par Webmaster | 17 11 21 | Actualitès, Politique, Sociétés, Tribunes

Abdelaziz Deme
Mon jugements avec certains compatriotes est sans appel sur les hommes politiques, Il n’y a pas de débat d’idée, il n’y a qu’un débat d’ego, une guerre de pouvoir et d’argent et de retournement de vestes.
Le sens et la réflexion, les analyses structurées et logiques ont disparu du débat politique et ont été remplacés par l’émotionnel, le médiatique.
Le débat politique dans notre pays, la Mauritanie n’existe pas vraiment. Ceux qui ont la parole et ceux qui font l’opinion, pensent tous à peu près la même chose. La démocratie qui nous est due devrait permettre à d’autres idées politiques de se faire entendre.
Je souhaiterais que la Mauritanie notre patrie retrouve sa souveraineté pour redonner un sens à la politique, et qu’elle ne soit plus soumise à l’argent et la course des marchés publics, Les dirigeants politiques ne savent pas débattre. Ils ne savent que critiquer ce que dit l’autre. Ce type de comportement n’aide pas les mauritaniens à débattre de la politique. La révolution digitale comme les groupes whatsapps que nous connaissons aujourd’hui avec des outils et des réseaux qui permettent l’interaction entre les gens, devrait redonner du sens au débat politique à condition qu’ils soient intégrés dans le fonctionnement de notre petite très petite démocratie. Mais peu d’hommes et de femmes politiques en perçoivent l’intérêt souvent parce qu’ils ou elles n’y comprennent rien et donc en ont peur, et rejettent l’innovation ou la subissent.
Y a-t-il encore un débat politique ?
Les parlementaires, les responsables gouvernementaux, sont trop monocolores (beaucoup d’apprentis politiciens ) et pensent de la même façon. Une plus grande diversité, issus de la société civile, élargirait le débat. Mais à quoi bon un débat politique lorsque les décisions, dans les faits, sont prises par des hauts fonctionnaires souvent très loin de la réalité et du quotidien des mauritaniens et très binaires dans leurs raisonnements.
Le débat se résume à du spectacle et à un jeu de ping-pong de petites phrases et d’idées simplistes. Le débat politique a touché le fond et les partis politiques et l’opposition ne jouent plus leur rôle. Le sens et la réflexion, les analyses structurées et logiques ont disparu du débat politique. Les médias font trop de place aux polémiques et aux divisions. Il faut créer des instances pour rapprocher les points de vue et écouter les autres, avec leurs différences avec des analyses argumentées sur les grandes décisions politiques d’actualités.
Abdoulaziz DEME
par Webmaster | 14 11 21 | Actualitès, Focus, Le monde, Politique

Hassanne Lehaf
Les « rats » quittent le navire ( libyen) après l’avoir bien contaminé , cette fois le francais ferra gaffe pour éviter l’exemple afghan, normal, l’Europe est juste en face.
Les réfugiés n’auront pas besoin de passer par la Pologne. Et puis les européens un peu plus humains ( surtout due à la proximité et la richesse du pays ) , ils éviteront de faire sauter le navire comme ont fait les ricains, au fait , où sont passés les milliers de milliards de khadafi , aucun protagoniste ne les réclame .
Ca va pas être facile d’éviter le retour de Saif al islam , il est un peu rancunier et je pense qu’il ne peut én être autrement. La Libye n’est pas prête de se pacifier , ça va être très dur de vivre entre traîtres.
par Webmaster | 14 11 21 | Actualitès, Focus, Politique, Sociétés
UFP/DECLARATION:
Les alertes et des plaintes venues de partout, préviennent d’une dégradation continue des conditions de vie et d’existence réelles des populations, dans un contexte de persistance de la pandémie et d’accroissement des risques de généralisation du chaos engendré par les guerres à nos frontières Est et Nord.
Nous devons tous prendre conscience de la gravité des périls sur la paix et la stabilité de notre pays
Le pays vit une période extrêmement difficile et potentiellement explosive .
Sur le plan économique et social, la crise est patente et se traduit par un effondrement du pouvoir d’achat non seulement des populations traditionnellement les plus vulnérables( les ouvriers, les paysans, les sans emplois… des secteurs formels et informels) mais aussi, de plus en plus massivement, les classes moyennes, dont le désarroi est immense. Les prix des denrées de première nécessité ne cessent de flamber rendant de plus en plus inaccessibles les produits alimentaires , particulièrement à de larges couches de la population aux maigres revenus.
Le chômage frappe de plein fouet les forces vives du pays, les jeunes et les moins jeunes. Face à cette situation, les mesures prises par les pouvoirs publics restent insuffisants et sans réels effets sur les conditions de vie de la majorité.
L’absence de rupture visible et assumée avec la gestion désastreuse de la décennie écoulée aggrave la situation non seulement sur le plan économique mais aussi social et politique.
La gabegie persiste et même s’accentue dans certains secteurs. Des responsables de détournements de biens publiques sont reconduits dans de hautes fonctions
Il est, par ailleurs, à craindre que la poursuite de la pratique et de mesures de discrimination exposent le pays à une grave crise identitaire et affectent gravement les rapports entre les communautés et groupes sociaux qui en sont les principales victimes -et l’État.
Au plan politique, l’esprit d’apaisement manifesté par le Président de la République et qui avait suscité beaucoup d’espoir au sein de la classe politique et dans l’opinion publique connaît de graves entorses qui risquent d’entamer la confiance dans le dialogue national convenu entre toutes les parties prenantes de la vie politique et sociale.
Ainsi en est-il de l’adoption récente de la loi dite sur les » symboles nationaux » dont le report, lors de la précédente session parlementaire, avait suscité l’espoir de l’adoption par les députés, d’une nouvelle loi, sur une base consensuelle.
Malheureusement, la majorité parlementaire a préféré rompre avec l’esprit de compromis qui régnait à l’Assemblée Nationale depuis l’adoption de la Commission d’enquête Parlementaire et la coopération face à la Covid-19. Le passage en force et l’esprit d’hégémonie de la part de la majorité à travers le vote de cette nouvelle loi potentiellement liberticide, mettent en danger la politique d’apaisement et pousse au retour à l’esprit de confrontation et de surenchère.
Tout le monde convient de l’urgence vitale d’une réforme de l’enseignement et, certes, le département concerné est dans son rôle de la préparer. Mais, il était de la responsabilité politique du gouvernement de veiller à l’agencement judicieux des événements nationaux et à ne pas mettre la charrue avant les bœufs. Aussi, les débats parfois débridés, suscités à l’occasion de cette concertation ont davantage contribué à augmenter les tensions dans le pays qu’à raffermir le climat d’apaisement nécessaire au dialogue national inclusif attendu.
Fort heureusement notre pays a tous les atouts pour surmonter ces problèmes et défis pour autant que les acteurs nationaux en aient la volonté politique et s’entendent sur les changements et réformes nécessaires.
Dans cet esprit, l’UFP demande:
– la prise de mesures plus efficaces pour améliorer les conditions de vie des populations mauritaniennes et pour faire face à l’impact prévisible de la sécheresse sur le monde rural et les perturbations des échanges internationaux.
Cette amélioration est indissociable de la lutte contre la gabegie et une réelle mise en œuvre des recommandations du rapport de la commission d’enquête parlementaire;
– déplore le manque de vigilance et de réactivité des autorités face aux tensions sociales suscitées parfois par l’administration elle même ;
– demande au gouvernement de prendre toutes les dispositions pour mettre fin à toutes les provocations contre les populations, en particulier en rapport avec leurs droits civiques ( enrôlement) et fonciers ;
– appelle toute la classe politique, et en particulier la majorité, à prendre la mesure des défis auxquels le pays fait face, et à s’engager réellement dans la recherche du consensus national et pour créer les conditions nécessaires pour la réussite du dialogue national inclusif.
Nouakchott le. 13 /11/2021 La Permanence de l’UFP
par Webmaster | 13 11 21 | Actualitès, Focus, Le monde, Politique
Le billet d’Hassane Lehaf
Que Biden fasse gaffe ,la Chine n’est ni la Libye ni l’Afganistan…..Que les européens ouvrent leurs yeux à son investiture « JOE » avait annoncé la couleur en désignant le futur adversaire du monde dit libre: la Chine! Les européens n’ont aucun intérêt à le suivre et puis Taiwan est plus chinoise que ricaine!
par Webmaster | 12 11 21 | Actualitès, Economie, Focus, Politique, Sociétés

Je ne consacre pas de publications sur l’enjeu des concertations nationales, pour la simple raison que je considère qu’il y a beaucoup plus urgent si bien que je n’exclus pas que ces dossiers, auxquels s’accroche l’opposition dite traditionnelle, m’apparaissent comme une diversion pour faire oublier des thématiques plus actuelles, plus urgentes et touchant à la survie des citoyens:
1-L’amélioration du panier de la ménagère suite à une envolée sans précédent des prix et trouver des solutions sur le court terme soulageant nos populations qui souffrent pour joindre les deux bouts. Je considère que le gouvernement a subi un échec cuisant sur le registre du contrôle des prix face aux hommes d’affaires.
2- Un grand coup d’arrêt définitif à la corruption s’impose. Elle semble continuer de plus belle au niveau de certains pans de l’administration selon des publications qui fleurissent sur la Toile. Pourquoi ne pas consacrer à ce dossier vital des états généraux ou des études sérieuses? Et mettre en place de nouveaux outils performants pour la combattre. Rien n’a changé dans le processus d’attribution des marchés publics. Ni les textes. Ni les ressources humaines.
3-Le règlement d’urgence du dossier de la décennie passée qui traîne en longueur. Il m’apparait illogique de continuer d’ignorer des responsables politiques mouillés jusqu’au cou pour ne vouloir retenir que la responsabilité de l’ancien président. Le dossier devrait amorcer un rythme plus soutenu, plus rapide, pour mettre à la disposition des populations des centaines de milliards détournés. Qui financeront des programmes sociaux. Il n’est pas concevable que des citoyens continuent de se pavaner librement après avoir détourné des montants si excessifs. Ou bien pense-t-on dans les lambris du pouvoir que cet argent a disparu sans qu’on sache comment ?
4- Une évaluation urgente de l’impact du Plan de relance économique, voté il y a un an et financé à hauteur de 240 milliards MRO, s’impose d’urgence. Quels en sont les résultats ? L’impact sur l’emploi ? Le chômage ? Ce plan avait privilégié les secteurs économiques dits primaires, agricole, pastoral et de pêche. Or les prix de la viande et du poisson ont atteint des niveaux prohibitifs. Ce sont pourtant des produits locaux. Pourquoi cette hausse ? À quoi a servi tout ce financement colossal ?
Page Facebook de Béchir Fall
par Webmaster | 10 11 21 | Actualitès, Politique, Sociétés
Le gouvernement s’est obstiné à faire voter « la loi relative à la protection des symboles nationaux et l’incrimination des atteintes à l’autorité de l’Etat et à l’honneur du citoyen » par le Parlement, faisant fi de la forte polarisation politique et du large rejet sociétal, ayant résulté de la présentation de ce texte. Compte tenu des menaces qu’elle fait peser sur les libertés publiques et privées, cette loi viole la constitution et les pactes internationaux auxquels notre pays est partie prenante, sapant ainsi les acquis nationaux dans ce domaine.
En conséquence, le Rassemblement des Forces Démocratiques :
– condamne l’adoption de cette loi, au moment où le pays se prépare au lancement d’un dialogue national inclusif, devant aborder la question de la consolidation de l’Etat de droit ;
– attire l’attention du gouvernement sur le fait que l’approche unilatérale, au moyen d’une majorité automatique au Parlement, notamment en ce qui concerne les questions sensibles, est incompatible avec l’esprit d’ouverture et de concertation que le pouvoir exécutif clame depuis son avènement ;
– exprime sa crainte quant au retour des pratiques despotiques que le pays a connues par le passé ;
– appelle l’ensemble des forces vives de la nation, en vue de s’unir pour défendre l’État de droit.
Nouakchott, le 04 Rabi’ Athani 1443 – 10/11/2021
Le Département de la Communication du RFD