BIRAM DAH ABEID ,interpellé par la police

La police mauritanienne a interpellé ce mercredi 24 mai 2023,monsieur Biram Dah ABEID, nouvellement réélu député, rapportent des sources proches de l’homme politique et militant des droits de l’Homme.

La police mauritanienne a interpellé ce mercredi 24 mai 2023,monsieur Biram Dah ABEID, nouvellement réélu député, rapportent des sources proches de l’homme politique et militant des droits de l’Homme.

Un chaos sans précédent a présidé à ces élections dont les résultats sont absolument sans aucune signification. Du jamais vu, à une telle échelle. Au cœur de cette pagaille: la CENI. Jamais la Mauritanie n’a connu une telle dérive en matière électorale. Même le parti gouvernemental, INSAF, en a subi les affres, en raison de ses déchirements claniques comme par exemple à Nouadhibou. Sans rien dire de certains de ses démembrements. Depuis le début de cette mascarade, la CENI a fait montre des pires excès de notre administration publique : clientèlisme invétéré, absence totale de toute considération des lois et règlements en vigueur, mépris de la parole donnée, irresponsabilité permanente, divisions internes sur des bases non professionnelles, utilisation abusive des ressources, affectation sur des bases ethniques, tribales ou régionales…tout celà à ciel ouvert, sans scrupules et sans limites. La conséquence générale qui en résulte est le discredit total qui frappe le processus électoral dans son ensemble. La fraude est massive, les détournements de vote, le bourrage d’urnes qui ne sont même pas scellées pour la plupart, l’élimination du travail collectif des membres des bureaux de vote pour faire place à de véritables potentats en leur sein, qui décident de tout, chassent les gens comme ils veulent et, cerise sur le gâteau, le refus insensé et généralisé de délivrer les procès verbaux des bureaux de vote. etc…
Comment prendre au sérieux les résultats finaux de telles aberrations? Et comment ne pas voir que l’ennemi des élections libres, démocratiques, transparentes et acceptables, comme convenu entre tous les partis c’est la ÇENI elle même ?
LÔ GOURMO, 16 MAI 2023
Le Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 17 mai 2023, sous la présidence de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants :
‐ Projet de décret portant approbation d’une convention d’établissement entre le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et la Société AL DHAFRA pour l’Investissement en Agriculture et Industrie SARL.
Cette convention a pour objet la mise en œuvre d’un important projet de développement intégré, qui combine agriculture, élevage et agro-industrie. Ce projet, dont le coût global s’élève à 500.000.000 MRU, a pour principaux objectifs d’aménager et exploiter 2.000 hectares de terres agricoles dans la wilaya du Trarza, destinés à la culture de céréales, de fruits et légumes ainsi que des cultures fourragères, et de créer 100 emplois directs et 1000 emplois indirects.
‐ Projet de décret portant nomination des Membres du Conseil d’Administration de la Société Mauritanienne des Postes (MAURIPOST).
Abordant les résultats des élections législatives, régionales et municipales, le Conseil adresse ses remerciements et ses vives félicitations aux citoyens mauritaniens pour le degré de responsabilité dont ils ont fait preuve pendant la campagne électorale, dans un climat de paix et de sérénité, pour exercer leur droit de vote. Il a également remercié tous les acteurs politiques et la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) pour le rôle joué dans ce processus, en vue d’assurer le bon déroulement et la réussite de l’évènement.
Le Ministre de la Justice, Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur par Intérim a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.
Le tribunal chargé de statuer sur les dossiers dit de la Décennie ,a repris ce mercredi matin ses audiences avec l’audition du commerçant Mohamed Semiou.
L’ONU a accusé l’armée malienne et des combattants « étrangers » d’avoir exécuté en mars 2022 au moins 500 personnes lors d’une opération anti-jihadiste à Moura dans le centre du pays.
Le rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’homme est basé sur une enquête de la division des droits de l’Homme de la mission de casques bleus au Mali depuis 2013.
Le texte rapporte l’arrivée le 27 mars en fin de matinée des soldats maliens et de leurs alliés dotés de cinq hélicoptères alors qu’une foire aux bestiaux a attiré des milliers de civils venus s’approvisionner en prévision du Ramadan.
Il indique également que les évènements survenus à Moura font l’objet de versions contradictoires depuis plus d’un an.
Ces agissements pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, a communiqué le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme.
Ces allégations ont été jugés infondées par l’armée et par le ministre malien de la Réconciliation nationale.
Une enquête de la Justice militaire malienne est en cours.
Un hélicoptère et des hommes au sol auraient ouvert le feu « de manière indiscriminée » vers le marché, des jihadistes auraient riposté. Une trentaine de personnes dont une douzaine de jihadistes auraient été tués. L’armée malienne aurait pris le contrôle des lieux et interpellé environ 3.000 personnes, répartis sur quatre lieux. Elle aurait continué à ratisser la localité les jours suivants.
Les soldats maliens et leurs alliés « auraient sélectionné plusieurs centaines de personnes qui ont été sommairement exécutées pendant au moins quatre jours », dit le rapport. Les hommes à exécuter auraient été choisis sur des signes les rendant suspects comme le port d’une longue barbe.
Les victimes auraient été inhumées dans des fosses communes.
Depuis 2022, les évènements de Moura donnent lieu à des versions opposées des défenseurs des droits humains et de la junte au pouvoir depuis 2020 : massacre massif selon des ONG, opération de neutralisation réussie de 203 « terroristes » selon les militaires. Human Rights Watch a évoqué une exécution sommaire de 300 civils.
La surveillance des droits fait partie du mandat de la Minusma et son rapport contredit le narratif officiel.
Le Haut-commissariat souligne que la junte a constamment refusé à la Minusma l’accès à Moura en dehors d’un vol initial.
La justice militaire malienne a annoncé en avril 2022 une enquête. La junte rejette les accusations d’exactions contre les forces armées et assure faire respecter les droits. Elle a rompu en 2022 l’alliance militaire avec la France et s’est tournée vers la Russie. Elle réfute être liée aux mercenaires de Wagner aux agissements décriés dans différents pays.
Le rapport paraît à un moment délicat des relations – en constante détérioration – entre la junte et la Minusma dont le mandat expire en juin.
Les autorités maliennes critiquent l’action de la Minusma sur les droits et ont expulsé en 2023 le chef de la division des droits de l’Homme.
« Le gouvernement continuera d’oeuvrer inlassablement » pour la protection des droits, « cependant, le Mali se dressera avec force et avec la même énergie contre toute utilisation de la question des droits de l’Homme à des fins politiques ou de déstabilisation », disait en avril l’ambassadeur malien à l’ONU Issa Konfourou.
Source:AFRICANEWS