim de l’époque, feu Sidamine Ould Ahmed Challa, qui m’avait dit toute l’estime et la considération qu’il avait pour lui, soulignant son intégrité morale et matérielle, ainsi que son honnêteté politique.

Ma première rencontre avec Boubacar eut lieu en janvier 1979, lors du premier Congrès du mouvement El Hor, après sa constitution chez lui au PK 7. Nous avons été cooptés tous les deux, aux côtés d’autres camarades, à la direction du Mouvement au sein duquel nous avons toujours travaillé la main dans la main et vécu toutes les péripéties ensemble, y compris les arrestations, la prison et le procès de Rosso. A la sortie de prison, nous avons continué le travail en semi-clandestins, puisque connus de tout le monde, surtout de la police. Ensuite, nous avons appartenu à la Commission nationale du Volontariat et à ses démembrements, mais pas aux Structures d’éducation des masses. Côte à côte, nous avons coordonné notre activité avec les mouvements dits progressistes dans la préparation du Congrès de l’UTM et celui des étudiants mauritaniens.

C’est avec l’avènement de la démocratie que nos chemins se sont séparés, lui dans un groupe qui avait rejoint le FDUC, et moi dans un autre ayant choisi de participer à la constitution du PRDS. Séparés par une différence de visions, nous sommes restés amis et on se rendait visite dans le respect des bienséances.

Cette photo est l’une de nos dernières rencontres.

En cette douloureuse occasion, je présente mes condoléances les plus profondes et attristées à à tous les mauritaniens en général et singulièrement à ceux épris de paix et de justice ainsi qu’à toute la famille du défunt

Je prie Allah le tout puissant de l accueillir en son saint paradis

Boidiel Ould Houmeid

Vibrant hommage à la légende dont le combat fut celui de la lumière contre l’obscurité

Des hommages aussi vibrants et beaux les uns que les autres, faits à la suite du décès de la légende et pacifique défenseur des droits de l’homme en général et de l’esclavage en particulier, en l’occurrence le président de SOS-Esclaves feu Boubacar Ould Messaoud, continuent d’inonder les réseaux sociaux.

Ahmed Ould Khattry, vient de publier un qui ne laisse pas indifférent, en raison de sa pertinence et sa fidélité pour présenter un portrait digne de cette icone qui a marqué la lutte engagée et sincère, refusant d’en faire un fonds de commerce et de s’aliener pour une cause qu’il a défendue avec courage, patience et fermeté jusqu’au dernier soupir.

Ci-après l’hommage touchant de Khattry :

Il est des hommes dont la disparition n’est pas seulement la perte d’une personne.

C’est la disparition d’une conscience.

C’est le silence d’une voix qui refusait l’injustice.

C’est une page de l’histoire morale d’un pays qui se tourne.

Aujourd’hui, la Mauritanie pleure l’un de ces hommes.

Un militant anti-esclavage courageux.

Un défenseur infatigable des droits humains.

Un homme qui n’a jamais marchandé sa conscience.

Il n’a jamais choisi la facilité.

Il a choisi la justice.

Il n’a jamais choisi le bruit des tribunes populistes.

Il a choisi la dignité du combat sincère.

Il n’a jamais choisi la division des Mauritaniens.

Il a choisi l’unité de notre nation.

Architecte et ingénieur compétent, il fut aussi un bâtisseur de conscience.

Directeur général de la puissante SOCGIM, il aurait pu choisir la tranquillité du pouvoir et les privilèges du silence.

Mais il a choisi l’honneur.

En 1990, lorsqu’avec quelques cadres courageux il signa la lettre ouverte appelant à l’instauration de la démocratie, il savait ce que cela lui coûterait.

Et cela lui coûta son poste.

Il perdit une fonction.

Mais il gagna l’estime de l’histoire.

Sa vie fut marquée par trois qualités rares :

la sobriété dans la vie,

la droiture dans les principes,

et le courage dans les positions.

Jamais il ne chercha à salir son pays à l’étranger pour exister politiquement, comme certains ont choisi de le faire.

Il croyait profondément que les blessures d’une nation doivent être guéries par ses propres enfants, dans la dignité et la responsabilité.

Il dénonçait l’injustice, oui.

Mais il refusait la haine.

Il combattait l’oppression, oui.

Mais il rejetait la division.

Il croyait en une Mauritanie réconciliée avec elle-même, où toutes ses composantes vivent dans la justice, la dignité et le respect mutuel.

À son épouse bien-aimée, notre sœur Malouma,

à sa famille,

à ses compagnons de lutte de SOS-Esclaves,

aux opprimés qu’il a défendus toute sa vie,

et à toute la Mauritanie,

j’adresse mes condoléances les plus attristées.

Les hommes passent.

Les valeurs demeurent.

Et les nations se construisent grâce à ces consciences droites qui refusent de se taire face à l’injustice.

Qu’Allah, le Tout-Puissant, l’entoure de Sa miséricorde,

l’accueille dans Son vaste paradis

et accorde patience et réconfort à ses proches.

La Mauritanie perd aujourd’hui un homme.

Mais elle gagne un exemple.

Un exemple de courage.

Un exemple d’intégrité.

Un exemple d’amour sincère pour la patrie.

Et les exemples, eux, ne meurent jamais.

AHMED KHATTRY

Iftar présidentiel à Atar : un témoignage de reconnaissance professionnel du Président des sacrifices des forces armées et de sécurité

Le Président de la République et, Commandant Suprême des Forces Armées, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a partagé, ce jeudi soir 12 mars courant au  siège de l’Académie Militaire Interarmes à Atar, l’Iftar du Ramadan avec les membres des Forces Armées et de Sécurité de la garnison de la ville.

Cette participation est une reconnaissance des efforts et des sacrifices déployés par les formations et les écoles militaires de la garnison pour assurer la sécurité et la stabilité, a indiqué à cette occasion le Président.

Cette visite intervient aussi pour qualifier et former des cadres militaires dotés d’expérience et de compétences., indique-t-on.

21 partis de la majorité dont Insaf au pouvoir remettent leur réponse au document du dialogue national

Le président du parti El Insaf, M. Mohamed Ould Bilal, a remis aujourd’hui jeudi 12 mars courant, la réponse des partis de la majorité présidentielle et des partis qui soutiennent le Président de la République Ghazouani au document du dialogue national au coordinateur du dialogue, M. Moussa Fall.

Les 21 partis de la majorité, qui représentant 84% des sièges de l’Assemblée nationale, ont présenté une réponse unifiée sur l’ensemble des axes du document, dont des observations et des propositions concernant la feuille de route proposée, a précisé Ould Bilal.

Les remarques notifiées sont conformes aux objectifs du dialogue, à savoir : le renforcement de l’unité nationale, le renforcement de la cohésion sociale et l’amélioration du système électoral, en plus d’axes importants tels que la lutte contre les séquelles de l’esclavage, le règlement des dossiers du patrimoine humain, a-t-il ajouté.

Ces observations ont compris par ailleurs le renforcement de la gouvernance institutionnelle, l’attention portée aux groupes vulnérables et le développement de l’école républicaine le président d’Insaf au pouvoir.

De son côté, le coordinateur du dialogue, M. Moussa Fall, a salué l’accord des partis de la majorité sur les propositions concernant la feuille de route proposée, disant qu’il reflète la responsabilité, le sérieux et la volonté des partis de faire réussir le dialogue.

Toutes les conditions nécessaires à la réussite du dialogue ont été réunies, a-t-il précisé, affirmant que toutes les propositions seront résumées et rapprochées avant la fin du mois en cours, en vue de les présenter au Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, en préparation du début du dialogue le mois prochain.

La cérémonie de présentation de la réponse au document du dialogue s’est déroulée en présence des présidents des partis de la majorité présidentielle et des partis qui soutiennent Ghazouani.

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