Jour de vote au Sénégal
Sept millions d’électeurs sont appelés aux urnes, dimanche 31 juillet, pour renouveler les 165 sièges du Parlement.Les électeurs se pressent depuis 7 h GMT. Le vote se poursuivra jusqu’à 18 h GMT environ.
Sept millions d’électeurs sont appelés aux urnes, dimanche 31 juillet, pour renouveler les 165 sièges du Parlement.Les électeurs se pressent depuis 7 h GMT. Le vote se poursuivra jusqu’à 18 h GMT environ.
Une délégation de la Cédéao conduite par le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo a entamé ce dimanche 24 juillet des discussions avec la junte militaire au Burkina Faso.Les discussions ont porté sur une évaluation du processus de transition dans le pays depuis le dernier sommet d’Accra.
Umaru Sissoco Emballo était accompagné de l’ex-président nigérien Mahamadou Issoufou, facilitateur, et le président de la Commission de la Cédéao.Le président de la conférence des chefs d’État de la Cédéao a confirmé le délai de 24 mois accordé aux militaires burkinabè pour remettre le pouvoir aux civils. Suite à son entretien avec le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul Henri Damiba, Umaro Sissoco Embalo a déclaré « On a le consensus sur le délai de 24 mois et nous avons souligné l’importance du délai ».
Pour la délégation de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, le défi sécuritaire, la question humanitaire, le retour à l’ordre constitutionnel, la mobilisation des ressources et la mise en place du mécanisme de suivi et évaluation sont les axes les plus importants et sur lesquels le gouvernement de la transition doit se focaliser.

Moustapha Limam Chafi
Voilà dix semaines que les rebelles tchadiens – plus d’une cinquantaine de mouvements – discutent à Doha en vue de signer un accord leur permettant d’obtenir des garanties pour venir à N’Djamena lors du dialogue inclusif. Le Qatar, sous la pression du ministre tchadien des affaires étrangères, Mahamat Zene Chérif, a bien prévu un calendrier de discussions allant jusqu’à la mi-juin (AI du 23/05/22), mais les autorités hôtes ont parfois semblé perdues dans la mise en œuvre des moyens pour faire avancer le dialogue et la façon de gérer les différents acteurs en présence : les rebelles et les membres de la délégation d’une vingtaine de personnes dirigée par Mahamat Zene Chérif.
Selon nos sources, Mohammed bin Ahmed al-Misnad, le conseiller à la sécurité de l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad al-Thani, demande depuis plusieurs mois au Mauritanien Moustapha Limam Chafi de venir épauler l’émirat lors de cette négociation. Actuel conseiller spécial du président nigérien Mohamed Bazoum et ex-éminence grise de l’ancien président burkinabé Blaise Compaoré, Chafi a atterri à Doha le 26 avril pour accompagner le ministre nigérien des affaires étrangères, Hassoumi Massaoudou, afin de préparer la visite de son patron courant juin. Il n’est pas reparti depuis.
Des rencontres tous azimuts
Depuis six semaines, Chafi rencontre tous les acteurs du pré-dialogue : les membres des mouvements des trois sous-groupes de rebelles – Rome, Doha et Qatar -, ainsi que les responsables de la délégation officielle tchadienne, Zene Chérif en tête. A chaque entrevue, organisée dans son hôtel Kempinski ou dans celui des rebelles, le Mariott ou le Rotana du quartier de West Bay, il écoute et transmet les messages susceptibles d’apaiser les tensions, afin de faire émerger des points de convergence entre les parties. Il a par ailleurs rencontré le représentant de la France (en tant qu’observateur) dans cette médiation, l’ambassadeur Bruno Foucher.
A Doha, opposants comme officiels tchadiens tentent désormais, par le biais de Chafi, de faire passer leur message au puissant al-Misnad, qui est le cousin de la mère de l’émir, Mozah bint Nasser al-Missned. Al-Misnad peut à son tour se mettre en rapport avec l’envoyé spécial chargé des médiations au ministère des affaires étrangères, Mutlaq bin Majeb al-Qahtani, responsable du suivi des discussions au quotidien avec sa petite équipe de diplomates.
Une relation ancienne
Les rapports de Chafi avec le Qatar sont anciens. Ils se sont particulièrement densifiés lorsque Chafi a été considéré comme persona non grata dans son pays, la Mauritanie, durant les années de présidence de Mohamed Ould Abdel Aziz (2008-2019). Ce dernier avait rompu les relations diplomatiques du pays avec le Qatar en 2017, dans le sillage du blocus imposé par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, de juin 2017 à janvier 2021.
Passant plusieurs mois par an à Doha – presque un an pendant le pic d’épidémie de Covid-19 -, Chafi a noué de très bonnes relations avec de nombreux ministres influents, en particulier avec le cousin de l’émir, le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères sheikh Mohammed bin Abdulrahman al-Thani. Ce dernier n’est pas un grand connaisseur du continent africain, mais sa proximité avec l’émir lui permet de faire bouger des dossiers bloqués avec son omniprésent directeur de cabinet, Saad bin Ali Saad al-Kharji. Chafi sait user de son entregent avec al-Misnad et le vice-premier ministre.
Côté qatari, le carnet d’adresses de Chafi est un vrai atout. En Afrique de l’Ouest, ce Mauritanien né au Niger et parlant quantité de langues locales échange régulièrement avec les présidents Macky Sall (Sénégal), Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Mohamed Ould Ghazouani (Mauritanie), Faure Gnassingbé (Togo), Nana Akufo-Addo (Ghana), ainsi qu’avec le chef de la junte burkinabé, Paul-Henri Sandaogo Damiba. Il est proche de Paul Kagame (Rwanda) dans l’Afrique des Grands Lacs et entretient de bons rapports également avec les autorités françaises.
Source: Africa Intelligence
Les chefs d’Etat de la Cédéao sont réunis en sommet extraordinaire ce samedi à Accra au Ghana pour parler de transitions militaires au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. Le compromis va-t-il enfin être trouvé? »
Rien n’est encore sur et pour le moment, le bras de fer avec l’organisation sous-régionale continue.la Cédéao, exige le retour le plus rapide possible à la normalité constitutionnelle et cela n’est pas fixé et accepté, elle continue ses sanctions contre les trois pays.
De leur côté, le Mali, le Burkina Faso et la Guinée campent sur leurs propositions pas le morceau,tout en accusant l’organisation d’être la courroie de transmission de la politique de l’impérialisme français dans la région. Les autorités militaires de transition au Mali proposent un calendrier de 24 mois avant d’organiser des élections et rendre le pouvoir aux civils. En Guinée, les putschistes ont, eux, fixé la durée de la transition à 36 mois. Le Burkina Faso maintient le délai de trois ans.
Un sommet extraordinaire de la Cédéao devrait avoir lieu le 4 juin prochain à Accra au Ghana qui exerçe en ce moment la présidence tournante de l’organisation sous-régionale. Il sera notamment consacré au Mali, mais aussi au Burkina et à la Guinée.
Certaines sources politiques et diplomatiques évoquent depuis quelques jours, une possibilité de compromis sur une prolongation de la transition allant même jusqu’à affirmer que des « avancées sont significatives et les perspectives sont bonnes ».
La question qui demeure posée et que si un accord était trouvé, la levée des sanctions serait-elle immédiate, comme le souhaite Bamako ou progressive, en fonction de l’avancée des préparatifs électoraux, comme le prévoit depuis le début la Cédéao.
Les negociateurs mettront certainement les bouchées doubles les jours à venir pour élaborer un éventuel accord avant le sommet qui serait le sommet de la dernière chance selon certains analystes .
Le Président malien de transition Assimi Goïta avait été personnellement invité en mars dernier, à un précédent sommet.Cette invitation avait soulevé des espoirs quant à la sortie de la crise, espoirs vite dissipés par le refus du colonel Goïta de se rendre à Accra.Le sommet avait entériné la poursuite des sanctions et des négociations entre la Cédéao et Bamako .
Apres des accords avec les ecologistes et les communistes ,la France insoumise et le Parti socialiste ont annoncé mercredi avoir conclu un accord pour les législatives après être tombé d’accord sur la stratégie, le programme et les circonscriptions. Un texte qui sera soumis à l’approbation interne des socialistes ce jeudi.