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Tawassoul appelle à ouvrir une enquête sur la gestion du secteur des carburants

Le Rassemblement national pour la réforme et le développement (Tawassoul) a critiqué la décision du gouvernement mauritanien d’augmenter les prix du carburant, arguant que cette mesure aggrave les difficultés des citoyens déjà confrontés à un coût de la vie élevé et à une baisse du pouvoir d’achat.

Le parti a réaffirmé dans un communiqué publié hier mercredi 1er avril courant, son rejet de cette augmentation en raison de son impact direct sur les coûts de transport et l’accès aux produits de première nécessité.

Ces hausses alourdissent davantage le panier de la ménagère et affectent considérablement les familles, en particulier les plus vulnérables, souligne le parti.

Tawassoul a également critiqué l’indifférence du gouvernement face à la conjoncture économique difficile et à la recrudescence de la pauvreté et du chômage, appelant à une révision de la décision et à une augmentation des subventions afin de mieux servir les intérêts des citoyens.

Le parti a souligné par ailleurs la nécessité de renforcer la transparence et de lutter contre la corruption, d’ouvrir une enquête sur la gestion du secteur des carburants et d’engager un dialogue constructif avec les acteurs politiques et économiques afin de trouver des solutions durables à la crise.

Le maintien de telles décisions pourrait entraîner une augmentation des troubles sociaux et saper la confiance entre les citoyens et l’État, a poursuit Tawassoul, selon lequel, la dignité des citoyens doit rester une priorité dans les politiques publiques.

Le Président de l’Assemblée nationale condamne la décision israélienne d’exécuter les détenus palestiniens

Conformément aux dispositions de l’article 52 (nouveau) de la Constitution et des articles 54 et 55 du Règlement intérieur, l’Assemblée nationale a tenu ce mercredi une séance publique consacrée à l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année parlementaire 2025-2026, sous la présidence de M. Mohamed Bemba Meguett, Président de l’Assemblée nationale, en présence de plusieurs membres du gouvernement.

Dans son intégralité, le discours prononcé par le Président de l’Assemblée nationale

 

Messieurs les ministres,

Collègues députés,

Mesdames, Messieurs

Après deux mois d’intercession, vous voilà de retour à cette auguste chambre, enrichis d’une expérience précieuse : celle du contact direct avec nos concitoyens. En effet, Vous avez écouté leurs voix, ressenti leurs attentes, partagé leurs inquiétudes et recueilli leurs espoirs.

Honorables députés

Vous êtes aujourd’hui – les dépositaires d’une parole vivante, celle d’un peuple qui, dans toute sa diversité, regarde vers nous avec exigence, mais aussi avec une grande confiance. Notre Assemblée est plus qu’un simple espace. Elle constitue un vaste lieu d’espoir. Un espace pour la démocratie. Un espace destiné au débat. Un vaste espace dédié à une nation qui avance à grands pas vers un avenir meilleur.

En fait, C’est ici que nos idées se confrontent sans se heurter, que nos divergences s’expriment sans se diviser et que les convictions s’élèvent au service d’un seul idéal : l’intérêt supérieur de la République Islamique de Mauritanie.

Honorables députés,

Notre session se tient au moment où le monde traverse une période marquée par l’incertitude. En effet, Les conflits qui ravagent certaines régions, notamment la guerre au Moyen-Orient, nous rappellent avec force à quel point la paix est fragile et combien la stabilité internationale est précieuse.

Même si nous sommes géographiquement éloignés de ces tensions, leurs répercussions se font sentir sur notre économie, sur nos équilibres sociaux, voire sur nos perspectives d’avenir.

Face à ces réalités, notre responsabilité est immense. Elle exige de nous lucidité, cohésion et sens de l’engagement.

Dans ce contexte, nous devons soutenir les efforts louables déployés par les plus hautes autorités du pays afin de préserver notre nation des risques liés aux répercussions de ces bouleversements.

Mesdames, messieurs les députés :

Je voudrais saisir cette occasion pour saluer les efforts inlassables déployés par Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dont l’engagement indéfectible à consolider les fondements de la bonne gouvernance, à renforcer l’État de droit et à encourager le dialogue et la concertation avec toutes les forces vives de la nation trace une voie claire, rassurante et sûre.

Il nous appartient, majorité comme opposition, de nous inscrire pleinement dans cette dynamique. Car au-delà de nos sensibilités politiques, au-delà de nos divergences légitimes, nous partageons une responsabilité commune : celle de servir la Nation, de préserver son unité et de répondre aux aspirations de notre peuple.

Et nous devons- que nous soyons au pouvoir ou dans l’opposition- nous engager activement dans cette dynamique. En effet, au-delà de nos sensibilités politiques et de nos divergences légitimes, nous partageons une responsabilité commune : celle de servir la nation, préserver son unité et répondre aux aspirations de notre peuple.

Il incombe à la majorité d’agir de manière responsable, dans un esprit d’écoute et d’ouverture ;

Il incombe à l’opposition d’exercer un contrôle rigoureux, dans le respect et à travers la formulation de propositions concrètes.

Et il nous incombe à tous, ensembles, de construire, d’élaborer des lois équitables, de mettre en place des politiques efficaces, d’instaurer une confiance durable entre les institutions et les citoyens.

Honorables députés,

Cette session doit être l’occasion d’un nouvel élan : Un élan vers plus d’efficacité, vers plus de justice, vers une plus grande cohésion nationale.

Que nos débats soient à la hauteur de nos attentes,

Que nos décisions soient à la hauteur des défis,

Et que nos engagements soient dignes de la confiance qui nous a été accordée.

Au bout du compte, il y a un horizon vers lequel nous tendons : celui d’une Mauritanie unie, apaisée et résolument tournée vers le progrès …

Chers collègues,

La Knesset israélienne a récemment adopté, en trois lectures, la loi sur l’exécution des prisonniers palestiniens, ignorant ainsi toutes les lois et conventions internationales, s’obstinant à perpétuer la discrimination raciale à l’égard des Palestiniens et suscitant une vive controverse au sein de la communauté internationale des droits de l’homme.

C’est l’occasion pour moi d’exprimer, en votre nom à tous, notre condamnation et notre vive indignation face à cet acte honteux.

Chers collègues députés,

Sur ces mots, je déclare ouverte la deuxième session parlementaire ordinaire de l’année 2025-2026, conformément à l’article 52 (nouveau) de la Constitution et aux articles 54 et 55 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale ; je vous souhaite plein succès dans les tâches qui vous attendent.

Je vous remercie.

 

Nouakchott, 1er avril 2026

SUSPENSION DU DIALOGUE : DE QUOI S’AGIT-IL VRAIMENT ?

Lo Gourmo Abdoul

La raison avancée dans certains médias et sur les réseaux sociaux — notamment relayée de manière surprenante par Alakhbar avant même que la décision ne soit formellement prise — tient à une prétendue proposition de la majorité visant à inscrire à l’ordre du jour la question d’un troisième mandat présidentiel.

Cette information est inexacte. Elle procède manifestement d’une volonté de créer un climat de crise avant même l’ouverture du dialogue, dans un contexte où certaines forces, depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois, cherchent à en compromettre la tenue et les perspectives de réforme.

Le projet de feuille de route commune, fixant les thèmes du dialogue, comprend notamment une rubrique intitulée :

« II. Réforme démocratique », au sein de laquelle figure le sous-thème :

« Réforme du cadre électoral ».

Ce point a été accepté par les deux pôles, assorti toutefois de remarques spécifiques :

Le pôle de la majorité a indiqué proposer une réflexion approfondie sur les réformes institutionnelles, les élections, les mandats et les compétences ;

Le pôle de l’opposition, pour sa part, a expressément subordonné son accord au respect des dispositions constitutionnelles protégées, afin d’écarter toute ambiguïté sur des sujets sensibles.

Un débat, à la fois soutenu et courtois, s’est alors engagé afin de dégager une formulation commune.

À l’issue de la première journée, la majorité a sollicité une suspension afin d’affiner sa proposition rédactionnelle.

Le lendemain, aucune nouvelle formulation n’ayant été présentée, le coordinateur a proposé de poursuivre les discussions sur les autres points de l’ordre du jour, surtout que des sujets sensibles avaient été évoqués sans susciter de divergences — y compris des questions telles que l’esclavage, le statut des langues ou encore le passif humanitaire, — avant de revenir ultérieurement sur le point litigieux relatif à la formulation de la réforme électorale et de la question des mandats, sans référence à un mandat spécifique.

Cette approche a été rejetée par l’opposition après discussions en son sein ( coordination de l’opposition et Institution de l’opposition ).

Dans ce contexte, le coordinateur a décidé de suspendre les travaux, dans l’objectif de créer les conditions d’un compromis sur une formulation acceptable par l’ensemble des parties. À ce stade, aucune date de reprise n’a été arrêtée.

Contrairement aux allégations diffusées, aucune demande de modification du mandat présidentiel — ni quant à son nombre, ni quant à sa durée — n’a été formulée par la majorité.

En revanche, il est exact que l’opposition exprime une préoccupation forte et légitime visant à lever toute ambiguïté sur cette question particulièrement sensible.

Cette préoccupation est d’autant plus compréhensible que certains acteurs, ouvertement ou non hostiles au dialogue, s’emploient à instrumentaliser ce sujet comme un levier de crispation politique.

Au-delà des interprétations hâtives, la suspension actuelle traduit avant tout une divergence rédactionnelle sur un point sensible, une exigence de clarification constitutionnelle

et la nécessité de préserver les conditions d’un dialogue crédible et apaisé qui est de l’intérêt de tous surtout dans la conjoncture mondiale et nationale actuelle.

L’épisode en cours ne doit pas être surinterprété. Il relève davantage des ajustements inhérents à toute négociation politique sérieuse que d’une crise structurelle.

La responsabilité des acteurs est désormais engagée pour éviter que des lectures biaisées ou des instrumentalisations ne compromettent un processus dont l’enjeu dépasse les positions conjoncturelles : celui de la consolidation démocratique.

Prof Gourrmo Addoul Lo

1er Avril 2026

PCQVP se prononce sur le récent recrutement de l’autorité nationale anti-corruption

La Coalition Mauritanienne Publiez Ce Que Vous Payez  a suivi avec intérêt le processus de recrutement des membres de l’autorité nationale de lutte contre la corruption  qui a été lancé à partir du 19 février 2026.

Nous saisissons cette occasion pour féliciter le gouvernement Mauritanien des efforts constants qu’ils n’ont jamais cessé de mener pour améliorer le cadre légal et institutionnel de la lutte contre la corruption notamment par la création d’une agence de lutte contre la corruption et  l’adoption en janvier 2025  d’une loi sur la déclaration du patrimoine.

Le présent recrutement dont il est question aujourd’hui est l’aboutissement d’un long processus des travaux du comité technique d’appui au comité national de pilotage de la stratégie nationale de lutte contre la corruption auquel  la société civile a été associée.

La Coalition PCQVP félicite l’ensemble des personnes qui ont été présélectionnées pour cette première phase sur la base de critères clairement annoncés .

La Coalition a constaté que l’évaluation des critères a finalement privilégié les qualifications professionnelles   plutôt que l’expérience et l’engagement dans le domaine de lutte contre la corruption ce qui a de facto  exclu les militants de la société civile engagés dans cette lutte.

Les professionnels de l’économie et du droit ne sont pas forcément ceux qui se sont illustrés dans la lutte combien âpre et périlleuse de la lutte contre la corruption. Autant l’expertise technique de ces professionnels est utile , autant l’expérience et l’engagement des autres forces vives de la société ne devait pas être négligés.

La lutte contre la corruption est un  chantier tellement  vaste et complexe qui pour le  réussir a besoin de  la combinaison de différentes visions et synergies.

Par conséquent,   la Coalition Mauritanienne PCQVP demande aux autorités en charge de ce recrutement de considérer ces aspects et ce dans un souci d’efficacité et d’inclusion constructive pour la réalisation de notre  objectif commun  de lutte contre la corruption.

Ba Aliou Coulibaly

Président de la Coalition Mauritanienne PCQVP

Membre du Comité national ITIE

Tel : 222 46455504

Instauration d’un couvre-feu « énergétique » sur l’ensemble du territoire national

Le Gouvernement a adopté au cours de sa réunion organisée aujourd’hui mardi 31 mars 2026, un ensemble de mesures économiques et sociales visant à atténuer l’impact de la récente hausse des prix du gaz et des carburants.

Ces mesures s’inscrivent également dans le cadre du renforcement du pouvoir d’achat des citoyens et du soutien au système de protection sociale.

Elles constituent aussi une réponse à la conjoncture internationale exceptionnelle et à son impact direct sur les prix de l’énergie.

Une augmentation du salaire minimum, qui passera de 45 000 à 50 000 ouguiyas, a été décidée à ce propos.

Le gouvernement a décidé par ailleurs d’octroyer une aide financière exceptionnelle de 45 000 ouguiyas qui bénéficiera à 50 000 fonctionnaires civils et militaires, afin d’atténuer l’impact de la hausse des prix de l’essence.

 

Concernant les groupes vulnérables, une aide financière de 30 000 ouguiyas sera accordée individuellement à 124 000 familles inscrites au registre social, afin de les aider à faire face aux conséquences de l’inflation.

Le Président de la République fera don, dans le cadre de ce train de mesures, d’un million d’ouguiyas anciennes, prélevé sur son salaire pour une période de six mois, tandis que le Premier ministre et les membres du gouvernement ont décidé de faire don d’une partie de leurs salaires pendant la même période, contribuant ainsi à cet effort de solidarité nationale.

Dans le cadre des efforts visant à rationaliser la consommation d’énergie, la circulation des véhicules en ville, qu’il s’agisse du transport de personnes ou de marchandises, sera interdite de minuit à 5 h. Cette mesure n’est pas un couvre-feu et ne concerne pas les motos de livraison ni les services d’urgence, précise le Gouvernement.

 

Ces mesures s’inscrivent dans le cadre des efforts déployés pour atténuer les effets de la hausse des prix de l’essence et des carburants et pour renforcer les dispositifs de protection sociale existants.

Il a souligné que le gouvernement compte sur la compréhension et la coopération des citoyens pour surmonter cette situation internationale exceptionnelle dans un esprit de solidarité et de responsabilité nationale.

Toujours dans le cadre de cette politique d’austérité, il a été convenu de reduire les missions à l’étranger, de limiter les ateliers non essentiels, de rationaliser les opérations nationales et d’intensifier les efforts visant à optimiser la consommation d’énergie dans les établissements et bâtiments publics. Des référents seront notamment désignés pour superviser la mise en œuvre des mesures d’économie d’énergie au sein de ces institutions.

 

Le gouvernement s’engage aussi à prendre toutes les mesures nécessaires pour lutter contre la contrebande et la réexportation de produits énergétiques subventionnés.

Il s’agit d’une responsabilité partagée nécessitant la mobilisation de tous les acteurs, notamment les pouvoirs publics, les transporteurs et les citoyens, compte tenu de son impact direct sur la disponibilité de ces produits et la stabilité de leurs prix, a précisé le Gouvernement.

Dans le cadre des efforts visant à rationaliser la consommation d’énergie, la circulation des véhicules en ville, qu’il s’agisse du transport de personnes ou de marchandises, sera interdite à partir de demain jeudi de minuit à 5 h. Il ne s’agit pas véritablement d’un couvre-feu mais de mesures d’austérité ne concernant pas les motos de livraison et les services d’urgence.

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