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Ould Ahmed El-Waghef nommé au poste de Président du Secrétariat National du Contenu Local.

La Présidence de la République a rendu public aujourd’hui jeudi 5 février courant, un décret portant nomination de Yahya Ould Ahmed El-Waqf Président du Secrétariat National du Contenu Local.

Le Conseil des ministres mauritanien avait approuvé en septembre 2025 un projet de décret établissant le Conseil National du Contenu Local (CNCL), rappelle-t-on.

Objectif : structurer la participation nationale dans les industries extractives et l’énergie.

Ledit décret, qui complète le cadre légal de la loi n° 2024-045 du 18 décembre 2024, définit le fonctionnement et la composition de ce conseil, chargé de la stratégie locale.

 

Le renouvellement de la classe politique en Mauritanie.Une nécessité qui passe impérativement par la transformation des règles du jeu et le changement des mentalités.

Dans le paysage politique mauritanien, un constat s’impose et devient une antienne : « Ce sont toujours les mêmes qu’on voit, qu’on nomme et qu’on démissionne. » Cette phrase, ressassée dans les discussions, résume le sentiment d’une large partie de la population face à une classe politique perçue comme immuable, en dépit des alternances au sommet même de l’État et des promesses de changement. Derrière ce sentiment se cache une réalité structurelle complexe : le renouvellement de la classe politique, bien que largement présenté comme une nécessité, se heurte à un système aux mécanismes de perpétuation profondément ancrés.

La vie politique mauritanienne donne régulièrement l’illusion du mouvement. Les gouvernements changent, des ministres sont remplacés et de nouvelles alliances se forment. Pourtant, une observation plus fine révèle un phénomène persistant de recyclage des élites.

Les figures-clés des anciens régimes, qu’ils soient du PPM,du PRDS ,de l’UPR ou d’autres mouvances, réapparaissent systématiquement dans l’arène, occupant tantôt des postes ministériels, tantôt des ambassades stratégiques ou des présidences d’institutions. Une « chimie politique », comme la qualifient certains analystes, qui utilise les mêmes réactifs sécrétant la même solution.

Pour comprendre cette résistance au changement, il faut remonter aux fondations de l’État mauritanien moderne. Issu d’une construction coloniale tardive , le pays a hérité d’institutions fragiles, peinant à unifier un territoire marqué par des émirats rivaux et des structures sociales tribales prégnantes. Dès l’indépendance,

le système qui a été mis en place a permis à une oligarchie restreinte de conserver les rênes du pouvoir, un modèle qui a survécu aux nombreux bouleversements politiques.

Ce système s’est greffé sur des fractures sociétales profondes qui structurent encore aujourd’hui la compétition politique à travers des clivages qui sont souvent instrumentalisés, entravant l’émergence d’une conscience politique nationale unifiée et favorisant des logiques clientélistes. Dans ce contexte, la politique fonctionne moins sur des bases idéologiques ou programmatiques que sur des allégeances personnelles, tribales ou de clientélisme, rendant le système étonnamment résilient et flexible pour absorber les contestations sans se transformer.

La question brûlante est alors comment briser ce cercle vicieux ? Les obstacles sont de taille. L’emprise des élites en place sur les leviers économiques, administratifs et sécuritaires rend toute éviction par les voies institutionnelles extrêmement difficile et la fragmentation sociale continue d’offrir un terrain fertile aux discours divisants, empêchant l’émergence de projets politiques nationaux inclusifs.

Pourtant, des conditions nécessaires pour un changement peuvent être identifiées. Une révision de la loi sur les partis vers plus d’inclusivité est cruciale pour permettre l’expression de nouvelles voix. Plus fondamentalement, l’émergence d’une opposition crédible et unie, capable de transcender les clivages personnels et ethniques pour proposer une alternative programmatique claire, reste le chaînon manquant. Cette évolution ne pourra advenir sans une pression citoyenne soutenue, portée par une jeunesse exigeante, une société civile dynamique et des médias indépendants. Enfin, un changement de culture politique de long terme est indispensable, pour ancrer l’idée que l’opposition est légitime et que l’alternance est un signe de santé démocratique, et non de faiblesse.

En définitive, le défi mauritanien n’est pas seulement de changer les hommes, mais de transformer les règles du jeu et de changer les mentalités.Tant que le système continuera de fonctionner comme une machine à recycler les élites et à exclure les nouveaux entrants, le constat amer que « ce sont toujours les mêmes » demeurera une réalité, et la nécessité d’un renouvellement, un vœu pieux. Le véritable test pour la classe politique actuelle sera de démontrer si sa rhétorique sur le renouvellement est une tactique de plus pour se maintenir, ou l’amorce d’un courageux lâcher-prise.

Ahmed Bezeid Deida

Meguett : l’intégration économique et la cause palestinienne au cœur des priorités de l’action parlementaire islamique

Le président de l’Assemblée nationale mauritanienne M Mohamed Bamba Meguett, a présenté, en marge de la tenue à Nouakchott de la cinquante-cinquième session du Comité exécutif de l’Union parlementaire des États membres de l’OCI,  une vision parlementaire globale visant à renforcer la coopération économique entre les pays islamiques.

C’est ce révèle l’entretien approfondi suivant qu’il a accordé à la revue Al-Majalis dont ci-après l’intégralité :

M Mohamed Bamba Meguett, a souligné à cette occasion le rôle central des parlements dans la facilitation de cette dynamique, tout en réaffirmant, dans le même temps, l’attachement à la centralité de la cause palestinienne et la nécessité d’une action parlementaire islamique unifiée pour la défense des droits du peuple palestinien et le soutien à une solution juste et globale.

Dans cette interview publiée par la revue de l’Union parlementaire des États membres de l’OCI, le président de l’Assemblée nationale a affirmé que le monde islamique dispose d’importants atouts économiques lui permettant de bâtir une coopération réelle et une intégration efficace, à condition que les accords de coopération inter-islamique soient effectivement mis en œuvre et que les obstacles législatifs et réglementaires entravant leur application soient levés. Il a précisé que la diversité des économies des pays islamiques, malgré les défis mondiaux, ouvre des perspectives prometteuses de croissance, insistant sur l’importance du rapprochement des législations économiques, de l’activation des mécanismes de suivi communs, ainsi que de l’implication du secteur privé et de l’échange d’expériences dans les domaines de l’économie numérique, de l’économie verte et de la sécurité alimentaire.

Dans ce cadre, il a mis en exergue le rôle déterminant des parlements dans l’appui à cette orientation, non seulement à travers l’adoption des lois et le contrôle de leur mise en œuvre, mais aussi par la promotion de la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et l’ouverture de canaux de dialogue avec les acteurs économiques et la société civile, afin de renforcer la confiance et de servir les projets d’intégration entre les États islamiques.

Par ailleurs, le président de l’Assemblée nationale a insisté sur le fait que la cause palestinienne demeure la première cause centrale de l’Union, au regard des crimes, du déplacement forcé et des violations graves du droit international auxquels est soumis le peuple palestinien. Il a appelé à une mobilisation parlementaire islamique unifiée en faveur d’une solution juste et globale garantissant les droits légitimes du peuple palestinien, au premier rang desquels le droit à l’autodétermination, l’établissement d’un État indépendant avec Al-Qods pour capitale, ainsi que le droit au retour des réfugiés.

Il a enfin souligné l’importance du renforcement de l’échange d’expertises législatives et de contrôle entre les parlements islamiques, considérant cette démarche comme un levier essentiel pour améliorer la performance institutionnelle, promouvoir la transparence et consolider les pratiques démocratiques au sein des États membres.
À travers ces positions, le président de l’Assemblée nationale mauritanienne dessine les contours d’un rôle parlementaire islamique plus affirmé, appelé à conjuguer intégration économique, solidarité politique et responsabilité démocratique au service des peuples du monde islamique.

Dubaï : Le Premier ministre présente les conditions favorables dont jouit la Mauritanie pour attirer les investissements

La Mauritanie a présenté hier jeudi à Dubaï aux Émirats Arabes Unis, devant les participants au Sommet mondial des gouvernements, qui se poursuit du 3 au 5 février courant, la vision du Gouvernement, permettant de développer la Mauritanie et de renforcer son processus de développement.

Notre pays possède d’importantes richesses naturelles et offre des opportunités prometteuses d’investissement dans les domaines de la pêche, de l’agriculture et des mines, a indiqué à cette occasion, le Premier ministre El Mokhtar Ould Diay, mettant en exergue, les conditions favorables dont jouit la Mauritanie pour attirer les investissements, grâce à sa stabilité politique, sa sécurité et ses réformes économiques continues.

Le Chef du Gouvernement a évoqué la position stratégique de la Mauritanie en tant que trait d’union entre l’Afrique et le monde arabe avant de passer en revue les plans du gouvernement visant à réaliser davantage d’infrastructures nécessaires au développement, notamment la modernisation du réseau routier et le renforcement des liaisons régionales afin de favoriser le commerce et l’intégration économique entre les pays de la région.

Il a insisté aussi sur l’importance croissante de la numérisation pour parvenir à un développement durable et réussi à l’ère moderne et sur le rôle central des jeunes dans la concrétisation des ambitions de développement du pays.

La participation de la Mauritanie s’inscrit dans le cadre de la volonté du pays de renforcer sa présence sur la scène internationale, de faire connaître ses opportunités d’investissement et ses perspectives de développement, afin de tisser des relations étroites avec des partenariats efficaces et divers acteurs internationaux pour réaliser les objectifs de son développement global et durable, indiquent des sources officielles.

L’Assemblée Nationale de Mauritanie et l’UNICEF signent un accord-cadre de coopération en faveur des droits de l’enfant

L’UNICEF et l’Assemblée nationale de Mauritanie ont procédé hier mercredi 4 février 2026, à la signature d’un accord-cadre de coopération visant à structurer et renforcer leur collaboration autour des priorités nationales en faveur des enfants et des adolescents.

« Ce partenariat avec l’Assemblée nationale traduit une volonté commune de renforcer l’ancrage des droits de l’enfant au cœur des processus législatifs et budgétaires. Il s’inscrit dans une dynamique d’accompagnement durable des efforts nationaux en faveur d’investissements sociaux plus efficaces et mieux ciblés au bénéfice des enfants et des adolescents », a déclaré le Représentant de l’UNICEF en Mauritanie, Monsieur El Kebir Mdarhri El Alaoui.

Cet accord marque une étape importante dans l’institutionnalisation d’un partenariat de long terme, axé sur l’appui au rôle législatif, budgétaire et de contrôle du Parlement dans les secteurs sociaux clés.

Le partenariat s’articulera notamment autour des priorités suivantes :

Appui au rôle parlementaire en matière d’investissements sociaux et promotion de la budgétisation sensible aux enfants ;

Renforcement des capacités des commissions parlementaires clés, notamment dans les domaines des finances, des affaires sociales, des droits de l’enfant et de l’inclusion ;

Alignement du cadre législatif avec les engagements internationaux relatifs aux droits de l’enfant ;

Dialogue institutionnel, suivi et redevabilité en matière de politiques publiques et de services sociaux ;

Promotion de la participation des enfants et des jeunes dans les processus de consultation et de dialogue liés aux politiques publiques.

« Au nom de l’Assemblée nationale, et au nom des enfants de Mauritanie, nous remercions l’UNICEF pour cette collaboration. Nous travaillerons ensemble afin que ce partenariat se traduise par un impact visible et durable au profit de chaque enfant de notre pays », a souligné Sidna Sokhna, Vice-Président de l’Assemblée nationale.

À la suite de la signature de cet accord-cadre, les parties mettront en place un comité technique dédié chargé de conduire l’élaboration conjointe d’un plan de travail biennal (2026–2027), afin de traduire les orientations stratégiques du partenariat en priorités opérationnelles et en cadres d’action structurés

 

 

 

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