par Webmaster | 31 03 26 | Actualitès
Bien que la situation entre le Mali et la Mauritanie soit actuellement très tendue en raison d’incidents frontaliers meurtriers et d’accusations réciproques, une confrontation armée ouverte reste peu probable à court terme. Bamako et Nouakchott, semblent déterminées à privilégier le dialogue et les voies diplomatiques pour désamorcer la crise, malgré une accumulation de points de discorde qui fragilisent la relation entre les deux pays.
L’escalade récente : une série d’incidents graves
Depuis mars 2026, plusieurs événements ont ravivé les tensions :
Le conflit a été relancé le 15 mars par un communiqué de l’état-major malien. Il accusait la Mauritanie de permettre à des groupes terroristes de détenir des otages maliens dans le camp de réfugiés de M’Berra, sous contrôle du HCR. Deux soldats maliens, captifs depuis octobre 2025, auraient réussi à s’en échapper.
La Mauritanie a immédiatement et fermement rejeté ces accusations, les qualifiant d' »infondées » et de « profondément offensantes ». Le gouvernement mauritanien a dénoncé le contournement des canaux diplomatiques par l’armée malienne et a rappelé que le camp de M’Berra accueille des réfugiés, pour la plupart maliens, depuis trente ans.
Parallèlement à cette crise diplomatique, les griefs s’accumulent concernant les opérations des forces armées maliennes (FAMa) et de leurs partenaires russes de l’Africa Corps le long de la frontière. C’est dans ce cadre que la Mauritanie a déploré plusieurs incidents comme des assassinats de ses ressortissants ou l’incursion de patrouilles maliennes dans des villages frontaliers, allant jusqu’à exiger le retrait du drapeau mauritanien d’une école.
Face à cette escalade, les deux pays ont immédiatement activé des mécanismes pour éviter un embrasement.
Dès le 16 mars, les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont échangé. Le lendemain, le ministre malien Abdoulaye Diop recevait le chargé d’affaires mauritanien à Bamako. Les deux parties ont réaffirmé leur « attachement au bon voisinage » et à « renforcer la coopération bilatérale ».
Mais selon des sources diplomatiques et sécuritaires, il y aurait eu un désaccord au sein de la hiérarchie malienne. Le ministre des Affaires étrangères aurait découvert le communiqué litigieux de l’armée en même temps que les autorités mauritaniennes. Pour apaiser les choses, la Mauritanie a proposé d’accueillir une commission d’enquête malienne, voire de l’Alliance des États du Sahel (AES), pour faire toute la lumière sur ces accusations.
Par ailleurs dès le début du mois de mars, avant même le pic de tension, un groupe parlementaire d’amitié Mauritanie-Mali a été créé. Le ministre malien en charge de l’Intégration africaine s’est rendu à Nouakchott pour saluer cette initiative, présentée comme un outil de « diplomatie parlementaire » pour rapprocher les deux peuples.
La situation actuelle entre les deux pays est paradoxale : elle alterne entre des tensions sécuritaires très vives et des déclarations politiques apaisées.Les opérations des FAMa et de leurs alliés russes, souvent accompagnées d’exactions et de morts de civils mauritaniens, sont le principal point de crispation.A celà s’ajoute la gestion d’une frontière poreuse.Longue de plus de 2 000 km et mal délimitée ,elle est régulièrement traversée par les éleveurs nomades des deux pays. La Mauritanie a d’ailleurs demandé à ses éleveurs de ne plus aller au Mali pour leur sécurité, une mesure forte qui illustre la défiance.Il n’existe pas entre les deux pays un mécanisme de résolution efficace pour preuve une commission mixte d’enquête mise en place après des incidents similaires en 2022 n’a jamais rendu ses conclusions publiques, laissant craindre une impunité récurrente.
Devant la recrudescence des incidents et des déclarations, l’histoire commune des deux pays éliminera sans nul doute la survenance d’un conflit armé parceque les deux pays sont liés par des liens historiques, ethniques et économiques profonds. Leurs dirigeants ont réaffirmé à plusieurs reprises leur volonté de surmonter les différends par le dialogue.
Le Mali et la Mauritanie font face d’autre part à une menace terroriste persistante. Un conflit ouvert serait une catastrophe stratégique pour les deux armées, déjà très sollicitées, et profiterait aux groupes jihadistes.
Aussi malgré la colère affichée, les deux capitales ont immédiatement repris le dialogue après chaque incident et les « consultations continuent sur la gestion de la frontière ».
La confrontation directe entre le Mali et la Mauritanie n’est pas donc l’issue privilégiée par les deux capitales qu’elles cherchent à éviter à tout prix. Mais la situation est néanmoins très préoccupante. L’accumulation d’incidents non résolus et les opérations militaires maliennes le long de la frontière créent un risque permanent de dérapage. La solidité de la relation bilatérale sera testée dans les semaines à venir, notamment par la mise en place effective des commissions d’enquête proposées et par un changement de comportement sur le terrain des forces armées maliennes.
Ahmed Bezeid DEIDA
par Webmaster | 31 03 26 | Actualitès, Politique, Tribunes
Dans les limites de ce qui est imposé par le devoir de réserve, par les impératifs de la responsabilité morale et du devoir professionnel on pourra dire avec force que le rendez-vous du dialogue national offre l’opportunité de confirmer la consolidation de l’État de droit et le renforcement des prérogatives du système judiciaire et en particulier «l’indépendance du pouvoir judiciaire et l’affirmation de ses mécanismes ». Ce qui suscite, à notre avis, quelques réflexions.
Premièrement, en plus de la franche reconnaissance de la faiblesse du pouvoir judiciaire, par rapport aux autres pouvoirs constitutionnelles, préalable indispensable, la solution réside dans la nécessité du tamisage et de la réforme du secteur, à travers l’action professionnelle forte pour que cette autorité constitutionnelle bénéficie, selon les formes requises, de toutes ses compétences, notamment celles qui ont été pendant longtemps mises à l’écart et sans justification convaincante.
De façon à relever les différents défis qui se dressent devant la construction effectif de l’État de droit et d’institutions fortes, qui constituent le socle de la démocratie et la base de l’attrait des investissements étrangers.
La possibilité de construire un État moderne est à notre portée aujourd’hui plus que jamais auparavant.
Deuxièmement, la justice mauritanienne a obtenu des résultats significatifs tangibles et franchi d’importantes étapes à travers les garanties juridiques des mécanismes judiciaires compétents pour le renforcement et le respect des droits de l’homme, en particulier la lutte contre les différents aspects de l’esclavage et de ses séquelles, Traite des personnes et l’Immigration illicite en vertu de l’arcanal juridique national et international.
Troisièmement, les différents acteurs et les parties au dialogue prévu, y compris le gouvernement, les politiciens et les organes de la société civile, n’ignorent pas la nature et le statut du pouvoir judiciaire au sein des systèmes démocratiques issus des différentes constitutions.
Ainsi, tous comptes faits, ils reconnaissent le statut du pouvoir judiciaire, le respect de son indépendance et la consolidation de son autorité.
Par conséquent, le pouvoir judiciaire ne doit pas être à la merci de toute partie, quelle que soit sa nature, qui pourrait le circonscrire ou limiter ses pouvoirs constitutionnels consacrés par la constitution.
En conclusion,l’évolution actuelle positive des États modernes se mesure par le degré de l’indépendance et le professionnalisme de leur justice respectives.
Par le Magistrat Sidi Mohamed Ould Cheina
par Webmaster | 31 03 26 | Actualitès, Politique
La Mauritanie a célébré aujourd’hui lundi 30 mars 2026, au Centre international de conférences “Mokhtar Ould Daddah” à Nouakchott la journée internationale du “Zéro Déchet”, sous le slogan : “Mauritanie… Zéro Déchet”.
Supervisée par la ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Mme Messouda Baham Mohamed Laghdaf, cette commémoration organisée sous sous le haut patronage de la Première Dame, Dr Mariem Mohamed Fadel Dah, a été marquée par une forte mobilisation du gouvernement.
Les ministres de la Santé, M. Thiam Tidjani, des Mines et de l’Industrie, M. Edy Ould Zein, ainsi que du ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur chargé de la Décentralisation et du Développement Local, M. Yacoub Ould Salem Vall étaient en effet présents à cet événement auquel avaient également pris part la présidente de la région de Nouakchott.
L’organisation de cet événement s’inscrit dans le cadre des efforts du ministère de l’Environnement et du Développement Durable pour promouvoir une approche globale de gestion des déchets, axée sur la réduction de leur production à la source, la valorisation des ressources et l’ancrage des principes de l’économie circulaire, tout en mobilisant les citoyens et sensibilisant les différents acteurs à l’importance de réduire les déchets et de renforcer la durabilité environnementale en Mauritanie, indique-t-on.
“Mauritanie Zéro Déchet” n’est pas qu’un slogan, mais au contraire un engagement quotidien et un comportement civique qui reflète une conscience collective et une responsabilité envers la patrie et les générations futures, a déclaré à cette occasion Mme Messouda Baham, insistant sur le soutien total de la Première Dame à cette initiative, et en appelant tous à s’engager activement pour sa réussite.
Cette occasion représente un moment important, surtout qu’elle coïncide avec le lancement officiel de l’initiative “Mauritanie Zéro Déchet”, a indiqué pour sa part, le coordonnateur résident des Nations Unies en Mauritanie, M. Antonio Araniba, selon lequel, elle s’inscrit dans le cadre des efforts gouvernementaux visant à développer le système de gestion des déchets, notamment en application de la nouvelle loi sur les déchets solides et de la stratégie nationale pour l’environnement et le développement durable (2026-2030), avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Cette initiative vise à réaliser une mobilisation nationale autour des questions de gestion durable des déchets, à renforcer les partenariats entre les différents acteurs, et à mettre en lumière les opportunités économiques liées au recyclage.
La cérémonie a également été ponctuée de présentations visant à sensibiliser sur l’importance de la protection de l’environnement, les moyens de réduire les déchets et de les gérer correctement, ainsi que sur les dangers de certains types de déchets et la nécessité de les éviter.
Les ministres présents ont effectué une visite de l’exposition organisée en marge de l’événement, où ils ont pu observer l’engagement des industries locales en faveur les normes de sécurité environnementale.
par Webmaster | 30 03 26 | Actualitès, Politique
Le parti du Front de la Citoyenneté et de la Justice (FCJ) a organisé aujourd’hui dimanche 29 mars courant à Nema un meeting populaire sous le slogan: “Le Front de la Citoyenneté et de la Justice s’établit avec ses masses dans le Hodh Chargui”.
Le parti vise à unir les citoyens sur la base des valeurs de citoyenneté et de justice sociale, a déclaré à cette occasion, le président du parti Mohamed Jemil Mansour.
Jemil a insisté également sur son soutien au Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, en reconnaissance de ce qu’il a appelé « les réalisations accomplies.
Mansour a salué par ailleurs ce qu’il a décrit qualifié de poursuite du processus de construction et de développement global.
Il s’est appensati par la suite sur les grandes lignes du projet du parti, mettant en avant ses piliers nationaux et sa vision du rôle qu’il aspire à jouer sur la scène politique.
De leur côté, les intervenants parmi les dirigeants du parti ont réaffirmé leur adhésion à ses choix, annonçant le lancement d’une campagne d’adhésion au parti dans la wilaya du Hodh Chargui et le début de la formation des structures locales.
Le meeting a été suivi par un certain nombre de militants du parti et d’acteurs locaux.
par Webmaster | 30 03 26 | Actualitès, Éducation
L’équipe olympique mauritanienne de mathématiques a remporté neuf médailles lors de la septième édition des Olympiades de mathématiques de la Francophonie, qui s’est tenue samedi dernier dans la ville de Djibouti, avec la participation de pays africains et européens.
La délégation mauritanienne, qui a participé à la compétition à distance, comprenait 12 élèves des niveaux cinquième, sixième et septième scientifique.
Les médailles d’argent ont été remportées par : Mohamed Tarek Brahim Sidi Abdallah, Ahmed Cheikh Etrad Cheikh Ahmed Abou El Maali, Sidna Mohamed Lemine Abdallah, et Yahya Mohamed Abderrahmane Abou.
Les médailles de bronze ont été remportées par : Ahmed Abdallah El Moustapha Mohamdi, Ali Sidna El Boukhari, Mariem Mohamed Mahmoud Boubeni, Saleh El Hassan Ammar Jouda, et Hammoudi Ahmed Salem Mohamed.
Cet exploit est le couronnement d’un programme de formation continue organisé par le ministère de l’Éducation et de la Réforme du système éducatif, sous la supervision du Comité national des mathématiques et des sciences (Mawaheb), avec le soutien de l’Association des amis des mathématiques, dans le cadre de la participation continue de la Mauritanie aux compétitions scientifiques internationales les plus importantes.