par Webmaster | 15 02 26 | Actualitès, Politique

L’Organisation des Femmes du Parti El Islah a tenu, dans la soirée du samedi 14 février 2026, à Nouakchott, son troisième congrès sous le slogan : « La femme, creuset de la réforme », en présence d’un large public composé de dirigeants du parti et de nombreux sympathisants.
Dans son discours d’ouverture, le président du parti, Monsieur Mohamed Ould Talebna, a souhaité la bienvenue aux invités et aux participants venus de toutes les wilayas du pays. Il a souligné que les femmes du Parti El Islah constituent l’avant-garde de l’action politique et sociale au sein du parti, réaffirmant le soutien du parti au programme de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dans lequel la femme mauritanienne a trouvé l’implication effective à laquelle elle aspire. Il a également salué le rôle de la femme mauritanienne à travers l’histoire.
De son côté, la secrétaire générale du parti, Madame Massouda بنت Baham Ould Mohamed Laghdaf, a exprimé sa fierté face à la forte mobilisation des femmes et à leur participation au congrès. Elle a appelé les femmes à accompagner le programme du Président de la République et à s’attacher à leurs rôles dans le processus de construction et de réforme. Elle a également mis en valeur les acquis réalisés en faveur des femmes sous son mandat, notamment le dépassement du seuil de représentation gouvernementale, qui avoisine désormais le tiers, ainsi qu’une représentation féminine au Parlement supérieure au quota qui leur est réservé.
Pour sa part, la présidente de l’Organisation des Femmes, Dr Fatimetou Diop, a expliqué que l’organisation a été fondée en 2018, à la suite de la conviction du parti de la nécessité d’autonomiser les femmes et de leur ouvrir largement la voie à la participation à la vie politique et nationale. Elle a souligné que l’avenir du pays dépend de l’autonomisation des femmes dans tous les domaines.
Ce congrès s’inscrit dans la volonté du Parti El Islah de renforcer la participation des femmes à la vie politique et sociale, et de consolider leur rôle dans la préservation de l’unité nationale ainsi que dans la promotion du développement et de la réforme.
Le congrès a enfin décidé de changer le nom de l’organisation, passant de « Organisation des Femmes du Parti El Islah » à « Organisation des Majedates El Islah », puis a procédé à l’installation des nouvelles instances dirigeantes, comprenant un bureau national de cinquante-sept membres, un bureau exécutif de vingt-cinq membres et quinze coordinatrices régionales.




par Webmaster | 14 02 26 | Tribunes
Les révisions constitutionnelles modifient profondément la gouvernance en agissant sur trois leviers essentiels : l’équilibre des pouvoirs, la rigidité du système juridique et la protection des droits fondamentaux.
Le changement le plus fréquent est la concentration des pouvoirs. La recherche comparative établit que la rigidité constitutionnelle est une condition nécessaire à l’indépendance judiciaire : plus une Constitution est difficile à modifier, plus les juges sont protégés .
Les régimes dits « populistes » utilisent la révision pour inscrire dans le texte suprême des idéologies excluantes sous couvert de volonté populaire. Les référendums sont alors instrumentalisés pour masquer des atteintes aux libertés.
La modification du mandat présidentiel est l’archétype de la révision constitutionnelle qui transforme en profondeur la gouvernance.
À travers le cas français (quinquennat) et la pratique africaine (suppression des limites), on constate que toucher à la durée ou au renouvellement du mandat change toujours la nature du régime.
En France la révision du 2 octobre 2000 a substitué le quinquennat au septennat. L’objectif affiché était de synchroniser le mandat présidentiel avec celui des députés (5 ans) pour éviter la cohabitation.La conséquence est que combiné à l’inversion du calendrier électoral (législatives après la présidentielle), le quinquennat a mécaniquement produit des majorités parlementaires alignées sur le Président.
Ailleurs on constate une instrumentalisation inverse ,là où la France a raccourci le mandat, certains régimes l’ont libéré de toute contrainte de renouvellement par révision constitutionnelle.C’est le cas du cameroun en 2008 où la révision a supprimé la limitation des mandats présidentiels. La doctrine souligne que le juge constitutionnel (modèle francophone) a entériné cette décision sans exercer de contrôle effectif, devenant un instrument de légitimation du pouvoir .Pour le Tchad en 2005 c’est le même mécanisme. Ces révisions transforment une république en régime présidentialiste autoritaire en éliminant le principal contrepoids temporel .
La question sous-jacente est l’intangibilité comme rempart.En effet
le débat sur le mandat rejoint celui des limites matérielles à la révision. Certaines Constitutions (Allemagne, Portugal) interdisent de toucher aux principes fondamentaux (dignité humaine, fédéralisme) . En France, seule « la forme républicaine » est intangible .Le problème est le refus de contrôler le respect de ces limites par les institutions en charge de ce controle. Dès lors, si une majorité décide de réviser l’article sur la durée du mandat (y compris pour instaurer un mandat à vie), aucun juge ne peut l’arrêter.
Modifier le mandat présidentiel, c’est choisir qui gouverne et pendant combien de temps. Cela fait passer d’une logique de stabilisation à une logique de capture du pouvoir , selon l’intention politique dominante.
Le cas de la Mauritanie est paradigmatique : il illustre la tension entre une révision constitutionnelle conçue comme un verrou démocratique et les tentatives récurrentes de la faire sauter.
L’analyse du processus mauritanien montre que modifier le mandat change radicalement la gouvernance, mais ici, le mouvement est inverse de celui observé en France. Il s’agit non pas d’adapter, mais de verrouiller pour empêcher la captation.la révision de 2006 voulait « dépatrimonialiser » le pouvoir.Elle est un cas d’école. Issue d’un coup d’État contre le président Taya, elle n’a pas été faite pour durer, mais pour empêcher de durer .Passage de 6 à 5 ans,renouvellement du mandat une foi.Avec un garde-fou absolu qui est l’article 99 qui fut modifié pour interdire toute révision future qui toucherait à la limitation des mandats . C’est un verrou matériel, rare en droit comparé.Le premier effet sur la gouvernance est l’instauration d’un « consensus national » selon lequel l’alternance devient la règle.
L’article 99 (nouveau) de la constitution mauritanienne définit les modalités de révision constitutionnelle, partageant l’initiative entre le Président de la République et les parlementaires, avec une exigence de signature par un tiers des députés pour ces derniers. Il fait partie des dispositions intangibles de la Constitution, notamment pour protéger la forme républicaine. Voici les points clés concernant l’article 99 :
Initiative de révision : L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et aux membres du Parlement.
Conditions de forme : Aucun projet de révision présenté par des parlementaires ne peut être discuté s’il n’a pas été signé par au moins un tiers des députés.
Intangibilité : Bien que non explicitement détaillé dans le texte cité pour l’article 99 seul, il est lié aux principes fondamentaux protégés contre toute révision, tels que la forme républicaine et le pluralisme démocratique.
Des débats existent sur la possibilité d’utiliser d’autres articles, comme l’article 38, pour adopter des révisions constitutionnelles en contournant la procédure lourde de l’article 99. La limitation n’est plus perçue comme technique, mais comme un pacte fondateur.
Aujourd’hui, avec le Président Ghazouani, le débat rebondit sur un angle mort de la rédaction de 2006.
Le problème est que l’article 28 interdit la réélection du président en fonction. Il ne dit pas explicitement qu’un ancien président, après une interruption, ne peut pas revenir, d’où les deux interprétations.
· Interprétation littérale : Possible de faire deux mandats, attendre, puis revenir.
· Interprétation téléologique : Contre l’esprit de 2006 (éviter 20 ans au pouvoir).
Les effets sur la gouvernance font que le débat n’est plus juridique, mais politique et moral . La gouvernance devient un rapport de forces entre la tentation du pouvoir et la mémoire institutionnelle.
En Mauritanie le verrou devient plus politique que juridique et quand le verrou constitutionnel est trop rigide, le débat se déplace sur le terrain symbolique.
La Mauritanie a réussi l’exploit inverse de nos exemples précédents. Là où le Cameroun a ouvert, la Mauritanie a verrouillé. Mais ce verrou est aujourd’hui contourné par l’interprétation. La gouvernance n’est plus celle d’un État de droit apaisé, mais celle d’une vigilance permanente où chaque fin de mandat est une crise potentielle.
Ahmed bezeid DEIDA
par Webmaster | 14 02 26 | Actualitès, santé, Sociétés

La Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé (FM6SS) a signé, ce 13 février à Rabat, un partenariat avec le Ministère de la Santé de la République Islamique de Mauritanie et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). L’accord porte sur le renforcement des compétences du personnel de santé mauritanien.
La signature s’est déroulée au siège de la FM6SS en présence du Pr Youns Bjiijou, Directeur délégué de la Fondation, El Aliya Yahya Menkouss, Secrétaire générale du ministère mauritanien de la Santé, et du Pr Charlotte Faty Ndiaye, Représentante de l’OMS en Mauritanie.
Le partenariat prévoit la mise en place de programmes de formation diplômante et de formation continue destinés aux cadres et professionnels du ministère mauritanien de la Santé. L’objectif consiste à structurer les compétences humaines dans des domaines jugés prioritaires pour le système de santé.
Les formations cibleront notamment la vaccinologie, le Programme Élargi de Vaccination, la santé publique, l’épidémiologie et la gestion de projets en santé. Ces axes correspondent aux besoins opérationnels identifiés au sein du système sanitaire mauritanien.
Selon les parties signataires, les contenus pédagogiques seront élaborés en fonction des besoins réels du terrain et alignés sur les standards internationaux. Cette approche vise à assurer la pertinence et l’efficacité des dispositifs de formation déployés.
À travers cette coopération institutionnelle, les partenaires entendent contribuer à la constitution d’un noyau national de compétences capable d’accompagner les réformes et priorités du secteur de la santé en Mauritanie.

par Webmaster | 14 02 26 | Actualitès, Sociétés

L’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) a organisé, récemment à l’aéroport international de Nouakchott “Oumtounsy”, une cérémonie d’inauguration et d’installation de nouveaux équipements de sécurité.
Ce dispositif performant intervient dans le cadre du renforcement des mesures de sûreté et de sécurité de l’aviation civile, et de l’amélioration de la préparation des infrastructures aéroportuaires.
Ces équipements modernes contribueront à soutenir l’inspection des cargaisons et des marchandises, des bagages enregistrés des passagers et des bagages de cabine, tout en maintenant la fluidité du mouvement à l’intérieur de l’aéroport, indique-t-on.
Ce qui devra améliorer le niveau de sécurité et est conforme aux meilleures normes internationales adoptées par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale.
Ces équipements contribueront à améliorer l’efficacité et à accélérer les opérations d’inspection, tout en respectant les législations nationales et les normes internationales, ce qui renforce la crédibilité et la fiabilité des aéroports nationaux et augmente leur préparation opérationnelle, a déclaré à cette occasion, le Directeur Général de l’ANAC M. Baba Ahmed Ould Mohamed Ould Baba Ahmed.
Cette réalisation s’inscrit dans une vision stratégique globale de modernisation des infrastructures souveraines, de renforcement des capacités techniques et humaines, et de développement de la coordination entre les différentes parties prenantes de la sécurité aéroportuaire, a-t-il souligné.
par Webmaster | 14 02 26 | Actualitès, Economie

L’année 2025 a été marquée par une étape importante dans le développement des relations entre le Japon et la Mauritanie, a déclaré hier vendredi 13 février courant dans la soirée, l’ambassadeur nippon accrédité à Nouakchott SEM. Uchida Hiroyuki, dans son discours prononcé à l’occasion d’une réception organisée dans le cadre des festivités commémoratives du 66ème anniversaire de la naissance du 126e Empereur du Japon Naruhito, qui coïncide avec le 23 février.
En août dernier, la neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9) s’est tenue à Yokohama, au Japon, avec la participation de Son Excellence le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a rappelé le diplomate.
Toujours selon lui, cette visite a été l’occasion pour le Président mauritanien de rencontrer de nombreuses entreprises japonaises et d’assister à la signature d’un protocole d’accord avec “Toyota Tsusho” concernant le projet de station de dessalement d’eau de mer à Nouadhibou.
L’Ambassadeur a évoqué également l’accueil des réfugiés par le gouvernement mauritanien lors de l’événement dédié à la situation des réfugiés, organisé par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Il a ajouté dans le même contexte que la coopération économique entre les deux pays reste dominée par le secteur de la pêche et constitue l’un de ses piliers fondamentaux.
Cela est dû à la coopération de longue date entre les deux pays dans ce domaine, a ajouté le diplomate, selon lequel, le siège officiel du Centre de Qualification et de Formation aux Métiers de la Pêche (CQFMP), construit en février 2025 avec le soutien japonais, a été inauguré. L’Organisation japonaise pour la coopération dans le domaine de la pêche étrangère (OFCF) a également apporté son soutien à la branche du Centre à Belawakh, a-t-il ajouté, soulignant l’exécution en coura d’un projet de construction d’un navire de recherche scientifique dans le domaine de la pêche, en vertu de l’accord signé en novembre 2024, qui devra être livré à l’Institut mauritanien de recherche océanographique et de pêche.