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Notre peuple, notre Nation où l’absence du patriotisme

Auteur

Ahmed Salem Deida

Violé, pillé, agressé, précarisé, paupérisé,
clochardisé, humilié par sa classe politique, par son élite, le peuple mauritanien est incapable de mener le véritable combat qu’il doit et devait mener depuis longtemps: son unité, sa cohésion sociale qui entravent son développement.
Tous nos intellectuels se cachent derrière un clavier à la maison ou dans un bureau poussiéreux pour faire preuve de courage, loin, très loin des arènes, le bon peuple croit à tout ce que l’on lui dit.
Depuis 1978, les diffrents régimes dictatoriaux ont fait de ce peuple ce qu’il est aujourd’hui: misère, souffrance, humiliations , pauvreté. Ne sommes-nous pas les vrais artisans de notre propre déboire?
Apres 60ans d’indépendance n’est-il pas temps qu’un leader, un groupe leader émerge pour bousculer, pour réveiller ce peuple à lutter pour ses droits individuels, collectifs et dire enfin son mot dans la construction de sa patrie!
Tous les régimes ont utilisé la même arme pour soumettre ce peuple: la division intercommunautaire, le bâton et la carotte tout en développant la culture de la médiocrité.
Premier pas d’un éveil populaire serait sans doute la prise de conscience par nos différentes composantes que l’injustice, la discrimination sont les armes du système politique et non telle ou telle communauté.
Au sommet de la pyramide un groupe manipule la base à sa guise et selon l’intérêt de l’heure.
La solution ne viendrait que d’une action volontariste et d’une sensibilisation généralisée qui exige souvent une certaine dose de sacrifice: seule une Mauritanie élevée sur les piliers de la justice, de la bonne gouvernance et de la Fraternité, fera la fierté de ses citoyens.

Ahmed Salem Deida

Les habitants d’Akjoujt manifestent

Des dizaines de citoyens ont manifesté, ce lundi matin, dans la ville d’Akjoujt, capitale de l’Inchiri, pour protester contre les coupures d’eau depuis plusieurs jours dans la ville. Un témoin oculaire a déclaré que plusieurs dizaines de jeunes ont participé à ces manifestations pacifiques, qui sont partis du quartier « ancien Garage » vers le siège de la Wilaya, encadré par un important déploiement de sécurité.
Selon nos sources, cette interruption de distribution d’eau, est due à la vétusté du réseau qui alimente la ville en eau, depuis  Benechab, à environ 108 km d’Akjoujt, ajoutant que la durée de vie supposée de ce réseau était de 10 ans, alors qu’il a été utilisé pendant 16 ans. Notre source a ajouté que la Snde avait envoyé ces dernier plusieurs camions-citernes dans la ville d’Akjoujt pour alimenter la ville en eau.

France-Afrique:Quel « sommet »?

Comment oser qualifier de  » sommet » franco-africain la rencontre conçue, financée et organisée par Paris, entre le président de la République Française et des citoyens africains même de renom ou de grande pertinence oratoire? Le plus inacceptable est l’accueil jubilatoire fait dans beaucoup de milieux surtout des jeunes africains, éblouis par la scène d’un Macron sommé de répondre à de graves questions posées parfois avec audace par ces derniers. Tellement éblouis que l’essentiel dans l’exercice les a sans aucun doute échappé: une nouvelle mise en cause de la souveraineté formelle des Etats africains. Au nom de quoi et de qui ces africains parlent-ils ? Questions essentielles qui déterminent précisément la qualité de  » sommet » de cette rencontre informelle, au propre comme au figuré. La France est libre d’inviter qui elle veut, chez elle. Mais elle ne choisit pas ses interlocuteurs africains. Et voilà en quoi, par la même, l’objectif affiché de cette rencontre est dementi par la rencontre elle même, s’il est vrai qu’il s’agissait d’une rupture avec le neocolonialisme traditionnel, c’est à dire le choix des dirigeants africains et de leurs options ailleurs qu’en Afrique. En chambardant les règles élémentaires de la représentation diplomatique par le recours à une représentation d’interlocuteurs africains tirés on ne sait comment d’ une « société civile » africaine fumeuse, se rajoute au chaos politique un chaos diplomatique bien pire. La France doit rompre avec cette tendance à prendre les peuples Africains comme sujets à fantasmes. Ce qu’ils veulent c’est tout juste un traitement normal des rapports franco-africains, la fin de l’infantilisation et des cris de cœur hypocrites portés à leur paroxysme par N. Sarkozy (  » Discours de Dakar ») et poursuivis et theâtralisés dans la même veine par M. Macron ( Discours de Ouagadougou et maintenant à Paris). Il faut arrêter ces simagrées pour changer pour de vrai ces relations anachroniques…

Gourmo Lo

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