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Azougui, sur le terrain de l’histoire vivante


À la faveur de la reprise des fouilles archéologiques annoncée par Chloé Capel, responsable du projet scientifique mené en collaboration avec l’Université de Nouakchott, le site historique d’Azougui s’impose de nouveau comme une clé majeure pour comprendre l’histoire saharienne, almoravide et transsaharienne.
D’ores et déjà, une visite de terrain permet d’en mesurer concrètement la portée scientifique et humaine. J’ai eu l’honneur de me rendre sur le site en compagnie du conservateur du musée de Toueizeguet, Khalil Ould Ntahah, et d’échanger avec la responsable du projet, dont l’engagement et la rigueur scientifique forcent le respect.
Ce déplacement fut également l’occasion de retrouver mon ami, le Professeur Lemine Baba, entouré de ses étudiants de master en histoire, désormais engagés sur le terrain exigeant de l’archéologie.
Ces jeunes chercheurs, appelés — dans quinze ans ou moins, qu’Allah leur accorde longue vie — à devenir les acteurs de la mauritanisation de l’archéologie, incarnent l’avenir d’une science enracinée dans notre sol et portée par nos propres compétences.
C’est précisément cette dimension — le patrimoine comme mémoire, mais aussi comme promesse d’avenir — qui a retenu mon attention dans le brillant exposé de la responsable du projet, et qui explique la résonance particulière de cette expérience avec l’objet même de mon séjour actuel à Atar.
Les mots-clés qui structurent cette démarche — mémoire, patrimoine, développement — constituent en effet le socle du programme d’action de l’Association Renaissance de la Ville d’Atar, engagée pour un développement durable à l’échelle locale, fondé sur la valorisation des ressources historiques, culturelles et humaines.

C’est dans cet esprit que nous entendons contribuer au développement local, en joignant nos efforts à ceux des autres initiatives de la société civile, dans une logique de convergence et de concurrence positive. Cette orientation se traduit déjà par le lancement d’une sensibilisation à grande échelle autour du thème de l’eau durable pour Atar, à travers conférences, colloques et espaces de débat.
Nous avons, à cet égard, noté avec satisfaction l’intérêt manifeste des autorités régionales et municipales pour les enjeux du développement durable dans leur dimension locale.
Il s’agit désormais de soutenir la Renaissance
de la ville, dans le cadre d’un partenariat avec la mairie, en impulsant un mouvement d’idées capable de servir le bien-être des populations et de réconcilier mémoire, patrimoine et avenir.
La visite d’Azougui , en fouilles, conduit ainsi à une conclusion claire :
le patrimoine historique est un levier vivant, capable d’alimenter une dynamique de développement, à condition qu’il soit porté par le savoir, soutenu par les institutions et approprié par les populations..

Abdel Kader Mohamed

La BCM et les banques primaires s’engagent à poursuivre les réformes, à consolider la stabilité et à modernise le système bancaire mauritanien

La Banque Centrale de Mauritanie (BCM) et les banques primaires ont tenu hier mercredi 28 janvier courant leur réunion mensuelle de concertation.

Présidée par le Gouverneur de la BCM M. Mohamed-Lemine Dhehby, cette rencontre a porté sur l’évolution du secteur bancaire et financier, notamment le marché des changes et le marché monétaire.

La supervision bancaire, la gouvernance et la qualité des données, la conformité, ainsi que la modernisation des systèmes et moyens de paiement ont été également au menu des discussions.

Une attention particulière a été accordée à l’audit externe des banques, au passage aux normes IFRS et au renforcement des capacités à travers la formation continue des équipes.

La réunion a également été marquée par la signature de la Charte Interbancaire de Conformité, traduisant l’engagement collectif du secteur bancaire national en faveur du renforcement de la conformité et de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Cette rencontre réaffirme la volonté commune de la BCM et des banques de la place de poursuivre les réformes et de consolider la stabilité et la modernisation du système bancaire national, indique la Banque d’émission sur son compte Linked In.

Le ministre de l’Equipement et des Transports interpelé sur l’absence de finition d’infrastructures routières

Le ministre de l'équipement en visite sur les sites des projets routiers au  Hodh Chargui | Saharamedias FR

L’Assemblée nationale a consacré sa séance publique, tenue hier mercredi, à l’écoute des réponses du Ministre de l’Équipement et des Transports, M. Ely El Veirik, à une question orale qui lui a été adressée par le député Mokhtar Ould Mohamed Limam.

Dans sa question, le député a déclaré que le critère de qualité est resté le plus grand défaut des projets routiers, malgré les réalisations récentes en matière de réhabilitation des routes principales et de construction de centaines de nouveaux kilomètres.

Comment expliquer alors ces défauts enregistrés dans les travaux en cours sur de nombreuses nouvelles routes, l’absence de finition, et le manque de contrôle technique et de rigueur dans la réception des travaux, s’est interrogé le parlementaire.

Le Ministre a affirmé, en réponse à la question, que la réalisation des projets routiers est soumise à toutes les procédures en vigueur et internationalement reconnues, depuis la préparation des études techniques de la route, des cahiers des charges et des dossiers d’appel d’offres, jusqu’à l’exécution des travaux conformément aux normes techniques internationales.

Le Département contracte avec des bureaux internationaux de contrôle et de suivi, tenus de respecter les normes internationales à toutes les étapes de l’exécution, depuis l’approbation des études d’exécution, l’approbation des carrières et des matériaux utilisés, tels que les pierres, le béton et le ciment, avant le début de tout travail, a ajouté Veirick.

Toujours selon lui, l’organisme de contrôle est composé d’experts dans toutes les spécialités, l’État les rémunère pour leurs services, en plus du suivi par l’administration concernée du ministère pour garantir le respect des conditions et des contrats par les entrepreneurs et les bureaux, avec la participation d’équipes d’ingénieurs et de techniciens spécialisés.

le Laboratoire National des Travaux Publics joue par ailleurs un rôle de contrôle supplémentaire pour garantir la qualité des travaux, a souligné le ministre, selon lequel, la Direction de l’Entretien des Infrastructures supervise quant à elle, l’entretien régulier et continu des routes par le biais de programmes contractuels avec l’entreprise de travaux d’entretien routier, afin de garantir que le réseau urbain et interurbain reste dans un état sûr et acceptable.

Le Ministre a souligné l’attention maximale accordé par le Gouvernement aux routes et au désenclavement, à travers un programme axé sur la modernisation et l’extension du réseau routier national, la préservation des routes existantes par des programmes d’entretien et de réhabilitation, et la construction de nouvelles routes pour désenclaver les villes et les zones de production, et renforcer l’interconnexion et l’intégration régionale.

Toujours selon lui, même si la réalisation des routes nationales est conforme à toutes les normes techniques internationalement reconnues, elles peuvent rencontrer des problèmes après la réception et l’exploitation, tels que l’infiltration d’eau sous les couches ou le comportement de certains citoyens et opérateurs comme le creusement ou le déversement répété d’eau, en plus de l’impact de la surcharge des camions, qui nuisent à toute route quelle que soit la qualité de sa réalisation.

L’Union des bureaux des colonies mauritaniennes dans le Monde fête le 5e anniversaire de sa création

L’Union des bureaux des colonies mauritaniennes dans le Monde a célébré, en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur hier mercredi 28 janvier 2025 dans la capitale mauritanienne Nouakchott, le cinquième anniversaire de sa création.

Les colonies mauritaniennes à l’étranger ne sont pas seulement une extension géographique du pays, mais aussi un pilier fondamental de celui-ci et un ambassadeur permanent de ses valeurs, de sa culture et de son identité, a déclaré à cette occasion, le secrétaire général du ministère M. Demane Ould Hemar.

Les autorités ont fait de la protection des intérêts des citoyens à l’étranger et de la prise en charge de leurs affaires un choix stratégique constant et un pilier fondamental de l’action de l’État, a ajouté Hemar, rappelant l’organisation du premier forum national des colonies mauritaniennes, afin qu’il serve d’espace de rencontre, d’échange de points de vue et d’élaboration de solutions dans le cadre d’une approche participative qui fait d’elles des partenaires à part entière dans l’élaboration des politiques qui les concernent.

Le Secrétaire Général a salué également le rôle joué par les organismes et organisations communautaires, notamment l’Union des bureaux des colonies mauritaniennes dans le monde, en tant que partenaire essentiel pour suivre les questions colonies et renforcer leur présence positive.

Les colonies mauritaniennes à l’étranger ont représenté la Mauritanie de manière exemplaire tout en préservant leur spécificité chinguitenne, a déclaré pour sa part, le président de l’union des bureaux des colonies mauritaniennes, M. Moctar Ould Khalifa.

Intervenant à son tour, le directeur général de l’agence de promotion des investissements (APIM), M. Tah Ahmed Mouloud, a assuré, que les expériences internationales pionnières ont prouvé que les colonies ne sont plus un élément secondaire dans les équations du développement, mais elles sont devenues un levier central dans les politiques de croissance et d’attraction des investissements. Il a souligné que les colonies mauritaniennes à l’étranger constituent un partenaire stratégique à part entière dans la construction d’une économie nationale ouverte et compétitive, capable de s’intégrer en toute confiance dans l’économie mondiale.

La soirée a permis aux participants de suivre une présentation du rôle de l’union depuis sa création, les étapes de son développement, de son engagement au service du pays, du suivi des affaires des colonies jusqu’à sa volonté de représenter au mieux le pays.

Plusieurs ambassadeurs accrédités en Mauritanie et des députés ont assisté à la soirée.

Les sanctions sont tombées après la finale Sénégal – Maroc

La Fédération africaine de football (CAF) a rendu publique sa décision à l’issue de la finale Maroc – Sénégal, dont ce dernier est sorti vainqueur et contrairement à ce que certaines rumeurs laissaient entendre, le Sénégal n’a pas perdu son titre de la CAN.
Les Lions de la Teranga, qui avaient fait le choix symbolique de quitter le terrain après un penalty accordé aux Marocains dans le temps additionnel, sont les plus lourdement sanctionnés par le jury disciplinaire de la CAF. Le sélectionneur Pape Thiaw, notamment, a écopé de cinq matches de suspension, ainsi que d’une amende personnelle de plus de 80 000 €. Ndiaye et Ismaïla Sarr sont les deux joueurs aussi sanctionnés, de deux matches de suspension. Enfin, la fédération sénégalaise de football doit payer une amende record de près de 515 000 €.
Le pays hôte, le Maroc, a aussi eu des sanctions, notamment sa star, Achraf Hakimi, qui a écopé d’un match de suspension avec sursis. Ismaël Saibari, lui, a eu la plus lourde sanction pour un joueur, à savoir trois matches de suspension. La fédération marocaine de football a elle aussi écopé d’une  amende, de près de 260 000 €.
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