ACTUALITES SPORT ECONOMIE POLITIQUE MONDE FOCUS TRIBUNE العربية
ACTUALITES
SPORT
ECONOMIE
POLITIQUE
MONDE
FOCUS
العربية

 

Le procureur général dément les allégations faisant état de coups portés à l’une des détenues

Une conférence de presse conjointement organisée par le parquet général avec l’administration et le service pénitentiaires, visant à informer l’opinion publique et de clarifier les récentes allégations concernant les conditions des détenues dans la prison pour femmes s’est tenue hier dimanche 3 mai courant.

Cette rencontre vise à répondre aux informations contenues dans la conférence de presse organisée par l’équipe de défense de certaines détenues le 30 avril 2026, qui comprenait des informations inexactes et des allégations trompeuses pour l’opinion publique, a déclaré à cette occasion, le procureur de la République auprès de la wilaya de Nouakchott Sud, M. Abd Samad Mohamed Lemine.

La diffusion de telles données pourrait relever des crimes de diffusion de fausses nouvelles, conformément aux dispositions de la loi n° 015/2020 relative à la lutte contre la manipulation de l’information, a-t-il affirmé, disant que telles données trompeuses émanent de personnes censées connaître les dispositions des articles 3 et 5 de la loi n° 015/2020 du 23 juillet 2020 relative à la lutte contre la manipulation de l’information, et censées également savoir que les crimes de publication sont des crimes flagrants.

Toujours selon lui, l dossier est basé sur des preuves matérielles documentées et des procès-verbaux officiels, et que toutes les procédures ont été menées sous la supervision des autorités judiciaires compétentes.

Il a réaffirmé par la suite, l’attachement du parquet général son souci constant d’appliquer la loi de manière juste et stricte, appelant chacun à faire preuve de précision et de responsabilité lors de la diffusion ou de la circulation d’informations.

Abd Samad a démandé par ailleurs à s’abstenir de promouvoir des informations non fiables ou non confirmées, en raison de l’impact négatif que cela peut avoir sur la société, et afin de préserver la sacralité des institutions et de garantir la tranquillité et la sécurité publiques, précisant que toutes les détenues de la prison pour femmes sont en situation légale régulière en termes de procédures.

Concernant les allégations de coups portés à l’une des détenues, le procureur de la République a catégoriquement nié ces faits, expliquant que la personne concernée avait refusé d’entrer dans sa chambre le soir du 27 avril 2026, et qu’après des tentatives de la convaincre, elle a été introduite conformément aux procédures légales en vigueur, sans aucune utilisation de violence, en application de l’article 650 du Code de procédure pénale.

Il a également nié les rumeurs selon lesquelles la détenue serait tombée dans le coma et se serait effondrée parmi les gardes, confirmant l’existence d’enregistrements vidéo montrant ses mouvements normaux à l’intérieur de sa chambre immédiatement après l’incident, et qu’ils sont disponibles pour consultation dans les cadres légaux approuvés.

Concernant son état de santé, le procureur de la République a expliqué que la détenue s’était plainte de douleurs à la poitrine et aux membres, et qu’elle avait été transférée aux autorités sanitaires compétentes, où elle avait subi des examens à l’hôpital national et à l’hôpital des fractures, et que les résultats n’avaient montré aucune fracture ni blessure.

Il a affirmé que ce qui a été mentionné concernant une autre détenue est dénué de tout fondement, et qu’il n’existe aucune information concernant cet incident.

Le parquet général a ouvert une enquête approfondie sur ces faits, y compris la possibilité de l’existence de parties derrière la promotion de ces allégations, affirmant que l’opinion publique sera informée des résultats de l’enquête en temps voulu.

De son côté, le chef du service de santé de l’administration pénitentiaire, M. Abdallahi Sid Ahmed Sidna, a expliqué que le 27 avril 2026, vers 20h00, les services de santé ont été informés de la présence d’une détenue dont l’état nécessitait un suivi médical.

Une équipe médicale a été immédiatement dépêchée pour l’examiner et a effectué une évaluation préliminaire qui a montré que les indicateurs de santé étaient normaux, bien qu’elle ait déclaré ressentir des douleurs au niveau de la poitrine et des membres droits, a-t-il dit, précisant que suite à cela, elle a été transférée à l’hôpital national pour des examens supplémentaires.

Après son arrivée, elle a subi des radiographies au niveau de la poitrine, qui n’ont montré aucune anomalie, avant d’être ensuite transférée à l’hôpital des fractures pour une évaluation plus approfondie de la zone où elle avait mentionné des douleurs, a poursuit, Sid Ahmed Sidna.

Toujours selon lui, les résultats médicaux finaux n’ont pas prouvé l’existence de fracture ou de blessure, expliquant que le cas a été pris en charge médicalement et qu’elle a reçu les soins nécessaires, en fonction de son état de santé, et soulignant l’absence de toute fracture, comme l’ont prouvé les examens médicaux.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’approche de transparence et de renforcement de la communication avec l’opinion publique, a indiqué à son tour, le directeur général adjoint de l’administration pénitentiaire, le lieutenant-colonel Bah Mohamed Ghali, selon lequel, les institutions pénitentiaires sont une partie essentielle du système judiciaire, et leur rôle ne se limite pas à l’exécution des peines, mais s’étend à la réforme, à la réhabilitation et à la réinsertion. I

Le ministère de la Justice adopte une stratégie intégrée pour le développement du secteur pénitentiaire, basée sur la fourniture d’établissements pénitentiaires sûrs répondant aux normes nationales et internationales, en renforçant la gouvernance au niveau administratif, en améliorant les services grâce à une prise en charge complète des détenus sur les plans sanitaire et social, a-t-il souligné.

Cette stratégie couvre aussi le développement de programmes de formation et de réhabilitation et le renforcement de l’aspect sécuritaire par des plans multidimensionnels et en coopération avec le ministère public et les organismes de contrôle, a-t-il dit.

La préservation de la dignité humaine et le respect de ses droits, ainsi que la possibilité de déposer une plainte, constituent des principes fondamentaux garantis à tous les détenus sans discrimination, quelle que soit leur situation juridique, leurs croyances ou leurs affiliations, a conclu Ould Sid Ahmed Sidna

Pour le Mali et la Mauritanie, mes deux sangs: A la mémoire de ma mère, rappelée à Dieu un 3 mai

Je suis né de deux terres qui se touchent.  Nos peuples n’ont jamais su où finit le Mali et où commence la Mauritanie. Le sable ne connaît pas les barbelés.

Aujourd’hui, quand Bamako étouffe, Nouakchott retient son souffle.

Quand les routes se ferment, ce sont des mères, des sœurs, des frères, des amis qui souffrent.

Je refuse de choisir.

Je ne peux pas haïr une partie de moi pour consoler l’autre.

Mon nom résonne en hassanya et en bambara. Mes larmes ont le même poids des deux côtés.

C’est comme vivre en résidence surveillée dans les deux.

Avoir deux maisons, et n’être pleinement chez soi dans aucune en temps de crises.

Devoir mesurer chaque mot ici et là.

Je porte deux patries, et l’on me demande chaque jour de prouver que je n’en trahis aucune.

Et en ce 3 mai, je pense à toi, Maman.

Toi la Mauritanienne qui repose à Hamdallaye (Bamako), près de mon père.

Même la terre a refusé de vous séparer.

Aujourd’hui j’ai le cœur en blocus.

Comme Bamako ils le disent !!!

Que ta tombe soit un jardin entre nos deux pays.

Que ton repos rappelle aux vivants que l’amour, lui, force tous les barrages.

À mes frères du Mali :

Je vois votre douleur. Je vois les files, la peur, la colère. Je vois la dignité d’un peuple qui tient debout malgré le blocus, malgré le deuil. Que la paix revienne.

À vous, frères mauritaniens : je vois votre inquiétude. Je vois la main tendue aux réfugiés d’hier, la crainte pour ceux de demain. Que la paix vous garde.

Aux deux peuples : Nous avons déjà connu les sécheresses ensemble. Nous avons déjà chanté les mêmes louanges, pleuré les mêmes morts, dansé aux mêmes mariages.

Aucun djihadiste, aucun politicien, aucun étranger ne pourra brûler ce lien-là.

Ne cédons pas aux chantages.

Ceux-là même qui, par leurs puissances et leurs ambitions, veulent du Sahel une zone d’instabilité permanente.

Ils nous divisent pour mieux régner. Ils arment nos frères pour mieux piller nos terres.

Mais le sable se souvient. Les tombes parlent. Nous sommes plus vieux que leurs intérêts.

Que Dieu, Allah, freinent les marchands des guerres.

Que les camions roulent, que les écoles ouvrent, que les mères dorment sans craindre le bruit des moteurs la nuit.

Je suis le produit des deux. Je ne serai jamais la division des deux.

Si vous me scrutez ici, dites-vous : « Il est nous ».

Si vous me questionnez là-bas, répondez : « Il est nous ».

Car la paix n’aura qu’un seul visage entre nous : celui d’un frère qui reconnaît son frère.

Que la miséricorde descende sur le Mali.

Que la sérénité veille sur la Mauritanie.

Et que jamais plus un fils des deux terres n’ait à craindre.

Amin. Amine. Allah y rahmo, Maman

Sissako Moktar

Message de condoléances suite au décès d’une grande figure

Cheikhna Ould Nenni Ould Moulay Zeine a présenté dans un message ses condoléances à la suite du décès de feu Moulaye El Hassan Ould Zeidane Ould Abdel Malek, louant la noblesse de caractère, le jugement éclairé et la générosité sans limite du défunt.

Ci-après l’intégralité de ce message de condoléances :

Message de condoléances de Cheikhna Ould Nenni Ould Moulaye Zeine

(suite au décès d’une grande figure : La mort est un rappel suffisant… Vendredi 14 Dhu al-Qi’dah / 1er mai 2026)

Mon cher frère Moulaye El Hassan Ould Zeidane Ould Abdel Malek nous a quittés

C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès, ce vendredi après-midi à Paris, de mon cher frère et cousin, le noble et vertueux descendant d’une lignée illustre, feu Moulaye El Hassan Ould Zeidane Ould Abdel Malek, qu’Allah le Tout-Puissante ait son âme et la bénisse.

La nouvelle a été un coup dur, même si la mort est un destin inéluctable pour tout être vivant. Nous savons, sans l’ombre d’un doute, que ce n’est qu’une question d’heure, « tout fils de femme, quelle que soit sa durée de vie, sera un jour porté sur un cercueil », comme disait l’autre.

Notre bonne foi nous a appris que si un être humain devait vivre éternellement en ce monde, celui-ci aurait été le Messager d’Allah, que la paix et les bénédictions soient sur lui, à qui Son Seigneur s’adresse dans le Saint Coran en disant : « Nous n’avons accordé l’immortalité à aucun être humain avant toi. Si tu meurs, seront-ils immortels ? »
Ou encore : « Tu es mortel et ils le sont! ».

Nul donc n’est éternel et notre consolation, face à la disparition de cet illustre homme, réside dans le fait qu’il a, de son vivant, accompli d’innombrables bonnes actions qu’il a laissées derrière lui, s’est fait une réputation exemplaire, comme en témoignent les paroles véridiques prononcées par d’autres à son sujet et qui ont largement été diffusées. Notre consolation est aussi dans sa noblesse de caractère, son jugement éclairé et sa générosité sans limite comme savent le reconnaître les terres de l’Adrar, du Tiris Zemmour, de Ouadane, de F’Derik et de Nouakchott. Sa maison, véritable auberge ouverte, et son bureau (la Coordination du Programme Tekevoul à la Délégation de Taazour) étaient des refuges pour tous, sans exception.
Ses sages conseils et ses avis sincères ont guidé ceux qui venaient vers lui et les ont menés à bon port. Il était juste et produisait la justice hors de lui.

C’est comme si la célèbre formulation poétique de Al-Fari’ah bint Tarif lui était dédiée lorsqu’elle disait : « L’allié de la générosité, tant qu’il vit, la générosité se réjouit de lui… mais s’il meurt, la générosité ne se réjouit plus de son allié. »

Et la meilleure preuve de ces nobles actions et de ces qualités louables est d’avoir suivi la voie exemplaire de ses ancêtres chérifiens dans leur État d’Andalousie (El Hamoudiye), notamment lors de leur séjour à Tlemcen, où ils ont laissé leurs cousins avant d’aller s’installer à Ouadane et Chinguetti d’où ils ont propagé savoir et nobles valeurs morales, telles la solidarité avec les opprimés, l’aide aux pauvres et aux nécessiteux, et la défense de la vérité, de la terre et des foyers. Leur riche expérience lui a servi de guide dans la vie et le restera pour nous et les générations futures, si Allah le veut.

En conclusion, nous ne ferons que répéter les paroles du Maître de l’Existence, le Fidèle, que la paix et les bénédictions soient sur lui : « Les larmes coulent des yeux, le cœur est brisé, nous sommes profondément attristés par ton départ, cher Moulaye El Hassan mais nous ne disons que ce qui plaît à notre Seigneur : « À Allah nous appartenons et à Lui nous retournerons. »

Qu’Allah nous accorde la patience et pardonne à notre frère, le très estimé Moulaye El Hassan.

Ô Allah, pardonne-lui, aie pitié de lui, accorde-lui le bien-être, honore sa sépulture, élargi sa tombe, purifie-le par l’eau, la neige et la grêle, et lave-le de ses péchés comme un vêtement blanc est purifié de la saleté.

Accorde-lui une demeure meilleure que la sienne, une famille meilleure que la sienne et une épouse meilleure que la sienne.
Protège-le des épreuves de la tombe et du châtiment de l’Enfer.

Cheikhna Ould Nenni Ould Moulaye Zeine

Conflit au Mali:Le rôle complexe et paradoxal de la Mauritanie.

Le pays tente de préserver sa propre stabilité tout en étant impacté de plein fouet par le débordement du conflit.

N’étant pas membre de l’Alliance des États du Sahel (AES), la Mauritanie refuse de se laisser enfermer dans une logique d’alignement binaire. Cette « neutralité active » est sa stratégie principale pour ne pas se faire aspirer dans le conflit. Concrètement, cela implique pour le pays de sécuriser la frontière en renforçant ses dispositifs de surveillance, utilisant drones et renseignements, mais sans pénétrer sur le territoire malien pour éviter des accusations.Cela implique également la matrise des mouvements de personnes et de biens pour empêcher l’infiltration de groupes armés.La Mauritanie exerce aujourd’hui un contrôle total, permanent et souverain sur l’ensemble de son territoire national, en particulier dans les zones frontalières.C’est un atout majeur pour elle dans une région qui fait face à une instabilité chronique.

Au-delà des tensions en dent de scie avec le Mali,la Mauritanie reste l’un des rares pays à pouvoir jouer les médiateurs. Sa stabilité et sa connaissance des communautés touaregs et sa réussite dans la lutte contre le terrorisme lui donnent une légitimité unique pour discuter avec toutes les parties, y compris certains groupes armés.
Ce potentiel de médiation de la Mauritanie dans le conflit malien repose sur la force de sa neutralité.Par ailleurs, contrairement à d’autres, aujourd’hui rejetés par Bamako, Nouakchott est l’un des derniers voisins à entretenir des canaux de dialogue avec toutes les parties.La Commission de l’Union africaine gagnerait à confier cette mission à la Mauritanie et cela d’autant plus que le pays dispose aussi de leviers spécifiques qu’il pourrait actionner à savoir les liens humains et ethniques profonds avec le nord du Mali.La communauté maure de Mauritanie partagent des routes de transhumance et des relations claniques avec les Touaregs maliens. La Mauritanie pourrait utiliser ces réseaux pour établir un contact discret avec les leaders rebelles ou même jihadistes , afin de sonder leur volonté de négocier.
Contrairement à une médiation officielle, ces contacts informels permettraient d’éviter les soupçons d’ingérence de Bamako.

Mais malgré ces atouts, la route est semée d’embûches.

Bamako est hostile à toute médiation. Il préfère une victoire militaire totale, comme le montre son retrait de la CEDEAO et son refus de discuter avec les groupes armés.
D’un autre côté,discuter avec des groupes qualifiés de « terroristes » (JNIM) est politiquement risqué pour Nouakchott, et pourrait être perçu comme une trahison par les États occidentaux.
La Mauritanie ne peut pas imposer la paix, mais elle peut créer les conditions de discussions techniques (comme elle le fait avec les commissions d’enquête) ou humanitaires (gestion des réfugiés). Elle est le seul pays pouvant encore servir de « boîte aux lettres » entre Bamako et le Nord.

En résumé, la Mauritanie est devenu un sanctuaire humanitaire, son armée un rempart défensif, et sa diplomatie un recours potentiel pour une sortie de crise régionale.

Ahmed bezeid Deida

Aucune présence d’activistes en Mauritanie confirment des enquêtes

Les allégations selon lesquelles la Mauritanie abriterait des activistes ayant mené des opérations en territoire malien « ne reposent sur aucune information crédible », a indiqué aujourd’hui samedi 2 mai courant, une source sécuritaire de haut rang.

Les enquêtes menées après la diffusion de ces informations n’ont apporté aucune preuve à l’appui de ces accusations, a précisé la même source, selon laquelle, il ne s’agit « que de rumeurs ».

Toutes les zones frontalières sont sécurisées et sous étroite surveillance, a ajouté la source sécuritaire, qui a souhaité garder l’anonymat.

Toujours selon elle, la diffusion de ces allégations vise, en dépit de l’absence d’incident concret justifiant une telle action, à provoquer une réaction officielle de la Mauritanie dans les médias ou sur la scène diplomatique.

La source a insisté par ailleurs sur la nécessité de rester vigilant face à des informations non fiables, compte tenu notamment du contexte sécuritaire régional sensible.

La Mauritanie maintient une position ferme contre la violence et réaffirme sa solidarité avec le Mali, fondée sur des relations de bon voisinage et des considérations humanitaires, conclut la source.

Besoin d'aide? Chat avec News Rim D.T.