ACTUALITES SPORT ECONOMIE POLITIQUE MONDE FOCUS TRIBUNE العربية
ACTUALITES
SPORT
ECONOMIE
POLITIQUE
MONDE
FOCUS
العربية

 

Les programmes sociaux spéciaux du gouvernement pour le Ramadan 2026 en chiffres

Le Président de la République Mohmaed Cheikh Ghazouani, a supervisé mercredi passé à Nouakchott, à la veille du début du mois béni du Ramadan, la cérémonie de lancement des programmes sociaux spéciaux pour le mois de Ramadan 2026.

Ces programmes qui s’inscrivent dans le cadre du lancement de la deuxième édition des expositions Ramadan 2026, portant sur une très grande opération de soutien économique et social destinée aux citoyens, ont fait l’objet d’un exposé présenté par la  Ministre du Commerce et du Tourisme, Mme Zeinebou Mint Hmednah.

La ministre a passé en revue à cette occasion  les neuf expositions organisées au niveau de la capitale, et le rôle qu’elles devraient jouer dans le service de la population et la stabilisation du marché, sous la supervision du Département du Commerce et du Tourisme, en collaboration avec les secteurs de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire, de l’Élevage, de la Pêche et des Infrastructures Maritimes et Portuaires, et en partenariat avec l’Union Nationale du Patronat de Mauritanie.

Ces programmes incarnent la vision du Président de la République visant à renforcer les valeurs de solidarité nationale et à garantir la disponibilité des produits de base à des prix subventionnés, contribuant ainsi à alléger le fardeau de la vie pour les citoyens pendant le mois sacré.

Dans le cadre du renforcement de la dimension sociale de cette initiative, Son Excellence le Président de la République a visité les entrepôts du Commissariat de la Sécurité Alimentaire dans la moughataa de Toujounine, où il a écouté des présentations détaillées des ministres concernés sur les programmes sociaux visant à soutenir les citoyens pendant le mois sacré.

Le programme comprend un volet spécial pour le Commissariat de la Sécurité Alimentaire, dans le cadre duquel les produits de base seront vendus à des prix subventionnés dans 35 centres répartis entre Nouakchott et les capitales des wilayas intérieures.

Environ 72 800 familles bénéficieront de cette opération, grâce à l’approvisionnement des centres en 7 140 tonnes de produits alimentaires, avec une enveloppe financière de 124 millions d’ouguiyas nouvelles, en plus de distributions alimentaires gratuites au profit de 25 000 familles à Nouakchott et des habitants des villes historiques : Oualata, Tichitt, Chinguetti, Ouadane et Djéol.

Le volet de la Délégation Générale à la Solidarité Nationale et à la Lutte contre l’Exclusion (Taazour) comprend également l’allocation de 37,5 millions d’ouguiyas nouvelles pour l’ouverture de points de vente de produits alimentaires à des prix subventionnés tout au long du mois de Ramadan, en plus de la prise en charge de 22 350 familles démunies dans les capitales des moughataas intérieures via des cartes d’approvisionnement d’une valeur de 16 090 000 ouguiyas nouvelles.

Le volet “Taazour” comprend également l’allocation de 110 millions d’ouguiyas nouvelles pour approvisionner 1 284 épiceries en milieu rural en produits alimentaires, au profit de 96 300 familles démunies, et l’ouverture de 12 points de vente de viande rouge dans les capitales des wilayas intérieures à un prix subventionné de 140 ouguiyas par kilogramme, bénéficiant quotidiennement à 1 950 familles, ainsi que des distributions en espèces au profit de 56 544 familles avec une enveloppe financière d’environ 844 millions 516 mille 400 ouguiyas.

Le volet du Ministère des Affaires Islamiques et de l’Enseignement Originel comprend le programme d’Iftar pour les jeûneurs, et les distributions alimentaires fournies par la Fondation Nationale des Waqfs, en plus de la revivification du Ramadan qui comprend de multiples programmes religieux via les médias publics audiovisuels et écrits.

Quant au volet du Ministère de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Famille, il vise à bénéficier à 10 000 familles dans toutes les wilayas du pays, y compris les femmes chefs de famille, les familles d’enfants polyhandicapés, les mères d’enfants autistes, les retraités de l’armée et des forces de sécurité, les personnes âgées des familles vulnérables, et les personnes atteintes de maladies chroniques, avec une enveloppe financière totale de 70 millions 26 mille 500 ouguiyas.

L’opération Ramadan de cette année comprend la distribution gratuite de 232 tonnes de poisson au profit de plus de 23 000 familles, en plus de la poursuite de la vente via 476 points de distribution de la société de distribution de poisson, répartis sur tout le territoire national, à des prix subventionnés.

Diplomatie sous les bombes : Entre l’Iran et les États-Unis, la danse dangereuse du « négocier en armes »

Alors que des diplomates se retrouvent en Suisse pour tenter de sauver les apparences d’un dialogue, les militaires, eux, ne cachent plus leurs préparatifs. La crise entre Téhéran et Washington est entrée dans une phase schizophrène où les pourparlers avancent à l’ombre des porte-avions.

Il y a deux semaines, dans un hôtel de Genève, des émissaires iraniens et américains échangeaient des messages par l’intermédiaire d’Oman. Aujourd’hui, à quelques milliers de kilomètres de là,des F-15 flambant neufs survolent le désert.

Bienvenue dans la crise américano-iranienne, version 2026 : un bras de fer où chaque camp tire sur la corde diplomatique tout en chargeant ses armes.

Sur le papier, la situation n’a jamais été aussi proche d’une avancée depuis des années. Le 17 février, à Genève, Iraniens et Américains se sont parlés. Par écrans interposés, certes, mais ils se sont parlés. Les médiateurs omanais ont même réussi l’exploit de faire signer une feuille de route : des « principes directeurs » pour encadrer la suite des discussions.

À Téhéran, on souffle le chaud et le froid. Les Iraniens veulent un accord, mais pas à n’importe quel prix . Ce prix, c’est la levée totale des sanctions économiques qui étranglent le pays. En face, Washington pose ses conditions , l’Iran doit démonter, pièce par pièce, son programme d’enrichissement d’uranium.

Mais le vrai problème ne se trouve pas dans les salles de réunion feutrées de Genève. Il se trouve sur les routes maritimes du Golfe et dans les bases américaines du Moyen-Orient.

Car pendant que les diplomates jasent, les militaires, eux, se préparent. Les États-Unis n’avaient pas déployé autant de puissance de feu dans la région depuis la guerre contre l’État islamique. Plus de 250 vols de cargos militaires ont déversé du matériel. En mer, deux groupes aéronavals, emmenés par les géants USS Abraham Lincoln et USS Gerald R. Ford, patrouillent à proximité du détroit d’Ormuz.

Officiellement, il s’agit d’une « démonstration de force dissuasive » pour convaincre Téhéran de rester à la table des négociations. Officieusement, les experts parlent d’une « option militaire prête à l’emploi ». Toutes les options sont envisageables y compris « celles que personne ne souhaite. »

Du côté iranien, on ne compte pas rester les bras croisés. La réponse de Téhéran a été immédiate et spectaculaire. Dans le détroit d’Ormuz, par où transite 20% du pétrole mondial, les Gardiens de la Révolution ont multiplié les exercices navals. Le message est clair : « Si vous nous bloquez, nous bloquons le monde. »

Le ton est également monté dans les discours. Le guide suprême, Ali Khamenei, n’a pas mâché ses mots, menaçant de « couler » les navires de guerre américains s’ils outrepassaient les limites. Une rhétorique guerrière qui contraste violemment avec les appels au calme des négociateurs.

Cette escalade militaire inquiète jusqu’aux alliés historiques des États-Unis. Les pétromonarchies du Golfe, prises en étau entre l’Iran et leur protecteur américain, tirent la sonnette d’alarme. Elles ont trop à perdre dans une guerre régionale. En privé, leurs dirigeants pressent Washington de privilégier la voie diplomatique, même lente.

Seul Israël, dans ce concert, pousserait à une ligne dure, voyant dans la faiblesse supposée de l’Iran une occasion historique de détruire son programme nucléaire.

Pour l’instant, le monde retient son souffle. La machine diplomatique tourne au ralenti à Genève, tandis que la machine de guerre, elle, tourne à plein régime dans le Golfe.

Le prochain round de discussions n’a pas encore de date. D’ici là, le risque d’une erreur de calcul, d’une provocation qui dérape, ou d’un incident naval est plus élevé que jamais. Une chose est sûre : dans cette danse dangereuse, le faux pas pourrait coûter très cher.

Newsrim publie la liste des nominations approuvées par le Gouvernement au cours de sa réunion d’hier

Réuni hier mercredi dans le cadre de son conclave hebdomadaire, tenu cette fois après des reports dus à des déplacements intermittents du Président de la République Ghazouani et du Premier ministre Mokhtar Ould Diay, le Conseil des Ministres a effectué des dizaines de nominations.

Ces mesures telles qu’elles ont été révélées par le communiqué sanctionnant la réunion du Gouvernement se présentent comme suit :

Ministère de la Formation Professionnelle, de l’Artisanat et des Métiers

Cabinet du Ministre

– Conseiller Chargé de l’Économie Sociale et Solidaire : Modi Wassa, Ingénieur

Administration Centrale

Direction Générale de la Formation Technique et Professionnelle

– Directeur Général : Mohamed Lemine Ould Seyid, précédemment Directeur de l’Institut National pour la Promotion de la Formation Technique et Professionnelle

Etablissements Publics

Agence Nationale de la Formation Professionnelle

– Directeur Général : Mahfoudh Ould Ibrahim, précédemment Conseiller à la Présidence de la République

– Directeur Général Adjoint : Mahfoudh Abderrahmane Habib, précédemment Directeur Général de la Formation Technique et Professionnelle

Agence Nationale de l’Artisanat

– Directeur Général : Abed Daim Ould Noune, précédemment Conseiller Chargé de l’Economie Sociale et Solidaire.

Ministre des Affaires Islamiques et de l’Enseignement Originel

Cabinet du Ministre

Charges des Missions :

– Diallo Amadou Niandé, précédemment Directeur Régional du Ministère des Affaires Islamiques et de de l’Enseignement Originel dans la Wilaya de Guidimagha ;

– Salma Bachir Bakari, Titulaire d’une maîtrise en Sociologie, précédemment cadre au même ministère,

Inspection Générale

– Inspecteur Issa Bouhamadi, précédemment Directeur Régional du Ministère des Affaires Islamiques et de l’Enseignement Originel dans la Wilaya de Tagant ;

Administration Centrale

Direction Chargée des Institutions

– Directeur : Mohamed Ould Ali, précédemment Inspecteur au sein du même ministère.

Ministère des Finances

Cabinet du Ministre

Inspection Générale des Finances

– Inspecteur Général des Finances : Ahmed Jeddou Ould Sidi, titulaire d’un diplôme d’Etudes Supérieures en Economie, précédemment cadre au Ministère de l’Équipement et des Transports

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Cabinet du Ministre

– Chargé de mission : Mohamed Lemine Cheikh Ahmed, professeur d’Université à l’École Normale Supérieure, en remplacement de Mohamed Lemine Haless, appelé à se consacrer à l’Enseignement.

Établissements publics

Institut Supérieur de Comptabilité et d’Administration des Entreprises (ISCAE)

– Directeur : Saad Bouh Cheikh El Mehdi, précédemment Directeur Adjoint de l’Institut Supérieur de Comptabilité et d’Administration des Entreprises (ISCAE), en remplacement de Sidi Mohamed Abde Daim, appelé à se consacrer à l’Enseignement.

Centre National des Œuvres Universitaires

– Directeur Adjoint : Ingénieur Mustapha Cheikh Mehdi Meyara, en remplacement de Mami Diop, admis à faire valoir ses droits à la retraite.

Ministère de l’Élevage

Cabinet du Ministre

– Chargé de mission : Jemal Keboud

Commission Départementale des Marchés Publics du Ministère de l’élevage

– Président : Cheikh Ben Maaly Moine.

Etablissements Publics

Centrale d’Achat des Intrants de l’Elevage (CAIE)

– Directeur : Dr Camara Codoré

Ministère de l’Équipement et des Transports

Cabinet du Ministre

Inspection Interne

– Inspecteur : Sidina El Hacen Boudgue, précédemment Chef Service à la Délégation Générale à la Solidarité Nationale et la Lutte contre l’Exclusion « Taazour »

Administration Centrale

Direction des Etudes et d’Infrastructures

– Directeur : Mohamed Zerrough, précédemment Ingénieur au même ministère

MAINTENIR LA LIGNE DU DIALOGUE

GourmoAprés la remise par le coordinateur du Dialogue de la derniere mouture de la feuile de route aux pôles politiques participationnistes pour marquer le demarrage du processus, nous assistons à une montée en puissance des forces politiques hostiles, pour des raisons diverses, à la réalisation de cette aspiration profonde du peuple mauritanien.

Cette poussée s’est transformée, ces derniers jours, en une véritable vague de défiance, portée par la convergence objective de partis et de mouvements issus d’horizons idéologiques et politiques très différents, animés sans doute par des intentions variées, mais désormais unis autour d’un seul mot d’ordre : « Pas de dialogue, pas de réformes ! ».

Dans cette offensive, les forces opposées à l’unité nationale et à un règlement responsable des questions qui divisent la nation mènent la charge, en particulier en instrumentalisant des sujets sensibles, tels que l’officialisation des langues, la lutte contre les discriminations, ou encore le dossier du passif humanitaire, en jouant sur les peurs et en maîtrisant l’art du déni, des contrevérités et de la manipulation des opinions.

La tactique privilégiée par ces forces consiste, dans un premier temps, à disqualifier, par tous les moyens, l’idée même du dialogue.

Cette entreprise de disqualification s’articule autour de trois axes.

Le premier consiste à s’en prendre à la crédibilité de l’appel au dialogue, en soutenant qu’il ne saurait être recevable dès lors qu’il émane d’un Président de la République qu’ils ont choisi de vouer aux gémonies. Cette posture est notamment celle des partisans les plus en vue de l’ancien Président et de leurs alliés, dont la ligne politique repose sur le rejet systématique de toute initiative susceptible d’apaiser le climat national.

Le second axe, plus insidieux, vise à empoisonner le débat par une diversion soigneusement construite : mettre au centre de la scène une thématique qu’ils savent explosive et inacceptable, et que personne — en dehors d’eux-mêmes — n’a pourtant jamais sérieusement introduite dans les discussions, à savoir l’hypothèse d’une révision constitutionnelle destinée à ouvrir la voie à un troisième mandat du Chef de l’État.

Un troisième axe, tout aussi préoccupant, consiste à insinuer — voire à marteler — les risques de dérapage et de crise identitaire prétendument inhérents à tout débat relatif à deux questions pourtant essentielles : d’une part, la nécessité d’une officialisation décomplexée, unitaire et apaisée des langues nationales négro-africaines ; d’autre part, la recherche d’une solution consensuelle, définitive et désormais à portée de main, au dossier du passif humanitaire.

Cet axe est en réalité central dans la stratégie de sabotage. Il vise à réinstaller la peur, à faire croire que le simple fait d’aborder ces sujets constituerait en soi une menace pour la cohésion nationale, alors même que c’est précisément leur maintien artificiel dans le registre du tabou qui, depuis des décennies, alimente les frustrations, les incompréhensions et les fractures.

Plus grave encore, cette entreprise s’accompagne désormais d’une escalade verbale inacceptable : certains n’hésitent plus à interpeller le Président de la République sur un ton comminatoire, en proférant à son égard des menaces à peine voilées, pour avoir osé démystifier ces sujets indûment tabous et pour avoir choisi de les inscrire, enfin, dans le champ normal du débat national.

Il faut le dire avec force : il ne s’agit plus ici d’un désaccord politique classique, ni même d’une critique légitime. Il s’agit d’une tentative d’intimidation, d’une volonté délibérée de faire reculer l’État et d’imposer, par la pression et la peur, la loi du silence sur des dossiers qui engagent la justice, la dignité et l’unité nationale.

Ces menaces, quelles qu’en soient les formes, sont inacceptables et dangereuses . Elles constituent une mise en danger du climat de stabilité et un appel implicite à la confrontation de type chaotique. Elles révèlent surtout une stratégie claire : prendre en otage la cohésion nationale en faisant croire que toute discussion sur l’unité nationale, les langues nationales, la lutte contre les discriminations ou sur le passif humanitaire conduirait mécaniquement au chaos et même pourrait justifier un coup de force.

Or, la vérité est exactement inverse : ce n’est pas le débat qui menace l’unité, c’est le tabou ; ce n’est pas la recherche de solutions qui fragilise la nation, c’est l’entretien organisé des frustrations ; ce n’est pas la parole responsable qui divise, c’est la manipulation et l’instrumentalisation des peurs.

Face à cette stratégie de sabotage et d’intimidation, il est impératif de réaffirmer une évidence : le dialogue national n’est ni une concession faite à qui que ce soit, ni une manœuvre politicienne, mais une nécessité républicaine, une exigence de stabilité durable et une condition du progrès économique et social.

Les questions liées aux langues nationales, à la lutte contre les discriminations et au passif humanitaire ne doivent plus être traitées comme des sujets interdits ou comme des prétextes à la surenchère. Elles doivent être abordées avec responsabilité, dans un cadre serein, institutionnel et respectueux, afin de parvenir à des solutions justes, consensuelles et définitives. Il faut reconnaître que le Président de la République semble clairement s’y atteler comme on l’a vu notamment lors de ses récents déplacements à l’intérieur du pays. Et c’est ce qui dérange les milieux obscurantistes hostiles aux réformes et à l’unité nationale, au progrès social et au véritable développement économique inclusif.

Aucun acteur politique ne peut prétendre aimer ce pays tout en cherchant à empêcher qu’il se parle, qu’il se réconcilie avec lui-même, et qu’il règle enfin, par la voie pacifique et démocratique, ce qui divise encore sa conscience nationale.

Il appartient dès lors à toutes les forces patriotiques, quelles que soient leurs sensibilités, leur obédience ou leur passé, de refuser la logique du blocage, d’isoler les saboteurs et de défendre, sans faiblesse, le principe même du dialogue, qui demeure aujourd’hui la voie la plus sûre vers l’unité nationale, la justice et la stabilité.

Le Dialogue national n’est pas une option : il est une nécessité vitale. Il suffit de nous regarder en face et d’observer ce qui se passe autour de nous et dans le reste du monde.

La Mauritanie ne peut plus se permettre le luxe du tabou, de la peur et du blocage organisé.

Ceux qui refusent le dialogue ne défendent pas la nation : ils défendent leurs intérêts, leurs calculs et leurs rancunes.

Le moment est venu de choisir : la division ou l’unité, le silence ou la vérité, le blocage ou la République.

Gourmo Lô, 19 février 2026

Plus de 300 millions de dollars investis dans la réalisation du port de N’Diago pour en faire un catalyseur de développement

Le Ministre de la Pêche, des Infrastructures Maritimes et Portuaires M. Moctar Ahmed Bouceif a présenté aujourd’hui mercredi 18 février courant au Conseil des ministres, une communication relative à la mise en exploitation, à la gestion et au développement du Port multifonction de N’Diago.

Compte tenu des investissements publics importants dans le port, du potentiel existant dans plusieurs secteurs et des enjeux de développement économique, la présente communication vise à affirmer le caractère stratégique et prioritaire de ce projet dans le cadre d’un partenariat public-privé, en adoptant une approche intégrée, indique le communiqué ministériel.

Cette approche est fondée souligne le document sur un modèle de gestion performant, l’activation coordonnée des services de base, la clarification du régime foncier et une politique tarifaire et réglementaire attractive.

La mise en place par l’opérateur privé de tout l’outillage portuaire nécessaire, garantissant manutention, logistique et viabilité économique constitue par ailleurs l’un des éléments soutenant cette approche.

Intervenant au cours d’une sortie médiatique du gouvernement axée sur des commentaires fait des ministres sur les résultats du Conseil ministériel organisé quelques heures auparavant, Bouceif a passé en revue les points saillants de ladite communication relative à la mise en exploitation, à la gestion et au développement du port multifonction de N’Diago.

La Mauritanie a investi plus de 300 millions de dollars afin de faire du port de N’Diago un catalyseur de développement, a rappelé le ministre, selon lequel, ce futur pôle économique prometteur est situé dans un endroit stratégique, près des zones agricoles, du Sénégal voisin, entre autres atouts.

Le port de N’Diago devient efficace au moment où la pression est forte sur celui de Nouakchott, sachant par ailleurs que de la capitale économique Nouadhibou a des capacités limités, a ajouté Bouceif.

Malheureusement, la réalisation de cet ouvrage n’a pas englobé le raccordement aux réseaux d’électricité, d’eau et de routes nécessaires à son exploitation, a déploré le ministre.

Afin de remédier aux manquements qui empêchent le port de jouer le rôle qui est le sien, un cadre stratégique nouveau a été pensé autour du partenariat public-privé, a précisé le ministre, selon lequel, ce modèle est l’idéal pour préserver les ressources engagées par l’État et l’opérationnalisation de l’infrastructure.

Le port, a-t-il dit, doit être au cœur du pôle de développement, rappelant que la centrale de 225KW sera construite juste à côté.

De ce fait, le PPP, qui a déjà identifié des acteurs motivés, verra un opérateur privé se charger de la gestion du port, qui mettra en place tout l’outillage portuaire à la hauteur des ambitions du port, en termes de manutention, logistique ou encore la viabilité économique, a ajouté Bouceif.

Par ailleurs, répondant à une question sur la cherté du prix du poisson, le ministre a réaffirmé que la Mauritanie est un pays libéral.

De ce fait, la fixation du prix de cette denrée est impactée par le rapport entre l’offre et la demande.

Le ministre a indiqué que les quantités pêchées à destination du marché local, sont en deçà des besoins.

Pour le ministre, la pêche artisanale peine à trouver des mauritaniens qui viennent booster sa production. Il a toutefois indiqué que l’État s’emploie, toujours, à faire en sorte que les prix des denrées impactent le moins le portefeuille des citoyens.

Justement, en cette veille du ramadan, le ministre a fait un point sur les mesures prises par l’État pour faciliter l’observation du jeûne. D’après lui, près de 14 milliards d’ouguiyas ont été mobilisés, pour que les 9 foires (1 dans chaque moughataa de Nouakchott) soient approvisionnées en denrées de première nécessité, en permanence. Les prix y seront abordables (semblables à ceux du marché central). Il a précisé que les prix sont subventionnés et qu’un mécanisme a été adopté pour la préservation et valorisation des produits locaux.

Au niveau des capitales régionales, plusieurs points de vente seront implantés afin de servir les populations. Et cela, en coordination avec divers acteurs dont Taazour et la société de distribution de poisson au profit d’une dizaine de milliers de familles, a-t-il annoncé. Outre l’accès aux denrées à des prix subventionnés, des cash transferts sont également prévus.

Besoin d'aide? Chat avec News Rim D.T.