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Le Parquet Général revient sur les circonstances du décès de la jeune Fatimata Hamadi Ba

Le procureur de la République près la wilaya de Nouakchott Nord, M. Cheikh Baye Ould Sidi, a tenu vendredi soir, au siège du tribunal, une conférence de presse conjointe avec le directeur général du Centre national hospitalier et un médecin légiste, consacrée à l’éclairage de l’opinion publique sur les circonstances du décès de la jeune Fatimata Hamadi Ba.

Le procureur de la République a indiqué que cette rencontre s’inscrit dans le cadre du souci du ministère public d’informer l’opinion publique sur le déroulement de l’enquête, soulignant que le parquet a été surpris par la diffusion de photos de la défunte sur certaines plateformes et sites après la remise du corps à sa famille pour inhumation. Il a appelé l’ensemble des acteurs à faire preuve de responsabilité et à respecter la vie privée de la victime.

Il a précisé que le traitement du dossier a été conduit sur deux volets : le premier relatif aux circonstances de la découverte du corps, de son transport et de son autopsie, et le second portant sur les investigations en cours visant à identifier les personnes ayant été en contact avec la défunte avant son décès.

Selon ses déclarations, le corps a été découvert dans la matinée du samedi 18 du mois en cours à proximité de la mosquée dite « mosquée Ould Ahmedou », dans la moughataa de Dar Naim. Il a été immédiatement transféré, après alerte des autorités compétentes, vers l’hôpital Cheikh Zayed, où il a fait l’objet d’un examen initial par un médecin généraliste et la police technique et scientifique, sous la supervision du parquet.

Il a ajouté qu’en l’absence de tout document d’identité sur la victime, ses empreintes digitales ont été relevées puis confrontées au fichier national des empreintes, permettant ainsi son identification grâce à son numéro national d’identité.

Sa famille a ensuite été contactée et informée des mesures prises, avant que le corps ne soit transféré au Centre national hospitalier pour autopsie, à la demande des proches.

Le procureur a également indiqué que l’enquête a inclus l’exploitation des données téléphoniques, permettant d’identifier une personne ayant été en contact avec la victime dans la moughataa d’Arafat, laquelle a été interpellée. Ses déclarations ont conduit à un second individu, identifié comme étant celui qui hébergeait la jeune femme dans un appartement meublé situé à Tevragh-Zeina, à proximité du carrefour dit « Carrefour Jambour ».

Les investigations ont permis de reconstituer les horaires d’entrée et de sortie de la victime de cet appartement. Le principal suspect a ensuite été localisé et interpellé au Sénégal, puis remis aux autorités mauritaniennes, dans un délai n’excédant pas 48 heures.

Le procureur de la République a réaffirmé l’engagement du ministère public à exercer ses missions avec fermeté, dans le respect de la loi et pour la protection de la sécurité publique, appelant à la rigueur dans la diffusion des informations.

De son côté, le directeur général du Centre national hospitalier a précisé que l’autopsie a été réalisée conformément aux normes médicales et légales en vigueur, après réception du corps et ouverture de l’enquête judiciaire.

Le médecin légiste, le Dr Ahmed Ould Zeine, a indiqué que l’autopsie s’est déroulée en deux phases : une première phase d’examen externe ayant révélé des éraflures superficielles, et une seconde phase d’examen interne portant sur les organes vitaux, notamment le cœur, les poumons et le cerveau.

Il a affirmé que les résultats ont montré une intégrité générale des organes vitaux, sans lésions graves ni éléments permettant d’établir un traumatisme susceptible d’être la cause directe du décès.

Un rapport médico-légal détaillé a été établi et le corps a été remis à la famille conformément aux procédures légales en vigueur.

Enfin, le parquet a rappelé, dans un communiqué publié à l’issue de la conférence de presse, qu’il demeure à la disposition de la famille de la victime afin de répondre à toute démarche jugée utile pour garantir l’intégralité de ses droits, dans le strict respect de la loi et de la présomption d’innocence.

Promotion de l’emploi : le BIT réaffirme sa disposition à accompagner les efforts du gouvernement mauritanien

En visite hier mercredi à Nouakchott, la Directrice générale adjointe et Directrice régionale pour l’Afrique à l’Organisation Internationale du Travail (OI), Mme Fanfan Rwanyindo Kayirangwa, a salué la vision consistant à bâtir une Mauritanie plus inclusive.

Une vision où les citoyens bénéficient d’une couverture de protection sociale, a ajouté le haut responsable de l’OI, réaffirmant également la disponibilité du Bureau International du Travail à accompagner les efforts du gouvernement mauritanien dans la réalisation des objectifs de son programme relatifs à la promotion de l’emploi et au renforcement du système de sécurité sociale.

Fanfan Rwanyindo Kayirangwa a été reçue en audience hier mercredi à Nouakchott par le Premier ministre, M. El Moctar Ould Djay.

Au cours de cette rencontre, les deux parties ont examiné les moyens de renforcer les relations de partenariat et de coopération entre la Mauritanie et cette organisation internationale, notamment dans les domaines du travail et de la sécurité sociale.

À l’issue de l’audience, la directrice régionale a exprimé, dans une déclaration à l’Agence mauritanienne d’information, ses remerciements au gouvernement de la République islamique de Mauritanie pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité dont elle a bénéficié depuis son arrivée dans le pays, saluant également l’invitation qui lui a été adressée.

Elle a ajouté avoir été honorée de rencontrer le Premier ministre, précisant que les discussions ont porté sur les résultats des forums généraux sur la sécurité sociale, qui constituaient l’objet principal de sa visite en Mauritanie.

Elle a indiqué que cette rencontre lui a permis de s’informer sur le mode de fonctionnement du gouvernement mauritanien,  qui accorde une importance particulière au renforcement de la justice sociale à travers des politiques globales de sécurité et de protection sociale.

Ces politiques se reflètent dans la stratégie nationale et se sont concrétisées de manière tangible lors du forum général organisé en Mauritanie, a-t-elle précisé, estimant que cette orientation est en adéquation avec les objectifs et les programmes de l’Organisation internationale du Travail.

La rencontre s’est déroulée en présence de la ministre de la Fonction publique et du Travail, Mme Mariem Mint Boydiel Houmeid, du directeur de cabinet adjoint du Premier ministre, M. Fouad El Mokhtar Nach, ainsi que du conseiller du Premier ministre, M. Haroun Adeighbi.

A 66 ANS, Baham nous quitte

La mort, ce phénomène naturel et qui doit être reçu comme tel parce qu’inéluctable, laisse pourtant une impression diffuse de grand vide, surtout quand l’être disparu est ce que l’on qualifie généralement de Grand Homme.

Ce vide, je l’ai ressenti bien avant la disparition de mon ami et frère Baham. J’ai commencé à le ressentir quand il avait cessé  de nous recevoir dans le salon d’en bas, au rez-de-chaussée, pour se retirer dans les appartements de l’étage, ce « harem » où la maladie l’obligeait à rester, et à attendre, sans faiblir, la mort.

Se sachant atteint d’une maladie incurable et donc forcément mortelle, il a gardé, jusqu’au dernier moment, ce moral et cette force de caractère qu’on lui a toujours connus.

Continuant à nous recevoir, malgré tout, il nous forçait à penser que ce sont nous, en apparence saints et saufs, qui sommes mourants ! Pas lui.

C’est là, en plus de cette force de caractère, une force morale  qui faisait de Baham cet homme  résistant et imperturbable : La mort ne pourra emporter avec elle cette image de sérénité, cette stature de « Zaim » (le Chef incontesté et incontestable) qui a toujours été la sienne, quand il s’agissait de se singulariser des autres. Animateur infatigable de nos discussions, malgré les contraintes de la maladie, sans aucune pensée ou signe de faiblesse, Baham, de son vrai nom Mohamed El Hafedh, en imposait à tout le monde.

L’inéluctabilité de la mort passait à l’arrière plan pour ne laisser apparaître que ce qu’était Baham : un homme solide et vivace, par sa forte personnalité, sa présence d’esprit,  son autorité.

Là où il était, là où il passait, il était le Chef. Une image qui restera gravée dans les esprits, même après sa disparition. Agent de police, il avait l’allure non feinte de l’Inspecteur ou même du Commissaire. Représentant de
la SNIM à Nouakchott, on le confondait avec cette institution jusqu’à le prendre pour le Boss. Ce qu’il était en réalité,
la SNIM devant en fait beaucoup de son prestige médiatique au travail et à la qualité des relations publiques et personnelles  de Baham. Au Patronat, c’était lui le vrai patron.

Dans la société adraroise, il faisait figure de notable influent et écouté. Une image de l’Homme Baham que l’on retrouve là où il a servi. A Akjoujt, Nouadhibou, Nouakchott, il ne laissait jamais indifférent.  Craint ou aimé, il obtenait ce qu’il recherchait : le respect sans lequel la personne vit toujours avec l’impression de manquer cette plénitude si nécessaire pour l’équilibre de l’être humain. Elle lui donnait la capacité de sortir du lot, d’être différent, sans arrogance ni volonté de déranger les  autres. Sauf en cas exceptionnel de force majeure.

Il aidait, conseillait, aimait bien ses amis, qu’il accueillait chaleureusement chez lui, sans restriction, sans préavis.  Moments de joie, de taquineries et de partage. Moments de communion, d’intimité, de sympathie et de fraternité qui donnent aux compagnons que nous étions l’impression d’être des privilégiés, partageant la vie d’un ami, de notre « Zaim » à nous, qui sait être dur quand il le fallait,  souple au besoin, mais toujours en incarnant cette image qui résistera aux dures épreuves :  Personnalité aimable mais indomptable.

 

J’ai tenté, sans grand succès, parce qu’il restera toujours quelque chose à dire sur les qualités de l’homme, un mini-portrait de mon ami Baham, pour évoquer ce vide qu’il laisse aujourd’hui derrière lui. Un vide intimement lié à la notion d’être. L’absence d’Etre. Le vide compris dans ses deux significations essentielles : »Absence complète d’un type de personnes… » « Sentiment pénible d’absence, de privations…  ».

Baham était cet être qui refusait le vide. Aujourd’hui qu’il n’est plus, le vide reprend son droit plein et entier  comme une entité en soi, comme une absence. Une absence cruellement ressentie par ceux qui connaissaient  Baham – ils sont légion- et qui se rappelleront, jusqu’au jour de leur mort, que cet homme a vécu comme savent- et doivent- vivre les Hommes.

Ce vide sera ressenti tragiquement par son épouse Mariem, appelée intimement Mreyem, la femme courageuse, la vaillante mère de famille ; par ses fils Haiba et Sidi Mohamed  pour le bien desquels il s’est tant dépensé ; par ses filles : Vatimetou la rebelle et la gentille Savia dite Hweyou qui regrettent, toutes les deux, de ne pas avoir eu la chance de croiser son dernier regard, retenues qu’elles étaient au Maroc pour des raisons de santé, ainsi que la sympathique Meylem, la fille intime du foyer demeurée aux cotés de sa mère, l’assistant, jusqu’au dernier soupir de son père.

Ce vide sera ressenti douloureusement par ses frères : le très respecté Mohamed Salem toujours plein d’humour et Mohamed Mahmoud dit Meyloud, l’homme jovial au sourire constant ; par ses sœurs du coté de son  père ; par ses sœurs du coté de sa mère ; toutes confondues dont il s’occupait  sans calcul.

Ce vide sera ressenti énergiquement par ses oncles maternels avec lesquels ils partagent des relations excellentes : Haiba  le porte-étendard de la célèbre famille Hommody, Mohamed Said l’intellectuel éclairé, Mohamed Mahmoud l’homme d’Atar, Mohamed Laghdaf sous-contrôle médical-hélas !- à Paris depuis des années, Mohamed l’oncle discret et Ahmed Salem dit Isselmou l’intime du défunt et son homme de confiance ; par ses tentes maternelles encore vivantes : Meylem, Mariem et Rabia qui l’aimaient et le respectaient et qu’il savait entretenir  avec beaucoup d’égards.

Ce vide sera tout autant ressenti par ses éternels amis intimes, les membres du « Club » : Mohamed Lemine Ould Hamoud dit Elemine le proche cousin et le grand frère très respecté, Mohamed Lemine Ould Cheiguer dit Guemmine ou « Chriv » de nature gai et détendu, Mohamed Ould Bdebba que l’on surnomme «ER Raiss »tout le temps accueillant et disponible, Nezahi Ould Nati l’intime parmi les intimes  qu’il ne cessait de taquiner, Hmeimed le cousin, Baba l’ami distingué et son ancien directeur général, Sidi Mohamed Ould Nemine le cousin, le gendre, le familier parmi les familiers….et j’en oublie, tellement ses amis se recrutaient parmi toutes les couches, toutes les catégories, toutes les régions, toutes les tribus. Il en avait de tous les bords, de tout acabit.

Que dire de nous autres, habitués de la demeure, abonnés assidus et réguliers, invités à toutes les festivités organisées en permanence, de jour comme de nuit : Mohamed Ould Limam le plus calme et le plus sage, Louah provocateur et plein de bonté, Ammar le compagnon fidèle à la SNIM, moi-même et bien d’autres, peut-être moins réguliers, mais toujours bien accueillis et se sentant confortablement chez eux.

Que dire aussi des vétérans, Mohamed Lemine Ould Babbe  proche cousin très aimé et admiré, Mohamed Ould Ejiwen le neveu, le spécialise de l’actualité, Babbah le cousin de Méderdra et Werzig le vrai fils de la maison, l’homme des protocoles.

Que dire enfin des neveux, des nièces, des proches parents ; des  cousins en Adrar, au Tagant, au Trarza, en Assaba.

Que dire pour terminer, sauf cette expression, la seule qui sied en pareille circonstance : »INNA LILLAHI WA INNA ILEIHI RAJIOUNE ». Tirée du Saint Coran, elle est substantiellement intraduisible.

Que Dieu, le Miséricordieux, accueille Baham, de son vrai nom Mohamed El Hafedh Ould Ahmedou  Ould Cheikh Ould Ejiwen dans son paradis.

 

Mohamed Abdellahi BELLIL

Clôture du programme pilote de détection et de développement des talents des jeunes,

Une cérémonie de clôture du programme pilote de détection et de développement des talents des jeunes, organisé par le ministre de l’Autonomisation des jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service civique en collaboration avec l’Association « Khoutwa pour le développement humain » s’est déroulée aujourd’hui lundi en début de soirée à Nouakchott.

Supervisée par le ministre de l’Autonomisation des jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service civique, M. Mohamed Abdallahi Ould Louly, ledit programme vise à identifier, accompagner et développer les compétences des jeunes dans les wilayas de Nouakchott Nord et Nouakchott Sud.

Une session de formation organisé dans le cadre du programme, d’une grande importance en matière de valorisation et de détection des talents, en vue de leur offrir des opportunités de développement, , a bénéficié à 100 jeunes, garçons et filles, au niveau des moughataas de Riyad et El Mina.

L’autonomisation des jeunes, qui repose sur plusieurs axes et concerne l’ensemble des jeunes, indépendamment de leur niveau d’instruction, constitue une priorité pour les autorités nationales, a précisé Ould Louly.

Toujours selon lui, cette promotion représente une première étape dans ce processus, précisant que le programme sera étendu à toutes les moughataas et communes du pays, compte tenu de son importance dans l’identification et le développement des compétences.

Il a, en outre, affirmé que la détection de ces talents permettra au département de mieux orienter les parcours de formation, afin de faciliter l’accès des jeunes à l’emploi ou à l’entrepreneuriat.

Pour sa part, le président de l’Association « Khoutwa pour le développement humain », M. Mohamed Lemine Ould El Vadhel, a présenté à cette occasion, un exposé portant sur des modèles de détection, de formation et de valorisation des talents des jeunes.

Le secrétaire général du ministère, M. Guèye Amadou El Hadj et plusieurs cadres du département avaient assisté à cette cérémonie.

Mauritanie : aucune hausse des prix des denrées essentielle n’est justifiable

Le président de la Fédération du commerce de Mauritanie, Mahmoud O. Salem, a déclaré que l’approvisionnement en denrées alimentaires sur le marché était « assuré » et qu’aucune augmentation des prix n’est justifiée tout en reconnaissant cependant l’existence de cas de spéculation et de monopole.

Lors d’une conférence de presse à Nouakchott vendredi soir, ould Salem a ajouté que les stocks actuels étaient « suffisants » et que des livraisons supplémentaires arrivaient dans le pays, estimant que toute hausse des prix était « injustifiée » et que ses auteurs en assumeraient les conséquences sans le soutien de la Fédération.

Il a précisé que la Fédération avait pris des mesures pour lutter contre la spéculation, dans le cadre d’un accord avec le ministère du Commerce et du Tourisme visant à fixer des plafonds de prix pour un certain nombre de produits de première nécessité, parmi lesquels le sucre, le riz et les produits laitiers.

Le président de la fédération du commerce a indiqué que les autorités avaient renforcé la surveillance du marché, appelant les commerçants à respecter les marges bénéficiaires fixées conformément aux factures d’approvisionnement, et ajoutant que les coûts de transport des denrées alimentaires n’avaient pas changé malgré la hausse des prix du carburant.

Dans le même contexte, le président de la Fédération des industries et des mines Naji Ould Ichidou, a déclaré que les prix des produits manufacturés localement étaient « stables », aucune pénurie de matières premières n’ayant été enregistrée.

Il a ajouté que les prix des produits de première nécessité tels que la farine, les aliments de bétail, le lait et le ciment n’ont pas connu d’augmentation, soulignant la baisse du prix de la farine destinée aux boulangeries, tout en maintenant les prix des aliments pour animaux, du lait et du ciment à des niveaux fixés en concertation avec les autorités compétentes.

 

Détention à Nouakchott de mauritaniens expulsés des Etats Unis : le député Loud demande des explications officielles et urgentes

Le Député Yahya Ould Loud a condamné avec fermeté et dénoncé ce qu’il a appelé « le traitement illégal et dégradant infligé par les autorités mauritaniennes aux citoyens expulsés des États-Unis, placés en détention dès leur arrivée à l’aéroport et privés de leur liberté sans aucun fondement juridique clair.

Le citoyens interpellés aujourd’hui (NDLR hier jeudi 9 avril) avaient été conduits par la suite au siège de l’Office central de lutte contre la cybercriminalité et traités comme des criminels sans inculpation ni justification légale, indique le parlementaire dans un communiqué dont ci-après l’intégralité : .

Je condamne fermement et dénonce avec la plus grande véhémence le traitement illégal et dégradant infligé par les autorités mauritaniennes aux citoyens expulsés des États-Unis, placés en détention dès leur arrivée à l’aéroport et privés de leur liberté sans aucun fondement juridique clair.

Le citoyens interpellés aujourd’hui (NDLR hier jeudi 9 avril) avaient été conduits par la suite au siège de l’Office central de lutte contre la cybercriminalité et traités comme des criminels sans inculpation ni justification légale.

Les événements, au cours desquels quatre jeunes mauritaniens arrivés à 19h00 par un vol Royal Air Maroc ont été interpellés et maintenus en détention provisoire, constituent un dangereux précédent et une violation flagrante des droits constitutionnels garantis à tout citoyen, notamment le droit à la liberté, à la dignité et à la protection contre les arrestations arbitraires.

Je rejette catégoriquement cette approche qui criminalise les citoyens en raison de leur situation migratoire ou de leurs opinions supposées.

J’affirme que traiter nos concitoyens de la sorte constitue une grave atteinte à l’État de droit, perpétue une logique d’arbitraire et de discrimination et sape la confiance entre les citoyens et les institutions de l’État. Par conséquent, j’exige :

• La libération immédiate et inconditionnelle de tous les citoyens détenus sans fondement juridique.

• Une explication officielle et urgente du fondement juridique de ces agissements.

• Une enquête transparente sur ces pratiques et la mise en cause des responsables.

• Des garanties que de telles violations ne se reproduiront pas et que les droits des citoyens rentrant chez eux seront respectés.

J’annonce également que je soumettrai demain matin une demande d’interrogatoire parlementaire urgente à Son Excellence le Ministre de l’Intérieur, afin de l’interroger sur ces pratiques graves et leur légalité, et d’exiger que le gouvernement assume pleinement ses responsabilités en matière de protection des droits des citoyens et de préservation de leur dignité.

Député : Yahya Ould Loud

Date : 9 avril 2026

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