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Mauritanie : les loups de la majorité jettent les filets du 3ème mandat

Alors que le mauritanien lambda continue à tirer le diable par la queue, certains privilégiés du système et autres laudateurs de tout acabit sont montés au créneau ces derniers jours pour mettre en scelle la question récurrente d’un éventuel 3ème mandat du président Ghazouani qui, face au verrouillage de la constitution ne pourrait être possible qu’à travers un coup d’état constitutionnel, une éventualité très dangereuse pour le pays.

Ces pêcheurs en eau trouble feraient mieux d’apporter un coup de main au président dont la mise en œuvre de l’ambitieux programme « Mon ambition pour la patrie » bat de l’aile malgré les déclarations très optimistes et le bilan de l’action gouvernementale, alléchant sur le papier, présenté récemment par le premier ministre devant le parlement.

Des avancées ont été enregistrées certes çà et là mais le gap demeure profond au niveau des secteurs clés, notamment en ce qui concerne les sévices sociaux de base, les infrastructures en général et l’amélioration du cadre de vie.

Au niveau du panier de la ménagère aussi, le déficit se fait de plus en plus sentir du fait de la stagnation des salaires, de l’appauvrissement continue de la classe moyenne, de la hausse des prix, de l’augmentation du chômage ; de la montée en flèche du banditisme et de l’insécurité urbaine et de la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs.

Par ailleurs, le grand chantier de l’école républicaine a été sabordé du fait d’une gestion chaotique du système éducatif qui, non seulement ne dispose pas des fonds suffisants pour mener cet ambitieux projet, mais qui fait face à un mauvais pilotage et à un déficit flagrant de compétences au niveau des postes de responsabilité où le critère politique prend le dessus sur celui de la compétence.

C’est dire donc que le président Ghazouani qui entame le virage décisif de son dernier mandat a plus que jamais besoin d’une union sacrée de sa majorité disparate et intéressée afin de relever ces grands défis, plutôt que d’une campagne hasardeuse et infructueuse qui prône un hypothétique 3ème mandat.

Curieusement c’est un ambassadeur en poste dans un pays du Golfe qui a relancé cette polémique sur le 3ème mandat.

En effet, Mohamed Ould Babana, ambassadeur de la Mauritanie au Qatar, avait déclaré hier lors d’un discours à l’occasion du lancement du festival de la commune de Ghabra, relevant de la moughataa de Barkéol dans la région de l’Assaba, que « le peuple a le droit de déterminer les fondements de son système démocratique en fonction de sa réalité, sans tutelle ni terrorisme intellectuel et politique. »

Comprendra qui pourra! Cette déclaration énigmatique qui fait allusion à un changement constitutionnel a suscité de vives réactions dans les milieux politiques. Si au niveau des partis de l’opposition les réactions s’inscrivent en faux contre la déclaration, au niveau des soutiens du président Ghazouani, certains en font leurs choux gras et battent littéralement campagne pour elle.

Après cette déclaration polémique, l’ambassadeur a voulu se rétracter mais la balle était déjà partie et les vrais faux partisans du président, en réalité mus par leurs intérêts égoïstes se sont jetés dans la danse et s’en donnent à cœur joie, quitte à mettre à mal le président de la République qui officiellement n’a mandaté personne pour parler en son nom.

De ce fait, cette campagne pour le 3ème mandat qui a eu un effet boule de neige et qui ne pourrait avoir aucune base légale s’éteindra indubitablement comme un feu follet.

 

Bakari Gueye

 

Le ballon d’or Dembélé invité par la FFRIM sur fond de développement du football local

L’international français Ousmane Dembélé, attaquant du Paris Saint-Germain, s’est illustré loin des terrains en apportant une aide financière de 100 000 euros au village de Wally Diantang, situé dans la wilaya du Gorgol, au sud de la Mauritanie, berceau de la famille de sa mère.

Le don a été transmis par son oncle, Sileye Dembélé, comme l’a révélé le journaliste mauritanien Lassana Camara. Ce geste a suscité une vive émotion parmi les habitants, qui y voient une preuve sincère de l’attachement du joueur à ses racines familiales et de sa volonté de soutenir sa communauté d’origine.

Par ailleurs, Ousmane Dembélé a reçu une invitation officielle du président de la Fédération mauritanienne de football, Ahmed Yahya, pour effectuer une visite en Mauritanie. Celle-ci devrait inclure des actions en faveur du développement du football local, notamment à Nouakchott.

La somme a été remise par son oncle Sileye Dembélé, selon des notables locaux.

Le Ballon d’Or #FranceFootball a également promis une visite en Mauritanie à l’invitation du président de la FFRIM, Ahmed Yahya, avec des projets d’envergure annoncés à Nouakchott. »

À noter que Dembélé est d’origine malienne par son père et mauritanienne-sénégalaise par sa mère, Fatimata Dembélé, qui avait déclaré par le passé que le Ballon d’Or « n’est pas seulement celui de son fils, mais celui de toute l’Afrique », soulignant ainsi la portée symbolique de cette distinction

Affaire trouble à l’aéroport d’Oum Tounsi :  un jet privé et des devises sous scellés

Que se passe-t-il encore à l’aéroport international Oum Tounsi de Nouakchott ?

Samedi soir, une tentative présumée de sortie illicite de devises a été signalée, impliquant un jet privé et des ressortissants étrangers, précisément de nationalité indienne selon des sources médiatiques généralement bien informées.

L’appareil concerné, plus petit pour être un avion civil ou cargo et plus grand pour être un drone, serait un Gulfstream 5 (GLF5) immatriculé N880SR, ayant atterri dans la journée à Nouakchott. Quelques heures plus tard, alors que les procédures de départ étaient engagées, les services de sécurité auraient été alertés.

Une fouille approfondie aurait permis la saisie d’un montant estimé à 190 000 dollars américains, ainsi que l’interpellation de trois occupants à bord.

Mais plusieurs questions demeurent sans réponse.

Pourquoi les services de sécurité n’ont-ils réagi qu’au moment du départ ?

Y a-t-il eu dénonciation ou information préalable ?

Comment un jet privé, avec seulement trois passagers à bord, a-t-il pu ne pas attirer plus tôt l’attention des autorités sécuritaires compétentes, aussi bien les services sécuritaires au niveau de l’aéroport que le personnel opérant sur plusieurs endroit du tarmac vital du trafic aérien national et international ?

Et surtout, 190 000 dollars ne représentent pas une somme exceptionnelle pour des personnes capables d’affréter un avion privé : à qui cet argent était-il réellement destiné et dans quel but ?

Le pays serait-il infiltré par de mafias qui opèrent en toute discrétion et sans être inquiétés en raison de complicités puissantes civiles et sécuritaires ?

Cette rocambolesque histoire de jets s’infiltrant en toute impunité  dans l’espace aérien rappelle un triste passé, à savoir les avions de trafic de drogue dont se servaient les sud-américains pour acheminer leur chanvre et consort vers l’Europe, en transitant par le no man’s land mauritanien.

Ce nouveau fait suscite par ailleurs bien de questions en raison de son parallélisme avec les réseaux de financement du terrorisme et de blanchiment de l’argent qui sévissent dans le Sahel dont la Mauritanie est membre.

Toujours est-il que les spéculations sur cet incident non encore élucidé se multiplient sans apaiser une opinion intriguée par ce phénomène d’où l’urgence d’une une communication officielle claire et transparente capable de rassurer.

En attendant, l’opinion publique observe, une affaire très floue, avec plus de zones d’ombre que de certitudes.

Aux dernières nouvelles on apprend l’autorisation donnée à l’équipage interpellé de poursuivre, après avoir été soumis à des investigations, sa route.

Le commandant de bord a désigné un représentant pour récupérer les fonds confisqués pour non  déclaration, après l’accomplissement des procédures légales applicables en la matière.

Pour le reste de ce mystérieux  scénario sur fond d’intrusion d’avions et de trafic de devises Wait and see.

Ousmane Dembélé mécène en Mauritanie

Ousmane Dembélé effectué a discrètement fait un don de 100 000 euros à son village familial de Wally Diantang, situé dans la région du Gorgol, dans le sud du pays.

Ousmane Dembélé aurait également acceptée une visite officielle en Mauritanie, à l’invitation du président de la Fédération (FFRIM), Ahmed Yahya, et au nom des autorités du pays. Selon la même source.Le ballon d’or envisage par ailleurs de parrainer des projets pour développer football dans le pays.

L’opportunisme ou le formatage de l’autonomie de la pensée.

Une classe intellectuelle qui soutient systématiquement tous les régimes en place et œuvre à leur pérennisation inconditionnelle pose plusieurs problèmes quant à sa fiabilité et son rôle dans l’éveil des consciences.
Le rôle traditionnel de l’intellectuel est d’offrir un regard autonome, d’analyser, de critiquer et de proposer des alternatives. Un soutien systématique signe souvent la fin de cette indépendance.
Elle risque de devenir un instrument de légitimation du pouvoir, fournissant une justification idéologique ou « savante » à ses actions, quelles qu’elles soient. Sa fiabilité comme source de vérité ou d’analyse objective est alors fortement compromise.L’éveil des consciences suppose de questionner les dogmes, les abus de pouvoir et les inégalités. Une intelligentsia alignée tend plutôt à formater les consciences pour qu’elles adhèrent à la doctrine officielle, non à les éveiller.

Une telle classe peut être « fiable » du point de vue du pouvoir qu’elle sert, mais pas du point de vue de la recherche de la vérité, de la justice sociale ou de l’autonomie de la pensée.

Une classe intellectuelle qui se définit par son alignement inconditionnel sur le pouvoir en place abdique son rôle critique et d’éveilleur de consciences. Elle peut jouer un rôle dans la stabilisation idéologique d’un régime, dans la formation technique des cadres, ou dans la propagande, mais pas dans l’éveil des consciences au sens d’une pensée libre et émancipatrice.

L’éveil des consciences est plutôt le fait d’intellectuels qui conservent une distance avec le pouvoir, défendent l’autonomie de la pensée et acceptent de payer le prix de cette indépendance. L’histoire montre que les périodes de grand éveil intellectuel coïncident souvent avec des espaces de débat et de contestation relativement ouverts.

Ahmed Bezeid Deida

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