Dans un geste poignant qui souligne la profondeur de la mémoire artistique, le Festival du film palestinien de Houston a annoncé que sa 19e édition serait dédiée à la mémoire du regretté acteur palestinien Mohammed Bakri.
Cet hommage exceptionnel salue son illustre carrière et ses contributions essentielles qui ont marqué durablement le cinéma palestinien et arabe. Son nom est désormais un symbole pour cette édition qui célèbre l’art comme témoignage vivant et moyen efficace de résistance culturelle.
Le festival s’ouvre en beauté avec la projection du court-métrage « The End » du réalisateur Ward Kayyal, immédiatement suivi du documentaire « Once Upon a Time in Gaza » des réalisateurs Tarzan et Arab Nasser. Ce duo d’ouverture annonce une programmation cinématographique riche et variée, reflétant l’expérience palestinienne à travers des voix et des visions diverses.
La très attendue 19e édition se tiendra du 1er au 3 mai 2026 au cinéma Bateman, moderne et situé dans le nouveau Sarofim Hall de l’Université Rice à Houston. Pendant trois jours, le festival proposera une programmation unique mêlant projections et rencontres artistiques, réunissant des chefs-d’œuvre de longs métrages, de documentaires et de courts métrages. Cette programmation, soigneusement élaborée, vise à mettre en lumière la diversité et la richesse artistique de l’expérience humaine palestinienne.
Pour approfondir cet hommage, le festival présentera une projection spéciale et exclusive du dernier film de Mohammed Bakri, un moment cinématographique poignant qui ravive son génie artistique ultime et confère une dimension humaine profonde à cet hommage, résonnant avec force sur grand écran.
Le programme est également riche en projections de films en coproduction, notamment le film égypto-palestinien « We Still Have a Show » des réalisateurs Mai Saad et Ahmed Al-Danaf, présenté en avant-première américaine, ce qui confère une importance particulière à sa sélection. On y trouve également « Traces of Home » de la réalisatrice Colette Ghunim, qui tisse l’histoire captivante d’une Mexicaine et de son mari palestinien, explorant les liens culturels et humains qui les unissent.
Pour les passionnés de cinéma palestinien, le festival propose une sélection pointue d’œuvres marquantes, dont le documentaire « Habibi Hussein » du réalisateur Alex Bakri, ainsi que des chefs-d’œuvre cinématographiques qui présentent la réalité palestinienne sous divers angles humains et visuels, tels que « The Voice of Hind Rajab » de la réalisatrice Kaouther Ben Hania, qui est entré dans l’histoire comme le seul film arabe à avoir figuré sur la liste finale des nominations aux Oscars dans la catégorie Meilleur film international.
Le programme de cette année met en lumière les productions palestiniennes contemporaines les plus récentes et les plus marquantes, reflétant avec finesse la diversité des récits entre expérimentation artistique et réalisme cru, mémoire personnelle et collective. Parmi ces œuvres soigneusement sélectionnées figurent :
« Gaza Bride 17 » de Wassim Khair
« 10 Minutes Smaller » de Nesreen Yassin
« Hind Under Siege » de Naji Salameh
« Meeting with the Three Families » de Shahd Shahrouri
« I Know You Can Hear Me » de Youssef Salhi
« Conquest » de Nada Khalifa
Cette édition exceptionnelle se clôture par la projection spéciale du court-métrage « Endangered » du réalisateur Saeed Zagha, suivie de « Palestine 36 » de la réalisatrice Annemarie Jacir. Cette soirée de clôture célèbre le parcours du cinéma palestinien et sa capacité renouvelée à évoquer l’histoire et à relire le présent avec optimisme.
Grâce au généreux soutien de l’Université Rice, le festival offre au public une expérience cinématographique moderne et novatrice. L’affiche du festival, conçue par des enfants de l’école privée Al-Wafaa de Gaza, rescapés de la guerre, confère à l’édition 2026 une dimension humaine unique. Cette œuvre exprime avec force résilience et espoir, incarnant le pouvoir de l’imagination d’une nouvelle génération qui, avec courage, continue de raconter l’histoire palestinienne au monde.
