Situation au Soudan ce lundi 17 avril
Au moins 97 civils ont été tués au Soudan alors que le nombre de morts augmente dans les combats entre l’armée et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF).
Au moins 97 civils ont été tués au Soudan alors que le nombre de morts augmente dans les combats entre l’armée et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF).
Au Burkina Faso, quarante personnes, dont 6 soldats et 34 Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont été tués suite à une attaque samedi 15 avril dans la région du Nord.
Selon le gouverneur de la région, l’assaut a eu lieu samedi après-midi, vers 16 heures, heure locale.
Cette attaque survient deux jours après la proclamation, de la mobilisation générale et de la mise en garde dans tout le pays.
Les forces armées burkinabè ont lancé une vaste opération dans la région de la Boucle du Mouhoun, qui jouxte celle du Nord. Appelée « Kapidougou » (la ruche), cette offensive anti-terroriste mobilise près de 800 combattants ainsi que des moyens terrestres et aériens. Il s’agit aussi d’une opération conjointe avec les forces armées maliennes qui ratissent de l’autre côté de la frontière.
Au Soudan, les combats continuent entre les soldats de l’armée régulière et les FSR, la milice paramilitaire du numéro 2 de la Transition, le général Hemedti. Trois humanitaires du Programme alimentaire mondial, qui opéraient dans le Nord du Darfour ont trouvé la Mort. L’organisation a annoncé qu’elle suspendait ses temporairement toutes ses opérations dans la région.
Au moins 56 civils sont morts dans les combats en cours depuis samedi au Soudan, notamment à Khartoum, où les tensions entre les Forces paramilitaires de soutien rapide et l’armée ont dégénéré en affrontements, raids aériens et menaces par médias interposés. Les combats continuent de plus en plus ce dimanche 16 avril pour la deuxième journée consécutive dans la capitale soudanaise Khartoum.Ces affrontements qui opposent les camps des deux généraux aux commandes du Soudan depuis le coup d’etat en 2021 ont déjà fait au moins 56 morts parmi les civiles et plus de 600 blessés.
La communauté internationale multiplie les appels au cessez-le-feu. La Ligue arabe se réunit en urgence au Caire, à l’appel de l’Égypte et de l’Arabie saoudite.
Les divisions entre le général Abdel Fattah al-Burhane, chef de l’armée, et le général Mohamed Hamdane Daglo, dit « Hemedti », à la tête des Forces de soutien rapide (FSR) – des milliers d’ex-miliciens de la guerre du Darfour devenus supplétifs officiels des troupes régulières – ont dégénéré en violences samedi matin .
Depuis ce samedi 15 avril au matin, la capitale soudanaise Khartoum est le théâtre d’affrontements entre l’armée régulière du général al-Burhan et les paramilitaires des forces de soutien rapide (RSF) du général Mohammed Hamdan Dagalo, dit « Hemeti ». « Deux civils ont été tués à l’aéroport de Khartoum et un civil a été tué à El-Obeid, capitale de l’Etat du Kordofan Nord », a annoncé sur Twitter le syndicat officiel des médecins, précisant que neuf autres ont été blessés et un officier tué à Omdourman, banlieue de Khartoum.
La guerre est déclarée entre les deux armées du Soudan.Les combats se poursuivent à travers la capitale, notamment autour des bâtiments de la télévision publique. Les paramilitaires des Forces de soutien rapide ont revendiqué le contrôle de l’aéroport de Khartoum et le Palais présidentiel.
Quelques minutes plus tard, l’armée régulière a envoyé ses avions de combat mener des frappes aériennes, revendiquant avoir détruit des bases et des positions tenues par les forces du général Hemeti.
Des combats ont également eu lieu au nord du pays, autour de la base militaire de Méroé et il y a des craintes que le conflit se répande au Darfour où l’armée et les RSF ont recruté en masse, ces derniers mois.
Au milieu de la confusion, le général al-Burhan est apparu sur une vidéo dans ce qui ressemble à une salle des opérations, à Khartoum, l’air serein devant des écrans de contrôle.
L’armée a qualifié les RSF de milice rebelle. De son côté, Hemeti, s’est exprimé au téléphone sur Al-Jazeera, le ton haletant, affirmant que c’est l’armée qui a déclenché les hostilités et qualifiant le général al-Burhan de « criminel qu’il faut trainer devant la justice ou bien tuer ».
L’heure n’est pas à la désescalade. L’avenir du pays, quatre ans après la chute d’Omar el-Bechir, est entre les mains de deux généraux, plongeant le Soudan dans l’inconnu.
L’émissaire de l’ONU au Soudan, Volker Perthes, a appelé militaires et paramilitaires à cesser « immédiatement » leurs combats à Khartoum. « M. Perthes a contacté les deux parties pour leur demander une cessation immédiate des hostilités pour la sécurité du peuple soudanais et épargner au pays plus de violence », indique un communiqué de la mission de l’ONU au Soudan.
Le groupe État islamique au grand Sahara (EIGS) est tres actif dans la région de Ménaka, située dans le nord-est du Mali, près de la frontière avec le Niger. Cette zone est connue pour être une zone de conflit, avec des groupes armés opérant dans la région depuis plusieurs années.
L’EIGS est un groupe djihadiste qui a été formé en 2015, par des membres de la branche d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Depuis lors, il a mené plusieurs attaques terroristes dans la région du Sahel, en ciblant principalement les forces de sécurité et les civils.
La présence de l’EIGS dans la région de Ménaka est préoccupante car elle pourrait entraîner une escalade de la violence et menacer la stabilité de la région. Les autorités maliennes et les forces internationales présentes dans la région ont intensifié leurs efforts pour lutter contre les groupes armés et rétablir la sécurité dans la région.
Cependant, la situation reste fragile et les défis sont nombreux, notamment la porosité des frontières, la faiblesse des institutions étatiques, la pauvreté et le manque d’opportunités économiques dans la région. Il est donc important que les autorités maliennes et les partenaires internationaux continuent de travailler ensemble pour renforcer la sécurité et promouvoir le développement dans cette région.
Le terrorisme au Sahel est un grave problème qui a eu des répercussions dévastatrices sur les populations locales et la sécurité régionale. Le Sahel a connu une augmentation significative de l’activité terroriste au cours des dernières années.
Les groupes terroristes les plus actifs dans la région sont Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), le groupe État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), Boko Haram et d’autres groupes djihadistes affiliés à ces organisations.
Ces groupes terroristes ont mené des attaques contre des civils, des forces de sécurité et des installations gouvernementales dans toute la région. Ils ont également utilisé des tactiques telles que l’enlèvement et la prise d’otages pour financer leurs activités.
La communauté internationale, notamment les pays voisins du Sahel, l’Union africaine et l’ONU, ont travaillé ensemble pour contrer le terrorisme dans la région. Des forces de sécurité régionales et internationales ont été déployées pour aider les gouvernements locaux à lutter contre ces groupes.
Cependant, malgré ces efforts, le terrorisme continue de menacer la stabilité et la sécurité du Sahel. La pauvreté, le chômage, la marginalisation et la fragilité des institutions gouvernementales dans la région ont créé un terrain fertile pour l’activité terroriste.
La lutte contre le terrorisme au Sahel nécessite une approche globale qui prend en compte les facteurs économiques, sociaux et politiques qui contribuent à la radicalisation et à l’extrémisme violent. Cela nécessite une coopération internationale et une coordination renforcée entre les pays de la région, ainsi que des investissements dans le développement économique et social pour s’attaquer aux causes profondes du problème.