par Webmaster | 14 04 26 | Actualitès, santé
La Caisse Nationale de Solidarité en Santé (CNASS) représentée par sa Directrice Générale Mme Amal Cheikh Abdallahi a tenu le vendredi 10 avril courant une réunion avec une délégation d’experts en santé d’ENABEL.
Cette rencontre s’inscrit, dans le cadre de la mise en œuvre AI-PASS, appuyé par l’Union européenne, dans la continuité du programme AI-PASS 3 en phase de clôture, et en préparation du lancement d’AI-PASS 4 prévu en juillet 2026.
La délégation d’experts d’ENABEL présente à cette réunion était composée de Vincent Tihon, Expert en leadership stratégique en santé ; Charlotte Taylor, Experte en santé publique et protection sociale ; Verónica Trasancos Buitrago, Responsable du projet AI-PASS ; El Hadji Malick Ndiaye, Assistant technique international AI-PASS et Néstor Sekizamba, Économiste de la santé.
Ont également pris part à ces échanges du côté de la CNASS / Caisse Nationale de Solidarité en Santé Madame Soraya Kamil, Chargée des partenariats, Monsieur Ahmed AL FAGHA EL MEKY, Directeur des opérations, Monsieur zeidane amar Eby, Coordinateur de la cellule communication, et Madame Zeinabou Sidi Mohamed, Cheffe du département du Marketing social.
Les discussions ont permis d’identifier de manière concrète les besoins actuels de la CNASS / Caisse Nationale de Solidarité en Santé ainsi que les défis à relever, afin d’orienter efficacement l’appui futur.
La présidente de la CNASS a insisté à cette occasion, sur la nécessité de consolider les acquis des programmes précédents, tout en adaptant ses interventions aux réalités du terrain.
La Directrice Générale de la CNASS a exprimé au terme de cette rencontre, ses sincères remerciements à l’Union européenne, ENABEL ainsi qu’au projet AI-PASS pour leur engagement constant, leur accompagnement de qualité et leur confiance.
« Ce partenariat constitue un levier structurant pour renforcer durablement notre système de protection sociale en santé », a précisé Mme Amal.
Toujours selon elle, cette mission a enfin permis d’ouvrir des perspectives nouvelles, en explorant des approches innovantes au service d’une protection sociale plus efficace, plus inclusive et plus proche des besoins des populations.
Avec CNASS
par Webmaster | 14 04 26 | Actualitès, Economie, Tribunes
Dans un contexte où la Mauritanie peine à décoller économiquement, un phénomène inquiétant prend de l’ampleur : de plus en plus d’entrepreneurs et d’investisseurs nationaux préfèrent placer leur argent au Maroc, au Sénégal, ou dans d’autres pays, plutôt que de miser sur leur propre terre. Résultat : pendant que d’autres avancent, la Mauritanie recule.
Investir à l’étranger n’est pas en soi une faute. Chercher la stabilité, la rentabilité ou un climat d’affaires favorable relève de la logique économique.
Mais lorsque cet élan se fait au détriment du développement national, il devient un signal d’alarme. Car à chaque dirham, franc CFA ou dollar transféré ailleurs, c’est une opportunité manquée pour créer des emplois, améliorer les infrastructures et renforcer l’économie mauritanienne.
Aujourd’hui, le constat est amer : des centres commerciaux flambant neufs poussent à Casablanca, Dakar ou Marrakech, souvent avec des capitaux mauritaniens.
Pendant ce temps, dans nos propres villes, des projets stagnent, faute d’investissement local. Ce déséquilibre creuse davantage le fossé entre ceux qui prospèrent ailleurs et les jeunes qui, ici, cherchent désespérément un avenir.
La Mauritanie a pourtant un potentiel immense : un littoral stratégique, des ressources naturelles abondantes, et une jeunesse pleine d’énergie.
Ce dont elle manque, c’est de confiance en elle-même. Si nos investisseurs ne croient plus en leur pays, qui le fera à leur place ?
Il est temps d’inverser cette logique. L’investissement patriotique n’est pas une utopie, c’est une nécessité. Bâtir des écoles, des usines, des fermes agricoles et des start-up ici, chez nous, c’est le meilleur moyen d’assurer un avenir stable et prospère. L’argent mauritanien doit d’abord servir la Mauritanie.
Abdoulaziz DEME
Observateur de la vie politique et économique en Mauritanie
Le 13 Avril 2026
par Webmaster | 13 04 26 | Actualitès, Tribunes
Mon Colonel, Il est des hommes dont le parcours ne se contente pas de remplir des lignes de curriculum vitae, mais dessine une empreinte indélébile dans le cœur de ceux qu’ils servent. Vous êtes de cette rare lignée.
L’Excellence sous l’Uniforme
Porter l’uniforme est un devoir ; l’honorer avec une telle distinction est un art. À travers votre rigueur militaire et votre discipline intellectuelle, vous avez su incarner les valeurs les plus nobles de l’armée : le sacrifice, l’intégrité et le sens de l’État. Pour beaucoup, vous restez ce modèle de droiture qui rappelle que la force réside avant tout dans le caractère.
Une Science au Service de la Vie
Derrière le grade, il y a le médecin. Votre pratique n’a jamais été qu’une simple application de protocoles ; elle a toujours été portée par une empathie profonde. Que ce soit dans le silence des cabinets ou dans l’urgence des interventions, vous avez traité chaque patient avec une dignité qui dépasse la simple déontologie. Vous n’avez pas seulement soigné des corps, vous avez apaisé des âmes.
Une Dimension Internationale
Si votre nom résonne aujourd’hui bien au-delà de nos frontières, c’est parce que vous avez su porter haut le flambeau de l’expertise nationale sur la scène mondiale.
Ambassadeur du savoir : Votre contribution aux enjeux de santé globale a fait de vous une voix écoutée dans les instances internationales.
Pont entre les nations : Par votre diplomatie médicale, vous avez prouvé que la science est le langage universel de la paix.
Un Héritage pour la Postérité
Plus qu’un grand officier ou un grand praticien, vous êtes un éveilleur de consciences. Votre humilité, malgré une carrière si prestigieuse, est la marque des plus grands. Vous avez su transmettre aux jeunes générations le goût de l’effort et la passion du service bien fait.
»Le véritable homme de bien est celui qui ne cherche pas à briller, mais dont la lumière finit par éclairer tous ceux qui l’entourent. »
Merci, Mon Colonel, pour ce parcours qui nous rend fiers. Merci d’avoir prouvé qu’avec de la compétence et du cœur, on peut changer le monde, un patient et une mission à la fois.
Avec toute ma considération et ma profonde gratitude.
Votre petit frère : Elhacen Ibrahima KANE, Sociologue.
par Webmaster | 13 04 26 | Actualitès, Tribunes
Les hauts responsables doivent faire preuve de retenue dans leurs propos, surtout à l’ère où chaque mot prononcé, que ce soit dans un cadre officiel ou non, est enregistré par téléphone. Cependant, certaines élites doivent également faire preuve de sagesse et de maturité dans leur discours.
L’affirmation répétée de certains selon laquelle le pouvoir mauritanien est incapable de protéger les frontières du pays et que l’armée mauritanienne n’est pas en mesure d’arrêter les incursions de l’armée malienne en territoire mauritanien constituent des déclarations dangereuses qui ont des répercussions négatives sur le moral des citoyens, en particulier dans les régions frontalières.
Le Mali est un pays frère en proie à des troubles internes, et son armée est incapable d’assurer la sécurité et de protéger le pays de la désintégration. Il n’y a aucun fondement à une comparaison militaire avec la Mauritanie. La réticence du régime et de l’armée mauritaniens à s’engager dans une guerre contre le Mali n’est pas due à la lâcheté ; une victoire militaire dans une telle guerre, si elle devait avoir lieu, serait sans aucun doute favorable à la Mauritanie.
Éviter la confrontation avec une nation sœur et voisine en proie à un conflit interne n’est pas un signe de faiblesse, mais bien au contraire une preuve de grande sagesse. Si la Mauritanie perd son sang-froid aujourd’hui et entre en guerre contre le Mali, elle en sera la principale perdante, même en cas de victoire militaire significative, ce qui est fort probable.
Le régime malien au pouvoir a peu à perdre, ayant perdu le contrôle de la majeure partie de son territoire. C’est un régime qui se trouve dans l’impasse au sein d’un pays en crise, et il est donc naturel qu’il agisse de manière imprudente.
À l’inverse, le pouvoir mauritanien, qui est parvenu à faire de la Mauritanie un pays stable et securisé dans une région instable, a beaucoup à perdre si la guerre éclate à ses frontières.
Il perdra son atout le plus précieux : la stabilité. Si la Mauritanie perd sa stabilité dans de telles circonstances dans un environnement, où le pays se trouve entourée d’Etats dont certains sont en proie à des troubles internes et d’autres nourrissant des ambitions historiques de domination, elle aura tout perdu. Que peut dire un Wali d’une région frontalière à des citoyens qui entendent, jour et nuit, certaines élites répéter que l’État est lâche et l’armée incapable de protéger le pays, alors même que ces citoyens sont témoins de l’imprudence du régime malien et de sa volonté inflexible d’étendre le cercle de l’instabilité ?
Comment ce Wali peut-il rassurer les citoyens lorsque la rhétorique de certaines élites sème le doute sur la capacité de l’État à les défendre, tandis que les provocations du régime malien s’intensifient ?
Certes, le Wali a commis une erreur, mais il ne faut pas oublier que les discours incessants sur l’impuissance de l’État ont contribué à le pousser à cette erreur, et l’ont même placé dans une situation délicate qui l’a contraint à la commettre.
Cessez de propager l’idée que l’armée mauritanienne est incapable de répondre aux provocations du régime malien.
L’armée mauritanienne est capable de réagir avec force et détermination, mais la sagesse exige d’éviter toute escalade face à un régime imprudent qui a perdu le contrôle de la majeure partie de son territoire et dont la légitimité est fortement compromise. Ce régime cherche à regagner cette légitimité en déclenchant une guerre dans la région, persuadé qu’un tel conflit unira le peuple malien derrière lui dans sa confrontation avec un « ennemi extérieur », qu’il désigne comme étant la Mauritanie.
Qu’Allah protège la Mauritanie…
Mohamed Lemine El Vadhel
NB : traduction non officielle
par Webmaster | 13 04 26 | Actualitès
Partez à la découverte du parcours de l’écrivain BEYROUK, l’une des grandes voix de la littérature contemporaine mauritanienne. Il est né à Atar dans le Nord mauritanien et vit à Nouakchott. Après avoir été longtemps journaliste, puis conseiller culturel à la Présidence, il se consacre aujourd’hui à l’écriture.
Il est également fortement engagé dans la promotion des cultures traditionnelles du Sahara.
Son nouveau livre LE VIEUX FOU ET LA PETITE FILLE QUI N’ÉTAIT PAS BELLE vient de paraître. Sont également publiés aux éditions Elyzad cinq de ses romans parmi lesquels Le Tambour des larmes (2015) et Saara (2022).
Son œuvre a été honorée de plusieurs prix littéraires en Afrique et en Europe et a été traduite en Espagne, aux États-Unis et en Angleterre.
« » »
Un vieil homme surgit un jour dans un village de Mauritanie, venu de nulle part.
Pieds nus, vêtu d’un caftan sale, coiffé d’un chapeau de paille déchiré, il s’installe au pied d’un acacia avec pour seul compagnon un frêle oiseau.
Fou ? Saint ?
Les habitants hésitent.
Mais avec lui viennent les pluies, si longtemps espérées sur ces terres asséchées.
Alors très vite, on se dit que c’est un saint ! Mais lui se détourne du village et choisit l’amitié d’une petite fille qui ne va pas à l’école.
Ensemble, ils vont laisser libre cours à leur fantaisie pour mieux se consoler de leurs maux, dans une société fragilisée par les caprices du temps et de la modernité. Jusqu’au jour où un étranger de passage reconnaît en ce fou un célèbre notable récemment disparu…
Un roman traversé d’ironie, de mystère et de plein de poésie.
Nous vous souhaitons une très belle découverte de la plume de ce grand auteur mauritanien.
Éditions Elyzad
Résumé selon le site « fnac.com »
« Il était apparu un jour, venant d’on ne savait où. Il avait traversé le village à l’heure de la sieste, quand les vents chauds du désert léchaient les terres endormies, suçaient la sève des herbes, asséchaient les dernières salives des puits. On l’avait vu soudain marcher d’un pas vif, ses longs bras balayant l’air comme des ailes de rapace, vêtu d’un grand caftan sale, coiffé d’un chapeau en osier tout déchiré, pieds nus alors que le sol était fournaise, et marmonnant des mots indistincts. »