par Webmaster | 7 02 26 | Actualitès, Éducation

La famille de l’étudiant de la Mahadra décédé dans des circonstances non encore élucidées, Sidi Mohamed Ould Mahfoud a déclaré que son fils avait été battu et négligé avant sa mort à la Mahadra d’Aboubakr (Al-Mabrouk) dans la commune d’El Mouyassar, dans la moughata de Boutilimitt.
Dans un communiqué qu’elle a publié, la famille a indiqué que les témoignages fournis par les accompagnateurs de l’enfant à la mahadra, à savoir son oncle (18 ans) et son frère (16 ans), qui ont également témoigné devant la gendarmerie nationale, ont révélé que l’enfant avait commencé à tomber malade le 17 janvier, avec une forte fièvre et des frissons qui ont duré plusieurs jours, avant que son état ne s’aggrave et qu’il ne développe un gonflement important de la gorge qui l’empêchait d’avaler.
Elle a précisé que les surveillants se sont contentés de lui donner des analgésiques, tout en le soumettant à des coups répétés de la part d’un certain Al-Qasim, en éloignant parfois ses frères de lui et en leur faisant croire qu’il faisait semblant de s’évanouir.
La famille a indiqué que l’enfant demandait à ses frères d’informer ses parents de son état de santé, leur reprochant leur incapacité à faire passer le message.
Elle a indiqué que les derniers jours de l’enfant avaient été marqués par une difficulté à exprimer ses sentiments et l’approche de sa mort, ainsi que par des périodes de délire, tandis que les surveillants tentaient de le nourrir de force avec des pommes de terre chaudes écrasées, en raison de l’obstruction de sa gorge et de son incapacité totale à avaler.
Les accompagnateurs ont rapporté que le cheikh de la Mahadra l’avait giflé en lui disant : « Monsieur, reste tranquille, tu sais que tu n’as rien du tout. »
Avec la détérioration de son état de santé, l’enfant est devenu incapable de contrôler ses besoins physiologiques, et les surveillants ont commencé à avoir peur de s’approcher de lui.
Elle a indiqué que l’enfant est décédé vers 18 heures le 1er février et que son corps a été transporté à l’hôpital Cheikh Zayed de Nouakchott vers 20 h 30, où le personnel médical a informé les accompagnateurs que le décès était survenu plusieurs heures auparavant et a refusé de remettre le corps sans la présence de la famille et sans pièce d’identité de l’enfant.
La famille a déclaré que les autorités administratives et sécuritaires avaient traité l’affaire de manière positive et responsable et avaient recueilli les informations nécessaires avant de déposer la plainte officielle aujourd’hui.
par Webmaster | 6 02 26 | Actualitès, Politique

La Présidence de la République a rendu public aujourd’hui vendredi 6 février courant, un décret portant nomination d’anciens ministres et hauts responsables d’institutions publiques et parapubliques aux postes de Chargés de mission et de Conseillers au Palais présidentiel.
Ces nominations se présentent comme suit :
– Monsieur Sidi Mohamed Ould Taleb Amar, chargé de mission à la Présidence de la République,
– Monsieur Ahmed Baba Ould Eleya, chargé de mission à la Présidence de la République ;
– Monsieur Mohamed Ould Djiek, conseiller à la Présidence de la République,
– Monsieur Isslemou Ould Mohamed M’badi, conseiller à la Présidence de la République ;
– Monsieur Emmemme Ould Beibate Ahmah Hmahllah, conseiller à la Présidence de la République ;
– Madame Lalya Camara, conseillère à la Présidence de la République ;
– Monsieur Cheikh Ould Bedda, conseiller à la Présidence de la République ;
– Monsieur Ahmed Salem Ould Bouhoubeini, conseiller à la Présidence de la République.
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Photo : de g à d en haut : Sidi Amar, Eleya et M’Badi
De g à d en bas : Beibatte, Lalya, Bedda et Bouhoubeiny
par Webmaster | 6 02 26 | Actualitès, Environnement, santé, Sociétés

L’histoire des relations entre l’Europe et l’Afrique est marquée par une transition des plus sombres : de l’extraction de richesses naturelles et humaines pendant la période coloniale, on est passé à une nouvelle forme de domination, celle de l’exportation massive de déchets. Le continent, déjà aux prises avec ses propres défis de gestion, se voit confronté à l’héritage toxique de la surconsommation des pays industrialisés.
Le phénomène a été baptisé « colonialisme des déchets » par les observateurs et les ONG, une expression qui résume la dynamique selon laquelle les pays riches externalisent vers des régions moins nanties les conséquences environnementales de leur modèle économique.
Le plastique en est le symbole de ce fléau avec une production mondiale de 350 millions de tonnes de déchets plastiques générés chaque année.
L’Union européenne a exporté à elle seule 1,3 million de tonnes de déchets plastiques hors de ses frontières en 2023, dont 75% vers des pays en développement. Un volume qui a augmenté depuis 2021 malgré les promesses de réduction.
l’Afrique est l’une des principaux points de chute de ces exportations.
Un autre fléau des plus graves sont les déchets électroniques, une bombe à retardement pour le Continent.
Des cargaisons illégales de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) sont exportées depuis l’Europe souvent dissimulés sous couvert de dons ou d’équipements d’occasion. Cette accumulation entraîne une crise environnementale et sanitaire grave et avec un taux de recyclage inférieur à 1% l’Afrique devrait générer 72 millions de tonnes de déchets électroniques d’ici 2030.
Le Ghana est une cible privilégiée où dans la décharge d’Agbogbloshie, près d’Accra, environ 70% du matériel importé finit par être brûlé à ciel ouvert pour en extraire les métaux, libérant des fumées toxiques.
Les sols de ces sites sont contaminés par des métaux lourds à des niveaux jusqu’à cent fois supérieurs aux limites autorisées.
L’arrivée de ces déchets, souvent de mauvaise qualité et difficiles à recycler, a des répercussions directes et dramatiques.D’abord pour la santé humaine où les populations vivant à proximité des sites de traitement sont exposées à des fumées toxiques, des poussières et des microplastiques qui polluent l’air et l’eau. Les travailleurs précaires, parfois mineurs, manipulent ces déchets sans aucune protection.Ensuite pour l’environnement car les décharges à ciel ouvert avec des milliers de tonnes souillent les capitales africaines, de Dakar à Nairobi, polluant les sols et les nappes phréatiques.Par ailleurs ,les déchets plastiques et textiles finissent dans les océans, étouffant la vie marine et entraînant la formation d’amas dérivants qui entravent la pêche artisanale.
Même le bétail n’est pas épargné.Au Niger, des bergers dénoncent la mort lente de leurs animaux, qui broutent une herbe mêlée de plastique.
La réponse africaine à ce fléau est contrastée parceque tiraillée entre l’urgence environnementale et les considérations économiques immédiates.
Lors des négociations pour un traité international contre la pollution plastique, le groupe africain a porté une voix commune pour un accord ambitieux et juridiquement contraignant, défendant le principe de « responsabilités communes mais différenciées ».
Chacun réagit à sa façon.Le Rwanda est cité en exemple de leader dans la lutte, avec des initiatives de transformation des plastiques en matériaux de construction. Le Kenya et le Sénégal tentent de durcir leur législation.
Des projets locaux émergent, comme au Nigeria où des parents peuvent payer les frais de scolarité avec des bouteilles plastiques collectées ou en Côte d’Ivoire où une usine recycle le plastique en briques pour construire des écoles.
Cependant de nombreux États africains peinent à appliquer leurs propres lois, par manque de capacités de contrôle ou de volonté politique.
Certins hésitent, car l’industrie du plastique et de l’importation de déchets représente une source d’emplois et de revenus.
Après avoir puisé dans les ressources de l’Afrique, l’Europe et d’autres pays industrialisés y exportent désormais leurs externalités négatives. Si la nouvelle réglementation européenne,tandant à interdir l’exportation de leurs déchets marque un premier pas nécessaire, elle ne suffira pas à inverser la tendance tant qu’elle laissera des portes ouvertes et que la logique économique du « moins-disant environnemental » prévaudra.
L’espoir réside plutôt dans une double dynamique : une application stricte et élargie du principe de proximité (traiter ses déchets chez soi) par les pays riches, couplée à un renforcement des capacités et une unité politique des pays africains pour refuser d’être la « poubelle du monde » et développer une économie circulaire adaptée à leurs besoins et à leur environnement.
par Webmaster | 6 02 26 | Actualitès, Éducation

Initiative Citoyenne de Cadres de Kaédi a lancé un appel citoyen au Président de la République Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, à travers lequel, les cadres du Gorgol attirent l’attention de son Excellence sur la démolition d’une école à Kaédi en pleine année scolaire.
Il s’agit de bâtiments historiques de l’École 1 de Kaédi, un établissement fondé au début des années 1950 et qui a contribué à former de nombreux cadres depuis l’indépendance du pays, indique ledit appel citoyen dont ci-après l’intégralité :
A Monsieur le Président de la République, Mohamed Cheikh Ould Ghazouani
Objet : Démolition d’une école à Kaédi : Un appel Citoyen
Excellence Monsieur le Président de la République,
Quelques jours avant votre visite officielle dans la Wilaya du Gorgol, tant attendue avec enthousiasme et espoir par ses habitants et ceux de Kaédi en particulier, nous sommes désolés de devoir nous adresser à vous ainsi pour attirer votre attention sur des événements aussi surprenants que graves qui viennent de se dérouler à Kaédi, et pour lesquels nous demandons votre intervention décisive.
De récentes images frappantes diffusées sur les réseaux sociaux montrent la destruction, en pleine année scolaire, de bâtiments historiques de l’École 1 de Kaédi, un établissement fondé au début des années 1950 et qui a contribué à former de nombreux cadres depuis l’indépendance du pays. Cette démolition surprend d’autant plus que ni le Conseil municipal de Kaédi, normalement chargé des écoles primaires, ni les habitants n’ont été consultés à ce sujet.
Selon les éléments dont nous disposons, ces démolitions sont justifiées par la nécessité d’agrandir le terrain destiné à la construction d’un dispensaire Mère et Enfant à Kaédi, qui sera réalisé sous votre haute autorité.
Si la population de Kaédi accueille avec honneur et fierté ce projet, il reste surprenant que la création de cet établissement de santé implique la destruction de salles de classe déjà jugées insuffisantes, surtout à un moment où l’école républicaine, initiative politique portée par vous-même et soutenue par nos soins, est promue. De plus, cette école représente un élément essentiel du patrimoine culturel de la ville et incarne une part de l’identité affective des habitants, puisque bon nombre de leurs enfants ont fréquenté ce haut lieu de l’enseignement primaire.
Nous sollicitons votre discernement ainsi que votre engagement envers la justice et la qualité du travail afin de mettre un terme à cette situation et d’envisager des solutions alternatives.
Nous vous prions d’agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre considération distinguée.
Les signataires
Signataires de l’appel citoyen ‘Ecole 1 de Kaédi’
1 Amadou Oumar Ba +222 46491812
2 Cheikh Saadbouh Tandia +222 44244424
3 Ahmadou Bal dit Zakaria +1(283) 225-2949
4 Mohamadou Abdoul Majid Niang +222 46768741
5 Elhabibou Chérif Sanghott +1(216) 319-9601
6 Abdoulaye Lassana Diagana +222 46493450
7 Souleymane Lo +222 46879929
8 Cheikh Tahara Baradji dit Nkono +222 46456210
9 Diewo Camara +222 36308561
10 Mama Thierno Ndiaye +222 46406887
11 Abdoul Tandia +222 36459205
12 Hapsa Sow +222 46462211
13 Oumou Diallo Sy + 221 771859536
14 Moussa Bathily Ba +222 47654118
15 Mamoudou Abderrahim Toure +222 34171649
16 Cire Gatta Ba +33 665138161
Kaédi, le 02 février 2026
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Ampliation :
S.E.M. le Ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement Local
S.E.M. le Ministre de l’Education et de la Réforme de l’Enseignement
S.E. Mme. la Ministre de l’Habitat de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire
Monsieur le Wali du Gorgol
Monsieur le Président du Conseil Régional du Gorgol
Monsieur le Hakem de la Moughataa de Kaédi
Monsieur le Maire de Kaédi

par Webmaster | 6 02 26 | Actualitès, Economie

La Mauritanie a confirmé mardi 21 janvier son adhésion au Comité directeur du Centre de développement de l’OCDE. Cela porte à 55 le nombre total de pays membres du Comité directeur, dont 13 sont africains. L’Union européenne participe également aux travaux du Centre de développement.
L’adhésion de la Mauritanie fait suite à une invitation approuvée par le Conseil de l’OCDE. Elle renforce le dialogue entre les membres de l’OCDE et les pays non-membres sur les politiques publiques, et soutient les efforts de la Mauritanie en faveur d’un développement inclusif et durable.
La Mauritanie, qui connaît actuellement une profonde transformation économique, occupe une position stratégique entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne. En tant que membre du Centre de développement, la Mauritanie participera pleinement au dialogue et à l’analyse des politiques publiques, partageant ses propres expériences en tant qu’acteur régional clé tout en bénéficiant de l’apprentissage par les pairs.
Son adhésion soutiendra les priorités de réforme de la Mauritanie — notamment la diversification économique, l’emploi des jeunes, le développement du capital humain, la gouvernance, l’accès aux services de base et la durabilité environnementale — conformément à sa Stratégie de croissance accélérée et de bien-être partagé (SCAPP).
La Mauritanie a un historique établi de coopération avec l’OCDE et le Centre de développement. Depuis 2018, elle figure dans le rapport annuel Dynamiques du développement en Afrique et, depuis 2019, dans les Statistiques des recettes publiques en Afrique. La Mauritanie participe à l’indice Institutions sociales et égalité des genres (SIGI), et a contribué aux initiatives de l’OCDE sur le développement fondé sur les ressources naturelles, la transparence fiscale et la mobilisation des ressources nationales, notamment le Cadre inclusif OCDE/G20 sur l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (BEPS).
L’adhésion de la Mauritanie enrichira les travaux d’analyse et le dialogue sur les politiques publiques du Centre de développement, renforcera son engagement envers l’Afrique et créera de nouvelles synergies entre les différents axes de travail de l’OCDE.
À propos du Centre de développement de l’OCDE
Le Centre de développement rassemble des pays membres et non-membres de l’OCDE afin de promouvoir le dialogue sur les politiques publiques et des solutions innovantes aux défis du développement. Il compte parmi ses membres des pays de toutes les régions et de tous les niveaux de développement, qui œuvrent en faveur d’une croissance durable et inclusive.