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Recrutement de 3000 fonctionnaires et agents : les candidats passeront des épreuves impliquant l’IA

Probablement prévu dans les prochaines semaines, sinon au plus tard en mai 2026, le concours de recrutement à la fonction publique de 3000 fonctionnaires et agents de l’Etat connaitra une innovation majeure, étant donné que les candidats à cette compétition massive circonscrite dans le temps et dans l’espace, répondront pour la première fois aux questions sur des tablettes numériques. Détails.

Le dispositif technique qui devra encadrer le concours devant permettre le recrutement des 3000 fonctionnaires et agents de l’Etat, a été fait l’objet aujourd’hui mercredi, d’un exposé présenté par le Ministre de la Transformation Numérique et de la Modernisation de l’Administration M. Ahmed Salem Bede Etvagha.

Le ministre a tenu d’emblée, au cours d’une conférence de presse organisée par des membres du gouvernement, pour commenter les résultats du Conseil ministériel, organisé quelques heures auparavant, à saluer la révision du cadre légal, qui autorise l’introduction des nouvelles techniques dans la préparation, organisation et supervision des concours.

Un comité interministériel supervise le processus, avec le support de commissions techniques, a souligné Bede Etvagha, selon lequel, celles-ci ont pour mission d’identifier les solutions techniques adéquates pour gérer de bout en bout le concours.

Il ressort de ces travaux, que tout sera digitalisé et que l’intelligence artificielle sera utilisée, a révélé Ahmed Salem.

D’abord les candidats peuvent accéder au concours via les applications Khidmaty ou Houwiyeti, a-t-il indiqué, disant à propos de ceux qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas utiliser un téléphone, qu’un lien sera mis à leur disposition. Le dépôt des dossiers se fera entièrement à distance et que c’est une intelligence artificielle qui se chargera de leur traitement, a ajouté Bede Etvagha, selon lequel,  il est ici question de la vérification de la conformité des éléments fournis aux prérequis.

Toujours selon lui, les outils qui seront utilisés ont déjà été testés par le passé et leurs résultats sont satisfaisants.

Le jour-J, les candidats au concours seront reçus par vagues, de sorte que tout se passe de façon fluide, a dit le ministre, selon lequel, ils auront à disposition des tablettes, configurées pour accéder seulement au questionnaire au choix multiple. Les questions et réponses sont générées par l’intelligence artificielle le même jour.

Lordre des questions et des réponses sera aléatoire pour chaque tablette, puisque le but visé ici, c’est d’empêcher toute velléité de triche, a-t-il souligné.

Pour ce qui est des résultats, le ministre a indiqué que chaque candidat aura une notification à chaque étape du processus. Après l’examen, les résultats seront disponibles automatiquement. La correction est effectuée par l’intelligence artificielle. De plus, il a déclaré que chaque candidat aura le droit de faire un recours s’il estime avoir été lésé.

Par ailleurs, le ministre a annoncé qu’un plan B est prévu, dans le cas où une situation se présente, rendant une tablette inutilisable.

Les copies en papiers seront fournies pour répondre aux QCM.

A la fin, elles seront scannées et introduites dans le système pour correction. Pour lui, tout est fait, pour qu’il y ait le moins d’intervention humaine possible, au nom de la transparence.

Coumba Bâ, l’atout mauritanien pour diriger la Francophonie (OIF)

La candidature de Coumba Bâ à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie dépasse le simple fait diplomatique. Elle nous invite à clarifier notre propre architecture nationale. La Mauritanie a fait le choix constitutionnel de consacrer l’arabe comme langue officielle, un choix inscrit dans son histoire et son ancrage culturel. Mais l’État s’inscrit aussi dans une société plurielle, sahélienne et africaine, où les langues nationales participent pleinement à l’équilibre social et à la transmission des mémoires collectives. La Mauritanie est sahélienne par sa géographie et ses équilibres, africaine par sa sociologie et son destin. Elle est traversée par le pulaar, le soninké, le wolof, langues nationales porteuses de mémoires, de savoirs et de visions du monde. Notre identité n’est pas monocorde. Elle est stratifiée.

Dans ce contexte, parler de Francophonie ne devrait pas déclencher de réflexes défensifs. Une langue internationale n’est pas une menace. C’est une plus-value. C’est un apport d’ouverture, un instrument de coopération, un levier de mobilité, et souvent une voie concrète vers le développement. L’arabe structure notre État. Les langues nationales irriguent notre société. Le français ouvre des circuits diplomatiques, économiques et universitaires. Il n’y a pas antagonisme. Il y a articulation.

D’ailleurs, la Francophonie elle-même a changé de nature. L’Afrique représente aujourd’hui plus de 60 % des locuteurs francophones dans le monde selon les données de l’OIF, et cette proportion devrait dépasser les 80 % à l’horizon 2050. Autrement dit, l’espace francophone n’est plus périphérique pour le continent, il devient l’un de ses terrains d’influence majeurs. La question n’est donc pas de subir la Francophonie, mais d’y peser. La puissance moderne ne repose plus sur l’uniformité linguistique, mais sur la capacité d’interagir dans plusieurs sphères. Un pays qui assume sa langue officielle tout en pratiquant un plurilinguisme stratégique ne s’affaiblit pas. Il s’équipe.

D’autres États ont compris cette logique. Le Maroc, tout en consolidant l’arabe et l’amazigh, mobilise le français et l’anglais comme instruments de projection économique. Le Rwanda, après avoir opéré un basculement linguistique majeur, a intégré plusieurs espaces internationaux sans renier sa souveraineté. Le Sénégal, enfin, a su articuler langues nationales, français et diplomatie culturelle pour accroître son influence régionale. Aucun de ces pays n’a perçu la pluralité linguistique comme une capitulation. Ils en ont fait un outil. Ceux qui pensent que défendre l’arabe exige de réduire les autres langues se trompent de combat. La souveraineté n’est pas l’isolement. Elle est la capacité de choisir ses instruments. La Mauritanie occupe une position singulière. Elle peut dialoguer avec le Maghreb, comprendre le Sahel, participer aux dynamiques ouest-africaines et peser dans l’espace francophone. Peu de pays disposent de cette configuration. La candidature mauritanienne à la direction de l’OIF ne doit donc pas être lue comme une contradiction. Elle peut être interprétée comme l’expression d’un pays qui assume sa pluralité et la transforme en levier d’influence.

Il n’y a d’ailleurs aucun paradoxe, ni aucune incompatibilité institutionnelle, à ce qu’un pays dont la langue officielle est l’arabe aspire à diriger l’OIF ; l’histoire de l’organisation montre que la diversité linguistique des États membres n’a jamais constitué un obstacle à l’exercice de responsabilités internationales. La Francophonie n’est plus un simple héritage figé. Elle est devenue un espace politique, culturel et économique, mais aussi un cadre de coopération Sud-Sud, où les États africains redéfinissent progressivement les équilibres internes. Si elle doit se réinventer, elle aura besoin de pays capables de parler plusieurs langages, au sens propre comme au sens stratégique. La Mauritanie est de ceux-là. Valoriser l’arabe ne signifie pas marginaliser les langues africaines. Valoriser les langues nationales ne signifie pas fermer les portes internationales. S’ouvrir à la Francophonie ne signifie pas renoncer à notre identité. Notre force n’est pas la simplification. Notre force est l’équilibre. Au fond, cette candidature nous renvoie à une évidence. La Mauritanie n’est pas un pays à choisir entre ses appartenances. Elle est un pays à organiser ses appartenances. Et lorsqu’un État parvient à transformer sa diversité en cohérence, il ne subit plus les espaces internationaux. Il y entre avec méthode. Ce que révèle cette candidature n’est pas une contradiction. C’est la possibilité d’une doctrine mauritanienne du plurilinguisme stratégique.

Mansour Ly

Les ministres Mariem Boidiel et Bede Etvagha s’appesantissent sur le processus de recrutement de 3000 fonctionnaires

Une communication conjointe relative aux préparatifs du recrutement de 3000 fonctionnaires et agents de l’Etat a été présentée aujourd’hui au Conseil des ministres, au cours de sa réunion hebdomadaire tenue ce mercredi 25 février 2026.

La communication en question a été conjointement présentée par la Ministre de la Fonction Publique et du Travail et le Ministre de la Transformation Numérique et de la Modernisation de l’Administration, respectivement Mme Marieme Mint Boydiel Houmeid et M. Ahmed Salem Bede Etvagha.

La présente communication a pour objet d’informer le Gouvernement sur l’état d’avancement des mesures prises en vue de la réalisation du recrutement de trois mille (3 000) fonctionnaires, indique le Gouvernement, lequel a engagé dans ce contexte la mise en œuvre de ce processus afin de doter les secteurs prioritaires des compétences requises, selon une approche fondée sur le mérite et l’égalité des chances, conformément aux procédures régissant l’accès à la fonction publique.

Un comité interministériel, présidé par le Premier Ministre, assure le pilotage du processus et l’adoption de ses principales options. Parallèlement, deux commissions techniques ont été mises en place :

– La première présidée par le Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement, est chargée d’assurer la coordination entre les départements concernés et d’achever les dispositions organisationnelles y afférentes, en étroite collaboration avec le Ministère de la Fonction Publique et du Travail, les Ministères bénéficiaires et la Commission nationale des concours.

– La deuxième présidée par le Ministre de la Transformation Numérique et de la Modernisation de l’Administration, est chargée de proposer les solutions techniques permettant le déroulement du recrutement dans la transparence et l’équité requises par l’utilisation de l’outil numérique, en coordination avec le Ministère de la Fonction Publique et du Travail et la commission nationale des concours.

Développant plus ce processus, la ministre Mariem a indiqué qu’il prévoit la numérisation des examens, via la plateforme de la commission nationale des concours. C’est d’ailleurs dans ce cadre, qu’elle a introduit un projet de décret, autorisant l’organisation des concours avec l’usage du numérique, a rappelé Mint BOidiel Ould Houmeid, selon laquelle, ceci permettra de recevoir les candidatures à distance, vérifier l’identité des candidats, corriger les copies.

Toujours selon elle, l’introduction du dispositif, vise aussi à réduire les délais et renforcer la transparence.

Mme Mariem a présenté par ailleurs les grandes lignes d’un autre projet de décret, qui abroge et remplace certaines dispositions du décret relatif au statut particulier des corps interministériels de l’Etat. Ce décret vise à mettre en phase, le niveau de formation et la classification professionnelle.

De ce fait, Un corps de techniciens en informatique verra donc le jour, a affirmé la ministre. Ceux qui le forment, seront recrutés avec un niveau correspondant à la licence en informatique.

D’après elle, ils seront intégrés à la catégorie A-courte, rappelant qu’il a été signalé avant l’introduction de cette modification, que ces personnes ne pouvaient participer aux concours qu’avec leur baccalauréat.

Trois ministères concernés par la vague de nominations prises au terme de la réunion du Gouvernement

Réuni aujourd’hui mercredi 25 février courant, le Conseil des ministres a examiné et adopté des projets de textes et effectué des nominations au niveau de trois ministères.

Les départements ministériels concernés par ces nominations sont ceux des finances, de la fonction publique et de l’action sociale.

Ci-après la liste de ces nominations :

Ministère des Finances

Cabinet du Ministre

Agence Judiciaire de l’Etat

– Directeur Général : Ahmed Abdellah Moustapha, Précédemment, Conseiller Chargé de la Politique Pénale au niveau du Ministère de la Justice, en remplacement de Melainine Khaliva, admis à faire valoir ses droits à la retraite

Ministère de la Fonction publique et du Travail

Cabinet du Ministre

– Conseiller Technique Chargé des Affaires Juridiques : M. Sidi Zoubeir Sidi, précédemment attaché au Cabinet du Ministre de la Santé, en remplacement de M. Khaled Ould Cheikhna, qui a fait valoir ses droits à la retraite

– Conseiller Technique Chargé de la Fonction Publique et la Réforme Administrative : M. Tayeb Ould Taleb Ould Sidi, précédemment Directeur Général Adjoint de la Direction Générale de la Fonction Publique, en remplacement de M. Abderrahmane Sidi Abdallah, admis à faire valoir ses droits à la retraite

Administration Centrale

Direction Générale de la Fonction Publique :

– Directeur Général Adjoint : M. Sidi Ould Salek, précédemment Directeur de la Gestion des Personnels de l’État

Direction de la Gestion des Personnels de l’État

– Directeur : M. Sid Ahmed El Bekaye Mohamed, précédemment Directeur Adjoint de la même Direction

– Directeur Adjoint : M. Lekbeid Ould Mohamed, précédemment Chef de Service de la Gestion des Fonctionnaires

Direction Générale du Travail

Direction de l’Administration du Travail

– Directrice : Mme Aicha Issa Guèye, Inspectrice du Travail, succédant à feu Mohamed El Amine Bamba.

Ministère des Affaires Sociales, de l’Enfance et de la Famille

Cabinet du Ministre

Chargés de mission

– Safia Hachem, précédemment Directrice de la Famille, des Femmes et du Genre.

– Alioune Ousmane Niang, précédemment Directeur de l’Enfance.

– Mohamed Souleymane, précédemment Inspecteur chargé de l’Enfance.

Conseillers

– Conseillère en charge de la Communication : Leila Larbi, précédemment Chargé de mission.

Inspection Interne

– Inspecteur chargé de l’Enfance : Yahfdhou El Mohab, précédemment Chargé de mission.

Administration Centrale

Direction de l’Enfance

– Directrice : Oumou Barro Sow, Titulaire d’un master en anthropologie juridique et politique de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialisée en politiques sociales.

Direction de la Famille, de la promotion féminine et du Genre

– Directrice : El Ghalaouiya Khatri, précédemment Conseillère chargée de la Communication.

– Directrice Adjointe : Aminetou Néma, précédemment coordinatrice du Programme RAVAH.

Direction des Etudes, de la Coopération et du Suivi

– Directeur : Mohamed Lemine Bah, titulaire d’un Doctorat en Sciences de l’Education et de Gestion.

– Directeur Adjoint : Sid Ahmed Zein El Abidine, précédemment Directeur Adjoint à la Direction de la Coordination de l’Action des Directions Régionales.

Direction de la Coordination de l’Action des Directions Régionales

– Directrice Adjointe : Louta Dahi, précédemment Directrice Adjointe des Etudes, de la Coopération et du Suivi.

Le Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie décore des cadres et employés de l’institution

Le Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie (BCM), M. Mohamed Lemine Ould Dhehby, a décoré aujourd’hui mercredi 25 février 2026 à Nouakchott, au nom de Son Excellence le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, des cadres et employés de l’institution.

Ces décorations s’inscrivent dans le cadre des célébrations commémoratives du 65e anniversaire de l’indépendance nationale, indique-t-on.

Les employés de la BCM décorés pour la circonstance sont :

* Chevalier de l’Ordre national du Mérite :

– Mohamed Abdallahi Beibacar, directeur général des Affaires administratives ;

* Ordre de la Reconnaissance nationale:

– Mohamed Ahmed Mamoune, directeur général des Marchés financiers ;

* Médaille d’honneur, troisième classe :

– Sid’Ahmed Magha, chauffeur ;

La cérémonie s’est déroulée en présence des deux Vice-gouverneurs de la BCM et de responsables de l’institution.

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