par Webmaster | 27 01 26 | Actualitès, Economie

L’Agence française de développement et l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal ont signé lundi au Centre international de conférences Abdou Diouf une convention de financement de trois millions d’euros, soit environ deux milliards de francs CFA, destinée à renforcer la gestion intégrée des ressources en eau du fleuve Sénégal. Cette signature intervient en marge de la réunion préparatoire de haut niveau à la Conférence des Nations Unies sur l’eau.
La cérémonie s’est tenue en présence du Haut-commissaire de l’OMVS Mohamed Abdel Vetah, de l’ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal Jean-Marc Pisani, de l’ambassadrice déléguée à l’Environnement Barbara Pompili, du directeur général adjoint à l’Environnement de la Commission européenne Patrick Child et du responsable de la Division Eau et Assainissement à l’AFD Lionel Goujon.
Cette signature s’inscrit dans le cadre du Programme de Gestion Intégrée des Ressources en Eau du fleuve Sénégal, officiellement lancé le même jour. Ce programme est financé par l’Union européenne à hauteur de quinze millions d’euros, soit un peu moins de dix milliards de francs CFA, et vise à renforcer la gestion durable des ressources en eau et des écosystèmes associés dans le bassin du fleuve Sénégal et du bassin aquifère sénégalo-mauritanien.
Les actions soutenues par cette convention incluent notamment la mise en place de l’Observatoire du Fouta Djallon par l’OMVS, des interventions de lutte contre la prolifération du typha, un projet pilote visant à réduire les impacts environnementaux de l’orpaillage dans le bassin de la Falémé, ainsi qu’un fonds d’études stratégiques en appui aux organismes de bassins transfrontaliers.
Ces actions contribuent à renforcer la coopération régionale entre les pays riverains du fleuve Sénégal et à promouvoir une gestion durable d’une ressource stratégique pour le développement et la stabilité de la région, renseigne un communiqué parcouru par Ndarinfo.
Il faut rappeler que le programme PROGIRESS s’inscrit dans l’Initiative Team Europe pour les eaux transfrontalières en Afrique, lancée en 2022, qui a déjà mobilisé plus de six cent soixante-dix millions d’euros en faveur d’une gestion concertée et durable des ressources en eau partagées sur le continent africain.
Dans ce cadre, l’Union européenne a délégué à l’AFD une subvention de huit millions d’euros pour la mise en œuvre de l’objectif spécifique consacré à l’amélioration de l’état des ressources naturelles et de la biodiversité dans le bassin du fleuve Sénégal, dont trois millions d’euros confiés à l’OMVS.
MS/NDARINFO
par Webmaster | 27 01 26 | Actualitès, Le monde

Le site américain Global Firepower (GFP) a publié, le 21 janvier, son classement annuel des capacités militaires mondiales. À l’échelle africaine, l’ordre établi l’année précédente reste largement inchangé au sommet, bien que des changements se soient opérés dans le Top 10.
L’Égypte conserve sa place de première puissance militaire du continent et figure au 19ᵉ rang mondial, avec un indice de puissance (Power Index) évalué à 0,3651. Ce chiffre synthétise plus de soixante indicateurs (effectifs, équipements, moyens logistiques, position géographique mais exclut explicitement la capacité nucléaire) que GFP combine pour produire une note comparative.
Parmi les mouvements notables de l’édition 2026, deux changements méritent d’être soulignés : la Tunisie fait son entrée dans le Top 10 africain, reléguant la Libye hors de cette première décade, et le Maroc gagne une place pour s’installer à la 6ᵉ position continentale, au détriment de l’Angola, tandis que l’Algérie, se classe au 27e rang mondial, consolidant ainsi sa position de deuxième force militaire du continent, juste derrière l’Égypte
La Mauritanie conserve quant à elle sa position de 123ème dans le classement de 2025.
Ces variations témoignent moins d’une révolution stratégique que d’un réajustement des capacités relatives entre pays, allant de l’acquisition de nouveaux équipements à l’évolution des effectifs ou la réévaluation des stocks, tel qu’interprété par l’algorithme de GFP.
Ce que mesure (et ce que ne mesure pas) l’indice de puissance
La méthode GFP repose sur un empilement de données quantitatives réparties en grandes familles : personnel (actifs et réservistes), blindés, aéronefs, unités navales, approvisionnement énergétique, infrastructures logistiques et budgets, entre autres.
L’agrégation aboutit à un score où 0,0000 représenterait une « puissance parfaite » : plus la valeur est basse, plus l’armée est classée haut.
GFP précise aussi les limites de sa grille, notamment l’absence de prise en compte des armes nucléaires et une pondération qui ne « pénalise » pas les puissances sans façade maritime.
Ces choix méthodologiques influent fortement sur les positions relatives, favorisant les pays à forte masse matérielle ou humaine, au détriment d’évaluations plus qualitatives (formation, doctrine, moral, interopérabilité, renseignement).
Lebrief.ma
par Webmaster | 27 01 26 | Actualitès, Le monde, Politique
Les conséquences d’une intervention militaire américaine contre l’Iran seraient potentiellement catastrophiques. Elles déstabiliseraient toute la région, déclencheraient une guerre de l’information et forceraient les alliés des américains à prendre position dans une nouvelle crise mondiale.
L’Iran a par ailleurs clairement annoncé qu’il ne resterait pas sans réagir et que ses ripostes ne se limiteraient pas au théâtre d’une attaque.
Les cibles potentielles des représailles iraniennes (selon les déclarations officielles et les analystes) seront les bases américaines dans toute la région (Irak, Qatar, Émirats Arabes Unis, etc.) et Israël, considéré comme un allié indissociable des États-Unis dans cette confrontation.
La fermeture possible du détroit d’Ormuz (par lequel transite 21% du pétrole mondial) est aussi envisageable ou possibilités d’attaques contre des navires.
Le réveil des alliés régionaux via des groupes soutenus par l’Iran comme le Hezbollah au Liban qui pourront venir à la rescousse de l’Iran.
Sur le plan international,les voisins du Golfe (Arabie Saoudite, Qatar, Émirats Arabes Unis) ont clairement indiqué qu’ils n’autoriseraient pas l’utilisation de leur territoire ou de leur espace aérien pour attaquer l’Iran, par crainte d’un embrasement régional.Mais pourront-ils résister à une pression américaine ?
L’Iran peut compter par ailleurs sur le soutien de la Russie (aide militaire, contournement des sanctions) et de la Chine (principal acheteur de son pétrole). La question iranienne deviendrait un nouvel échiquier de la rivalité sino-américaine.
Dans cette guerre qui ne dit pas son nom et dont les remises salves tirées se font par la communication ,les États-Unis sont face à un dilemme majeur.
L’administration Trump cherche avant tout à obtenir des « concessions substantielles » de l’Iran sur son programme nucléaire, balistique et son influence régionale. Un changement de régime n’est pas l’objectif premier, et une intervention pour « aider » le peuple iranien est considérée comme peu crédible.
Washington privilégierait plutôt des frappes aériennes ciblées (comme celles de juin 2025 sur des sites nucléaires) ou des cyberattaques, excluant une invasion terrestre. Des sanctions économiques accrues sont aussi sur la table.
Mais l’administration américaine est divisée et craint de s’engager dans une guerre longue et coûteuse sans stratégie claire pour « le jour d’après », surtout en année électorale.
En résumé, une intervention américaine déclencherait très probablement une escalade militaire régionale avec des représailles iraniennes et de ses alliés contre les intérêts américains et israéliens.
Une nouvelle fracture géopolitique verra le jour, alignant la Russie et la Chine derrière l’Iran contre les États-Unis et leurs alliés réticents.
par Webmaster | 27 01 26 | Actualitès

La Mauritanie renforce le soutien à sa presse en s’inspirant du modèle marocain, visant une meilleure régulation et un professionnalisme accru. Avec un classement parmi les premiers pays arabes en liberté de la presse, la Mauritanie s’efforce d’améliorer les conditions de travail, bien que le Syndicat des journalistes mauritaniens réclame une révision des critères de l’aide.
C’est dans le cadre de cette approche, que témoignant de sa volonté d’institutionnaliser le soutien à la presse, et malgré les difficultés persistantes du secteur des médias, la commission chargée de la gestion et de la distribution des ressources du Fonds public de soutien à la presse indépendante a annoncé l’ouverture des candidatures pour les institutions et organisations de presse souhaitant bénéficier d’un soutien public aux organes de communication au titre l’année 2025.
La commission a fixé la période de dépôt des candidatures du 21 au 31 janvier 2026, en adoptant des critères transparents et équitables, et en mettant l’accent sur le soutien à la formation, le développement des compétences et la promotion de l’excellence journalistique.
La commission a souligné que les institutions inactives en 2025 – sites web obsolètes, journaux non publiés ou chaînes n’ayant pas diffusé de programmes d’information – ne seront pas éligibles. Elle a également précisé que le respect de la réglementation publicitaire constituera un critère préférentiel lors de l’évaluation des candidatures.
Cette mesure intervient dans le cadre d’une réforme progressive du système médiatique, au moment même où les milieux journalistiques attendent la décision de la Cour constitutionnelle sur certaines questions juridiques encadrant le secteur, ce qui fait de ce soutien une étape transitoire confirmant la volonté officielle de continuer à soutenir le journalisme et à renforcer son professionnalisme.
par Webmaster | 27 01 26 | Actualitès, Politique

Dans une démarche perçue comme une nouvelle tentative pour sortir de l’impasse et relancer le processus de consensus national, le Coordonnateur du Dialogue national, Moussa Fall, a entamé des réunions et des séances de travail avec les dirigeants des partis au pouvoir et d’opposition.
[m1] Ces rencontres s’inscrivent dans le cadre des préparatifs en cours pour le dialogue politique inclusif convoqué par le Président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani.
Selon des sources bien informées, l’ordre du jour de ces réunions préliminaires a été finalisé.
Le Coordonnateur national rencontrera trois représentants des partis d’opposition participant au dialogue : Samory Ould Bey, Sidi Ould El Kori et Mokhtar Tall.
Il rencontrera également trois représentants des partis affiliés à l’institution de l’opposition démocratique : Hamadi Ould Sidi El Mokhtar, Abdessalam Ould Horma et Amadou Tidiane Diop. Le parti du Rassemblement des Forces Démocratiques sera représenté quant à lui à ces réunions par Yacoub Diallo.
La liste des participants issus des partis au pouvoir comprend également Mohamed Ould Bilal, Mohamed Yahya Ould Horma, Saleh Ould Hanena, Mohamed Jemil Mansour, Outhmane Cheikh Abou El Maali et Mohamed Ould Taleb, témoignant d’une volonté officielle d’associer différents courants politiques en vue d’un dialogue inclusif et ouvert aux questions fondamentales.
L’accord de ces partis pour participer à la préparation du dialogue limite son boycott à la position toujours défendue par le député Biram Dah Abeid.
Dans ses dernières déclarations, le député Biram Dah Abeid a averti que la participation d’une partie de l’opposition à ce dialogue politique représente un « pari politique » dont ils paieront le prix ultérieurement, compte tenu, selon lui, de l’absence de conditions propices à un dialogue sérieux, susceptible de produire des résultats concrets et de freiner ce qu’il a qualifié d’abus de pouvoir.
Ould Abeid a souligné que « les expériences de dialogue passées ont démontré leur incapacité à engendrer un véritable changement », considérant que la domination des hauts gradés militaires, des oligarques politiques et de l’argent corrompu continue de contrôler les leviers du pouvoir. Il a également décrit l’espace politique comme « fermé » et contrôlé par une « démocratie sur mesure », insistant sur le fait que tout dialogue sérieux exige la garantie des libertés politiques et l’abandon des monopoles du pouvoir.
Ould Abeid a affirmé que « les conditions actuelles du dialogue, notamment les restrictions imposées à l’opposition et aux droits de manifester et de s’organiser, ne permettent pas son succès », avertissant que le régime cherche à « redorer son image » sans faire de véritables concessions.
Il a conclu en réaffirmant le maintien du boycott par son groupe, membre de la coalition opposée au dialogue, et en réitérant son appel à un dialogue authentique qui s’attaque aux crises du pays et mette fin à la corruption et à l’impunité.
[m1]c