Réparties sur cinq embarcations de fortune, ces personnes tentaient de rejoindre l’archipel espagnol des Canaries, confirmant la recrudescence des départs depuis les côtes ouest-africaines.
Les opérations de secours se sont succédé à un rythme effréné, mettant en lumière la dangerosité de la route de l’Atlantique :
28 – 30 mai : L’intervention la plus massive a permis de mettre en sécurité 435 migrants à bord de trois pirogues en détresse.
31 mai : Une quatrième embarcation transportant 143 passagers a été localisée et assistée par les autorités maritimes.
2 juin : Aux premières heures du jour, 110 migrants ont été sauvés à huit milles nautiques de Nouakchott. Leur moteur était tombé en panne au milieu d’une mer agitée.
Samedi matin : Les garde-côtes ont intercepté une pirogue de 193 personnes au large du marché aux poissons de Nouakchott. Partie de Banjul (Gambie), l’embarcation transportait 27 femmes et 12 mineurs. Une femme a succombé durant la traversée et un passager a dû être hospitalisé d’urgence.
Le profil des rescapés illustre la dimension régionale de cette crise. Si les ressortissants du Sénégal et de la Gambie forment le contingent le plus important, les autorités ont également identifié des migrants venus du Mali, de Sierra Leone, de Guinée, de Côte d’Ivoire, du Nigeria, du Bénin et du Burkina Faso.
Face à ce flux migratoire continu, la Mauritanie a intensifié sa surveillance côtière et le démantèlement des réseaux de passeurs, en étroite coopération avec ses partenaires internationaux. Les garde-côtes ont réaffirmé que l’ensemble des rescapés avait été pris en charge dans le strict respect des conventions humanitaires et du droit international de la mer
