par Webmaster | 9 05 26 | Actualitès, Sociétés
Je suis en train de lire Mbarek Ould Beyrouk : du désert et des hommes, de Bernadette Rey Mimosso-Ruiz, édition l’Harmattan, 2024. Je viens de le « piquer » amicalement chez ma grande amie la romancière Néné Dramé.
À ma connaissance — bien limitée — c’est la référence académique la plus complète et la plus aboutie sur ce talentueux romancier mauritanien qu’est Mbarek Ould Beyrouk.
Cependant, le sous-chapitre « 1.3 Les renvois » m’intéresse particulièrement.
La manière dont Bernadette Rey Mimosso-Ruiz évoque cet aspect me surprend un peu. Ayant lu certains des romans dont il est question, ces « renvois » — comme elle les appelle — m’interrogent. Je ne me rappelle pas que Beyrouk les cite explicitement ou y fasse allusion implicitement.
Simple lecteur profane, je n’ai pu m’empêcher de me demander : pourquoi voir des « renvois » dans ce qu’il écrit ? Pourquoi ne pas lui attribuer pleinement la propriété intellectuelle de son œuvre, au lieu d’y voir la main indirecte d’autrui ?
Parce qu’il existe quelques ressemblances ou influences supposées ? Probablement.
Grand admirateur de cet auteur, j’aimerais que l’on m’explique : à partir de quel moment une ressemblance, une atmosphère, une structure narrative ou une sensibilité deviennent-elles un « renvoi » à une autre œuvre ?
Contrairement à certaines théories de l’intertextualité, je ne pense pas qu’un texte se construise forcément dans une logique permanente d’emprunts, conscients ou inconscients, à d’autres auteurs.
Certes, par analogie et à la lumière des théories de la littérature comparée, il est légitime d’établir des liens en estimant qu’aucun texte « ne s’écrit à partir de rien ».
Mais attention : il ne faut pas pousser le raisonnement au point de réduire l’auteur à une mosaïque d’influences.
Dans le cas de Beyrouk, pourquoi chercher à le comprendre en lui appliquant des grilles de lecture venues d’ailleurs ? Pourquoi ne pas regarder dans son propre univers humain, désertique, mauritanien, saharien ? Il y baigne profondément, traversant ses mots de long en large.
Il n’est pas certain que cela soit le meilleur service, autant pour lui que pour ceux dont il porte la voix bien loin, que de le considérer comme un auteur « périphérique » qu’il faudrait intégrer dans un système littéraire mondial en le reliant coûte que coûte à des références déjà reconnues sur la scène internationale.
Il y a lieu de l’observer autrement qu’à travers une sorte de bibliothèque mentale où domine encore, implicitement, le lien du CENTRE à la PÉRIPHÉRIE.
Il faut lire ses romans tout simplement comme ils sont : une œuvre à la fois personnelle, mauritanienne et sahélienne, qui s’ouvre sur le monde, et qui doit être perçue pleinement comme source — et pas comme carrefour d’influences.
Et d’ailleurs c’est bien ce que dit Bernadette Rey Mimosso-Ruiz d’entrée de jeu : « … du désert et des hommes ».
El Boukhary Mohamed Mouemel
Akjoujt, 7 mai 2026
par Webmaster | 8 05 26 | Actualitès, santé
Le ministre mauritanien de la Santé, Thiam Tidjani, a reçu, vendredi, une délégation du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations participant à la 8e édition de la Foire des produits et services algériens à Nouakchott, afin d’examiner les préoccupations des opérateurs algériens dans le domaine des services de santé, indique un communiqué du ministère.
La rencontre s’est déroulée en présence de l’ambassadeur d’Algérie en Mauritanie, M. Amine Sid, de cadres du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, ainsi que d’une délégation d’opérateurs économiques algériens activant dans les secteurs des services de santé et de la production pharmaceutique, précise le communiqué.
Cette rencontre a permis d’évoquer les différentes préoccupations soulevées par les opérateurs économiques algériens et d’examiner les moyens à même de faciliter l’accès des entreprises algériennes au marché mauritanien, notamment dans les domaines liés à la prise en charge sanitaire, à l’industrie pharmaceutique et à la fabrication de médicaments, outre les domaines des laboratoires et des équipements médicaux.
A cette occasion, la question du retard dans l’enregistrement des médicaments algériens relevant du groupe Saidal auprès des services du ministère mauritanien de la Santé a été évoquée, le ministre mauritanien ayant exprimé son engagement à prendre en charge ce dossier et à œuvrer à son règlement avant la fin de la semaine prochaine, afin d’accélérer l’entrée des produits pharmaceutiques algériens sur le marché mauritanien.
Le ministre mauritanien de la Santé a orienté plusieurs start-up algériennes opérant dans les domaines des services de santé et de la technologie médicale vers des instances et établissements de santé spécialisés en Mauritanie dans le but d’établir des relations de coopération et de partenariat, ajoute le communiqué.
Les potentialités et expertises des entreprises algériennes activant dans le secteur de la santé ont également été passées en revue, à la lumière de la présence qualitative et croissante des opérateurs algériens à cette Foire, témoignant de la nouvelle dynamique marquant les relations économiques algéro-mauritaniennes et de la volonté de renforcer la coopération bilatérale dans les secteurs à dimension stratégique.
Pour sa part, l’ambassadeur d’Algérie en Mauritanie a réaffirmé l’attachement de l’ambassade d’Algérie à accompagner les opérateurs économiques algériens et à aplanir les éventuels difficultés qu’ils pourront rencontrer, ce qui contribuera au renforcement de la présence des entreprises algériennes sur le marché mauritanien, notamment dans les secteurs vitaux à valeur ajoutée, à leur tête le secteur de la santé et des services médicaux, conclut la même source
par Webmaster | 7 05 26 | Actualitès, Éducation
Une cérémonie de remise de la première tranche du Fonds de logement des enseignants s’est déroulée aujourd’hui mercredi au Centre international des conférences « Moktar Ould Daddah » à Nouakchott.
Le président de la République Ghazouani a remis à cette occasion, des chèques à quatre bénéficiaires, marquant ainsi le lancement effectif du décaissement de cette première tranche, d’un montant global de 6,917 milliards anciennes ouguiyas, au profit de 1 372 bénéficiaires, dont 189 femmes.
Les bénéficiaires sont constitués d’enseignants, d’encadreurs pédagogiques et de personnels administratifs totalisant au moins quinze années de service dans l’enseignement fondamental et secondaire relevant du ministère de l’Éducation et de la Réforme du système d’enseignement.
Les modalités d’accès à ce fonds ont été définies selon des critères clairs et transparents, garantissant l’équité et l’égalité des chances, fondés sur les principes de mérite et de justice, a déclaré à cette occasion, la parole à cette occasion, la ministre de l’Éducation et de la Réforme du système d’enseignement, Mme Houda Babah.
Toujours selon elle, cette initiative reflète la place centrale qu’occupe l’éducation dans le projet de société porté au plus haut niveau de l’État, visant à bâtir une école républicaine équitable et performante.
Intervenant à son tour, le directeur de l’École d’excellence de Tevragh Zeina et le porte-parole des enseignants, M. Mohamed Yehdih Salem, , a qualifié cet événement de « moment historique » longtemps attendu par les enseignants, estimant que l’octroi d’un appui au logement selon des critères transparents constitue une avancée majeure dans l’amélioration des conditions de vie du personnel éducatif et la reconnaissance de son rôle.
Le financement de ce fonds repose sur trois sources principales :
- une contribution annuelle de l’État inscrite dans la loi de finances,
- une participation des bénéficiaires à hauteur de 25 % du coût du soutien, remboursable sur une période de quinze ans,
- les recettes issues de la vente de logements réalisés par la Délégation générale à la solidarité nationale et à la lutte contre l’exclusion « TAAZOUR », dans le cadre du programme « Dari », pour un montant de 22 milliards d’anciennes ouguiyas, en plus des contributions des partenaires.
Ce fonds s’inscrit dans un ensemble de réformes engagées ces dernières années dans le secteur de l’éducation, incluant le développement des infrastructures, le renforcement des ressources humaines et la promotion du concept d’école républicaine, visant à offrir un enseignement de qualité, porteur de cohésion sociale et d’ancrage des valeurs nationales.
par Webmaster | 6 05 26 | Actualitès, Éducation
Le Conseil des ministres a adopté aujourd’hui 6 mai courant, au cours de sa réunion hebdomadaire un seul projet de décret, portant portant transformation de l’Institut Supérieur d’Enseignement Technologique de Rosso en Ecole Supérieur Agronomique et Vétérinaire (ESAV).
Lire le Communiqué :
Le Conseil des ministres adopte un projet de décret transformant l’ISET de Rosso en une école supérieure
Le Conseil des ministres s’est réuni, mercredi à Nouakchott, sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed OULD CHEIKH EL-GHAZOUANI, Président de la République.
Le Conseil a examiné et adopté les projets de textes suivants :
‐ Projet de décret portant transformation de l’Institut Supérieur d’Enseignement Technologique de Rosso en Ecole Supérieur Agronomique et Vétérinaire (ESAV).
La transformation de l’ISET de Rosso en ESAV constitue une réforme structurante pour le système d’enseignement supérieur mauritanien. Elle permettra de former des cadres hautement qualifiés, de satisfaire les besoins du secteur agricole et pastoral, de dynamiser la recherche appliquée et de renforcer durablement la souveraineté alimentaire du pays.
‐ Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration du Centre National des Œuvres Universitaires.
Le ministre de la Justice, par intérim, ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur, a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le ministre de l’Intérieur, de la Promotion de la Décentralisation et du Développement Local a présenté une communication relative à la situation intérieure.
par Webmaster | 6 05 26 | Actualitès, Economie
Nouakchott, 6 mai 2026 – Un atelier de validation des résultats préliminaires de l’analyse de la chaîne de valeur des pêcheries du lac de Foum Gleita se tient les 6 et 7 mai 2026 à Kaédi, dans la région du Gorgol, dans le cadre de la mise en œuvre du programme NAVAC (New Aquatic Food Value Chains – Développement de nouvelles chaînes de valeur aquatiques) en Mauritanie.
Mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en collaboration avec l’Université Technique du Danemark (DTU), avec l’appui financier de l’Union européenne et l’appui technique de l’Agence mauritanienne de Développement de la Pêche et de la Pisciculture Continentales (ADPPC), NAVAC est un programme quinquennal qui vise à développer de nouvelles chaînes de valeur aquatiques pour une alimentation saine et durable, en particulier au profit des populations les plus vulnérables dans des contextes fragiles.
Le programme appuie le développement de chaînes de valeur de la pêche et de l’aquaculture dans cinq pays (Mauritanie, Soudan du Sud, Guinée-Bissau, Colombie et Tchad), en mettant l’accent sur leur contribution à la lutte contre la malnutrition et au renforcement de la résilience des systèmes alimentaires.
L’atelier réunit les principaux acteurs de la chaîne de valeur des pêcheries du lac de Foum Gleita, notamment les pêcheurs, les transformatrices, les mareyeurs et détaillantes, les autorités publiques, ainsi que les partenaires techniques et financiers. Il s’inscrit dans la première phase du programme, consacrée à l’analyse de la chaîne de valeur et à l’élaboration d’une stratégie de développement.
Au cours des deux journées d’atelier, les participants examinent les résultats de l’analyse fonctionnelle de la chaîne de valeur ainsi que l’évaluation préliminaire de sa durabilité économique, sociale et environnementale. Les discussions permettent d’ajuster et de valider ces résultats à travers un processus participatif, en tenant compte des réalités du terrain.
L’atelier vise également à définir une vision commune à l’horizon de dix ans pour l’amélioration de la chaîne de valeur, ainsi qu’à identifier les axes stratégiques et les actions prioritaires pour son développement durable. Une attention particulière est accordée au potentiel des produits aquatiques, notamment les espèces faiblement exploitées, pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Les résultats de cette rencontre contribuent à l’élaboration d’une stratégie décennale de mise à niveau de la chaîne de valeur, ainsi qu’à un plan d’investissement sur quatre ans, mis en œuvre jusqu’à la fin du programme NAVAC en 2030.
La chaîne de valeur des pêcheries du lac de Foum Gleita joue un rôle socio-économique important pour les communautés autour du lac : elle génère plus d’un millier d’emplois, dont près de la moitié est occupée par des femmes, très investies dans la transformation et la vente au détail du poisson. En complémentarité d’autres activités économiques, la pêche offre aussi de réelles opportunités de diversification de revenus pour les ménages péri-lacustres. Enfin, le poisson frais du lac est un mets local très apprécié et recherché, présent sur la plupart des marchés du Gorgol et du Guidimakha. Les produits issus de cette chaîne de valeur représentent une source importante de protéines, de minéraux et de vitamines pour les populations locales. Toutefois, leur accessibilité demeure inégale à l’échelle régionale et requiert des améliorations afin que les personnes les plus vulnérables puissent également en bénéficier.
Des points de levier sont identifiés pour renforcer la chaîne de valeur, tels que la professionnalisation des acteurs, le désenclavement des sites de pêche et l’amélioration de l’accès aux intrants de pêche au niveau local. Des activités prioritaires sont également définies avec les acteurs, notamment le balisage des zones de pêche sensibles du lac présentant un risque de dommages pour les engins de pêche et un danger pour la navigation (en raison des troncs d’arbres submergés, entre autres).
Cet atelier constitue une étape importante pour renforcer l’appropriation du projet par les parties prenantes et assurer une meilleure prise en compte des priorités locales dans le développement du secteur halieutique autour du lac de Foum Gleita.
Contact : Mohamed Diagana, Coordinateur national du programme NAVAC en Mauritanie
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