par Webmaster | 12 02 26 | Actualitès, Politique

Le débat s’est intensifié en Mauritanie suite aux appels lancés par la majorité au pouvoir en faveur d’une réforme de la Constitution, notamment des articles inaliénables qui empêchent le président de briguer un troisième mandat. Ces demandes continuent aujourd’hui de susciter de vives polémiques au sein de la sphère politique.
La Mauritanie avait inscrit en 2005, ces articles inaliénables dans sa Constitution, qui ne peut être modifiée, limitant ainsi le mandat présidentiel à deux. La Constitution exige également du président qu’il prête serment de ne pas solliciter de modifications de ces articles.
Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, 70 ans, général à la retraite de l’armée mauritanienne, dirige le pays depuis son élection en 2019 et sa réélection en 2024. Aux termes de la Constitution actuelle, il ne peut se représenter aux élections de 2029.
Le débat sur les amendements constitutionnels a débuté lorsque l’ancien parlementaire Mohamed Ould Bebana a appelé à rompre le silence entourant les articles immuables de la Constitution, suscitant de vives réactions dans le paysage politique.
« La question de la limitation des mandats présidentiels doit être abordée lors du prochain dialogue national et le nombre de mandats doit être réexaminé » avait déclaré Ould Bebana, ancien ambassadeur de Mauritanie au Qatar.
La Constitution n’est pas sacrée avait dit Bebana lors d’un événement politique local, critiquant vivement ce qu’il a appelé « le mépris des spécificités nationales et la nécessité de s’éloigner des modèles importés qui pourraient ne pas être compatibles avec les exigences de stabilité et la poursuite du développement de la Mauritanie ».
Ces déclarations ont coïncidé avec une tournée du Président mauritanien Mohamed Cheikh El Ghazouani dans les villes de l’intérieur, plus précisément au Gorgol, où il se trouve actuellement à la dernière étape dans la Moughataa de Monguel.
Son Excellence a rencontré les habitants pour discuter des enjeux du développement local. Toutefois certaines voix estiment que , cette tournée a été éclipsée par le débat sur la constitution et la limitation des mandats présidentiels, plusieurs personnalités politiques appelant le président à amender la constitution.
Toujours dans le cadre de cette polémique, l’ancien parlementaire mauritanien Dane Ould Outhmane avait déclaré lui aussi, lors d’une réunion en présence du Président Ghazouani, que « limiter les mandats présidentiels à deux n’était pas un choix judicieux », soulignant que « le peuple est l’arbitre ultime du choix de ses dirigeants, et aucune limite ne devrait être imposée à la volonté des électeurs ».
Le président mauritanien n’a pas commenté ces revendications, s’abstenant de les approuver ou de les rejeter, comme il n’a pas instruit ceux qui les véhiculent de ne pas s’adonner à cet exercice.
Il convient de noter que Son Excellence avait déclaré il y a quelques mois que le dialogue national envisagé « n’exclurait aucun sujet », rejetant pour la même circonstance toute discussion sur l’élection présidentielle de 2029, la qualifiant de « prématurée ».
Ces revendications ont suscité la colère de l’opposition et de certains pôles au sein de la Majorité présidentielle.
Le député d’opposition Mohamed Lemine Ould Sidi Maouloud a qualifié ces mesures d’« inconstitutionnelles ».
Et d’ajouter : «Parler de la volonté du peuple est irréaliste et extrêmement dangereux. Quiconque observe la fragilité des États qui nous entourent comprend la valeur de la stabilité et des transitions pacifiques du pouvoir, aussi imparfaites soient-elles. »
Et de poursuivre : « Personnellement, je suis certain que le président de la République ne mettra pas en péril la stabilité de son pays. Il est parfaitement au fait des questions militaires et sécuritaires et ne se laissera pas influencer par les appels individuels de ceux qui cherchent à s’implanter auprès de lui ou à consolider leur propre position, plutôt que de vouloir véritablement le soutenir et de le maintenir au pouvoir, et plus qu’ils ne se soucient de la sécurité et de la stabilité du pays. »
«La Mauritanie est un pays fragile, menacé par de nombreux problèmes tels que la drogue, les migrations, la pauvreté, l’ignorance et la fragmentation sociale », a affirmé Ould Maouloud, selon lequel, compte tenu du contexte régional, quiconque cherche à provoquer une nouvelle crise, surtout de cette nature, ne souhaite ni le bien du pays ni celui du Président, quelles que soient ses bonnes intentions.
De son côté, le diplomate mauritanien Mohamed Ould El Mounir a cosigné un article avec l’activiste politique Abderrahmane El Yessa, dans lequel ils affirment que « chercher à se maintenir au pouvoir en exploitant les failles juridiques et en mobilisant l’État profond et les réseaux de clientélisme n’est pas une option viable, mais une approche dépassée. »
L’article met en garde contre le franchissement des lignes rouges, soulignant que toute tentative de modifier la limitation constitutionnelle des mandats, quelles que soient sa forme, ses mécanismes ou ses justifications, saperait les fondements fragiles de l’État et compromettrait la légitimité même de l’autorité.
par Webmaster | 12 02 26 | Actualitès, Economie

Le soi-disant “problème foncier“ avait été politisé pendant de longues périodes au point de lui donner plus d’importance qu’il n’en avait, a affirmé hier mercredi 11 février dans la soirée, le Président de la République Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Le Chef de l’Etat a fait ces déclarations à l’occasion d’une réunion élargie avec les cadres de Lexeïba, illustrant ses propos par le fait que les terres agricoles actuellement exploitées ne dépassent pas 60 000 hectares, alors que l’État travaille à l’aménagement et à l’irrigation de 150 000 hectares, avec 500 000 hectares supplémentaires potentiellement aménageables.
La phase actuelle se concentre sur le lancement de 130 000 nouveaux hectares, ce qui rendra la question de la rareté des terres non pertinente, a souligné Ghazouani, selon lequel, chacun trouvera ce qu’il lui faut et l’État fournira des terres pour attirer des investisseurs capables de développer l’agriculture et d’introduire des technologies modernes, ce qui aura un impact positif sur l’économie nationale.
Il a mis également en exergue la création d’un canal d’irrigation dans la moughataa de Lexeïba, qui devrait irriguer 30 000 hectares sur les 130 000 prévus, disant que les surfaces actuellement cultivées dans la moughataa ne dépassent pas 1 000 à 2000 ha, selon les estimations,.
Ces trente mille hectares seraient en grande partie alloués aux citoyens locaux dont une partie aux jeunes de différentes wilayas souhaitant sérieusement travailler dans l’agriculture, et une autre partie aux investisseurs capables d’introduire des technologies avancées, permettant d’améliorer le niveau de qualité et de production, a souligné Ghazouani.
La terre appartenait à l’État à l’origine et les méthodes d’appropriation individuelle étaient définies par la loi, a rappelé Son Excellence, soulignant cependant qu’il n’est pas nécessaire de prendre des terres à un citoyen ou à une famille qui les cultivait, ou que leurs ancêtres avaient cultivées, surtout si le but était de les donner à un autre citoyen pour les cultiver, considérant que cela ne se produirait pas et n’était pas acceptable.
Au contraire, il sera facilité à ceux qui cultivent une terre d’obtenir des titres de propriété conformément à la loi, a assuré le Président, selon lequel, l’objectif n’est pas de rechercher la propriété foncière et de la bloquer, mais de lancer une révolution agricole permettant au pays d’atteindre sa souveraineté alimentaire, afin d’être capable de produire sa propre nourriture même en cas d’interruption des approvisionnements extérieurs.
Son Excellence a conclu en affirmant que les terres s’élargiront suffisamment pour le travail des jeunes et des investisseurs, accueillant favorablement les investissements, et renouvelant son engagement à ne pas arracher un seul pouce de terre à un citoyen ou à une famille qui l’exploitait.
par Webmaster | 12 02 26 | Actualitès, Economie

La souveraineté alimentaire est une question nationale et n’est par conséquent pas seulement circonscrite à la wilaya du Gorgol ou la Moughataa de Lexeïba, a affirmé hier mercredi dans la soirée, le Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Le Chef de l’Etat a fait ces déclarations à d’une réunion élargie avec les cadres de Lexeïba, au cours de laquelle, il a affirmé son engagement en faveur de la souveraineté alimentaire et du soutien à l’agriculture.
.Un ministère spécifique à l’agriculture et à la souveraineté alimentaire avait été créé en 2024, a précisé Ghazoauni, mettant en exergue ce qu’il a appelé le passage d’une simple pratique agricole à la réalisation d’un objectif précis, à savoir assurer l’autosuffisance et la souveraineté alimentaire.
Toujours selon lui, cette orientation n’était pas fortuite, mais était basée sur les leçons tirées de la pandémie de la Covid, qui avait mis en évidence la fragilité des pays ne produisant pas leur propre nourriture, et la possibilité de la répétition de crises similaires, que ce soit en raison de pandémies, de guerres ou de perturbations des chaînes d’approvisionnement.
La leçon apprise était qu’un État qui ne produit pas la nourriture de ses citoyens est un État fragile, dépendant et sans souveraineté, a poursuit le Président.
Nous avoir chargé le gouvernement d’élaborer une stratégie claire pour assurer la souveraineté alimentaire dans les plus brefs délais, a ajouté Ghazouani, selon lequel, cette stratégie avait fait des progrès considérables.
Le pays est désormais proche de l’autosuffisance en riz, et des efforts sont déployés pour améliorer la productivité et la qualité du produit, ce qui aura un impact direct sur les prix au bénéfice des citoyens, a souligné le Président, exprimant le vœu pour le pays de se tourner à l’avenir vers l’exportation si les niveaux de qualité requis sont atteints.
Des progrès significatifs avaient été réalisés dans la production de légumes, la production nationale couvrant actuellement les besoins du pays pendant plusieurs mois, a-t-il indiqué.
Et de souligner l’action menée par le gouvernement afin de trouver des solutions pour le stockage des légumes, ce qui pourrait permettre de se passer de leur importation tout au long de l’année.
La concentration sur l’agriculture irriguée ne signifie pas l’abandon de l’agriculture saisonnière traditionnelle, mais qu’il existe une vision pour la développer par la mécanisation et la réduction de l’effort physique des agriculteurs, a précisé le Président.
Le gouvernement s’emploie à creuser de grands canaux d’irrigation, certains déjà en cours, d’autres en phase d’étude, qui irrigueront des dizaines de milliers d’hectares, en plus de la construction de dizaines de grands barrages, a-t-il rappelé.
par Webmaster | 12 02 26 | Actualitès, Sociétés

La Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Mme Messaouda Mint Baham Ould Mohamed Laghdhaf, a décoré au nom de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh Al-Ghazouani, hier mercredi 11 février courant à Nouakchott, dans les locaux du ministère, un certain nombre de cadres et d’employés du département.
La Présidente de l’Association Diversité Environnementale et Culturelle Maïmouna Abdellahi Saleck dit Mimi a été décorée à cette occasion par la MEDD Mint Baham de Médaille d’honneur de l’Ordre du Mérite National première classe.
Emue par cette honorable distinction, Mimi exprimé sur son compte Linked In son immense fierté pour « une reconnaissance sincère pour l’action citoyenne de toute la société civile en Mauritanie ».
Maimouna n’a pas manqué de dédier ce sacre à ses soutiens et amis infatigables qui l’ont accompagné et l’ont rendue engagée dans cette lutte de longue haleine.
Evoquant la MEDD, Mimi dit : Mme Messouda Baham est un modèle exemplaire pour la femme mauritanienne moderne, enracinée dans ses valeurs.
Lire l’intégralité du post ci-dessous :
C’est avec une immense fierté que j’ai reçu ce matin, des mains de Son Excellence Madame la Ministre de l’Environnement, Messouda Baham, la prestigieuse médaille d’honneur du Président de la République.
Ce moment solennel, rempli d’émotions, exprime pour moi une reconnaissance sincère pour l’action citoyenne de toute la société civile en Mauritanie.
J’ai ressenti qu’à travers moi, c’était aussi, la reconnaissance du long parcours d’engagement d’une formidable équipe de bénévoles qui m’ont toujours accompagnés – contre vents et marées mais aussi une reconnaissance pour le formidable encadrement et accompagnement que nous avons eu la chance d’avoir par nos pairs éducateurs et par nos fidèles partenaires …
et je pense en particulier aux fondateurs du CANPE (Club des Amis de la Nature et de la Protection de l’Environnement) qui m’ont appris les valeurs fondamentales de notre cause (le partage, le sacrifice, la persévérance, le courage, la solidarité, la fidélité, … ), les regrettés Mohamed Abderrahmane et Jemila Mint Sid’Ahmed Taya – Qu’Allah les accueille dans sa grande miséricorde.
Je pense aussi aux partenaires historiques de l’ONG BiodiverCités, mes compagnons au PRCM-Regional Partnership for Coastal and Marine Conservation in West Africa, qui m’ont forgé et formé sur l’engagement, la rigueur, l’excellence, l’innovation, …
Je suis consciente aussi que cette inestimable reconnaissance, nous engage à d’avantage de travail et de responsabilité (individuelle et collective) pour mon équipe (dont je suis absolument fière) et pour moi même.
Je mesure aussi la chance que nous avons d’avoir une formidable Ministre de tutelle, fortement engagée, sincère et crédible auprès de son département, de ses partenaires et de toute la société civile.
Mme Messouda Baham est un modèle exemplaire pour la femme mauritanienne moderne, enracinée dans ses valeurs.
Alors, main dans la main, InchaAllah, nous continuerons à travailler ensemble, pour l’intérêt de notre nation, de nos populations et de nos générations (actuelles et futures comme elle le dit souvent).
Merci Merci Merci Merci Merci …..
à ma famille qui me supporte au quotidien, représentée aujourd’hui par mon clone et ma boussole Besma
à mon équipe formidable Mohamed Ali Bilal Aly Lam , Khadije ELherim , Zeidan El Hadramy , Well Yebe, Mohamed Salem Hamed, Khadija Meissara Yacoub M’Bareck Sidi Zeine Khalil Hamed …. qui me soutient malgré tout et contre tout
à mes compagnons fidèles de la presse et des médias qui m’ont toujours soutenus, surtout quand il fallait se battre
à tous.tes mes amis.ies qui me donnent l’énergie et le PEPS de tous les jours. Fin.
***
Trouvez ici les personnalités décorées par la MEDD :
De la médaille de Chevalier de l’Ordre de Mérite national :
– M. Dahid El Kassem Zeine, président de la commission de passation des marchés ;
– M. Mohamed Val Cheikh Lella, délégué régional de la wilaya de Nouakchott ouest.
De la médaille de l’Ordre du mérite national :
– M. Demba Boudelay Camara, Directeur des systèmes et accords multilatéraux ;
De la Médaille d’honneur, première classe :
– Mme Maïmouna Abdellahi Salek, Présidente de l’Association Diversité Environnementale et Culturelle.
De la médaille d’honneur, deuxième classe :
– M. Mohamed Ely Lekweiti, chef service Resources humaines.
par Webmaster | 12 02 26 | Actualitès, Politique

Un groupe de mouvements politiques, de défense des droits humains et de la société civile a annoncé aujourd’hui mercredi 11 février 2025, la création d’une nouvelle coalition baptisée la Coalition « Alternance Démocratique 2029 » (CAD2029), visant à unifier les efforts de l’opposition et à œuvrer pour une transition politique démocratique dans le pays.
L’annonce précise que la formation de cette coalition fait suite aux « dangers qui menacent le pays en raison de politiques d’injustice, de corruption, de marginalisation des groupes vulnérables et de dégradation de l’État de droit ».
Les signataires soulignent qu’il ne s’agit pas d’une simple « alliance de transition », mais d’un « front national inclusif destiné à mettre fin à la corruption et au contournement de la loi, et à construire une alternative démocratique qui redonne espoir au peuple mauritanien ».
L’unification des différentes forces démocratiques au sein d’un bloc cohérent transcendant les clivages étroits, la structuration d’une large coalition d’opposition par l’ouverture de voies de consultation et de discussion avec divers partis politiques et la mobilisation du soutien populaire pour imposer une véritable transition politique, figurent parmi les objectifs de la coalition, expliquent les initiateurs.
Les partis signataires de la déclaration constitutive de ladite Coalition sont :
• Le Parti RAG
• L’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement du Renouveau (AJDMR)
• Le Parti du Pacte Démocratique (PAD)
• Le Parti pour une Mauritanie Forte (PMF)
• Le Mouvement pour l’Égalité, la Justice et la Démocratie (MEJD)
• Le Rassemblement pour le Dialogue des Nationalités Mauritaniennes (DEKALEM)
• La Coalition pour la Coexistence (CVE)
• La Charte Haratine
• Le Mouvement National pour l’Instauration d’un Système Démocratique (MNFRD)
• L’IRA, Organisation de Défense des Droits Humains
• Mauritanie de Demain
par Webmaster | 11 02 26 | Actualitès, Politique, Tribunes

Le renouvellement politique n’est plus un simple slogan. Il s’impose aujourd’hui comme une exigence portée par des citoyens lassés de pratiques anciennes, de promesses répétées et d’un personnel politique largement perçu comme usé. Dans plusieurs régions du pays, cette attente se traduit par l’émergence d’une nouvelle génération d’acteurs politiques, jeunes, formés et engagés localement.
La wilaya du Gorgol illustre clairement cette dynamique. Le paysage politique y connaît un profond réajustement, notamment au sein du parti El Insaf, où de nouveaux leaderships prennent progressivement place. À Kaédi, la recomposition politique se fait principalement autour de jeunes cadres qui privilégient l’action de terrain, la proximité avec les populations et une approche inclusive fondée sur la cohésion sociale et l’unité nationale.
Parmi ces figures montantes, Monsieur Saidou Hamadi Athié, conseiller à l’orientation au ministère de l’Éducation, se distingue par un engagement concret et multiforme. Présent sur le terrain, disponible et accessible, il entretient un rapport constant avec l’ensemble des communautés de la wilaya du Gorgol, sans distinction. Son action dépasse le cadre strictement politique pour investir le champ social, culturel et économique.
Au-delà des rencontres de sensibilisation et d’orientation qu’il organise en faveur de la cohésion sociale, le jeune Athié a fait le choix d’un engagement économique fort : l’investissement dans l’agriculture locale. À travers ce secteur stratégique, il contribue à la création d’emplois pour les jeunes et envoie un message clair : il est possible de réussir chez soi, sans émigrer, en valorisant les ressources locales et le travail productif.
Cet engagement concret renforce sa crédibilité auprès des jeunes, souvent confrontés au chômage et tentés par l’exil faute de perspectives. En donnant l’exemple par l’action, il rompt avec une pratique politique longtemps limitée au discours et aux périodes électorales.
Cette nouvelle approche répond à une réalité largement partagée : une perte de confiance progressive entre les populations et une partie de la vieille classe politique, perçue comme déconnectée des réalités quotidiennes. Le renouvellement des hommes apparaît ainsi comme une nécessité politique, non par rejet générationnel, mais par exigence d’efficacité, de proximité et de résultats.
Le cas du Gorgol montre que cette transition est déjà en marche. Elle reste fragile, mais elle traduit une évolution profonde des attentes citoyennes. Désormais, l’engagement se mesure à la présence sur le terrain, à l’impact réel sur la vie des populations et à la capacité à offrir des perspectives concrètes à la jeunesse
Wane Aboubakry