par Webmaster | 9 07 21 | Actualitès, Focus, Politique
La liberté d’expression s’annonce plus restreinte en Mauritanie où le chef de l’Etat dit vouloir combattre les messages de haine sur Internet. La loi sur la cybercriminalité adoptée en 2016 devrait davantage se durcir. 
En tournée agricole à Rosso, ville située dans l’extrême sud-ouest du pays sur le fleuve Sénégal, le président de la République de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani (photo), a dévoilé son intention de renforcer le contrôle sur Internet. Il a affirmé à cet effet que les différents départements d’Etat se penchent déjà sur la mise à jour des textes juridiques pour encadrer plus efficacement l’usage du web dans le pays.
Selon le chef de l’Etat, ce regain d’attention accordée à Internet découle de la recrudescence des cas d’utilisation du réseau « pour saper la stabilité publique, propager de fausses rumeurs ou répandre la haine et inciter des groupes sociaux contre d’autres ». Cela « est inacceptable », a martelé Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani.
La révision juridique qu’annonce le président de la République intervient malgré les reproches de Human Right Watch au gouvernement mauritanien sur sa répression de la liberté d’expression. Dans le chapitre Pays de son rapport mondial 2020, l’organisation internationale critique le gouvernement mauritanien sur son utilisation de la loi sur la cybercriminalité pour emprisonner blogueurs, activistes politiques, leaders des partis de l’opposition.
Adoptée en 2016, la loi sur la cybercriminalité dispose dans ses articles 21, 22, 23 et 24 prévoit des peines de prison maximales de quatre ans et des amendes maximales de 2 millions d’ouguiyas (USD) pour diverses actions jugées contraires aux bonnes moeurs, aux valeurs de l’Islam, racistes et xénophobes, incitation à la violence, apologie du crime.
Un plus grand contrôle d’Internet par le gouvernement, comme l’envisage le chef de l’Etat, pourrait induire une plus grande surveillance des communications des populations. Il donnerait à l’Etat davantage de prétextes Internet, les sites web et les réseaux sociaux. Une situation qui pourrait faire chuter le pays de sa 94e place sur 180 dans le classement mondial 2021 de la liberté de la presse de Reporter sans frontières.
Source agence ecofin
https://www.agenceecofin.com/comm/0607-89853-mauritanie-le-president-el-ghazouani-a-l-intention-de-renforcer-le-controle-d-internet
Muriel Edjo
par Webmaster | 8 07 21 | Actualitès, Focus, santé

Yaya Kane Cherif
Le seuil de 3 morts franchi dans le département de Maghama après la vaccination d’Astrazeneca contre la covid-19, focalise l’attention des observateurs avec en toile le silence des autorités sanitaires de la Mauritanie. Cette légèreté insoutenable est considérée comme un manque de considération des populations du Sud voire une faute politique grave du gouvernement.
La situation sanitaire en Mauritanie est préoccupante non pas à cause des contaminations de la covid-19 en hausse ces deux dernières semaines mais surtout les effets secondaires du vaccin d’Astrazeneca qui ont fait ce début de semaine, 3 morts et plus d’une centaine de malades dont 8 graves dans la localité Aéré Mbar dans le département de Bababé au Sud du pays. Pas de réaction jusqu’ici des autorités sanitaires qui semblent se murer dans le silence. Les observateurs soupçonnent les autorités sanitaires de minimiser ce drame en mettant en avant sans doute la volonté de ne pas créer une psychose dans le pays, une défiance des populations au vaccin qui ne coûte rien au trésor public grâce au programme Covax de l’OMS. Cette indifférence pourrait être interprétée comme un manque de considération des populations du Sud confrontées à une double peine, le coronavirus et l’accaparement des terres agricoles. Et au-delà, cette absence de communication officielle peut être considérée comme une non- assistance à des personnes en danger. Et c’est tout le contraire de la bonne image jusqu’ici du gouvernement qui devra se préparer à une troisième vague du variant Delta.
par Webmaster | 7 07 21 | Actualitès, Focus, santé
Pandémie covid-19 Mauritanie : la troisième vague plane sur Nouakchott
Alerte à la hausse des contaminations cette semaine avec un record de 102 cas en deux jours depuis décembre 2020. Une situation alarmante mais pas grave pour le moment au regard de toutes les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la propagation du virus.
C’est le variant Delta qui inquiète les observateurs parce sa propagation rapide pourrait faire exploser le système sanitaire déjà fragile même si le gouvernement a acquis de nouveaux respirateurs. La Mauritanie a enregistré récemment l’apparition au moins de 14 cas de variant britannique, sud-africain et indien respectivement nommé Alpha, Beta et Delta. Le pays n’est pas à l’abri de la hausse de nouveaux cas d’hospitalisation et de décès. Pour l’instant, les autorités sanitaires ne précisent pas les origines des 102 contaminations de ce début de semaine, un record en deux jours depuis décembre 2020. C’est alarmant pour que le ministère de la santé prenne au sérieux une troisième vague qui plane sur la capitale, épicentre de l’épidémie depuis la première vague en mars 2019.L’OMS a déjà averti qu’elle sera plus meurtrière que les précédentes.
par Webmaster | 6 07 21 | Actualitès, Focus

Imam Cheikh Ely
Après avoir écouté attentivement le discours du président Ghazouany à Rosso, le passage relatif à l’usage d’internet et le ton utilisé par certains internautes et blogueurs pour le relayer ont attiré mon attention.
Le président a clairement mis en garde les fauteurs de trouble qui usent de la toile pour propager les rumeurs et les mensonges et a utilisé une expression inédite : « Quils sachent quils jouent avec le feu. » Cette mise en garde, qui tranche avec la réserve et la hauteur que le président a voulu jusqu’à présent adopter par rapport aux différents dossiers brûlants de l’heure, prouve si besoin est l’ampleur du problème et son impact sur l’approche de gouvernance actuelle. En effet les internautes, blogueurs et autres usagers de la toile, après le retrait total ou partiel de la scène politique des partis d’opposition traditionnels, sont devenus par la force des choses le seul et réel contrepouvoir occupant le boulevard laissé béant par ces partis. La période de grâce dont devait profiter le pouvoir et pour laquelle il avait inventé le fameux consensus politique national, a donc été perturbée par ce phénomène incisif et mordant d’un virtuel insaisissable, flou et à large spectre. L’agacement des pouvoirs publics a été exacerbé par l’utilisation très ciblée de cet espace virtuel par l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz et sans doute par certains de ses partisans qui ont pris position de manière stratégique sur la toile…..Si on y ajoute tous les jeteurs de cailloux dans la marre, libres et indépendants d’esprit, dont le seul mobile, est de pousser des cris du cœur, dans l’objectivité et le souci de dire non à toute forme d’oppression et d’injustice….On comprendra alors….que la toile est devenue source de soucis pour les pouvoirs publics. Mais jusques là…Nous sommes dans le domaine de l’expression politique et j’ose espérer que la réaction du président s’adresse davantage à tous ceux qui par une velléité et un dessein sournois veulent ternir l’image du régime par l’amplification et l’exagération de l’insécurité qui s’est installée ces derniers temps dans les grandes villes. Il est vrai que dans ce cas, l’acte devient irrationnel et inacceptable et mérite vigilance et fermeté de la part des autorités mais aussi de tous les citoyens. Néanmoins, ces autorités, quels que soient les textes législatifs, qui seront élaborés et adoptés doivent se faire à l’évidence que les risques sont très grands que certains adeptes des politiques musclées, au sein du pouvoir, tordent le coup à certaines libertés dont la liberté d’expression…..qui ont donné à la Mauritanie ses titres de noblesse à travers le monde durant la décennie passée….Il serait injuste que l’oeuvre ghazouanienne visant à conduire la Mauritanie vers le changement, même lent mais sûr, soit soufflée par des mesures coercitives injustifiées dans un domaine si sensible, celui des libertés. Dans ce contexte, je suis rassuré par l’autre partie du discours de Ghazouany qui a martelé qu’il garantit l’intouchabilité de ces libertés. Nos arsenaux juridiques existants sont assez fournis et adéquats pour traiter la diffamation, les préjudices portés aux tiers et à l’Etat….Il y’a lieu de savoir que le problème se trouve moins chez les internautes que dans la capacité des pouvoirs publics à quadriller les villes et à assurer l’inviolabilité du cadre de vie du citoyen. Si les actes de banditisme et de criminalité diminuent, leur évocation sur la toile et dans la presse diminuera.
Je voudrais également attirer l’attention de Monsieur le Président de la République sur le fait que mettre en garde tous les fauteurs de trouble sur Internet s’il s’agit d’actes prémédités contre la sécurité et la stabilité du pays doit être soutenu et accompagné mais ce n’est point plus crucial que de sévir avec la detniet énergie contre les gabegistes, les trafiquants de drogue, de médicaments et de denrées alimentaires périmées.
Imam Cheikh. De ma page fb.
par Webmaster | 30 06 21 | Actualitès, Focus, Sociétés
Par soucis de connaitre, qu’est ce qui bloque le payement de la pension augmentée de 100% des retraités du secteur privé , annoncée par le président de la république Mohamed Ould Ghazouani le 28 novembre dernier, adrar.info a posé la question à Monsieur Samoury Ould Bey , secrétaire général de la CLTM.
- Dans sa réponse – on ne peut plus prompte et claire – le secrétaire général reconnait qu’il n’ a pas touts les éléments nécessaires , pour donner une réponse satisfaisante.
Cependant il a confirmé que:
– L’augmentation de la pension annoncée officiellement par le président de la république concerne bien les retraités de la fonction publique et du secteur privé.
– Les négociations entre les partenaires sociaux ont bien lieu à ce propos et qu’un accord a été signé en ce sens.
Pour lui, cet accord devient donc un texte fondamental qui permet au gouvernement de prendre les mesures nécessaires quant à son application.
Autrement dit, la promulgation par le gouvernement d’un décret, un arrêté ,une ordonnance ou tout autre texte réglementaire qui traduirait dans les faits cet accord tripartite (État, patronat et syndicat).
Il ressort de ce qui précède que la balle est aujourd’hui et depuis le 28 novembre dernier, dans le camp du gouvernement.
Qu’attend -il pour mettre en œuvre le processus d’exécution de l’engagement du président de la république ? Pourquoi tant de laxisme , de lourdeur administrative et de mépris des citoyens qui ont tout donné de leur vie pour servir le pays ?
La patience a des limites et les retraités déjà confrontés aux dures contraintes et difficultés de la vie quotidienne, mais surtout ayant fondé beaucoup d’espoir en le nouveau président de la république, ne savent plus où mettre de la tête.
Ils commencent à douter franchement, de la crédibilité du gouvernement et des engagement Ta3ahoudaty que le « président de tous les Mauritaniens » a pris dans sa campagne électrorale devant Allah et les citoyens.
Source: adrar.info
par Webmaster | 19 06 21 | Actualitès, Focus

Ahmed Bezeid Deida
Le Gouvernement doit etre particulièrement attentif à l’évolution des phénomènes de violence dans les milieux urbains et plus particulièrement en balieue. Des séries de mesures qui visent à accroître la présence policière sur la voie publique dans les secteurs urbains sensibles et à la rendre plus efficace devront etre prises. Le déploiement de compagnies de sécurité dans les grandes agglomérations et le centre ville, l’affectation prioritaire des jeunes policiers dans ces mêmes lieux, la limitation des gardes statiques, la généralisation des patrouilles à deux sont des mesures allant dans cette voie. On doit egalement chercher à favoriser le contact des policiers avec les populations et notamment les jeunes dans le cadre d’une police de proximité. Penser aussi à la création de plusieurs centaines d’emplois de policiers, destinés à renforcer notamment les effectifs consacrés à la police de proximité, c’est-à-dire à la sécurité au quotidien.Il est vrai que le problème de la violence ne peut être résolu par le seul renforcement du dispositif policier, qu’il soit préventif, dissuasif ou répressif. Les phénomènes constatés ces derniers temps, la réapparition des bandes, ont une origine plus profonde liée à une urbanisation mal adaptée et à des facteurs d’insertion scolaires, économiques, sociaux qu’il convient de mieux maîtriser pour que les jeunes appartenant aux milieux les moins favorisés trouvent une place au sein de la société et échappent ainsi à l’engrenage de la délinquance ou de la drogue. Ceci implique le développement d’un politique de la ville, faite de solidarité et de partenariat, entre toutes les administrations et instances locales publiques et privées concernées.