par Webmaster | 31 03 21 | Politique, Sociétés, Tribunes

Md El Hacen
En patriote Mauritanien, sans complexe de colonisé, je salue la journée internationale de la langue française.
Il est vrai que, même en ce jour de la langue française, mon amour pour ma langue maternelle n’a d’égale que celui que j’ai pour ma mère, pour ma ville natale, pour ma grande famille.
Elle est mon sang et ma sève et me protège par sa Baraka.
Son éloquence, son l’élégance et sa Baraka tirent leur source du plus beau livre, le Saint Coran, ce livre auquel aucun autre livre ne peut être comparé.
La poésie et la calligraphie sont deux grands témoins de sa beauté .
Merci à ma mère qui me l’a inoculé dans la douceur et sans aucun effort de ma part.
Mais, en cette journée internationale de la langue française, j’ai eu cette première pensée pour la sœur par d’adoption de ma langue maternelle, sa voisine dans mon pays et sur mon continent africain.
Elles s’associent, s’inter fécondent, s’enrichissent et se complètent dans ma tête.
La langue arabe et la langue française dotent cet organe, en chair sans os, si fragile et si mou de deux armes redoutables, à double tranchants, il peut faire autant le bien que le mal.
Grâce à l’arabe et au français, ma langue et moi avons des capacités de jouissance, de nuisance ou de bienfaisance doublées.
J’aime l’arabe et j’en suis fier.
Je suis fier du français et je l’aime.
En effet, je n’ai pas vécu sous la colonisation, mais j’ai reçu en héritage le français que Mr Le Noble, un français directeur de l’école de Tidjikja, connu pour sa gentillesse et sa générosité, a laissé derrière lui en même temps que la nostalgie de ses élèves.
Il était l’ami de mon grand père qui enseignait l’arabe dans la même école.
Mon grand père, l’Erudit Mohamed Ould L’imam Ould Abdel Kader, détenteur sans conteste, du Savoir du jurisconsulte n° 1 de son époque, dans le monde arabe, Sidi Abdullah ould Haj Brahim, était calligraphe en français et le parlait, son amitié avec son collègue Lenoble oblige.
Paix à son âme, pour l’ouverture d’esprit et d’âme à laquelle il m’avait préparé. Un ami français et un chef spirituel sénégalais, Cheikh Baye NIASS, cela immunise le garçon que j’étais contre le chauvinisme protectionniste.
Revenons à l’actualité du jour.
Le français, disais-je, j’en suis fier, parce que je l’ai acquis par mon effort propre, il constitue une de mes valeurs ajoutées, donc une richesse.
J’en suis fier, parce qu’il est la preuve que j’ai une capacité d’acquisition.
Plus, que j’ai une capacité de conquête, y compris la capacité, fut elle minime, de conquérir une »parcelle » de l’esprit des cœurs et même du territoire de mon ancienne puissance coloniale et de son peuple.
Fier d’avoir réussi, à Lyon, à alphabétiser, en français, de vieux doctorants égyptiens, moyennant le paiement de l’équivalent de la bourse d’un étudiant mauritanien.
On sait combien les Egyptiens adorent connaître et parler le français, même sans le connaitre. Ils sont prêts à vous échanger deux mots français qu’ils pourraient utiliser dans une réunion mondaine, contre 50 dollars .
Le paradoxe est que notre nationalisme arabe chauvin et hostile au français nous vient de cette Egypte qui ne rêve que d’une francophonie qui lui est inaccessible.
Je suis fier du français, parce qu’il me permet de parcourir une grande partie de l’Afrique et d’échanger avec mes frères et mes sœurs sans avoir besoin du service d’un intrus pour me traduire.
Je suis fier de mon français, parce que je dispose d’une langue de de secours dans les situations où la communication avec mes frères du Maghreb s’enlise à cause de la diversité des sens et des charges portés par les mots dérivés de l’arabe ou du berbère !
Je suis fier du français, que sous le froid des villes du Québec, je suis arrivé à profiter de la chaleur des Québécois et je suis arrivé à décoder un français qui sortait péniblement de leurs nez glacés.
Je suis fier de pouvoir rêver de voyager, tout seul, et de visiter des îles ensoleillées à l’autre bout du monde.
Le français m’a permis de vivre au milieu d’un peuple cultivé, intelligent, humain, généreux, sensible et solidaire des grandes et justes causes de l’humanité, le peuple français.
Heureux d’avoir pu lier amitiés avec des hommes et des femmes qui n’ont jamais blessé mon amour propre d’ancien colonisé ou de personne venant de pays sous- développé ou pauvre.
Heureux de connaître la langue du pays du Franc, parce qu’il m’a permis de faire des études supérieures, trahi lâchement, poignardé dans le dos par les Gouverneurs de la BCM et les gestionnaires de l’Ouguiya que j’ai pourtant servi de toutes mes forces et dont j’étais le Major de toutes les sessions de formation
La France du Ministère de la coopération et de Mme Adan m’a permis en effet, de poursuivre mes études bancaires à Paris auxquelles j’ai été inscrit par le Juste Juriste Mohamed ould Moctar, honorant, par ce geste une dette du bon payeur Ahmed ould Daddah
Des décennies plus tard, j’avoue que j’ai honte pour la BCM.
La chasse de la bonne monnaie par la mauvaise la chasse des hommes de ma trempe explique l’infestation aujourd’hui des caisses de la BCM de millions de fausses monnaies en plus de l’existence des points d’interrogation sur ses comptes et leur historique.
Heureux de connaître la langue de la France et reconnaissant au pays de cette langue qui m’a accueilli lorsque le pays de la langue maternelle m’avait révoqué et expulsé de mon domicile conventionné par l’entreprise publique dont j’étais le DAF, parce que, tout simplement, j’ai refusé corruption et détournement de deniers publics.
Fier du français et de France qui a sorti de la sinistre prison de Oualata Moktar Ould Daddah, le père biologique, culturel et politique de l’État mauritanien et qui l’aura accueilli des décennies durant dans la plus belle ville de France, Nice.
J’aime le français et la France, parce que j’aime la Mauritanie.
J’aime le français et la France, en cela je suis un grand patriote mauritanien.
J’aime la France et le français parce que je suis un homme qui est capable d’éprouver de nobles sentiments humains, la reconnaissance en premier.
J’aime le français et la France des Jaguar qui a sauvé la SNIM, malgré la nationalisation de la MIFERMA à capitaux français et de l’Ouguiya en dépit de notre sortie de la zone Franc, des attaques mortelles du Polisario, soutenu par l’Algérie.
Permettez-moi, enfin, en cette journée de la langue française, d’avoir une pensée pour les nombreuses familles qui m’ont accueilli dans la joie et l’hospitalité les plus humaines et dont je citerai, à titre d’exemple, les Henri Dulac de Langon qui m’avaient gavé de foie gras de canard pendant des vacances de Noël.
Une pensée à tous mes amis et partenaires qui ont le français comme langue maternelle.
Leur liste est longue, je citerai le cas de Didier Gabriel Sabatier qui a renoncé au profit de mon cabinet FAAR à une facture de 107 500 $ en récompense de mon combat de 7 ans pour son recouvrement et de ma victoire contre les postulants têtus aux pots de vin.
A Mr Bondaz qui m’a aidé à éditer mes deux livres au Maroc et à survivre à la privation décennale imposée par le liquidateur de notre pays et affameur de notre peuple, lequel est venu au pouvoir avec le soutien entre autre Chefs d’État (Kadhafi, Wade…) de Sarkozy
Qui s’assemblent se ressemblent dans leur parcours et dans leur destin, (procès Sarkozy dossier corruption en cours de son protégé)
Dans un élan d’ingratitude auquel il a habitué tout le monde, cet ami de Sarkozy récuse et dénigre la langue française dans sa dernière minable conférence de presse pour plaire à des incultes ne maîtrisant ni français ni arabe.
Il aura ainsi rendu la monnaie à la France et au français du Sénégal, contribuant à une laide et fanatique campagne anti-française et contre le français, en l’occurrence au parlement et ailleurs, par ceux qui étaient absents cet historique et salutaire combat anti Polisario et Algérie qui avait permis à la Mauritanie de continuer à exister.
Chers mauritaniens, réhabilitons :
l’ouverture, au lieu du repli sur soi
nos nobles valeurs, d’hospitalité et de reconnaissance, au lieu des tendances chauvines et de la propension à l’ingratitude.
Le rejet d’une langue étrangère est la preuve d’un complexe d’infériorité, d’un manque de confiance en soi et dans sa langue maternelle.
Le français est une belle richesse.
L’arabe est protégé par tous les mauritaniens, par le Coran et par Allah.
Mohamed ould Mohamed El Hacen
Diplômé de l’Université Paris IX Dauphine
Institut 2IRES
Le 20 Mars 20210
par Webmaster | 21 03 21 | Economie
وضع السيدين عبد الباقي ومحمد لمام قيد السجن من طرف قاضي التحقيق
يوم 18 مارس 2021 تم وضع السيدين عبد الباقي ولد احمد بوها
ومحمد الإمام ولد كو ولد ابًنً، قيد السجن من طرف قاضي التحقيق بالديوان الثاني في محكمة نواكشوط الغربية.
وقد اتخذ القاضي هذا الإجراء بعد ان دعا المساهمين السابقين إلى ان يوقعوا فورا التزاما قاطعا بدفع مبالغ باهظة، غير مستحقة عليهم، للبنك المركزي الموريتاني مضيفا انه في حالة عدم الاستجابة لهذه الدعوى سيتخذ الإجراء السالف الذكر في حقهم وذلك في ممارسة لإكراه بدني عليهم قبل صدور حكم في الأصل !
والغريب في الأمر ان البنك المركزي ومساهمي NBM السابقين قد ابرموا اتفاقا بتاريخ 20 يوليو 2019 طي ملف التحقيق يتعلق بنفس الوقائع وبنفس التقارير المثارة اليوم تبريرا للدعوى العمومية المقامة ضد هؤلاء المواطنين وبموجب هذا الاتفاق تولى تسيير بنك NBM من اختاره البنك المركزي لذلك وخول المحكمة التجارية وحدها الاختصاص في البت حول ما يقوم بين الطرفين من نزاع لم يحسم وديا بينهما، وعليه افرغ هذا الاتفاق كل التصرفات السابقة له، المنسوبة لمساهمي NBM حينها من كل طابع جنائي.
وبعد ذلك بأشهر وفي 30/05/2020 تحديدا فرضت البنك المركزي على المساهمين السابقين توقيع اتفاقية بيع وشراء على رأس مال NBM بالكامل وذلك لصالح من تواصل معهم القائمون على البنك المركزي مباشرة مدة ثلاثة أشهر دون علم المساهمين السابقين، ووصفهم البنك المركزي بأنهم مستثمرون أجانب يعملون تحت تسمية شركة WEST BRIDGE العقارية التي قيل حينها أنها شركة خاضعة للقانون الكندي.
إلا ان هؤلاء المستثمرين كانوا محل متابعة في الخارج وفي جمهورية كوديفار على وجه الخصوص وذلك في إطار الاستيلاء بالحيل على بنك ايفاوري! لا يستساغ ان تكون هذه المعلومة غائبة عن إدارة البنك المركزي فهي منشورة في الصحف والمجلات ذات الاختصاص وقد نبه عليها المساهمون السابقون إدارة البنك المركزي، دون جدوى!
ومهما يكن من أمر، نص عقد البيع والشراء على ان كافة ما كان على المساهمين من التزام وجميع ما على البنك من الديون في الداخل والخارج أصبح على عاتق المشترين الذين التزموا للبنك المركزي وتحت إشرافه بدفع مبلغ مالي قدره 29.500.000 دولار في حساب بنك NBM لدى البنك المركزي للوفاء بهذه الالتزامات كلها.
زكى البنك المركزي برسالة رسمية هذه العملية يوم 04/06/2020 كما استوجب ذلك القانون وواصل ممثله أي البنك المركزي مع الكنديين إدارة البنك وأصبحوا جميعا هم القائمون عليه واستبعد منه بالطبع المساهمون السابقون.
ويوما بعد يوم تأكد ان شركة WEST BRIDGE لم تكن إلا وهما وسرابا وان الكنديين المستثمرين هم في الحقيقة مهاجرون موريتانيون يعملون في الخارج ولم « تطلع » البنك المركزي على حقيقة الأمر إلا بعد سبعة أشهر فبادرت بالضغط على المساهمين السابقين تطالبهم، تحت التهديد بالسجن، بفسخ عقد البيع والشراء « لإنقاذ بنك NBM » حسب تبريراتها وبالطبع لم يرضخ المساهمون السابقون لتلك الضغوط واشترطوا قبل ذلك إعداد معاينة للحالة التي أصبح عليها البنك بعد مغادرتهم له وتولي غيرهم تسييره منذ سنة ونصف.
لم يرقى هذا التحفظ للبنك المركزي فرجع إلى ما قبل اتفاق 20 يوليو 2019 وكان أمرا ما لم يحدث منذ ذلك الحين !
لا شك والحالة هذه ان الفشل الذريع الذي منيت به هذه العملية – بيع البنك لأجانب من طرف البنك المركزي- كان وراء حرص القائمين على هذه المؤسسة وسعيهم المستميت في إسكات صوت المساهمين السابقين وذلك للفت النظر عن تداعيات هذه العملية وحتى لا يتحملوا هم مالهم من مسؤولية في تصرف لا سابقة له : بيع بنك مملوك من طرف موريتانيين لمجهولين لا ما ل لهم ولا عنوان.
ولا يراد من محاولة إخراج القضية من اختصاص المحكمة التجارية الوارد في اتفاق 20 يوليو 2019 السالف الذكر سوى توظيف المساطر الجزائية لوضع المساهمين السابقين قيد الحبس من اجل الضغط عليهم ولطمس معالم هذه التصرفات الخطيرة.
ان الجهود المبذولة اليوم على المستوى الوطني والرامية إلى إعطاء القضاء استقلاله حتى يطلع برسالته المقدسة وهي الجهود التي تذكر فتشكر، يجب ان يستفيد منها كافة المتقاضين دون استثناء.
وفي هذا المقام يتوجه المساهمون السابقون في بنك NBM إلى الجهات العليا مؤسسات دولة قضاء وإدارة من اجل الوقوف، بالطرق والآليات والقانونية، على حقيقة هذه القضية وعلى كافة ملابساتها وتحميل كل طرف ما له من مسؤولية لما آلت إليه بنك NBM اليوم وحتى يتخذ القضاء مساره دون حيف أو ضغط !
والله ولي التوفيق.
احمد باب علاتي
par Webmaster | 21 03 21 | Economie
Le collège de défense des anciens actionnaires de la Nouvelle Banque de Mauritanie (NBM), qui a fait l’objet d’une opération de cession au profit de « Westbridge » un groupe canadien peu connu dans le milieu de la finance internationale, dénonce le placement en détention provisoire d’Abdel Baghy ould Ahmed Bouha et Limam ould Benna, comme « un acharnement » de la part de la Banque Centrale de Mauritanie (BCM), dans un communiqué de presse rendu public samedi.
Ce collectif est constitué de maîtres Mohamed Mahmoud ould Sidi ould Nah, Lô Gourmo Abdoul, Yarba ould Ahmed Salah et Bal Ahmed Tijany.
Parlant de la procédure en cours, le document rejette « une tentative maladroite de camoufler les graves illégalités commises à l’occasion de la cession de la Nouvelle Banque de Mauritanie (NBM) en faveur d’investisseurs étrangers, désargentés, une grave instrumentalisation de la justice ».
La défense demande « la mise en liberté immédiate » des anciens actionnaires de la NBM et sollicite « de toute urgence l’intervention des autorités compétentes- judiciaires et administratives-pour que la lumière soit faite, par les voies de droit adéquates sur ce dossier, et que ceux, quels qu’ils soient, qui sont les véritables responsables de l’état dans lequel se trouve actuellement la banque NBM répondent de leurs actes ».
Abdel Baghy ould Ahmed Bouha et Limam ould Benna ont été placés en détention préventive le 18 mars dernier par le juge d’instruction du deuxième cabinet du tribunal de Nouakchott Ouest.
Une décision prise dans les conditions fustigées par la défense. Les avocats ajoutent en effet que le juge d’instruction « a exigé séance tenante, le versement à la BCM de sommes faramineuses indues,
précisant qu’à défaut il placera en détention » les ex actionnaires de la NBM. Une détention/pression et «une contrainte par corps avant toute décision sur le fonds ».
Source: Le Calame
par Webmaster | 21 03 21 | Actualitès, Focus, Sociétés

Idoumou Mohamed Lemine Abass
L’hommage que l’Association Mauritanienne pour la Francophonie rend aujourd’hui à trois de ses défunts aurait dû être fait l’année dernière, au cours d’une cérémonie qui devait se tenir le 16 mars 2020, au Musée national. Malheureusement, l’apparition des premiers cas de Covid-19 en Mauritanie, suivie de l’instauration par les autorités du pays d’un confinement général, a provoqué l’annulation de cette manifestation.
Cette année, nous avons tenu à faire cet hommage à l’occasion de la journée du 20 mars, pour saluer la mémoire de nos illustres disparus et dire à leurs familles respectives combien ils nous restent chers, combien ils nous manquent et nous manqueront toujours et combien nous restons fidèles aux liens indissolubles que nous avons tissés avec eux et, souvent, grâce à eux.
Il s’agit d’abord de feu MOHAMED SAÏD OULD HAMODY, qui nous a quittés en août 2015. L’illustre diplomate de renommée nationale et internationale, ancien Ministre et homme de culture qu’on ne présente pas, surtout devant un public comme vous, était Président d’honneur de l’AMF pendant les cinq premières années de la vie de l’Association.
Grâce au consensus qui se faisait autour de sa personne, à son vaste réseau de relations, à son entregent, au respect et à la confiance qu’il inspirait à tout le monde, il fut, en réalité, un véritable symbole et un guide de l’AMF ; l’une des grandes personnalités nationales qui ont toujours soutenu ses premiers pas et appuyé ses démarches pour s’imposer sur la scène culturelle nationale. Son décès a été ressenti comme un grand deuil par le milieu culturel et intellectuel mauritanien, surtout francophone. Toute la Mauritanie, d’ailleurs, a été affectée par la perte de ce grand homme.
Il s’agit ensuite de la regrettée AÏSSATA KANE, celle que nous avons perdue il y a moins de deux ans, en août 2019. Première femme mauritanienne ministre, personnalité politique et militante féministe convaincue, elle était Présidente d’honneur de l’AMF, comme feu Saïd Ould Hamody.
Madame Kane fut une femme exceptionnelle, que nous appelions tous Maman, parce qu’elle avait le secret de répandre autour d’elle tendresse et affection. Une femme engagée dans plusieurs causes, qui vont de la promotion de la femme à la protection de l’environnement. Une femme dont la silhouette fragile et la brève allocution merveilleusement bien élaborée bien qu’improvisée, manquent douloureusement à la présente cérémonie. Aissata Kane fut d’un apport considérable pour l’AMF, dont elle ne manquait aucune des activités, auxquelles elle donnait la caution morale de la génération des pères fondateurs de la République islamique de Mauritanie.
Il s’agit, enfin, de notre frère et ami à tous, feu MOHAMED MAHMOUD OUD ABDALLAHI OULD BEIBACAR, le secrétaire général de l’AMF, décédé en juillet 2017. Professeur de français de métier, didacticien du FLE, parmi les premiers enseignants mauritaniens formés sur les méthodes communicatives et les TICE, celui que tout le monde appelait affectueusement Mahmoud a été Directeur du Centre de renforcement de l’enseignement des langues vivantes à l’Université de Nouakchott, et Directeur adjoint de l’Alliance française de Nouakchott. Un homme rare, au travail, comme dans la vie quotidienne. Un homme d’une conscience professionnelle comme on en trouve peu de nos jours, d’une discrétion rassurante pour ses supérieurs hiérarchiques et ses collaborateurs, d’un sens élevé de la responsabilité et d’une fidélité en amitié que seuls les amis véritables selon Montaigne peuvent avoir.
Tous les trois laissent un vide béant dans le cœur de chacun des membres de notre Association et une note de tristesse dans l’enthousiasme avec lequel notre bureau poursuit l’œuvre que nous avons commencée ensemble. Leur absence nous rappelle, constamment, que l’action francophone en Mauritanie aurait été plus efficace, plus riche et plus agréable à mener s’ils étaient encore parmi.
Tous les trois nous manquent terriblement.
Que la famille d’Ehl Hamody, la Famille des Kane et la famille d’Ehl Beibacar trouvent ici l’expression de la tristesse et de la compassion du Président et des membres du bureau de l’AMF, ainsi que le témoignage sincère de la fidélité de nous gardons à la mémoire des défunts.
Qu’Allah le Tout-puissant les accueille en son Saint paradis.
Inna Li LLlahi wa inna ileyhi rajoune.
Par Idoumou Mohamed Lemine Abass, vice-président de l’AMF
par Webmaster | 20 03 21 | Focus, Sociétés

Bakary Waiga
Pour nous occuper à ne rien faire, on nous fait ouvrir plusieurs fronts dans cette guerre de la survie humaine. Et nous, tel poissons qui mordent aux hamecons, nous nous débattons dans les eaux de cette guerre d’une prétendue civilisation qui n’est ni humaine, ni universelle, mais importée tous frais payés.
Ils nous ont fait comprendre que nous ne sommes pas assez entrés dans l’histoire ou que notre défi est civilisationnel, alors, nous voulons être là, dans le modernisme inventé, qui bafoue nos valeurs et nous éloignent de nos réalités.
De l’Orient a l’Occident, chaque peuple a évolué en s’efforçant de rester lui-même. Le centre s’étire entre les deux et veut ressembler à l’un ou l’autre, s’oubliant. Même le « panafricanisme nouveau » a ses couleurs venues d’ailleurs, ses relents d’odeurs nauséabondes tirées de cadavres en putrefaction d’animaux « tropicalises ».
L’Afrique qui a perdu ses fils se cherche dans les enfants des autres.