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L’éducation est une priorité nationale majeure, étant donné qu’elle est le moteur fondamental du progrès des nations et des peuples, a déclaré hier vendredi 11 avril courant, la ministre de l’Éducation et de la Réforme du système d’enseignement, Mme Houda Mint Babah.

Cette déclaration a été faite lors d’un exposé présenté par la ministre sur le thème « Réalisations et perspectives d’avenir du secteur de l’éducation et réforme du système d’enseignement », dans le cadre du programme « Redevabilité » organisé l’AMI, Radio Mauritanie et Al-Mauritania TV.

Le rôle de l’éducation ne se limite pas à la transmission des connaissances et des compétences, mais s’étend bien au-delà, visant à devenir un rempart solide pour la société et à renforcer les valeurs d’harmonie sociale, de coexistence, de responsabilité et de respect mutuel, a ajouté Mme Houda.

Toujours selon elle, tout manquement au comportement reflète, en partie, des lacunes dans l’éducation, insistant sur le rôle essentiel de celle-ci dans la formation des individus et la préparation des générations capables de contribuer au développement du pays.

Son Excellence le Président de la République a placé l’éducation au cœur de ses programmes « Mes engagements » et « Mon ambition pour la patrie », convaincu que la souveraineté éducative est tout aussi importante que la souveraineté territoriale, a-t-elle souligné.

Le projet d’École républicaine incarne cette vision, suite à la définition de ses principes par les Forums nationaux pour la réforme de l’éducation et à la ratification par le Parlement de la loi-cadre le régissant, lançant ainsi un processus de réforme globale fondée sur une vision claire.

Elle a indiqué que parmi les piliers essentiels de ce projet figurent la limitation de l’enseignement fondamental aux écoles publiques, l’intégration des langues nationales et la révision des programmes scolaires. Ces réformes ont été mises en œuvre dans un contexte où le système d’enseignement souffrait d’un manque d’infrastructures et de ressources humaines, ainsi que de programmes fragmentés, ce qui a nécessité des décisions audacieuses pour faire progresser le processus de réforme.

La ministre a expliqué que le diagnostic de la situation de l’éducation révélait un manque de clarté de vision et une disparité d’accès à l’éducation selon les groupes sociaux : l’enseignement privé était destiné aux classes aisées, l’enseignement libre aux classes moyennes, tandis que l’enseignement public restait la seule option pour les classes les plus défavorisées, ce qui a rendu nécessaire une restructuration complète du secteur.

Elle a affirmé que la réforme comprenait le lancement d’ateliers de grande envergure sur le recrutement, les infrastructures, la réforme des programmes et l’amélioration des conditions de travail des enseignants, considérés comme la pierre angulaire du processus éducatif. Elle a souligné que depuis 2019, 29 % des établissements scolaires construits depuis la création de l’État mauritanien ont été achevés et que 47 % du personnel éducatif a été recruté durant la même période.

Elle a ajouté que la réforme comprenait la révision des programmes et l’élaboration, pour la première fois, de programmes unifiés, la réhabilitation des écoles de formation des enseignants, le renforcement de la formation initiale et continue, et la création d’un institut pour la promotion et l’enseignement des langues nationales.

La ministre a insisté sur le fait qu’après quatre ans de lancement du projet d’École républicaine et cinq ans de réforme des programmes, on peut affirmer que la souveraineté éducative est acquise.

En réponse aux questions des participants au programme « Redevabilité », la ministre de l’Éducation et de la Réforme du système d’enseignement a déclaré que la question de la formation d’enseignants qualifiés est un défi mondial, soulignant que ce défi est principalement lié à la formation initiale et continue.

À cet égard, elle a expliqué que le département a adopté un système de formation continue lié au parcours professionnel, dans le but d’accroître l’efficacité et d’améliorer les performances, notant qu’avant 2020, il n’existait pas de programmes de formation unifiés dans les écoles de formation des enseignants, chaque école ayant adopté ses propres programmes, et qu’il n’y avait pas de conditions claires concernant les taux minimaux requis pour l’inscription, que ce soit pour les enseignants d’arabe ou de français.

Elle a souligné que des réformes essentielles avaient été introduites dans le système de formation, notamment la standardisation des programmes et l’adoption de nouvelles conditions d’admission dans les écoles de formation des enseignants, y compris l’exigence d’obtenir une note d’au moins 10 pour les enseignants d’arabe et de français, et de 8 pour ceux qui possèdent un double diplôme, en plus de soumettre les candidats à une évaluation lors de leur entrée dans les écoles de formation.

La ministre a affirmé que la réforme de la formation continue, parallèlement à la réforme des écoles de formation des enseignants et à l’augmentation de leurs capacités, a contribué à fournir des enseignants compétents, capables de suivre le rythme des exigences de la réforme de l’enseignement.

Elle a assuré que les mesures prises pour améliorer les conditions de travail des enseignants se sont concrétisées, 1 363 enseignants ayant bénéficié du soutien du Fonds de logement des enseignants, toutes les démarches ayant été entreprises en présence des syndicats.

250 millions d’ouguiyas ont également été versées fin 2018 à 500 enseignants, en plus de la multiplication de l’indemnité de l’éloignement (augmentation de 150 %) et des hausses successives de l’indemnité de scolarité, portée de 9 à 12 mois.

Concernant la surpopulation dans les établissements scolaires, la ministre a déclaré que des efforts importants avaient été déployés pour y remédier, affirmant que les programmes en cours dans le secteur œuvrent sans relâche à améliorer la situation et à surmonter ce défi.

S’agissant des manuels scolaires, elle a expliqué que des progrès remarquables avaient été accomplis, le nombre d’ouvrages distribués étant passé de 50 000 en 2019 à 2,4 millions actuellement, soit une multiplication par quarante.

En conclusion, la ministre de l’Éducation et de la Réforme du système d’enseignement s’est félicitée de cette rencontre de haut niveau, qui permet au gouvernement d’échanger avec les citoyens et les personnes intéressées par le processus éducatif en général, et de renforcer les canaux de communication sur les différentes questions relatives à la réforme du système d’enseignement.

Elle a indiqué que le projet « École républicaine » avait rencontré un vif succès au cours de ses quatre premières années.

Certes, la ministre a reconnu certaines lacunes, mais a souligné que la poursuite des efforts permettra de former, au sein de l’École républicaine, une génération élevée et éduquée ensemble, une génération qui hisse et salue le drapeau au quotidien, une génération imprégnée des valeurs du patriotisme et affranchie de toute discrimination, renforçant ainsi la cohésion sociale et contribuant à la mise en place d’un système scolaire inclusif pour tous les enfants de la nation.

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