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Système de santé mauritanien: La Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé (FM6SS) et l’OMS s’allient

La Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé (FM6SS) a signé, ce 13 février à Rabat, un partenariat avec le Ministère de la Santé de la République Islamique de Mauritanie et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). L’accord porte sur le renforcement des compétences du personnel de santé mauritanien.

La signature s’est déroulée au siège de la FM6SS en présence du Pr Youns Bjiijou, Directeur délégué de la Fondation, El Aliya Yahya Menkouss, Secrétaire générale du ministère mauritanien de la Santé, et du Pr Charlotte Faty Ndiaye, Représentante de l’OMS en Mauritanie.

Le partenariat prévoit la mise en place de programmes de formation diplômante et de formation continue destinés aux cadres et professionnels du ministère mauritanien de la Santé. L’objectif consiste à structurer les compétences humaines dans des domaines jugés prioritaires pour le système de santé.

Les formations cibleront notamment la vaccinologie, le Programme Élargi de Vaccination, la santé publique, l’épidémiologie et la gestion de projets en santé. Ces axes correspondent aux besoins opérationnels identifiés au sein du système sanitaire mauritanien.

Selon les parties signataires, les contenus pédagogiques seront élaborés en fonction des besoins réels du terrain et alignés sur les standards internationaux. Cette approche vise à assurer la pertinence et l’efficacité des dispositifs de formation déployés.

À travers cette coopération institutionnelle, les partenaires entendent contribuer à la constitution d’un noyau national de compétences capable d’accompagner les réformes et priorités du secteur de la santé en Mauritanie.

2ème édition des vacances solidaires à Tékane en Mauritanie : les bénévoles d’ACTUME poursuivent le transfert des compétences

L’Association contre la Tuberculose et les Maladies Endémiques (ACTUME) a inauguré depuis aujourd’hui lundi, à Tékane, dans la région du Trarza, une nouvelle étape de ses Vacances Solidaires en Mauritanie, avec un programme alliant engagement citoyen, transfert de compétences et immersion locale.

Les Vacances Solidaires à Tékane illustrent concrètement qu’un séjour peut devenir un véritable levier de transformation sociale, indique l’Association sur son site, qualifiant le partage des compétences, du temps et de l’énergie de ses bénévoles, de contribution durable au renforcement du système de santé local, à la valorisation des savoirs traditionnels et à l’autonomie des infrastructures au service des populations de Tékane.

Le relais pour la présente édition, la seconde du genre, qui intervient après une autre inaugurale conduite par Christiane RODAIRE du 7 au 24 février 2025, sera assuré par une équipe de bénévoles engagés : Constance Grosselin, Jean-Claude Grosselin, Claire Herrenschmidt Parenteau et Thierry Herrenschmidt.

Durant ce séjour, ces bénévoles d’ACTUME contribueront directement au renforcement de projets structurants pour la santé communautaire et le développement local à Tékane.

Leurs actions porteront entre autres sur l’amélioration et le suivi des projets locaux, le soutien du jardin de plantes médicinales et la découverte de la richesse de la Mauritanie notamment l’exploration des sites touristiques pour promouvoir l’éco-tourisme et les échanges culturels.

Cinq missions des bénévoles de l’Association au programme de ses vacances solidaires à Tékane en Mauritanie :

Mise en place d’une base de données des plantes médicinales avec Claire Herrenschmidt Parenteau

Évaluation des installations solaires avec Thierry Herrenschmidt

Gestion financière de la pharmacie avec Constance Grosselin

Gestion des médicaments et des stocks Jean-Claude Grosselin

Mission transversale de l’équipe – Évaluation du Centre de Santé de Tékane

Lire les missions à ce lien développées par des audios des bénévoles de l’Association

actume

Du pillage à la pollution : comment l’Europe a fait de l’Afrique sa nouvelle poubelle

L’histoire des relations entre l’Europe et l’Afrique est marquée par une transition des plus sombres : de l’extraction de richesses naturelles et humaines pendant la période coloniale, on est passé à une nouvelle forme de domination, celle de l’exportation massive de déchets. Le continent, déjà aux prises avec ses propres défis de gestion, se voit confronté à l’héritage toxique de la surconsommation des pays industrialisés.
Le phénomène a été baptisé « colonialisme des déchets » par les observateurs et les ONG, une expression qui résume la dynamique selon laquelle les pays riches externalisent vers des régions moins nanties les conséquences environnementales de leur modèle économique.
Le plastique en est le  symbole de ce fléau avec une production mondiale de 350 millions de tonnes de déchets plastiques générés chaque année.
L’Union européenne a exporté à elle seule 1,3 million de tonnes de déchets plastiques hors de ses frontières en 2023, dont 75% vers des pays en développement. Un volume qui a augmenté depuis 2021 malgré les promesses de réduction.
l’Afrique est l’une des principaux points de chute de ces exportations.
Un autre fléau des plus graves sont les déchets électroniques, une bombe à retardement pour le Continent.
Des cargaisons illégales de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) sont exportées depuis l’Europe souvent dissimulés sous couvert de dons ou d’équipements d’occasion. Cette accumulation entraîne une crise environnementale et sanitaire grave et avec un taux de recyclage inférieur à 1% l’Afrique devrait générer 72 millions de tonnes de déchets électroniques d’ici 2030.
Le Ghana est une cible privilégiée où dans la décharge d’Agbogbloshie, près d’Accra, environ 70% du matériel importé finit par être brûlé à ciel ouvert pour en extraire les métaux, libérant des fumées toxiques.
Les sols de ces sites sont contaminés par des métaux lourds à des niveaux jusqu’à cent fois supérieurs aux limites autorisées.
L’arrivée de ces déchets, souvent de mauvaise qualité et difficiles à recycler, a des répercussions directes et dramatiques.D’abord pour la santé humaine où les populations vivant à proximité des sites de traitement sont exposées à des fumées toxiques, des poussières et des microplastiques qui polluent l’air et l’eau. Les travailleurs précaires, parfois mineurs, manipulent ces déchets sans aucune protection.Ensuite pour  l’environnement car  les décharges à ciel ouvert avec des milliers de tonnes souillent les capitales africaines, de Dakar à Nairobi, polluant les sols et les nappes phréatiques.Par ailleurs ,les déchets plastiques et textiles finissent dans les océans, étouffant la vie marine et entraînant la formation d’amas dérivants qui entravent la pêche artisanale.
Même le bétail n’est pas épargné.Au Niger, des bergers dénoncent la mort lente de leurs animaux, qui broutent une herbe mêlée de plastique.
La réponse africaine à ce fléau est contrastée parceque tiraillée entre l’urgence environnementale et les considérations économiques immédiates.
Lors des négociations pour un traité international contre la pollution plastique, le groupe africain a porté une voix commune pour un accord ambitieux et juridiquement contraignant, défendant le principe de « responsabilités communes mais différenciées ».
Chacun réagit à sa façon.Le Rwanda est cité en exemple de leader dans la lutte, avec des initiatives de transformation des plastiques en matériaux de construction. Le Kenya et le Sénégal tentent de durcir leur législation.
Des projets locaux émergent, comme au Nigeria où des parents peuvent payer les frais de scolarité avec des bouteilles plastiques collectées ou en Côte d’Ivoire où une usine recycle le plastique en briques pour construire des écoles.
Cependant de nombreux États africains peinent à appliquer leurs propres lois, par manque de capacités de contrôle ou de volonté politique.
Certins  hésitent, car l’industrie du plastique et de l’importation de déchets représente une source d’emplois et de revenus.
Après avoir puisé dans les ressources de l’Afrique, l’Europe et d’autres pays industrialisés y exportent désormais leurs externalités négatives. Si la nouvelle réglementation européenne,tandant à interdir l’exportation de leurs déchets marque un premier pas nécessaire, elle ne suffira pas à inverser la tendance tant qu’elle laissera des portes ouvertes et que la logique économique du « moins-disant environnemental » prévaudra.
L’espoir réside plutôt dans une double dynamique : une application stricte et élargie du principe de proximité (traiter ses déchets chez soi) par les pays riches, couplée à un renforcement des capacités et une unité politique des pays africains pour refuser d’être la « poubelle du monde » et développer une économie circulaire adaptée à leurs besoins et à leur environnement.

L’Assemblée Nationale de Mauritanie et l’UNICEF signent un accord-cadre de coopération en faveur des droits de l’enfant

L’UNICEF et l’Assemblée nationale de Mauritanie ont procédé hier mercredi 4 février 2026, à la signature d’un accord-cadre de coopération visant à structurer et renforcer leur collaboration autour des priorités nationales en faveur des enfants et des adolescents.

« Ce partenariat avec l’Assemblée nationale traduit une volonté commune de renforcer l’ancrage des droits de l’enfant au cœur des processus législatifs et budgétaires. Il s’inscrit dans une dynamique d’accompagnement durable des efforts nationaux en faveur d’investissements sociaux plus efficaces et mieux ciblés au bénéfice des enfants et des adolescents », a déclaré le Représentant de l’UNICEF en Mauritanie, Monsieur El Kebir Mdarhri El Alaoui.

Cet accord marque une étape importante dans l’institutionnalisation d’un partenariat de long terme, axé sur l’appui au rôle législatif, budgétaire et de contrôle du Parlement dans les secteurs sociaux clés.

Le partenariat s’articulera notamment autour des priorités suivantes :

Appui au rôle parlementaire en matière d’investissements sociaux et promotion de la budgétisation sensible aux enfants ;

Renforcement des capacités des commissions parlementaires clés, notamment dans les domaines des finances, des affaires sociales, des droits de l’enfant et de l’inclusion ;

Alignement du cadre législatif avec les engagements internationaux relatifs aux droits de l’enfant ;

Dialogue institutionnel, suivi et redevabilité en matière de politiques publiques et de services sociaux ;

Promotion de la participation des enfants et des jeunes dans les processus de consultation et de dialogue liés aux politiques publiques.

« Au nom de l’Assemblée nationale, et au nom des enfants de Mauritanie, nous remercions l’UNICEF pour cette collaboration. Nous travaillerons ensemble afin que ce partenariat se traduise par un impact visible et durable au profit de chaque enfant de notre pays », a souligné Sidna Sokhna, Vice-Président de l’Assemblée nationale.

À la suite de la signature de cet accord-cadre, les parties mettront en place un comité technique dédié chargé de conduire l’élaboration conjointe d’un plan de travail biennal (2026–2027), afin de traduire les orientations stratégiques du partenariat en priorités opérationnelles et en cadres d’action structurés

 

 

 

Partenariat CNASS -TECHGHIL sur fond d’assouplissement des procédures d’inscription aux services de santé de base

La Caisse nationale de solidarité en santé (CNASS) et l’Agence nationale pour l’emploi (TECHGHIL ont signé hier mardi à Nouakchott un accord de partenariat visant à renforcer la protection sanitaire des travailleurs agricoles.

Cet accord a pour objectif d’intégrer un système d’assurance maladie structuré aux services proposés par l’Agence nationale pour l’emploi aux travailleurs agricoles employés dans le cadre de programmes et de projets de placement professionnel, tout en simplifiant les procédures d’inscription et en garantissant un accès effectif aux services de santé de base.

Cet accord s’inscrit dans la stratégie de l’État visant à étendre progressivement la couverture sanitaire universelle, notamment aux groupes vulnérables et aux personnes travaillant dans des secteurs précaires, a déclaré à cette occasion, la Directrice générale de la Caisse nationale de solidarité en santé (CNASS), Mme Amal Mint Cheikh Abdallahi, selon laquelle, les travailleurs agricoles figurent parmi les groupes prioritaires dans cette démarche.

Toujours selon elle, ce partenariat permettra aux travailleurs agricoles de réduire leurs dépenses de santé et d’améliorer leurs conditions de travail, et a exprimé l’espoir qu’il s’étende à d’autres secteurs à l’avenir.

L’intégration de la solidarité sanitaire aux offres d’emploi dans le secteur agricole renforcera l’attractivité de ce secteur et encouragera la population active nationale à s’y intégrer et à s’y maintenir, a indiqué quant à lui, le Directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi (TECHGHIL), M. Abdelvettah Ould Abdelvettah ; ce aura un impact positif sur la production agricole et le développement économique local, a-t-il ajouté.

L’accord stipule que les deux parties s’engagent à mettre en œuvre des programmes conjoints de sensibilisation et de communication, à suivre l’impact de ce système sur les conditions de vie et de travail des travailleurs agricoles et à établir un mécanisme de coordination permanent pour assurer le suivi de la mise en œuvre des dispositions du partenariat.

Cet accord devrait contribuer à renforcer l’intégration des politiques d’emploi et de protection sociale et à soutenir les efforts nationaux visant à construire un système d’assurance maladie plus complet et durable.

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de plusieurs représentants des deux institutions.

Premier cas de la fièvre Crimée-Congo au Sénégal

Le Sénégal a officiellement enregistré son premier cas de la fièvre hémorragique dénommée Crimée-Congo. L’homme de 35 ans a présenté des symptômes similaires à ceux de la grippe, notamment de la fièvre, et a été testé pour la maladie après avoir commencé à saigner de manière incontrôlable.

L’information a été confirmée, ce dimanche par le Dr Boly Diop, responsable de la surveillance épidémiologique et riposte vaccinale au ministère de la Santé et de l’action sociale. Le malade est décédé le 22 avril 2023, selon le Dr Diop.

84 cas-contact sont suivis et aucun cas niveau n’a été enregistré.

La maladie, qui présente un taux de mortalité élevé, est transmise par les tiques et le bétail, et sa transmission d’un etre humain à un autre est possible par contact avec le sang et les fluides corporels.

 

 

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