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Mauritanie de ma jeunesse

Hamath Athie, président de l'alliance citoyenne pour une Mauritanie nouvelle

Hamath Athie.

la Mauritanie que nous avons connue, nous a permis de résister à la grande sécheresse, de combattre vaillamment au Sahara épaule contre épaule, de sortir de la guerre et ensemble de panser nos plaies. Nous étions frères, sœurs, amis et confiants chacun en l’autre. Aujour’hui les virus de la division se sont infiltrés et notre patrie souffre dans son intérieur de voir la cohésion et l’unité de son peuple malmenées. On ne refait pas l’histoire mais on peut demander aux générations d’aujourd’hui de reconstruire le tissu social, fraternel, amical et de confiance pour une Mauritanie pour tous comme celle que j’ai hérité de mes parents et que j’espère laisser à mes enfants et petits-enfants.

Athie Hamath
Président de L’Alliance citoyenne pour une Mauritanie nouvelle.

Naissance d’un réseau de journalistes du Littoral

Réseau des Journalistes du Littoral.

 

Une vingtaine de professionnels des médias (presse, TV, radio et réseaux sociaux) ont décidé de créer un réseau des Journalistes pour le littoral. Ce réseau aura pour objectif de partager, de renforcer les connaissances et informations sur les enjeux liés à la gestion du littoral mauritanien.

Ce littoral qui concentre plus du tiers de la population mauritanienne est fortement dégradé par l’érosion côtière, par le déficit en matière d’assainissement urbain et industriels, ainsi que par le développement de diverses activités extractives. Une situation qui accentue les risques d’inondations et les risques sanitaires, dans un contexte mondial marqué par les changements climatiques et la perte de la biodiversité.

Cette initiative a été prise par les participants à l’atelier de renforcement des capacités des journalistes sur les enjeux de la gestion du Littoral mauritanien, organisé conjointement par le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable et le projet WACA de la Banque Mondiale, à Nouakchott les 11 et 12 Mars 2021.

Maimouna Saleck.

Communiqué | La direction Centrale de lutte contre la criminalité économique

Communiqué
La direction Centrale de lutte contre la criminalité économique a transmis, le 9 mars 2021, au pole anti-corruption du parquet de la république de Nouakchott ouest les P-V de l’enquête préliminaire et l’enquête financière parallèle ouvertes sur les faits objet du rapport de la commission d’enquête parlementaire.
Les opérations d’investigation ont compris la recherche, le rassemblement, l’étude et l’exploitation de milliers de documents ; l’interpellation, l’audition et la confrontation de dizaines de personnes; des constatations sur les lieux à NKC, NDB, Trarza et Inchiri.
Une importante quantité de renseignements a été ainsi recueillie auprès d’institutions officielles, d’études d’officiers ministériels et d’établissements privés.
L’enquête a révélé l’implication d’anciens hauts fonctionnaires, des hommes d’affaires ainsi que d’autres personnes, dans des faits criminels, réprimés par les lois pénales en vigueur.
D’autres anciens responsables ont participé à ces faits en facilitant leur exécution.
Et malgré que, certains suspects ont tenté d’entraver le cour de la justice et refuser de coopérer avec les enquêteurs, l’enquête financière parallèle a permis de découvrir, de geler, et saisir des biens mobiliers et immobiliers accumulés et provenant illégalement de plusieurs crimes commis au préjudice de la société.
Ces biens sont constitués de sociétés dans divers domaines, des usines, des immeubles et appartements, des parcs de véhicules, des montants en banques, il s’agit là seulement de ce qui a été découvert en Mauritanie jusqu’à présent.
Ces biens gelés sont évalués, sommairement, à plus de quarante et un milliards d’anciens ouguiyas, dont plus de vingt neuf milliards revenant à l’un des suspects ; neuf milliards à un autre suspect qui est

le beau-fils du premier et environ deux milliards sept cents millions saisis avec un ancien directeur général d’une société nationale.
Le pole anti- corruption du parquet a, après avoir entendu les suspects décidé de poursuivre les personnes suivantes :
1. Mohamed ould abdel aziz
2. Yahya ould hademine
3. Mohamed salem ould bechir
4. Mohamed abdellahi ould oudaa
5. Taleb ould Abdi Vall
6. Hacenna ould Ely
7. Moctar djay
8. Mohamed salem ould brahim Vall 9. Mohamed ould Dav
10. Mohamed ould m’sabou
11. Mohamed lemine ould boubatt
12. Mohamed lemine ould aloukay
13. Mouhyi din Mohamed salek ould bouh
Des faits qualifiés de :
 Dissipation de biens publics mobiliers et immobiliers, perception
d’avantages matériels indus auprès d’une institution publique; intervention dans des actes commerciaux incompatibles avec la qualité de fonctionnaire en recevant et en acceptant des intérêts de contrats et adjudications.
 Octroie d’avantages indus dans des marchés publics; trafic d’influence, abus de fonctions, enrichissement illicite, recel de produit du crime, entrave à la justice, blanchiment d’argent, faits prévus et réprimés par les articles 164,165, 169, 379 du code pénal; les articles 6, 10, 13, 14, 16, 17 et 18 de la loi relative à la lutte contre la corruption; les articles 02, 36, 37 et 38 de la loi sur le blanchiment à l’encontre du premier prévenu;
 Participation à la dissipation des biens publics, octroie d’avantages indus dans des marchés publics, trafic d’influence,

abus de fonctions, enrichissement illicite, faits prévus et réprimés par les articles 6, 10, 13, 14, 16 et 17 de la loi relative à la lutte contre la corruption; les articles 164,165, 169, 379 du code pénal à l’encontre des prévenus n° 2, 3 , 4 , 5, 6 et 7;
 Mauvais usage des biens sociaux d’une société nationale, usage des pouvoirs accordés de façon contraire aux intérêts économiques de la société, faits prévus et réprimés par les § 3 et 4 de l’article 688 du code de commerce à l’encontre des prévenus n° 3 , 4 , 5 et 6;
 Trafic d’influence, abus de fonction, enrichissement illicite, recel de produit criminel, participation à la commission du délit d’octroi d’avantages indus en matière de marchés publics, faits prévus et réprimés par les articles 6, 10, 13, 14, 16 et 17 de la loi relative à la lutte contre la corruption ; les articles 53 et 54 du code pénal à l’encontre du prévenu n° 8.
 Dissipation de biens publics immobiliers, Trafic d’influence, abus de fonction, perception d’intérêts d’une vente en enchère sous sa supervision faits prévus et réprimés par les articles 10, 13, 14, 7 de la loi relative à la lutte contre la corruption; les articles 53 , 54, 164, 167 et 169 du code pénal à l’encontre du prévenu n° 9 ; et la participation à ces fait suivant les articles 53 et 54 du code pénal à l’encontre du prévenu n° 12.
 Trafic d’influence, abus de fonction, enrichissement illicite, recel de produits du crime, participation au recel d’enrichissement illicite, octroie d’avantages indus dans des marches publics, fait prévus et réprimés par les articles 13, 14, 16 et 17 de la loi relative à la lutte contre la corruption à l’encontre du prévenue n° 10.
 Recel de produits du crime, participation au recel d’enrichissement illicite, entrave à la justice; fait prévus et réprimés par les articles, 53, 54 et 164 du code pénal et les articles 6, et 10 de la loi relative à la lutte contre la corruption à l’encontre du prévenu n° 11.
 Participation à la dissipation des biens publics immobiliers, bénéfice de façon indue des pouvoirs et de l’influence de fonctionnaires publics, fait prévus et réprimés par les articles 53, 54 et 164, du code pénal; les articles 6, 10 de la loi relative à la lutte contre la corruption à l’encontre du prévenu n° 13.

Les prévenus ont été déférés dans le dossier RP 001/2021, par devant le pole d’instruction chargé des affaires de corruption avec les réquisitoires :
 D’ouvrir une information à l’encontre des prévenus cités et tout auteur présumé des faits susmentionnés,
 Emettre un mandat d’arrêt contre le prévenu n° 9,
 Et considérant la durée que requiert une bonne instruction et les modalités de recouvrement des biens en question, et la nécessité d’éviter aux instructeurs de travailler sous la pression des aléas de la détention préventive strictement encadrée, le pole du parquet a requis la mise des prévenus restants sous contrôle
judiciaire poussé.
Le classement sans suite a été décidé à l’encontre de quelques suspects pour divers motifs: insuffisance de preuves, défaut de qualification pénale des faits, inopportunité des poursuites après que les intérêts économiques et financiers de l’état ont été garantis.
Il sera procédé sur le champ au transfert des biens gelés et saisis pour le compte de l’Office de gestion des biens gelés, saisis ou confisqués et le recouvrement des avoirs criminels, en vue d’en assurer la gestion prévue par la loi.
Le ministère public accompagnera l’instruction du dossier et introduira les réquisitoires adéquats en vue de, poursuivre toute personne dont la participation aux dites infractions sera révélée par l’instruction, rechercher et recouvrer par tout moyen, y compris les facilités offertes par l’entraide judicaire internationale, des biens frauduleusement acquis.
Le ministère public rappelle ici, que seul le pouvoir judiciaire, a la faculté, de donner aux faits leur qualification légale, d’apprécier les preuves et déduire les effets qui en découlent.
Il met en garde contre, toute publication de commentaire qui aura pour effet d’entraver le bon déroulement de l’instruction ou d’entacher l’indépendance de la justice ; les contrevenants s’exposeront aux sanctions prévues par les lois pénales.
Nouakchott, le 11 Mars 2021 Le ministère public

le dossier du pillage des ressources du pays

               Depuis le 9 mars, le dossier du Pillage des ressources du pays et de la corruption systématique du régime de M. Ould Abdel Aziz est à un tournant. Les avocats de ce dernier s’ acharnent à imposer son impunité absolue en multipliant les subterfuges et les futilités juridiques auxquels aucun juge serieux ne pourrait accorder le moindre crédit, et l’opinion, la moindre attention. Au plan du droit, il n’y a rien à faire: les caciques du système de corruption de la décennie écoulée doivent répondre de leurs actes et ne pourraient y échapper que par coup d’ Etat judiciaire ou par un coup fourré de dernière minute. Au plan moral et politique, c’est encore pire: le terme même de  » gabegie » fut une réinvention ou une re-découverte de M. Ould Abdel Aziz lui même, pour justifier son putsch ignoble contre Feu Sidi Ould Cheikh Abdallahi – et un instrument de torture et de terreur contre ses adversaires. Il l’utilisa en premier, sans vergogne, contre la famille du Président, en mettant sur pied la 1ere Commission d’enquête parlementaire de l’histoire du pays ( hors commission ad hoc de routine). En ce temps là, M. Ould Abdel Aziz et ses thuriféraires ne se souciaient guère de la constitutionnalité de ces commissions! De même que lui et ses amis ne se préoccupaient de la légalité des arrestations de leurs adversaires politiques et de leurs concurrents économiques, directement mis en taule à la Prison Centrale de Nouakchott, sans la délicatesse des discussions juridiques sur les vices de forme des convocations et la durée des gardes à vue des victimes de leur vindicte. Aujourd’hui, ils sonnent le tocsin des libertés violées et de l’ Etat de droit bafoué. Sans se préoccuper du comique de la situation.
Aujourd’hui, l’effectivité de ces libertés et de cet Etat de droit est entre les mains de la justice et non dans les imprécations et les amnésies de circonstance.

Professeur Lô Gourmo Abdoul vice-président de l'UFP News Rim

Professeur Lô Gourmo Abdoul vice-président de l’UFP

Procédure judiciaire relative au dossier de la décennie.

Hamath Athie,  président de l'alliance citoyenne pour une Mauritanie nouvelle

Auteur : Hamath Athie, président de l’alliance citoyenne pour une Mauritanie nouvelle.

         Le déclenchement de la procédure judiciaire relative au dossier de pillage des ressources nationales est un évènement historique.
Il doit être salué et soutenu par tous les citoyens soucieux du respect du bien public et de l’avenir du pays.
Sans une tradition de reddition des comptes par les gestionnaires de la chose publique le pays ira inéluctablement à la faillite et qu’à Dieu ne plaise à la chien-lit.
Le déroulement de cette procédure doit se faire dans le respect scrupuleux de la loi et de la justice sans interférence aucune et sans piétinement d’aucun droit.
Cependant les partis politiques, la société civile, les Oulémas doivent s’exprimer et affirmer leur vive approbation du déclenchement de cette procédure depuis longtemps attendue.
C’est là une procédure dont dépend le sort de toutes nos populations dans un pays dont le niveau de richesse est trés élevé et ce au regard du nombre de sa population dont l’immense majorité est de plus en plus cantonnée dans la classe des laissés pour compte et des pauvres.
La justice détient aujourd’hui la clé de l’avenir de notre beau pays.
Nous devons la soutenir au détriment de nos solidarités grégaires particuliérement nocives pour l’édification d’un État de droit

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