par Webmaster | 11 04 21 | Politique, Sociétés, Tribunes

Deme Aziz0
Si l’arbre toute entier est pourri jusqu’aux racines, il faut le faire tomber et replanter un nouvel arbre dont les branches vont s’épanouir grâce à la sève que leur transmet des racines profondément ensevelies: un ordre politique radicalement différent et nouveau. Un ordre politique qui donne à chaque citoyen Mauritanien sa place dans une société Mauritanienne plus juste et plus égalitaire.
Il faut en finir avec le système qui depuis 1978 , se perpétue comme un héritage.
C’est par lui que la tribu, le communautarisme, la féodalité et tous les maux qui rendent malade notre pays se sont épanouis.
Il est urgent de remettre la dimension humaine au cœur de tout développement.
Voila plusieurs décennies que nous vivons avec une conception mécaniste erronée et injuste imposée à ce peuple par un système irresponsable et illégitime qui ne cherche qu’à se perpétuer et profiter des biens publics.
La seule solution si nous voulons transformer la société d’une façon radicale, rendre le pouvoir aux civils et faire profiter les citoyens de la richesse naturelle de leur nation, est d’effacer toutes traces de ce système par l’élection d’une nouvelle assemblée nationale, renouveler l’administration progressivement et élire un nouveau président.
par Webmaster | 11 04 21 | Politique, Sociétés, Tribunes
J’ai lu des commentaires sur ces faits et leurs conséquences. J’avoue avoir été déçu par les positions de certains intellectuels de la communauté mise en cause que j’ai scrutées avec beaucoup d’attention. Pratiquement, la plupart des amis sur la Toile que j’ai lus se cramponnent chacun à une aile des protagonistes. Et surtout l’aile dite féodale. Je ne suis pas du tout à l’aise de citer les féodaux et leurs inévitables et prétendus esclaves. Un langage encore vivace dans cette communauté. Où les débats que j’ai vus ne semblent pas prendre de distance avec ces idées rétrogrades. Et mon sentiment culmine à une exaspérante gêne à l’idée que la féodalité a de beaux jours dans cette communauté où l’on semble vénérer les chefs auxquels nos amis intellos s’adressent avec beaucoup de déférence. Aucune communauté, y compris surtout celle de mes parents bidhans, ne se comporte selon moi de cette façon.
Je n’ai pas non plus remarqué que les références à l’esclavage soient condamnées et combattues avec toute la véhémence que la persistance de ce fléau requiert sans ambiguïté.
À mon avis et sans vouloir prétendre donner des leçons je considère que l’élite de ce pays, toutes communautés confondues, doit se démarquer des considérations régressives d’un autre âge et s’en désolidariser très clairement au lieu de contribuer à leur infame persistance.
par Webmaster | 9 04 21 | Actualitès, Politique, Sociétés, Tribunes

Ahmed Salem Deida
Agir vite et efficacement devient l’enjeu vital si on tient à contenir et à dépasser ces dérives qui pointent à notre horizon. les partis politiques, les syndicats, la société civile, la diaspora et le pouvoir se doivent de prendre leurs responsabilités. Le pouvoir surtout, auquel échoit l’essentiel de la tâche. A lui il incombe tout d’abord de prendre acte du diagnostic de la situation nationale et s’engager à fond en faveurs de solutions adaptées à ces graves maux .
Ce sont ces efforts en amont et en aval que nous devons exiger, accompagner et soutenir en tant qu’ėlite et citoyens responsables. La cohésion nationale constitue l’un des chantiers stratégique prioritaire qu’il est urgent d’inaugurer. Ce qui implique une lutte soutenue, contre le discours haineux et le communautarisme.
L’intégration sociale, économique et politique des couches sociales historiquement exclues en particulier les victimes de l’esclavage, devra à son tour constituer le thème majeur de cette reforme sociale. Il faut s’atteler à la mise en œuvre d’une vision de développement véritable appuyée sur l’accès équitable, il s’agit là d’adopter une gouvernance en rupture avec la corruption et le passe droit , qui privilégie la transparence dans la gestion et replace les critères de compétence, de mérite et de rationalité au cœur de la chaîne de la décision et du contrôle.
ce peuple n’a pas d’autre alternative que d’envisager un avenir commun.
Ce qui passe par la recherche d’une intersection des intérêts où chacun est appelé à faire des concessions .
par Webmaster | 7 04 21 | Actualitès, Sociétés, Tribunes
Aujourd’hui, même si les pratiques ne sont plus les mêmes, l’esclavage reste dans les esprits de certaines personnes, car ses séquelles peuvent être un vecteur de trouble à l’ordre social, à l’instar de ce qu’il s’est passé à Kaédi ce lundi 5 avril 2021 lors d’une querelle opposant les anciens esclaves aux familles qui, traditionnellement, dirigeaient les prières à la chapelle de Mpali Kaba. Cette querelle s’est tristement soldée par un bilan de dix blessés, dont deux graves.
En Mauritanie, le combat du militant Biram Dah Abeid s’est uniquement articulé autour de l’esclavage chez les maures-haratines, passant sous le silence les pratiques aussi esclavagistes qu’anti-républicaine, qui sévissent dans la société des négros-mauritaniens. Cependant que les attitudes esclavagistes, bien que cachées par le déni et l’indifférence, demeurent une monnaie courante au sein de la communauté négro-mauritanienne, d’aucuns n’hésitent d’évoquer la notion des séquelles de l’esclavage en adoptant la posture des négationnistes dans le milieu maure.
Tout acte esclavagiste est mauvais et à bannir. Par contre, l’esprit esclavagiste dans les négros-mauritaniennes est autant violent qu’avilissant
En effet, il est observable chez les maures qu’un Hartani qui sait lire le Coran peut présider une prière; ensuite quand un Hartani meurt, il est enterré avec les maures.
Aussi les maures et les hartanis se président-ils la prière, se partagent le même cimetière, contrairement aux négros-mauritaniens.
Un intellectuel issu d’une famille anciennement esclave, n’a même pas le droit de porter un brassard dans une équipe au Fouta, présider une prière ou diriger une association du village.
Si une personne issue d’une famille d’anciens esclaves se marie avec une soi-disant noble, ce n’est pas parce qu’elle soit considérée comme un homme vivant dans une république qui fonctionne selon des lois qui ne font aucune différence entre les citoyens, mais c’est parce que cette personne-là a beaucoup d’argent.
Ces pratiques esclavagistes et féodales sont courantes chez les négros-mauritaniens, mais la conscience collective n’est pas encore prête d’en parler en prenant cette question à bras-le-corps.
Or, les soit-disants militants progressistes négro-mauritaniens, quoiqu’ils n’abordent jamais la question de l’esclavage sévissant dans leur propre société, ils sont promptes à sauter sur les cas de l’esclavage que l’on découvre dans la société maure pour en faire un tapage médiatique.
Cette hypocrisie doit cesser.
J’accuse ! Oui, J’ACCUSE l’État mauritanien de profiter de ce différend au sein de la communauté négro-mauritanienne pour s’asseoir son pouvoir.
Il est à noter que l’élite négro-mauritanienne au POUVOIR est issue d’une seule caste, celle des soi-disants nobles.
Il faut regarder les ministres négro-mauritaniens, les élus et les ambassadeurs pour s’en rendre compte, alors que nous avons des jeunes si brillants, mais également d’intellectuels issus des castes qui sont reléguées au bas le l’échelle sociale, à savoir les castés et les jeunes issus d’anciens familles serviles.
Dans ces conditions, l’État est complice de ces pratiques esclavagistes, féodales dans ce pays, Ce qui, à coup sûr, va compromettre le développement de notre pays en retardant le processus de mise en place d’un ÉTAT de DROIT.
Un pays ne saurait être si bien posé sur la rampe de l’évolution si une partie de ses enfants jouie des priviléges fondées sur la place que chaque individu occupe dans la stratification sociale.
Cette situation qui ressemble à l’organisation de la société française pendant l’ancien régime doit cesser pour laisser la place à une société fondée sur la rationalité sociale, base essentielle du républicanisme.
Nous réitérons que cela doit cesser pour le grand bonheur de notre communauté, pour le bien de la société, pour le bien de notre cher pays.
Plus jamais un Mauritanien, quelle que soit sa classe sociale, n’acceptera de se faire humilier.
Le conflit de Kaedi n’est qu’un avertissement.
Il est temps encore, de bâtir une société saine, un État fort, solide, loin de ses pratiques moyenâgeux.
“Si l’esclavage n’est pas mauvais, rien n’est mauvais.” dixit Abraham Lincoln. Mettons nos complexes d’à côté, parlons, discutons des choses sérieuses pour le bien de notre cohésion sociale et nationale.
par Webmaster | 2 04 21 | Politique, Sociétés, Tribunes

Ahmed Salem Deida
Tu es sur une piste qui n’est pas la bonne pour expliquer les situations et les analyses qui en découlent.
Un constat: Les negro-mauritaniens jugent qu’ils sont discriminés, parceque ceux qui organisent les concours favorisent tel ou tel à cause de la parentèle, la corruption parfois les décideurs riches ou politiciens.
Donc tu es d’accord que ceux qui les organisent sont injustes car aucun noir n’y figure même quand c’est dans une langue où ils peuvent competir en l’occurrence le français. Bien que le concours soit public cela ne t’offense pas de regarder le résultat flagrant de discrimination. La fonction publique c’est l’intérêt général et l’égalité des chances. Si l’état ne sévit pas pour corriger l’inégalité qui se répète de plus en plus et de plus en plus, des voix surgissent pour la dénoncer. Si les noirs sont victimes de cette mauvaise gouvernance au plus haut sommet de l’état ne faut il pas la dénoncer et dire la vérité? Ayons le courage de dire haut la vérité. Aujourd’hui il faut dénoncer un état de fait injuste et à caractère racial, qui ne fait que se répéter et le pouvoir ne réagit pas, donc il est complice, il est le vrai coupable. Il faut aller au fond des choses ne soyons pas une communauté injuste et combattons notre égoïsme notre égo qui nous conduisent à être aveuglé par notre suprématie, nous payerons un jour notre passivité que nos regrets n’y pourront rien.
par Webmaster | 31 03 21 | Politique, Sociétés, Tribunes

Md El Hacen
En patriote Mauritanien, sans complexe de colonisé, je salue la journée internationale de la langue française.
Il est vrai que, même en ce jour de la langue française, mon amour pour ma langue maternelle n’a d’égale que celui que j’ai pour ma mère, pour ma ville natale, pour ma grande famille.
Elle est mon sang et ma sève et me protège par sa Baraka.
Son éloquence, son l’élégance et sa Baraka tirent leur source du plus beau livre, le Saint Coran, ce livre auquel aucun autre livre ne peut être comparé.
La poésie et la calligraphie sont deux grands témoins de sa beauté .
Merci à ma mère qui me l’a inoculé dans la douceur et sans aucun effort de ma part.
Mais, en cette journée internationale de la langue française, j’ai eu cette première pensée pour la sœur par d’adoption de ma langue maternelle, sa voisine dans mon pays et sur mon continent africain.
Elles s’associent, s’inter fécondent, s’enrichissent et se complètent dans ma tête.
La langue arabe et la langue française dotent cet organe, en chair sans os, si fragile et si mou de deux armes redoutables, à double tranchants, il peut faire autant le bien que le mal.
Grâce à l’arabe et au français, ma langue et moi avons des capacités de jouissance, de nuisance ou de bienfaisance doublées.
J’aime l’arabe et j’en suis fier.
Je suis fier du français et je l’aime.
En effet, je n’ai pas vécu sous la colonisation, mais j’ai reçu en héritage le français que Mr Le Noble, un français directeur de l’école de Tidjikja, connu pour sa gentillesse et sa générosité, a laissé derrière lui en même temps que la nostalgie de ses élèves.
Il était l’ami de mon grand père qui enseignait l’arabe dans la même école.
Mon grand père, l’Erudit Mohamed Ould L’imam Ould Abdel Kader, détenteur sans conteste, du Savoir du jurisconsulte n° 1 de son époque, dans le monde arabe, Sidi Abdullah ould Haj Brahim, était calligraphe en français et le parlait, son amitié avec son collègue Lenoble oblige.
Paix à son âme, pour l’ouverture d’esprit et d’âme à laquelle il m’avait préparé. Un ami français et un chef spirituel sénégalais, Cheikh Baye NIASS, cela immunise le garçon que j’étais contre le chauvinisme protectionniste.
Revenons à l’actualité du jour.
Le français, disais-je, j’en suis fier, parce que je l’ai acquis par mon effort propre, il constitue une de mes valeurs ajoutées, donc une richesse.
J’en suis fier, parce qu’il est la preuve que j’ai une capacité d’acquisition.
Plus, que j’ai une capacité de conquête, y compris la capacité, fut elle minime, de conquérir une »parcelle » de l’esprit des cœurs et même du territoire de mon ancienne puissance coloniale et de son peuple.
Fier d’avoir réussi, à Lyon, à alphabétiser, en français, de vieux doctorants égyptiens, moyennant le paiement de l’équivalent de la bourse d’un étudiant mauritanien.
On sait combien les Egyptiens adorent connaître et parler le français, même sans le connaitre. Ils sont prêts à vous échanger deux mots français qu’ils pourraient utiliser dans une réunion mondaine, contre 50 dollars .
Le paradoxe est que notre nationalisme arabe chauvin et hostile au français nous vient de cette Egypte qui ne rêve que d’une francophonie qui lui est inaccessible.
Je suis fier du français, parce qu’il me permet de parcourir une grande partie de l’Afrique et d’échanger avec mes frères et mes sœurs sans avoir besoin du service d’un intrus pour me traduire.
Je suis fier de mon français, parce que je dispose d’une langue de de secours dans les situations où la communication avec mes frères du Maghreb s’enlise à cause de la diversité des sens et des charges portés par les mots dérivés de l’arabe ou du berbère !
Je suis fier du français, que sous le froid des villes du Québec, je suis arrivé à profiter de la chaleur des Québécois et je suis arrivé à décoder un français qui sortait péniblement de leurs nez glacés.
Je suis fier de pouvoir rêver de voyager, tout seul, et de visiter des îles ensoleillées à l’autre bout du monde.
Le français m’a permis de vivre au milieu d’un peuple cultivé, intelligent, humain, généreux, sensible et solidaire des grandes et justes causes de l’humanité, le peuple français.
Heureux d’avoir pu lier amitiés avec des hommes et des femmes qui n’ont jamais blessé mon amour propre d’ancien colonisé ou de personne venant de pays sous- développé ou pauvre.
Heureux de connaître la langue du pays du Franc, parce qu’il m’a permis de faire des études supérieures, trahi lâchement, poignardé dans le dos par les Gouverneurs de la BCM et les gestionnaires de l’Ouguiya que j’ai pourtant servi de toutes mes forces et dont j’étais le Major de toutes les sessions de formation
La France du Ministère de la coopération et de Mme Adan m’a permis en effet, de poursuivre mes études bancaires à Paris auxquelles j’ai été inscrit par le Juste Juriste Mohamed ould Moctar, honorant, par ce geste une dette du bon payeur Ahmed ould Daddah
Des décennies plus tard, j’avoue que j’ai honte pour la BCM.
La chasse de la bonne monnaie par la mauvaise la chasse des hommes de ma trempe explique l’infestation aujourd’hui des caisses de la BCM de millions de fausses monnaies en plus de l’existence des points d’interrogation sur ses comptes et leur historique.
Heureux de connaître la langue de la France et reconnaissant au pays de cette langue qui m’a accueilli lorsque le pays de la langue maternelle m’avait révoqué et expulsé de mon domicile conventionné par l’entreprise publique dont j’étais le DAF, parce que, tout simplement, j’ai refusé corruption et détournement de deniers publics.
Fier du français et de France qui a sorti de la sinistre prison de Oualata Moktar Ould Daddah, le père biologique, culturel et politique de l’État mauritanien et qui l’aura accueilli des décennies durant dans la plus belle ville de France, Nice.
J’aime le français et la France, parce que j’aime la Mauritanie.
J’aime le français et la France, en cela je suis un grand patriote mauritanien.
J’aime la France et le français parce que je suis un homme qui est capable d’éprouver de nobles sentiments humains, la reconnaissance en premier.
J’aime le français et la France des Jaguar qui a sauvé la SNIM, malgré la nationalisation de la MIFERMA à capitaux français et de l’Ouguiya en dépit de notre sortie de la zone Franc, des attaques mortelles du Polisario, soutenu par l’Algérie.
Permettez-moi, enfin, en cette journée de la langue française, d’avoir une pensée pour les nombreuses familles qui m’ont accueilli dans la joie et l’hospitalité les plus humaines et dont je citerai, à titre d’exemple, les Henri Dulac de Langon qui m’avaient gavé de foie gras de canard pendant des vacances de Noël.
Une pensée à tous mes amis et partenaires qui ont le français comme langue maternelle.
Leur liste est longue, je citerai le cas de Didier Gabriel Sabatier qui a renoncé au profit de mon cabinet FAAR à une facture de 107 500 $ en récompense de mon combat de 7 ans pour son recouvrement et de ma victoire contre les postulants têtus aux pots de vin.
A Mr Bondaz qui m’a aidé à éditer mes deux livres au Maroc et à survivre à la privation décennale imposée par le liquidateur de notre pays et affameur de notre peuple, lequel est venu au pouvoir avec le soutien entre autre Chefs d’État (Kadhafi, Wade…) de Sarkozy
Qui s’assemblent se ressemblent dans leur parcours et dans leur destin, (procès Sarkozy dossier corruption en cours de son protégé)
Dans un élan d’ingratitude auquel il a habitué tout le monde, cet ami de Sarkozy récuse et dénigre la langue française dans sa dernière minable conférence de presse pour plaire à des incultes ne maîtrisant ni français ni arabe.
Il aura ainsi rendu la monnaie à la France et au français du Sénégal, contribuant à une laide et fanatique campagne anti-française et contre le français, en l’occurrence au parlement et ailleurs, par ceux qui étaient absents cet historique et salutaire combat anti Polisario et Algérie qui avait permis à la Mauritanie de continuer à exister.
Chers mauritaniens, réhabilitons :
l’ouverture, au lieu du repli sur soi
nos nobles valeurs, d’hospitalité et de reconnaissance, au lieu des tendances chauvines et de la propension à l’ingratitude.
Le rejet d’une langue étrangère est la preuve d’un complexe d’infériorité, d’un manque de confiance en soi et dans sa langue maternelle.
Le français est une belle richesse.
L’arabe est protégé par tous les mauritaniens, par le Coran et par Allah.
Mohamed ould Mohamed El Hacen
Diplômé de l’Université Paris IX Dauphine
Institut 2IRES
Le 20 Mars 20210