par Webmaster | 28 01 26 | Actualitès, Politique

A l’issue de l’examen et de l’adoption de la Loi de finances initiale 2026, le Président de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, M. Aly Mamoudou Kane, revient sur le rôle central joué par la Commission durant le marathon budgétaire, les principales orientations du projet de loi défendu par le Gouvernement, les innovations introduites par ce budget et les mécanismes de contrôle dont dispose le Parlement pour en assurer le suivi.
Question : Monsieur le Président, pouvez-vous rappeler brièvement le rôle de la Commission des finances dans l’examen et l’adoption de la Loi de finances initiale, et quelles ont été les principales orientations retenues par le Gouvernement dans le projet de loi soumis à l’Assemblée nationale ?
Aly Mamoudou Kane : Dans un contexte de stabilité aussi bien sécuritaire que politique, marqué par une reprise économique soutenue par les activités minières, la consolidation de la production agricole et le démarrage de la production gazière, la Loi de finances initiale (LFI) vise essentiellement à consolider les acquis et à poursuivre le programme inspiré par le Président de la République.
Globalement, ce projet de budget accorde une attention particulière aux secteurs sociaux, notamment l’éducation et la santé, ainsi qu’à la sécurité et aux infrastructures (routes, hydraulique), qui consomment l’essentiel des ressources budgétaires.
Avec l’introduction du budget-programme, le rôle du Parlement, à travers la Commission des finances, consiste à accompagner l’action du Gouvernement tout en se dotant de moyens de contrôle renforcés pour garantir la transparence dans la gestion des deniers publics.
Question : Comment se sont déroulées les séances d’audition des différents ministres devant la Commission des finances ? Les échanges ont-ils permis d’éclaircir les principales préoccupations soulevées par la représentation nationale ?
Aly Mamoudou Kane : Ce que l’on appelle le « marathon budgétaire » a débuté le 10 novembre pour s’achever le 29 décembre, soit 49 jours d’intenses travaux. Durant cette période, 33 séances ont été tenues avec des ministres ou institutions assimilées, notamment le CSA, TAAZOUR et la CDHAHRSC.
Je me félicite de la participation active des députés, aussi bien de la majorité que de l’opposition. Les séances ont souvent été longues et intenses, mais toujours empreintes de courtoisie.
Chaque audition débutait par une présentation du ministre, exposant le bilan de son département, les perspectives pour l’année à venir et les crédits sollicités. S’ensuivaient les interventions des députés sous forme de questions, commentaires et suggestions, auxquelles le ministre répondait.
De nombreux éclairages ont été apportés, même si les députés ressortent parfois insatisfaits des réponses fournies.
Les départements ayant suscité le plus de débats sont notamment :
Le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, sur les questions migratoires, l’accès à l’état civil, la loi sur les partis politiques, les activités de police et l’appui aux collectivités locales ;
Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, l’accès à l’eau demeurant une préoccupation majeure dans un pays à forte vocation pastorale et au climat désertique, avec des discussions récurrentes sur la SNDE ;
Le ministère de l’Éducation, en raison des enjeux liés à la qualité de l’enseignement ;
Le ministère de la Santé, également très sollicité.
Un intérêt particulier a aussi été observé pour TAAZOUR et le CSA, en raison de l’ampleur de leurs interventions dans les wilayas, ainsi que pour la SOMELEC au niveau du département de l’Énergie, du fait des délestages fréquents.
À l’issue des travaux, j’ai noté un large consensus autour des questions de défense et de diplomatie. Les débats concernant ces départements régaliens ont été marqués par le respect et la compréhension. C’est l’occasion de rendre hommage au Chef de l’État pour son approche pragmatique et efficace dans ces domaines.
Je remercie également les ministres pour leur attitude coopérative. Des amendements ont été proposés, mais finalement rejetés en plénière. Le budget 2026 a donc été adopté tel que présenté par le Gouvernement, assorti toutefois de recommandations formulées par la Commission, que le ministre des Finances s’est engagé à examiner pour les prochains exercices.
Question : Quelles sont, selon vous, les principales innovations contenues dans la Loi de finances initiale adoptée par l’Assemblée nationale ?
Aly Mamoudou Kane : La principale innovation réside dans l’introduction du budget-programme, qui permet de relier les moyens alloués aux résultats attendus. Cette approche facilite également le contrôle de l’action gouvernementale par les structures compétentes, notamment le Parlement.
Sur le plan fiscal, on note l’introduction de la Taxe sur les Transactions Électroniques (TTE), en réponse à la croissance rapide des paiements numériques.
L’emploi, en particulier celui des jeunes, demeure une priorité. C’est pourquoi les dotations des ministères chargés de l’autonomisation des jeunes et de la formation professionnelle ont été renforcées. La promotion des femmes et le soutien aux personnes en situation de handicap ont également été encouragés.
Question : Comment la Commission des finances entend-elle assurer le suivi et le contrôle de l’exécution de cette Loi de finances ? Le Parlement dispose-t-il des outils nécessaires pour exercer pleinement son rôle de contrôle budgétaire ?
Aly Mamoudou Kane : Une fois la loi adoptée, le Parlement reçoit l’état d’exécution budgétaire du premier semestre, souvent accompagné d’un projet de loi de finances rectificative pour ajuster la programmation.
La loi prévoit également la présentation d’une loi de règlement, préparée par la Cour des comptes, un an après l’exercice budgétaire. Ces documents constituent des bases essentielles pour le contrôle de l’exécution du budget.
Le Parlement dispose en outre de la possibilité de mettre en place une commission d’enquête parlementaire en cas de faits graves et avérés relatifs à la gestion des deniers publics.
Question : Avec le recul, êtes-vous satisfait du climat de travail et du niveau de responsabilité qui ont prévalu lors de l’examen de la Loi de finances ?
Aly Mamoudou Kane : Je me félicite du climat de sérénité qui a marqué cette session. Les échanges ont été fructueux, les députés ont été suffisamment édifiés et, à travers eux et les médias, l’opinion publique a été progressivement informée des débats, car le budget concerne l’ensemble des citoyens.
Ce fut un travail intense et exigeant, tant pour moi que pour l’équipe technique qui m’a accompagné et que je tiens à féliciter.
Enfin, je remercie le Président de l’Assemblée nationale, M. Mohamed Bamba Meguett, pour sa confiance, ainsi que mes collègues députés pour leur soutien. Présider la Commission des finances a été pour moi une mission à la fois exigeante et exaltante.
Propos recueillis par Mamadou Ousmane Tall,
Directeur de la Communication de l’Assemblée nationale
par Webmaster | 28 01 26 | Actualitès

Le Conseil des Ministres s’est réuni le mercredi 28 janvier 2026, sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed OULD CHEIKH EL-GHAZOUANI, Président de la République.
Le Conseil a examiné et adopté les projets de textes suivants :
‐ Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de l’Ecole de Santé Publique de Kiffa.
‐ Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de l’Ecole de Santé Publique de Sélibabi.
‐ Projet de décret portant modification de certaines dispositions du décret 024-2025 du 04 mars 2025, fixant les taxes et redevances minières.
Ce projet de décret vise une révision progressive des taxes minières, ce qui constitue une mesure légitime et réfléchie et opportune, répondant à l’orientation stratégique des plus hautes autorités de l’État visant à garantir un partage plus équitable de la valeur créée entre l’État et les opérateurs miniers, tout en assurant la soutenabilité du secteur à long terme.
Elle produira, par ailleurs, des effets structurants immédiats sur le fonctionnement du cadastre minier et sur l’attractivité du secteur. En renforçant le caractère dissuasif des taxes superficielles annuelles et des droits liés à la détention des titres, cette mesure permettra de résorber l’ensemble des demandes enregistrées depuis plusieurs années, aujourd’hui bloquées par la rétention artificielle de vastes superficies.
‐ Projet de décret portant déclaration d’utilité publique de l’emprise du couloir de servitude et de sécurité de la ligne électrique à haute et moyenne tension et des postes de transformation associés de la SOMELEC.
L’objectif principal de cette déclaration est de sécuriser les emprises du couloir de servitude et de sécurité de la ligne ainsi que les terrains destinés aux centrales solaires et postes de transformation associés, conformément à l’esprit de la réglementation foncière et domaniale nationale, toute emprise destinée à accueillir des ouvrages électriques doit faire l’objet d’une déclaration d’utilité publique (DUP), préalable aux procédures d’expropriation et d’indemnisation.
Pour rappel, le projet d’interconnexion électrique Nouakchott-Néma (225 kV) constitue un levier stratégique pour le développement énergétique durable de notre pays, en renforçant les capacités de production, de transport et d’interconnexion du réseau national.
‐ Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain à Nouakchott Sud, Moughataa de El Mina au profit de la Société d’Aménagement du Littoral de Nouakchott (la SALN).
‐ Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain à Nouakchott Ouest, Moughataa de Tevragh Zeina, au profit de la Société d’Aménagement du Littoral de Nouakchott (la SALN).
‐ Projet de décret portant déclaration d’utilité publique de réserves foncières à Nouakchott Ouest, Moughataa de Sebkha, au profit de la Société d’Aménagement du Littoral de Nouakchott (la SALN).
L’octroi de ces parcelles de terrain s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet visant à protéger, développer et valoriser durablement le littoral de Nouakchott, dans un contexte marqué par la vulnérabilité climatique, la pression urbaine croissante et les besoins de développement économique et social de la capitale.
Le projet s’inscrit dans une stratégie de long terme, conforme au SDAU de Nouakchott et à la Directive d’Aménagement du Littoral (DAL) en cours d’élaboration.
Le projet poursuit les objectifs suivants :
– Protéger la ville de Nouakchott contre l’érosion côtière, la submersion marine et les inondations ;
– Structurer un développement urbain maîtrisé et conforme au cadre réglementaire national ;
– Stimuler la croissance économique par la création d’emplois et d’activités durables
– Reconnecter la ville à son littoral à travers des espaces publics accessibles ;
– Renforcer la cohésion sociale par des équipements collectifs et des espaces verts ;
– Préserver et restaurer les écosystèmes littoraux.
‐ Projet de décret fixant les modalités pratiques de gestion et de suivi du compte d’affectation spéciale (CAS) dénommé « Renforcement des Capacités Techniques et Professionnelles de la Direction des Transports ».
Ce projet de décret vise à créer un compte d’affectation de spécial afin de renforcer les capacités techniques et professionnelles de l’administration des transports en finançant des programmes de formation et de perfectionnement au profit du personnel de la Direction des Transports, en vue de renforcer leurs compétences techniques et professionnelles, permettant d’améliorer les performances des agents, leurs conditions de travail, et par conséquent la qualité des services publics offerts.
Le financement de ce compte spécial reposera sur l’affectation d’un pourcentage des recettes générées par les droits liés aux services administratifs fournis par le secteur des transports. Ce mécanisme garantit un financement durable, sans alourdir le budget général de l’État.
Le ministre de la Justice a présenté une communication relative à la cession du Conseil Supérieur de la Magistrature pour l’année 2025.
La communication précise que cette session a constitué une étape importante pour évaluer la performance du système judiciaire en 2025 et déterminer les priorités visant à accroître l’efficacité et la confiance dans le système judicaire, en approuvant des recommandations visant l’amélioration de la qualité du travail judiciaire, la mise à jour du code d’éthique du juge, la consécration des normes professionnelles et transparentes relatives à la gestion des ressources humaines ainsi que le règlement de la situation de certains fonctionnaires et l’intégration d’une nouvelle promotion. Dans le même contexte, des mesures prioritaires seront mises en place pour renforcer les ressources humaines, moderniser le cadre juridique et les procédures, améliorer la formation et les équipements, adopter une gouvernance transparente du parcours professionnel et fixer des délais pour la mise en œuvre des autres objectifs de la réforme.
Le Conseil Supérieur de la magistrature a salué le travail accompli au cours de l’année écoulée grâce aux efforts des juges, greffiers et auxiliaires de justice, et a appelé à la poursuite du travail avec sérieux et discipline, ainsi qu’à l’amélioration de la qualité de la performance, conformément à l’ambition de Son Excellence le Président de la République, Président du Conseil Supérieur de la magistrature, d’établir une justice indépendante, impartiale et efficace qui consolide l’État de droit et renforce la confiance des citoyens et des résidents étrangers. Le Conseil a également souligné que cette voie est un engagement ferme et que le respect des devoirs professionnels et de l’éthique est une condition nécessaire pour mieux assumer la responsabilité judiciaire.
Le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur, de la Promotion de la Décentralisation et du Développement Local a présenté une communication relative à la situation intérieure.
Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :
Ministère de l’Intérieur, de la Promotion de la Décentralisation et du Développement Local
Cabinet du Ministre
– Chargé de mission : Vadili Ould Naji, Contrôleur de Police.
Ministère de l’Education et de la Réforme du Système d’Enseignement
Cabinet du Ministre
– Chargé de mission : Bal Mohamed El Mokhtar, précédemment chef du Pôle Ouest
– Chargé de mission : Sidi Ould Moylid, précédemment Coordinateur Sectoriel chargé de la Lutte contre le Sida dans les Milieux Scolaires
– Conseiller chargé des Syndicats : Khalifa Cheikh Hamma Ekbir, précédemment Chef de Service à la Direction Régionale de Nouakchott Ouest
Inspection Interne
– Inspecteur Général : Mohamed Bilal Meissara, Inspecteur de l’Enseignement secondaire
Administration Centrale
Direction Générale des Ressources
– Directeur Général : Naji Said, précédemment Inspecteur Général
Direction de la Nutrition et de l’Education Sanitaire
– Directeur : Mohamed Ould Abderrahmane, précédemment Directeur de l’Enseignement Secondaire
Direction de la Promotion des Sciences
– Directeur : El Housseine Ould Ethmane, précédemment Directeur Adjoint des Bâtiments
Direction de l’Enseignement Secondaire
– Directrice : El Betoul Ainina, précédemment Chef de Service de la Direction de l’Enseignement Secondaire
Direction des Examens
– Directeur Adjoint : Mohamed Salem Mohamed Moussa Sebti, Inspecteur de l’Enseignement Secondaire
Direction des Bâtiments et de l’Entretien
– Directeur Adjoint : Mohamedou Adama Diallo, précédemment Directeur Adjoint de l’Ecole Normale d’Instituteurs de Kaédi
Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement
Cabinet du Ministre
– Conseiller chargé de l’Hydraulique Urbaine : El Moustapha Ould Mahmoudi
Ministère de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement
Administration Centrale
Direction Financière
– Directeur : Sid’Ahmed Mohamed Ahmed
par Webmaster | 28 01 26 | Actualitès, Sociétés

Je me suis rendu au marché aujourd’hui mercredi 28 janvier 2026 à la plage, plus exactement au marché de poisson, afin d’acheter quelques kilos pour la famille, avant le début du mois béni du Ramadan, où ce plat devenu très rare dans le menu quotidien du jeun.
J’avais pensé que le poisson devrait être moins cher sur la plage qu’au marché de la Mosquée marocaine ou des jardins, là où les vendeuses exhibent leur marchandise depuis l’aube jusqu’au crépuscule.
. Première surprise : le poisson est bel et bien présent, en quantité et en diversité. Pourtant, les prix sont tout simplement exorbitants pour un pays qui se targue de posséder l’une des côtes les plus poissonneuses de la région voire du monde. En effet, une unité de yaye boy, ce grosse sardine indispensable pour un vrai teyboudenn se vend à 350 MRO. Des poissons plus grands et de qualité vont jusqu’à 3000 MRO/Kg. Une aberration économique et sociale.
Une autre espèce très abondante sur les étalages et visiblement très sollicité par les petites bourses, se vend à 150 MRO, mais elle ne semble pas attirer beaucoup d’acheteurs.

Deuxième constat, tout aussi préoccupant : les conditions d’hygiène dans lesquelles ce poisson est exposé et vendu laissent fortement à désirer. Les gratteurs se vaquent à leur besogne sur des tables sales et le poisson leur échappe parfois des mains pour atterrir sur le sol sablonneux.
Le marché de poisson, jadis propre et bien administré par des responsables du secteur des pêches est devenu méconnaissable et incontrôlable en raison d’une surpopulation faisant de ce quai naturel, non pas un lieu de transit pour les produits de pêche et de commerce de gros, mais également un marché de détails caractérisé par le désordre et l’indifférence.
Un paradoxe inquiétant entre abondance des ressources, cherté des prix et négligence sanitaire, au détriment direct du consommateur et de la santé publique.
MML
par Webmaster | 28 01 26 | Actualitès, Sociétés

La Banque Centrale de Mauritanie (BCM) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM) ont conjointement signé, hier mardi 27 janvier courant, une convention de partenariat, visant à renforcer la coopération entre deux institutions, en matière de promotion de l’inclusion financière.
L’accord, paraphé par le Gouverneur de la BCM M. Mohamed-Lemine Dhehby et le Représentant et Directeur Pays du PAM Dr Aliou DIONGUE, cible plus particulièrement, notamment les femmes, les jeunes et les populations en situation de vulnérabilité, indique, la BCM sur compte Linked In.
La convention s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière (SNIF 2023–2028) portée par la Banque Centrale de Mauritanie et mise en œuvre à travers le Programme d’Appui à la Finance Innovante, Inclusive et Durable (PAFIID), apprend-on.
À travers ce partenariat, la Banque Centrale de Mauritanie réaffirme son engagement en faveur de la modernisation du système financier, du renforcement des systèmes de paiement et de l’élargissement de l’accès aux services financiers formels, soulignent la même source. Le Programme Alimentaire Mondial mettra à profit, en vertu de cette convention, son expertise en matière de transferts monétaires et d’interventions auprès des populations vulnérables, en vue de favoriser des solutions financières durables et adaptées.
La convention prévoit la mise en place de mécanismes de coordination et de suivi afin d’assurer une mise en œuvre efficace des actions conjointes et d’en maximiser l’impact, en cohérence avec les priorités nationales de développement.

