ACTUALITES SPORT ECONOMIE POLITIQUE MONDE FOCUS TRIBUNE العربية
ACTUALITES
SPORT
ECONOMIE
POLITIQUE
MONDE
FOCUS
العربية

 

le dossier du pillage des ressources du pays

               Depuis le 9 mars, le dossier du Pillage des ressources du pays et de la corruption systématique du régime de M. Ould Abdel Aziz est à un tournant. Les avocats de ce dernier s’ acharnent à imposer son impunité absolue en multipliant les subterfuges et les futilités juridiques auxquels aucun juge serieux ne pourrait accorder le moindre crédit, et l’opinion, la moindre attention. Au plan du droit, il n’y a rien à faire: les caciques du système de corruption de la décennie écoulée doivent répondre de leurs actes et ne pourraient y échapper que par coup d’ Etat judiciaire ou par un coup fourré de dernière minute. Au plan moral et politique, c’est encore pire: le terme même de  » gabegie » fut une réinvention ou une re-découverte de M. Ould Abdel Aziz lui même, pour justifier son putsch ignoble contre Feu Sidi Ould Cheikh Abdallahi – et un instrument de torture et de terreur contre ses adversaires. Il l’utilisa en premier, sans vergogne, contre la famille du Président, en mettant sur pied la 1ere Commission d’enquête parlementaire de l’histoire du pays ( hors commission ad hoc de routine). En ce temps là, M. Ould Abdel Aziz et ses thuriféraires ne se souciaient guère de la constitutionnalité de ces commissions! De même que lui et ses amis ne se préoccupaient de la légalité des arrestations de leurs adversaires politiques et de leurs concurrents économiques, directement mis en taule à la Prison Centrale de Nouakchott, sans la délicatesse des discussions juridiques sur les vices de forme des convocations et la durée des gardes à vue des victimes de leur vindicte. Aujourd’hui, ils sonnent le tocsin des libertés violées et de l’ Etat de droit bafoué. Sans se préoccuper du comique de la situation.
Aujourd’hui, l’effectivité de ces libertés et de cet Etat de droit est entre les mains de la justice et non dans les imprécations et les amnésies de circonstance.

Professeur Lô Gourmo Abdoul vice-président de l'UFP News Rim

Professeur Lô Gourmo Abdoul vice-président de l’UFP

Procédure judiciaire relative au dossier de la décennie.

Hamath Athie,  président de l'alliance citoyenne pour une Mauritanie nouvelle

Auteur : Hamath Athie, président de l’alliance citoyenne pour une Mauritanie nouvelle.

         Le déclenchement de la procédure judiciaire relative au dossier de pillage des ressources nationales est un évènement historique.
Il doit être salué et soutenu par tous les citoyens soucieux du respect du bien public et de l’avenir du pays.
Sans une tradition de reddition des comptes par les gestionnaires de la chose publique le pays ira inéluctablement à la faillite et qu’à Dieu ne plaise à la chien-lit.
Le déroulement de cette procédure doit se faire dans le respect scrupuleux de la loi et de la justice sans interférence aucune et sans piétinement d’aucun droit.
Cependant les partis politiques, la société civile, les Oulémas doivent s’exprimer et affirmer leur vive approbation du déclenchement de cette procédure depuis longtemps attendue.
C’est là une procédure dont dépend le sort de toutes nos populations dans un pays dont le niveau de richesse est trés élevé et ce au regard du nombre de sa population dont l’immense majorité est de plus en plus cantonnée dans la classe des laissés pour compte et des pauvres.
La justice détient aujourd’hui la clé de l’avenir de notre beau pays.
Nous devons la soutenir au détriment de nos solidarités grégaires particuliérement nocives pour l’édification d’un État de droit

Titre : Absence d’équité , marginalisation , discrimination, que faire?

Idoumou Mohamed Lemine Abass

L’absence d’équité, la marginalisation et la discrimination sont douloureusement réelles et aucun développement du pays n’est envisageable avec elles. Cependant, elles ne seront jamais vaincues en hissant les élites de leurs victimes au niveau de l’élite au pouvoir, ni par le compromis sur un partage « équitable » du gâteau entre ceux qui le dévorent déjà et ceux que dévore l’impatience de participer au festin.
La solution se trouve dans la réforme de l’enseignement, de manière à faire de l’école un ascenseur social pour tous les enfants de la nation, sans distinction et sans discrimination. Elle se trouve dans la santé pour tous et dans une économie nationale capable de réaliser le bonheur et la prospérité pour tous les mauritaniens, sans en léser, ni marginaliser ni discriminer personne.
La solution se trouve dans des politiques strucurantes de la société et de l’État qui aient un effet positif à long terme… Des politiques qui prennent en considération les générations futures et ce que seront ces générations.
La solution se trouve, aussi, dans le changement des mentalités, toutes les mentalités ; y compris celles des élites qui ne voient les grands problèmes nationaux qu’à travers le prisme des manoeuvres politiciennes et la course derrière des acquis instantanés, ignorant la dimension stratégique des solutions qu’ils cherchent.

Ce qui se passe au Sénégal n’est pas surprenant

Ce qui se produit au Sénégal n’est hélas pas surprenant…
L’arrestation du politicien n’est que le déclencheur d’une colère sourde chez une jeunesse qui n’a peut-être comme seul espoir que de prendre une pirogue pour l’Europe. Bien sûr, la pandémie (dont le gouvernement n’est bien sûr pas responsable) n’a fait qu’accélérer la détresse économique.
Avant 2020, les perspectives d’avenir de la jeunesse étaient déjà très mauvaises.
Ces jeunes détruisent des supermarchés dans lesquels ils n’ont pas les moyens d’acheter, des essenceries alors qu’ils ne peuvent acheter une voiture et des banques où ils n’ont pas les moyens d’ouvrir un compte.
C’est l’échec total des gouvernements qui se sont succédés depuis des décennies…. Le seul espoir de cette jeunesse est de s’expatrier… C’est dramatique.
Par ailleurs je pense que le politicien arrêté, en attente de jugement est un dangereux populiste….
Ayant beaucoup voyagé en Asie du sud-est, je suis stupéfait de constater les « miracles » que ces anciens colonisés parviennent à accomplir en économie alors qu’ils se prenaient du napalm et des bombes plein la gueule il y a seulement 50 ans….
La France a peut-être raté la décolonisation en Afrique.

JEAN-LOUIS DELBENDE.

Sur les manifestations aujourd’hui à Dakar, le ministre de l’intérieur Antoine Diome declare: « Force restera à la loi »

Le ministre de l’Intérieur, Antoine Diome vient de réagir suite aux manifestations violentes qui ont éclaté dans quasiment tout le pays après l’arrestation, ce matin, d’Ousmane Sonko pour trouble à l’ordre public. Joint par la Rts, le gardien de l’ordre public, gravement menacé, assure que toutes les dispositions seront prises pour le rétablissement de la paix et la quiétude.
« Nous sommes dans une période où par décret du président de la République, il a été interdit de procéder à des rassemblements. En exécution de ce décret, moi-même j’ai pris des arrêtés sur la base desquels il est interdit de procéder à des processions, d’organiser des rassemblements ou des attroupements. Bien naturellement vous avez bien suivi toute cette affaire qui concerne la justice et qui a fait l’objet d’une instruction en cours. Je dois préciser que tout citoyen se doit de respecter les lois et règlements de notre pays », déclare-t-il pour rappeler le contexte.
Avant d’ajouter : « une affaire en justice est traitée conformément aux lois et règlements en vigueur. Donc il appartient à la justice et certainement pas au ministère de l’intérieur de dire ou de déterminer quelle est la suite à réserver à une affaire en cours. Mais en tout état de cause, pour ce qui concerne le maintien ou le rétablissement de l’ordre public, force restera à la loi et toutes les dispositions seront prises par la République du Sénégal pour qu’il n’y ait pas de débordements ».
Pour ceux qui seraient tentés de commettre encore des infractions, le ministre de l’Intérieur met en garde : « toutes les dispositions seront prises pour que force reste à la loi ». Mais, tempère-t-il, « dans le même temps un appel est naturellement lancé à la sérénité, à ce qu’il y ait une expression, certes divergente mais de façon responsable, des opinions qui ne pourront pas aller dans le même sens. On peut comprendre que les uns et les autres n’aient pas le même point de vue, mais cela doit se faire dans un cadre approprié qui est celui de l’application stricte des lois et règlements ».

Seneweb.

 

Redorer l’image pour camoufler une réalité

Ahmed Salem Deida

La création d’une cellule de suivi des médias internationaux sûrement pour redorer l’image de la politique de ould Ghazouani, est un challenge à relever pour les membres de cette cellule tous responsables des médias de l’état, médias qui n’ont pas pu, il faut le dire, réussir cette mission sur le plan intérieur et cela qu’ils ont été créés. Alors on a le droit de se poser la question: comment ils peuvent arriver a redorer cette image sur le plan extérieur ?
Donner une bonne image pour l’extérieur est une hantise des régimes qui, souvent sur le plan interieur, se trouvent enliser dans les problèmes sociopolitiques, est-ce le cas du régime de ould Ghazouani? Peut-être que si. après plusieurs mois de tractations sur le dossier de la cep, nous voilà avec l’échec du feuilleton de la décennie qui au lieu d’aboutir à des réponses le voilà relégué au calende grecque , le geste pour les retraités donne un résultat opposé du fait de la flambée des prix et pour conclure la promotion de certaines icônes de la décennie dans le dernier mouvement des diplomates donne à réfléchir sur le futur proche.
On sait aussi que l’espoir tant attendu de voir un dialogue inclusif qui permettra de débattre de toutes les questions politico-sociales qui sont la cause du malaise qui gangrènent la cohésion et l’entente de notre société, est camouflé en une Concertation des partis politiques et leurs alliés de la société civile.
Pourtant il suffit pour redorer cette image à l’intérieur comme à l’extérieur de permettre à tous les mauritaniens de profiter des immenses richesses de leur pays qui sont aujourd’hui lapider par groupes restreints qui gravitent dans la sphère des régimes et ce depuis l’indépendance.
Une transparence dans la gestion des biens de l’état, le respects des droits des citoyens des libertés publiques constituent la meilleure gage pour la construction de l’image « vraie » d’un état, le reste n’est qu’artifice.

Besoin d'aide? Chat avec News Rim D.T.