ACTUALITES SPORT ECONOMIE POLITIQUE MONDE FOCUS TRIBUNE العربية
ACTUALITES
SPORT
ECONOMIE
POLITIQUE
MONDE
FOCUS
العربية

 

Dossier de la Décennie :Mouhyi Eddine O. Ahmed Saleck : « la construction de l’aéroport international de Nouakchott m’a coûté 400 millions de dollars et l’état m’a concurrencé lors de la vente des terrains »

L’homme d’affaires mauritanien Mouhyi Eddine O. Ahmed Saleck a déclaré que la construction du nouvel aéroport international de Nouakchott lui a coûté 400 Millions de dollars e qu’il a enregistré d’importantes pertes lors de la construction de l’aéroport à cause de la concurrence de l’état au moment où avait commencé la vente des terrains de l’ancien aéroport.

Celui-ci témoignait mardi devant le tribunal chargé des crimes économiques en présence des principaux accusés dans le dossier de la décennie, avec à leur tête l’ancien président Mohamed O. Abdel Aziz.
Il a été interrogé sur la réalité de la construction du nouvel aéroport de Nouakchott et comment il avait convaincu les autorités de l’idée de le construire et comment il a été réalisé.
Ahmed Saleck a répondu que l’idée est née quand il avait été contacté par des hommes d’affaires émiratis qui lui ont dit que l’ancien aéroport de Nouakchott, situé en plein centre de la capitale pouvait faire l’objet d’un troc pour la construction d’un nouvel aéroport.
Ould Bouh a révélé que c’est Cheikh Ridha ould Mohamed Nagi Assaidi qui lui avait facilité le contact des hautes autorités quant à l’idée de construire un nouvel aéroport, avant d’ajouter qu’ils sont entrés en discussion avec les ministères concernés avec lesquels ils ont signé un mémorandum suivi d’un partenariat avec le groupe Ehel Noueïgued qui va consacrer la création du groupe Ennejah dont 65% seront détenus par le groupe Ehel Bouh et 35% par le groupe Ehel Noueïgued.
Ould Bouh a encore dit que l’accord signé entre le groupe Ennejah et l’état spécifiait que le groupe obtenait 300 hectares de l’ancien aéroport et 153 hectares de la zone de Soukouk pour la construction du nouvel aéroport de Nouakchott, avant d’ajouter que l’opération du troc a été faite suivant une consultation juridique et en l’absence de restriction juridique à même de l’empêcher.
L’homme d’affaires a affirmé que la construction de l’aéroport lui a coûté environ 400 millions de dollars, ajoutant que le plus grand problème qu’ils ont rencontré venait de l’état qui n’avait pas respecté certains de ses engagements, notamment la fourniture de l’électricité et l’eau.
« L’état a encore ajouté ould Bouh, a été notre premier concurrent au moment où nous avons entamé la vente des terrains, l’état entreprenant à ce moment la vente de la zone des blocs, celles des écoles en plus d’autres zones, devenant ainsi notre principal concurrent sur le marché de l’immobilier, une concurrence qui nous a porté un grand préjudice.
Pendant ce temps, l’homme d’affaires, blanchi récemment dans le dossier de la décennie pour en devenir un témoin a ajouté qu’ils sont convenus avec les propriétaires des marchés de transférer le nouveau marché central vers la zone de l’ancien aéroport, avant que l’état n’entre en ligne et vende la zone des blocs.
Commencera alors ajout-t-il le plan d’extension des marchés dans la zone proche des marchés et de la zone de Tevrag Zeina, « des difficultés de plus » a –t-il ajouté pour notre groupe qui traine des dettes de près de 10 milliards d’ouguiya auprès des banques mauritaniennes.
Face à ces difficultés, ould Bouh précise avoir informé l’état à ce moment de son incapacité à poursuivre les travaux, les banques s’étant arrêtées de leur donner des découverts.
Selon lui le ministère des finances avait adressé une demande au fonds koweïtien de développement pour l’octroi d’un prêt, une requête qui n’a pas eu de suite.
Enfin ajoute-t-il l’état nous a orienté vers la société nationale industrielle et minière (SNIM) pour l’obtention d’un prêt islamique (vente du genre) qui, bien qu’il ne soit pas accepté dans le rite malékite car la marge bénéficiaire est de 8% en fonction de l’avancement des travaux.
Ould Bouh a ajouté que sa société a obtenu un prêt de 15 milliards d’ouguiyas de la SNIM contre lequel elle a déposé, comme garantie, 1075 titres de propriétés de l’ancien aéroport.
La société Nejah a déjà remboursé 3,5 milliards de ce prêt consenti par la SNIM qui l’a libéré progressivement.
Ould Bouh a encore dit que le montant restant à payer à la SNIM est de 17,5 milliards, à cause de du montant du taux (8%) avant d’ajouter qu’en 2022 il est parvenu à un accord avec les ministères des finances et de l’habitat et la SNIM en vertu duquel il peut mettre en vente 1075 lots des terrains de l’ancien aéroport pendant deux ans.
En vertu du même accord la SNIM, après la fin de cette période, peut alors vendre les lots à leur valeur lors de l’hypothèque (2014).
Interrogé sur ses relations avec Cheikh Ali Ridha, ould Bouh a dit qu’il était son frère et son cousin et qu’ils sont liés par des liens sociaux vieux de deux siècles.
Source :Saharamedias.net

Dossiers de la Décennie :le Président Mohamed Abdel Aziz de nouveau devant la barre et le tribunal ecoute l’homme d’affaires Souleimane Daddah dans le cadre du dossier de la construction de la ligne haute tension reliant Nouakchott à Nouadhibou

Le tribunal chargé de statuer sur les dossiers de la Décennie a repris ses audiences ce lundi avec l’audition de temoins sur le dossier de la ligne à haute tension reliant les villes de Nouakchott et Nouadhibou de 2016.
 
Le tribunal a entendu  l’homme d’affaires SOULEIMANE  DADDAH, qui dirige une entreprise dans le domaine des services de l’Energie qui etait partenaire avec la société  indienne  Kalpataru  à qui avait été attribué le marché de la pose de la ligne.
En 2011 la Mauritanie a obtenu un prêt du Fonds saoudien pour le développement pour la construction d’une ligne électrique reliant Nouakchott à Nouadhibou. Le financement est destiné à la Société nationale d’électricité (SOMELEC) à la condition que le prêt soit être mis en œuvre par une société saoudienne.
 
Ould Daddah a déclaré lors de son témoignage devant le tribunal que lorsqu’il a pris connaissance de l’appel d’offres lancé par Somelec en 2013, il a commencé à nouer des contacts avec des entreprises saoudiennes susceptibles d’être intéressées par le projet, et a confirmé avoir persuadé une entreprise saoudienne de s’associer avec les Indiens dans la réalisation du projet, et il leur a envoyé l’appel d’offres en 2014. .
 
L’accord a été signé en 2016, entre la Somelec  d’une part, et les entrepreneurs saoudiens et indiens d’autre part, mais des différends sont rapidement apparus entre les entrepreneurs saoudiens et indiens, suite à l’entrée d’acteurs mauritaniens sur la ligne, ce qui a entraîné un retard du projet.
 
Le contrat a été résilié par Somelec en septembre 2016, ce que l’entreprise avait justifié à l’époque par « le regroupement d’entreprises ne remplissant pas ses obligations contractuelles, et étant paralysée en raison de désaccords profonds entre ses membres ».
 
Après avoir annulé l’accord, la Mauritanie a perdu le prêt accordé par le Fonds saoudien pour le développement, mais la société indienne a persuadé une banque indienne appelée  de financer le projet avec un montant de 110 millions de dollars, contre environ 150 millions de dollars, ce qui était la valeur du prêt saoudien, et en effet la société indienne a obtenu l’accord en février 2017, avec une entente directe.
 
Entre-temps, le témoin a déclaré au tribunal qu’il avait été victime de beaucoup de harcèlement et qu’il avait été empêché d’assister à la signature de l’accord, alors qu’il était le représentant de la société indienne et celui qui l’a persuadée de participer à l’appel d’offres.
 
Ould Daddah a demandé à la société indienne de l’indemniser pour les pertes qu’il avait subies, après l’avoir exclu du projet, qui s’élevaient à 3,3 millions de dollars, mais la société indienne a refusé, et son responsable l’a alors informé qu’il avait « reçu des instructions strictes pour être libéré de toute obligation envers lui.
 
Dans son témoignage, il a déclaré avoir confirmé de sources privées que les Indiens fréquentaient pendant cette période une maison à plein temps appartenant à l’homme d’affaires Mohamed   Msabou et à sa femme Asma, la fille de l’ancien président, indiquant qu’il a compris à partir de ce moment qu’il avait été exclu de l’accord.
 
Il a ajouté qu’il avait reçu un appel du président du Sénat de l’époque, Mohamed El-Hassan  El-Hajj, pour l’informer d’un message « menaçant » de l’ancien président  indiquant qu’il devait abandonner l’accord et s’éloigner de la compagnie indienne, « sinon il l’emprisonnerait ».
 
« Depuis lors, je me suis retiré de l’accord  » a déclaré le témoin.
 
De son côté,le président  Mohamed Abdel Aziz a confirmé, ce lundi, devant le tribunal , que Mohamed Feil  lehah,  avait acquis, sous son règne, un terrain de 32 000 mètres carrés , par décision du Conseil des ministres pour la construction d’une cimenterie.
 
 
Mohamed Abdel Aziz a expliqué, que « le ministre des Finances qui l’a accordé (le terrain) est un cousin du bénéficiaire, et il l’empêchait de beneficier de ce terrain ». notant que lorsqu’il a présenté le dossier au Conseil des ministres, il l’a renvoyé plusieurs fois, « et cela en présence de 27 ministres. Ils étaient présents et connaissaient tous les détails ».
 
A propos  des 15 milliards d’ouguiya accordés par la Société nationale de l’industrie et des mines (SNIM) sous forme de prêt à la société Najah, afin d’achever la construction du nouvel aéroport international de Nouakchott ,
Mohamed Abdel Aziz a fermement défendu le projet d’aéroport, exprimant ses regrets face à la faillite de la société qui l’a mis en œuvre mais il a fermement nié que l’État ait fourni des garanties  pour accorder le prêt à Najah.
 
Il a ajouté que cette société  avait fourni des terrains en garantie à la Snim.
 
Dans le même contexte, le juge l’a interrogé sur son opinion sur le fait selon que la société Najah en échange de la résolution de la crise de la dette de la Snim avait conclu des contrats pour la construction de la place de la Liberté, de la Grande Mosquée et d’un immeuble de six étages pour le gouvernement, mais seule la Place de la Liberté à été construite.
 
Devant les interogations du juge , les avocats représentant la société Najah ont protesté soulignant que l’État mauritanien était celui qui avait retiré la construction de la Grande Mosquée, car il avait décidé de construire à sa place l’hôpital King Salman grace à une subvention d’Arabie Saoudite.
 
Quant à Mohamed Aziz, il a confirmé que les travaux de la place de la Liberté étaient achevés quelques jours avant son départ du pouvoir, et qu’il ne se souvient de rien de la Grande Mosquée et du bâtiment gouvernemental.

Des représentants des armées soudanaises en guerre sont arrivés en Arabie saoudite pour leurs premières négociations en face-à-face.

Les « pourparlers de pré-négociation » entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (RSF) paramilitaires devaient débuter aujourd’hui samedi 6 mai à Djeddah. Ils sont parrainés par les États-Unis et l’Arabie saoudite.

Les pourparlers de ce samedi interviennent alors que des rapports font état d’affrontements continus dans la capitale soudanaise, Khartoum.

le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal bin Farhan qui a accueilli les représentants des deux parties a dit qu’il espérait que les pourparlers « conduiraient à la fin du conflit et au retour de la sécurité et de la stabilité en République du Soudan ».

Plusieurs cessez-le-feu ont été rompus depuis le début des combats il y a des semaines.

Les deux parties ont déclaré qu’elles discuteraient d’une trêve humanitaire mais pas d’une fin au conflit.

Le général Mohamed Hamdan Daglo, qui dirige les RSF, a déclaré sur Twitter que le groupe appréciait tous les efforts pour établir un cessez-le-feu et fournir de l’aide au peuple soudanais. Il a également insisté sur le fait que la RSF était engagée dans « la transition vers un gouvernement dirigé par des civils ».

Des centaines de personnes ont été tuées et près de 450 000 civils déplacés depuis le début des combats. Sur ce total, selon l’Organisation internationale pour les migrations, plus de 115 000 ont cherché refuge dans les pays voisins.

Une déclaration conjointe américano-saoudienne a exhorté « les deux parties à prendre en considération les intérêts de la nation soudanaise et de son peuple et à s’engager activement dans les pourparlers en vue d’un cessez-le-feu et de la fin du conflit ».

Mohamed Abdel Aziz devant le tribunal: « Ma famille et mes proches sont des citoyens et la constitution ne les empêche pas d’acheter et de vendre, ils sont adultes et responsables de leurs actes devant la justice.

L’ancien Président Mohamed Abdel Aziz a defendu ce mercredi 3 mai ,le droit de sa famille à posséder des terres pendant son règne, et a déclaré qu’ils sont citoyens et ont le droit « d’acheter et de vendre ».

Il s’exprimait devant le tribunal, lors d’une audition qui a duré près de trois heures, et qui a été ajournée au lundi prochain à la demande de sa défense.

Mohamed Abdel Aziz a déclaré : « Ma famille et mes proches sont des citoyens et la constitution ne les empêche pas d’acheter et de vendre, ils sont adultes et responsables de leurs actes devant la justice. »

Il répondait ainsi à une question sur l’achat de terrains par des membres de sa famille sur l’avenue Mokhtar Daddah.

A propos de la vente de sept écoles dans le centre de Nouakchott, Mohamed Abdel Aziz a déclaré : « Les écoles ont été vendues de manière légale et équitable, par le biais d’enchères publiques, et le but était de changer la façade de la capitale ».

Il repondait ainsi à une interrogation sur ce qui était dit dans le témoignage de l’ancien directeur général de la Sûreté nationale, Ahmed Ould Bekrine, dans lequel il dit avoir reçu un appel de l’ancien président lui demandant de faciliter la transaction consistant à emputer une partie du terrain de l’école de police, et un appel similaire reçu par l’ancien ministre de l’éducation , Ba Ousman, pour faciliter la vente des écoles situées dans le centre-ville.

Mohamed Abdel Aziz a reconnu avoir pris contact avec l’ancien directeur et le ministre, mais a confirmé que cela « est dans le cadre de la gestion de l’Etat. » Puis il a ajouté : « La vente des écoles fait partie du programme de travail du gouvernement, et cela ne doit pas être discuté » devant le pouvoir judiciaire, car cela contredit le principe de la séparation des pouvoirs. » .

Sur un autre plan, l’ancien President a reconnu avoir financé la construction d’un bâtiment sur un terrain du stade olympique mais il a déclaré l’avoir construit avec son propre argent pour être une clinique pour sa fille diplômée de France, comme une forme de soutien pour elle.

L’homme d’affaires Ould Ghadda avait dit précédemment dans son audition par le tribunal au sujet du bâtiment susmentionné,  qu’il avait coûté 1,8 milliard d’anciennes ouguiyas , et c’est lui qui a remis ce montant à l’entrepreneur supervisant sa construction au nom de Mohamed Abdel Aziz.

Il a ajouté: « Toutes les accusations portées contre moi sont fabriquées et sans fondement (..) C’est un dossier politique causé par un différend sur la reference. »

Mohamed Abdel Aziz Abdel Aziz faisait allusion à la crise qui a éclaté fin 2019 au sein du Parti de l’Union pour la République au pouvoir sur le rôle politique que pourrait jouer l’ancien président, rôle auquel s’opposait une partie des membres de la formation politique.

 

 

Le rapport de Reporters sans frontières (RSF),publié ce Mercredi classe la Mauritanie deuxième du Monde arabe et 86e du Monde et qualifie le Sahel, d’une « zone de non information »

En Afrique,  le Sénégal dégringole de 31 places (104ème) et la Tunisie de 27 places. L’Algérie fait partie des pays classés comme difficile (136ème place). Les conditions sécuritaires des journalistes se dégradent fortement notamment dans les pays du Sahel, une zone que RSF qualifie de « zone de non information ». Un pays brille par ses progrès, c’est le Botswana (65ème) qui gagne 30 places. Dans le monde arabe, l’Arabie Saoudite est à  la 170ème place en queue du classement.

Selon le rapport de RSF, les Comores se classent au 75e rang mondial et au premier rang dans le monde arabe, alors que la Mauritanie se classe au 86e rang mondial et au second rang arabe, le Qatar est classé au 105e rang mondial et occupe la troisième marche du podium au niveau du monde arabe.

Lien pour voir  le classement de tous les pays

 

https://rsf.org/fr/classement

 

Besoin d'aide? Chat avec News Rim D.T.