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Ghazouani aux cadres de Maghama : des jeunes diplômés sans emploi sont toujours présents dans la Moughataa

Le Président de la République Ghazouani, a présidé, hier soir, lundi, dans la ville de Maghama, une réunion des cadres de la moughataa éponyme, dans le cadre de la deuxième étape de sa visite d’inspection et de travail dans la wilaya du Gorgol.
Son Excellence a réitéré ses remerciements aux participants à cette rencontre, connue sous le nom de “rencontre des cadres”, qui rassemble les cadres, les élus, les acteurs politiques et les personnalités intéressées par les affaires publiques et celles de la wilaya, soulignant que leur présence à cette rencontre contribue à l’enrichir et à renforcer son importance.
L’objectif de cette rencontre est que les présents servent de messagers pour le reste des citoyens, transmettant leurs préoccupations, exprimant leurs problèmes et ce à quoi ils aspirent.
Une fois les interventions écoutées, Ghazouni a considéré qu’elles touchaient au cœur des sujets abordés.
Le gouvernement était conscient de la situation de la moughataa, qu’il s’agisse de ce qui a été accompli, de ce qui est en cours de réalisation ou de ce qui est programmé pour l’avenir, a assuré le Président.
Toujours selon lui, le traitement de ces questions avec des chiffres et des localisations précises est la preuve qu’elles font partie des préoccupations du gouvernement, dont la principale mission est de permettre aux citoyens de vivre dignement et en sécurité, dans des conditions qui préservent la tranquillité et la stabilité pour eux, leur famille et leurs proches.
Les habitants de la moughataa de Maghama devaient être certains qu’ils n’étaient pas oubliés, que ce soit pour ce qui a été accompli, ce qui est en cours de programmation, ou ce qui sera mis en œuvre ultérieurement.
Dans ce contexte, Son Excellence a appelé les jeunes à ne pas manquer les opportunités offertes par les concours publics ouverts aux diplômés, le considérant comme des opportunités importantes menant à l’embauche dans la fonction publique.
Son Excellence le Président de la République a affirmé que la moughataa de Maghama ne sera pas oublié, soulignant sa place dans la nation depuis la fondation de l’État, et même avant, et mentionnant la contribution à travers les époques de ses enfants à la construction de l’État mauritanien. Il a également rappelé la place historique de la moughataa dans les domaines religieux et de l’enseignement traditionnel, et l’engagement et la fraternité entre ses habitants.
Parlant du travail, Son Excellence le Président de la République a insisté sur l’importance de la jeunesse, la considérant comme le pilier du présent et la ressource de l’avenir, rappelant que les aînés ont joué leur rôle dans les étapes précédentes, et que les jeunes doivent se préparer à assumer la responsabilité.
Son Excellence a expliqué que le premier levier de l’autonomisation des jeunes est l’éducation, faisant référence à l’école républicaine qui garantit des conditions d’étude égales pour les enfants de la nation. Il a également souligné l’importance d’approfondir les études pour ceux qui le souhaitent, et insistant, revanche, l’importance de l’enseignement professionnel pour les jeunes souhaitant s’intégrer rapidement sur le marché du travail.
Dans ce contexte, Son Excellence le Président de la République a expliqué qu’à son arrivée au pouvoir, l’enseignement professionnel souffrait d’une grande faiblesse, car ses écoles n’accueillaient que quatre mille jeunes. Cette capacité d’accueil a été portée à vingt mille, et devrait atteindre vingt-trois mille fin 2026 et début 2027.
Son Excellence a appelé à la nécessité d’encadrer et d’accompagner les jeunes, malgré la difficulté rencontrée parfois, affirmant qu’ils sont un pilier essentiel et indispensable pour le présent et l’avenir, et mettant en garde, en même temps, contre les phénomènes étrangers, notamment les drogues, qui menacent cette jeunesse.
Il a annoncé à cet égard que l’État demandera au gouvernement d’élaborer une vision à laquelle participeront les secteurs concernés, pour traiter ces phénomènes et renforcer l’intégration des jeunes.
Concernant l’état civil, Son Excellence le Président de la République a affirmé que les mesures nécessaires seront prises pour rapprocher ses services des citoyens, même dans les zones dépourvues d’électricité ou d’Internet, soulignant, en revanche, la responsabilité des citoyens de se rendre aux services de l’état civil et de ne pas négliger une telle opération.
Son Excellence a expliqué que les documents civils sont essentiels pour la vie, que ce soit pour l’éducation, les voyages ou l’intégration sociale, affirmant qu’aucun citoyen ne restera sans papiers, appelant chacun à faire des efforts et à coopérer pour atteindre cet objectif.
Son Excellence le Président de la République a de nouveau remercié les habitants de la moughataa de Maghama pour leur présence et leur participation.
À la fin de la réunion, les ministres concernés ont expliqué, en réponse aux interventions des citoyens, qu’un certain nombre de réalisations ont déjà été effectuées au cours des dernières années, confirmant en même temps que les demandes des citoyens sont légitimes.

Refonder le contrat national, passer de la parole à l’architecture du réel

Il faut partir d’un fait politique, pas d’une impression. Depuis plusieurs séquences publiques, le registre présidentiel s’est déplacé. À Oualata, à Ouadane, dans l’Est, à Néma, puis à Kaédi, les mots ne sont plus ceux d’une simple gestion. Ils portent la mémoire, l’égalité territoriale, la pluralité linguistique, la reconnaissance des blessures.

Le langage du sommet de l’État ne contourne plus certaines lignes de fracture. Il les nomme. Ce déplacement n’est pas anodin.

Dans notre histoire politique, le silence a souvent été la norme, l’évitement une méthode. Qu’un chef de l’État prenne le courage de poser ces thèmes dans l’espace public crée une brèche. Il faut le dire avec rigueur, sans emphase inutile, mais sans frilosité.

Oui, des signaux ont été envoyés. Oui, une intention de réorientation est perceptible. Oui, une porte a été entrouverte vers une lecture plus inclusive de la nation.

Mais une société n’habite pas les intentions. Elle habite les structures. Ce qui se joue aujourd’hui n’est pas la qualité d’un discours, mais la capacité d’un système à se réécrire.

Le malaise diffus que l’on entend, dans les rues comme dans les cercles instruits, ne vise pas d’abord la parole présidentielle. Il vise l’inertie des appareils, la lenteur des réformes, la résistance des routines administratives, la persistance de mécanismes de reproduction sociale que personne n’assume mais que tout le monde subit. Nous sommes face à un écart classique des moments de transition.

Le sommet parle plus vite que la machine d’État ne bouge. La parole ouvre, l’institution freine. C’est là que se loge le risque d’usure. Non pas l’usure du style, mais celle de la crédibilité historique.

Car le moment est réel. Un pays ne traverse pas souvent une phase où la question du récit national, de la mémoire, de l’égalité territoriale et de la cohésion sociale est posée simultanément au plus haut niveau. Cela peut rester un cycle de discours.

Cela peut aussi devenir un tournant d’époque. La différence ne tient pas à l’éloquence, mais à la décision d’entrer en conflit avec les inerties. Refonder un contrat national, ce n’est pas ajouter des promesses.

C’est toucher aux circuits par lesquels l’inégalité se reproduit. Accès aux services publics, trajectoires scolaires, représentations dans l’administration, justice territoriale, reconnaissance des passés douloureux. Tant que ces questions restent morcelées, traitées à la marge, le sentiment d’écart persiste, même quand le discours est juste.

Dans un pays à référence islamique forte comme le nôtre, la question n’est d’ailleurs pas seulement politique. Elle est éthique. Le Coran rappelle que les croyants sont frères. Cette idée, trop souvent cantonnée à la sphère morale, a une traduction institutionnelle.

Une fraternité qui n’entre pas dans les règles, dans les politiques publiques, dans la manière de distribuer les chances, reste une invocation. L’enjeu est de la faire descendre dans l’architecture de l’État. Cela place une responsabilité singulière sur le Président. Non pas celle de tout faire seul, mais celle d’accepter que gouverner un moment de refondation implique de déplacer des équilibres établis.

Y compris dans son propre environnement. L’histoire ne retient pas les intentions prudentes. Elle retient les dirigeants qui ont consenti à réorganiser les règles du jeu quand la société était prête. Mais le pouvoir n’est pas seul convoqué.

L’opposition, dans ce contexte, doit choisir sa hauteur. L’invective, la dramatisation permanente, le registre émotionnel peuvent mobiliser à court terme, mais ils épuisent le débat public. Le rôle d’une opposition responsable est plus exigeant. Reconnaître ce qui va dans le sens de l’intérêt commun, tout en transformant chaque avancée en point d’appui pour exiger des mécanismes durables.

Déplacer le débat du procès d’intention vers l’architecture des politiques. C’est moins spectaculaire. C’est plus utile. Les élites intellectuelles et la société civile ne peuvent plus se contenter du commentaire.

Ceux qui disposent de capital symbolique, de savoirs, d’expériences comparées, ont un rôle d’ingénierie civique. Proposer des cadres, des modèles, des garde-fous, des évaluations. Une refondation nationale sans apport structuré des intelligences devient vite un slogan.

Quant aux citoyens, en particulier les jeunes, leur désengagement est compréhensible, mais il est coûteux. Chaque espace abandonné est occupé par des logiques plus étroites. Peser sur le réel ne se réduit pas au vote. C’est une pratique quotidienne, associative, professionnelle, culturelle.

Ce qui est en jeu dépasse la civilité minimale. Il s’agit de faire passer le pays d’une coexistence fragile à une communauté politique assumée. Non pas nier les différences, mais leur donner un cadre de justice. Non pas proclamer l’unité, mais la fabriquer par des règles équitables. Nous sommes à un moment où la parole a ouvert la voie. Le risque serait de s’en satisfaire.

La chance serait d’en faire le point de départ d’une transformation des mécanismes, des pratiques et des équilibres. Apprécier ce qui va dans le sens du commun n’est pas abdiquer. C’est consolider ce qui peut servir de base. Exiger davantage n’est pas s’opposer par principe. C’est prendre au sérieux la promesse implicite contenue dans les mots.

Un pays ne se refonde ni contre le pouvoir seul, ni par le pouvoir seul. Il se refonde quand la parole politique, l’exigence de l’opposition, l’apport des élites et l’engagement des citoyens cessent de s’ignorer et commencent à se répondre. C’est à cette convergence que notre moment appelle.

Mansour LY
Juriste consultant analyste politique

Mohamed Abdallahi Ould Oudaâ et l’épreuve de la justice

J’ai parcouru rapidement l’ouvrage « L’Accusé n°4 » de Mohamed Abdallahi Ould Oudaâ, et je me permets d’en proposer un commentaire à la manière de celui qui découvre un livre à travers sa préface et les titres de ses chapitres, sans prétendre à une lecture exhaustive de l’ensemble.

L’ouvrage compte 399 pages, se distingue par une lecture aisée et un style fluide, et adopte une méthodologie claire : vingt chapitres, une conclusion, huit annexes, ainsi qu’une bibliographie comprenant 13 références.

J’ai eu l’occasion de travailler avec l’ingénieur Mohamed Abdellahi durant son mandat de ministre de l’Équipement et des Transports, et je témoigne — sans porter de jugement de valeur devant Dieu — de sa sagacité, de sa compétence, de son expertise dans les dossiers techniques, de sa modestie, de son assiduité à accomplir la prière à l’heure, ainsi que de son retrait occasionnel dans son bureau pour une retraite proche du recueillement spirituel, au cours de laquelle il accomplissait son wird. Dans ce contexte, la présence du chapelet apparaît comme un symbole révélateur, à la fois dans sa vie et dans son récit.

Le livre rapporte d’ailleurs un épisode plaisant : une conversation entre les accusés à propos des chapelets devenus des compagnons quotidiens en prison, davantage pour passer le temps que pour un usage strictement cultuel. Dans un moment de plaisanterie, l’un d’eux suggéra que l’accélération du procès ne pourrait se faire qu’à travers l’échange des chapelets, avant qu’l’un des présents ne surprenne l’assemblée en sortant le sien de sa poche, provoquant l’hilarité générale (p. 205). Une scène brève, mais révélatrice de l’esprit du livre et de sa capacité à saisir l’humain au cœur de l’épreuve.

Dans son ensemble, l’ouvrage apparaît comme un témoignage intellectuel et humain qui prend appui sur un parcours judiciaire complexe pour le transformer en matière de réflexion sur la justice, la responsabilité et le pouvoir. L’auteur n’écrit pas des mémoires au sens classique, mais livre une expérience personnelle conçue comme une porte d’entrée vers une compréhension plus large des mécanismes judiciaires, de la bonne gouvernance et du rapport entre l’individu, l’institution et l’État.

En retraçant le long cheminement d’un dossier judiciaire, le livre dévoile les détails du procès et les questions juridiques et éthiques qui l’ont accompagné, dans un récit calme et équilibré, éloigné de toute émotion excessive ou de toute volonté de règlement de comptes. Il met également en lumière l’expérience de la détention, non seulement comme une sanction, mais comme un temps de méditation et de remise en question, ayant suscité une conscience plus profonde des valeurs de probité, d’intégrité et du rejet du mensonge et de la trahison.

L’auteur souligne à plusieurs reprises que la reddition des comptes et le contrôle demeurent des conditions essentielles pour instaurer la confiance dans les institutions, à condition qu’ils reposent sur l’objectivité, la transparence et la compétence professionnelle. À ce titre, le livre dépasse le cadre de l’expérience individuelle pour livrer un message universel : les épreuves, aussi dures soient-elles, peuvent devenir des occasions de compréhension et de connaissance, et le pardon n’efface pas la vérité, mais l’élève.

Ainsi, par sa dimension documentaire, analytique et humaine, cet ouvrage s’inscrit parmi les livres qui enrichissent la bibliothèque, non seulement comme un témoignage d’époque, mais comme une contribution intellectuelle solide au débat sur la justice, la conscience et la responsabilité dans l’espace public.

Mohamed Mahmoud Jemal Mohamedou

Le Président Ghazouani devant les populations du Gorgol : Sincérité ou discours comme tant d’autres ?

Le discours de Kaédi n’a pas laissé indifférent parce qu’il touche à l’histoire, à la mémoire et à l’unité nationale, trois sujets longtemps évités ou abordés avec prudence.

1.Un langage nouveau dans la forme.
Oui, il y a une rupture de ton, reconnaître publiquement que notre histoire comporte des « chapitres que nous aurions préféré ne jamais écrire », est inédit à ce niveau de responsabilité politique.
Jusqu’ici, le discours officiel privilégiait :
-soit le silence,
-soit l’évitement,
-une lecture sélective de l’histoire.

Admettre que toute l’histoire doit être regardée en face, sans tri, marque un pas symbolique important.

2.Une reconnaissance de l’histoire : un pas nécessaire.
Dire que « la force des nations se mesure à leur capacité à reconnaître leur histoire dans son intégralité » est une vérité universelle. Cela rejoint ce que font les nations matures :
●reconnaître les injustices,
●nommer les blessures,
●créer les conditions de la réparation et de la réconciliation.
Mais une question centrale demeure :
-Reconnaître comment ?
-Reconnaître pour faire quoi ?
Sans mécanismes clairs (vérité, justice, réparations symboliques ou institutionnelles), la reconnaissance peut rester déclarative, donc fragile.

3.Assumer courageusement notre responsabilité: un appel… mais à qui ?
C’est sans doute le point le plus sensible du discours.
Parler de responsabilité collective peut être :
soit un appel à une réconciliation nationale assumée, soit une manière de diluer les responsabilités historiques.
Dans toute histoire douloureuse, il y a des responsabilités différenciées :
■des victimes,
■des responsables,
■des institutions impliquées.
Sans cette clarification, l’appel au courage peut être perçu comme une invitation à tourner la page sans l’avoir lue jusqu’au bout.

4.L’unité nationale : un principe incontestable, mais exigeant.
Affirmer que « ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise » est un message positif et nécessaire, mais le vivre-ensemble ne se décrète pas, il se construit:
■ par l’égalité réelle,
■par la justice sociale,
■par la fin des discriminations structurelles,
■par une représentation équitable dans l’État et ses institutions.

Sans avancées concrètes, l’unité devient un slogan consensuel, souvent invoqué pour éviter les débats de fond.
Alors, sincérité ou discours comme tant d’autres ?
■Oui, ce discours est différent dans son ton et dans certains mots choisis.
■Oui, il ouvre une fenêtre politique et symbolique.

Il restera un discours tant qu’il ne sera pas suivi de :
●décisions politiques courageuses,
●réformes institutionnelles,
●actes de justice et d’inclusion mesurables.
La sincérité d’un discours se juge toujours après coup, à l’épreuve des actes.

Ce que nous devrions comprendre, en tant que citoyens:
■ne pas rejeter d’emblée ce discours : il crée un espace de débat.
■ne pas l’idéaliser non plus : le discours ne guérit pas les blessures.
■exiger que ces paroles deviennent : une politique publique, un agenda clair,
un engagement vérifiable.

Le discours de Kaédi peut être un tournant ou une occasion manquée, la différence se fera dans les actes, pas dans les applaudissements.

Ahmed Salem Deida
Expert en communication

Le Président Ghazouani révele à Kaédi les trois risques inévitables sans lien de citoyenneté

Il est indispensable aujourd’hui de renforcer le lien de citoyenneté et de le privilégier par-dessus tout, a déclaré aujourd’hui lors d’un meeting populaire dans la ville de Kaédi, le Président République. Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani.

La construction de la nation et la réalisation des aspirations des peuples commencent par cet engagement national, a –t-il souligné.

Toujours selon lui, la Mauritanie est aujourd’hui un pays sûr et stable et les institutions de l’État fonctionnent régulièrement, appelant les citoyens à préserver cette stabilité par l’intérêt qu’ils doivent accorder à l’unité nationale, « le rempart inébranlable face à tous les défis et dangers, le fondement de la stabilité politique et sociale, condition première du développement et de la prospérité du pays ».

Le Président s’est engagé aussi à ne ménagerai aucun effort pour que tous les Mauritaniens puissent, à l’avenir, communiquer entre eux, quelle que soit la langue nationale utilisée, disant que le discours d’aujourd’hui sera accompagné d’une traduction.

Je vois devant moi des représentants de toutes les composantes de notre société, avec toutes ses catégories et ses diverses caractéristiques culturelles, unis par un lien national solide, une identité doctrinale unificatrice, et une histoire et un avenir communs, a-t-il ajouté.

C’est cette image que nous nous efforçons de consolider dans toutes les régions du pays, l’image d’un peuple uni, solidaire, confiant en sa capacité à construire une patrie qui offre à tous, dans le cadre de la démocratie, de la justice, des conditions de vie dignes, du développement et de la prospérité, a-t-il poursuivi.

Ci-après des extraits de cet important discours présidentiel :

« Je ne suis pas venu à vous aujourd’hui dans le cadre d’une échéance électorale, ni sous l’impulsion d’une crise ou d’une situation d’urgence. Je suis venu pour une communication directe, pour discuter avec vous de la situation générale du pays, pour m’enquérir, sur le terrain, de vos conditions et de vos problèmes, et pour écouter, surtout, vos opinions concernant les défis auxquels votre wilaya, et la nation en général, sont confrontées.

Vous êtes tous conscients, aujourd’hui, des nombreuses et diverses crises que traverse le monde : crises sécuritaires, économiques et environnementales. Parmi les répercussions les plus importantes de cette conjoncture internationale tendue sur notre environnement régional immédiat, nous observons la prolifération des conflits, du terrorisme et de la violence armée, qui sapent la sécurité, la stabilité et le développement. Cependant, notre pays a réussi, avec l’aide d’Allah, à maintenir sa sécurité et sa stabilité, et en nous appuyant sur la conscience des citoyens, la vigilance de nos forces armées et de sécurité, et notre bonne gestion du dossier sécuritaire.

Notre pays est aujourd’hui sûr et stable, et ses institutions fonctionnent convenablement. C’est une grande bénédiction pour laquelle nous remercions Allah, et nous devons la préserver par une vigilance et un travail continus.

L’un des éléments les plus importants qui protègent cette sécurité et cette stabilité est notre unité nationale, qui est notre rempart inébranlable face à tous les défis, le fondement de notre stabilité politique et sociale, et la condition première de notre développement et de notre prospérité.

Afin de renforcer cette unité, nous avons œuvré, dès le début de notre première mandature, à apaiser la scène politique, en éliminant les tensions, les conflits, les désaccords et les suspicions qui l’ont caractérisée pendant de nombreuses années, et dont les effets négatifs se sont propagés dans la vie sociale en général. À cette fin, nous avons adopté une approche d’ouverture et de concertation avec tous ; nous avons tenu des réunions avec les différentes parties, et avons lancé un processus préparatoire – dont les étapes sont sur le point d’être achevées -, pour la tenue d’un dialogue inclusif visant à construire un consensus général sur les grandes questions nationales.

Ce qui nous unit est bien plus profond et plus fort que ce qui pourrait nous diviser.

Nos différences sont, le plus souvent, des différences d’opinion, et non d’objectif. Nous voulons tous une Mauritanie unie, stable et progressiste, où règnent la justice, la liberté et l’égalité (..)

Je voudrais ici, vue son importance, aborder brièvement le concept d’unité nationale.

Nous sommes un peuple diversifié, qui considère la diversité des langues, du patrimoine culturel et des traditions comme une richesse qu’il s’efforce de préserver et de promouvoir. La différence, en ce sens, est un droit fondamental et inaliénable, mais elle ne donne pas lieu, en soi, à un autre droit, quel qu’il soit. Tous les droits, sans exception, ne peuvent être revendiqués qu’au titre de la citoyenneté.

Même si nous adoptons une discrimination positive pour une catégorie donnée, il s’agit d’une discrimination accordée en vertu de la citoyenneté, en soutien à des citoyens qui se trouvent dans une situation nécessitant un appui particulier, et cela n’a absolument aucun rapport avec une composante spécifique.

Si nous avions systématiquement et constamment fondé les droits sur la différence, de sorte qu’un tel droit soit accordé à cette composante parce qu’elle est différente, et un autre à une autre composante parce qu’elle est différente, nous nous serions exposés à trois risques :

1 – Nous serions passés d’un peuple diversifié, fondu dans une entité nationale commune, à de simples groupes se disputant les droits et se dérobant aux devoirs.

2 – Notre unité nationale n’aurait plus eu de sens ni d’effet réel.

3 – Notre État n’aurait plus eu de réelle chance de perdurer et de se maintenir.

Ces trois risques, sur lesquels je me suis arrêtés, ne peuvent être évités que par le lien de citoyenneté, que je vous ai si souvent invités, à de nombreuses reprises, à renforcer, à consolider et à placer, en rang et en considération, au-dessus de tous les autres liens. Car le fondement de l’État moderne et l’essence de l’unité nationale résident dans le lien de citoyenneté.

Par le renforcement de ce lien, j’entends l’enracinement de la force de notre appartenance à cette terre, le renforcement de notre engagement à y vivre ensemble, et l’intensification de nos efforts pour la développer et la promouvoir dans le cadre de l’égalité des droits et des devoirs.

Je n’ai ménagé aucun effort pour renforcer ce lien, afin de consolider notre unité nationale et notre cohésion sociale. Ainsi, nous avons œuvré pour changer les mentalités et dépasser les comportements obsolètes, combattre les préjugés, les stéréotypes et l’esprit sectaire et tribal destructeur, réduire les inégalités sociales et économiques et briser les barrières de classe.

Le travail, à ces différents niveaux, nous a permis de réaliser de nombreuses avancées, qui ont consolidé les acquis des efforts cumulés de nos générations successives, tout au long de l’histoire de notre pays.

L’histoire de notre pays, comme celle de tous les peuples, est pleine de pages lumineuses, et contient quelques passages que nous aurions souhaité ne jamais avoir été écrits.

La vie humaine, par nature, a ses bons côtés et ses erreurs. Il n’y a pas de composante, sociale ou régionale, qui n’ait pas blessée par une autre, et il n’y a pas de composante qui n’ait pas subi d’injustice ou ne l’ait pas elle-même exercée, soit sur une autre composante, soit sur certains de ses propres membres. Cependant, la force des peuples se mesure à leur capacité à reconnaître leur histoire, toute leur histoire, et à leur courage à surmonter ses moments difficiles, pour continuer à renforcer et à consolider le vivre-ensemble.

Combien de peuples ont vécu des tragédies profondes et des atrocités indescriptibles, puis se sont relevés, ont surmonté et ont continué à construire, à progresser et à se développer.

Il n’y a pas d’espoir pour un peuple qui accepte de rester prisonnier d’un moment particulier de son histoire, aussi douloureux soit-il.

Il est temps pour notre peuple d’assumer courageusement sa responsabilité envers son histoire, toute son histoire, et de faire preuve de volonté et de détermination pour construire un avenir commun, lumineux et prospère.

C’est pourquoi, je réaffirme, ici, la nécessité de renforcer le lien de citoyenneté et de le placer, en rang et en considération, au-dessus de toute autre considération.

C’est ainsi que les nations se construisent, et c’est ainsi que les aspirations des peuples se réalisent.

Jemil Mansour : notre parti vise à rassembler tous les citoyens sur la base des valeurs de citoyenneté et de justice

Le parti du Front de la Citoyenneté et de la Justice “Jem’a” a organisé, ce samedi soir, dans la moughataa d’El Mina, dans la wilaya de Nouakchott Sud, un meeting populaire sous le slogan “La citoyenneté d’abord et la justice toujours”.

Dans son discours à cette occasion, le président du parti, M. Mohamed Jemil Mansour, a affirmé que le parti du Front de la Citoyenneté et de la Justice vise à rassembler tous les citoyens sur la base des valeurs de citoyenneté et de justice, soulignant le soutien du parti à Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, afin de poursuivre le processus de construction et de développement.

Il a souligné que le peuple mauritanien mérite une vie digne, la fourniture de services de base, leur rapprochement et la facilitation de leur accès.

Les intervenants, parmi les dirigeants et les membres du parti, ont exprimé leur attachement aux choix politiques du parti et leur soutien à ses objectifs.

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