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Ahmed Ould Sidaty Ould Abba nommé président du Conseil mauritanien des professionnels des arts… membres

Le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement a publié un arrêté nommant le président et les membres du Conseil mauritanien des professionnels des arts.

M. Ahmed Sidaty Ould Abba est nommé conformément à cet arrêté, au poste de président dudit Conseil.

Le Conseil comprend également les membres suivants :

• Directeur des Arts, Rapporteur

Abderrahmane Lahy ;

Ebnou Mokhtar ;

Hafsa Bocoum, représentante des syndicats professionnels et des associations artistiques actifs dans le domaine de la musique ;

• Baba Mini, représentant des syndicats professionnels et des associations artistiques actifs dans le domaine du théâtre ;

Mohamed El Moustapha Brahim, représentant des syndicats professionnels et des associations artistiques actifs dans le domaine du cinéma ;

• Mme Mint Maata, représentante des syndicats professionnels et des associations artistiques actifs dans le domaine des arts plastiques.

La création du Conseil mauritanien des professionnels des arts s’inscrit dans le cadre de l’organisation et de la structuration du secteur artistique national, du renforcement de la représentation des professionnels, de la contribution au développement des industries culturelles et créatives et de la consolidation de la bonne gouvernance dans la gestion des affaires artistiques.

Elle intervient également en harmonie avec les orientations générales des pouvoirs publics et en concrétisation des ambitions de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, portant sur la promotion de la culture et des arts et le pourvoi des acteurs de ce domaine des moyens leur permettant de jouer pleinement leur rôle culturel et de développement.

Les missions du Conseil comprennent notamment l’élaboration d’avis sur les politiques et les programmes relatifs au secteur artistique, la proposition de mécanismes de régulation et de structuration des professions artistiques, la contribution à l’élaboration de normes professionnelles et déontologiques pour l’exercice des activités artistiques, ainsi que l’étude des défis auxquels le secteur est confronté et la proposition de solutions appropriées.

Le Conseil mauritanien des professionnels des arts a par ailleurs pour mission le renforcement de la concertation entre les différents acteurs du secteur artistique et l’appui des initiatives visant à développer les compétences professionnelles en plus de l’amélioration des conditions de travail des artistes.

Le plan d’autonomie proposé pour le Sahara place la Mauritanie au coeur du jeu regional.

L’adoption par la communauté internationale et la consolidation du plan d’autonomie marocain pour le Sahara, notamment à travers la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU en octobre 2025 qui mentionne explicitement la Mauritanie comme « partie prenante », ont des conséquences notables sur le Pays. Elles redéfinissent sa position diplomatique mais continuent toujours à le placer dans une situation délicate entre Rabat et Alger.Cependant cette reconnaissance vient conforter la stratégie du pays qui vise à maintenir une diplomatie équilibrée, avec désormais une influence accrue dans la recherche d’une solution régionale .Mais d’un autre côté le pays continue de subir une forte pression diplomatique car la dynamique internationale en faveur du plan marocain renforce la pression sur Nouakchott pour qu’elle précise sa position.

Sur le plan économique l’avancée diplomatique accélère des projets concrets de connectivité par exemple le nouveau poste-frontière d’Amgala est devenu opérationnel fin 2025 . Une route stratégique qui visera à fluidifier les échanges et à renforcer l’intégration économique régionale.

Mais la stabilité promise par la résolution du conflit est un prérequis pour le développement de corridors économiques traversant la Mauritanie, avec des retombées potentielles sur ses infrastructures portuaires, notamment à Nouadhibou .

L’idée mise en avant que la résolution du conflit permettra de « transformer le Sahara occidental en zone de stabilité, de développement et de coopération transfrontalière » avec la Mauritanie comme bénéficiaire directe de cette prospérité va-t-elle encourager Nouakchott à s’impliquer davantage dans la voie qui guidera vers la résolution définitive du problème ?

Par ailleurs,cette même stabilité promise par une solution politique au Sahara est cruciale pour faire face aux défis sécuritaires communs, notamment le terrorisme au Sahel.

Le contexte favorable au plan d’autonomie a ainsi permis d’intensifier la coopération sécuritaire entre Rabat et Nouakchott. Des échanges ont eu lieu entre les forces armées des deux pays sur le renforcement de la coopération, une évolution suivie de près par le Polisario et ses soutiens .

L’Initiative Atlantique chère au Maroc, implique , elle-même,une collaboration militaire accrue pour protéger les futures routes commerciales et sans l’appui de la Mauritanie,cette initiative reste prématurée ce que les deux grands voisins comprennent.

Alger , le Polisario et leurs alliés surveillent de près tout rapprochement de Nouakchott avec Rabat, même si le président algérien a réaffirmé entretenir d' »excellentes relations » avec la Mauritanie pour apaiser les tensions.

Devant l’évolution au Sahara, notre pays fait face à plusieurs défis dont la gestion d’un délicat equilibre entre le Maroc et l’Algérie . La Mauritanie doit constamment naviguer entre ses deux puissants voisins.

En somme, le plan d’autonomie marocain place la Mauritanie au cœur d’un nouveau jeu régional. Elle y gagne en importance diplomatique et en opportunités économiques, mais doit constamment manœuvrer pour préserver sa souveraineté et ses équilibres traditionnels dans un contexte de tensions persistantes entre le Maroc et l’Algérie.

Tout dépendra de la capacité de la Mauritanie à transformer sa position géographique en avantages diplomatiques et économiques tangibles, tout en gérant les sensibilités politiques sous-régionales et régionales.

Ahmed Bezeid Deida

Coopération Iles-Canaries-Mauritanie : vers la formation de près 150 entraîneurs dans le cadre du projet « Ballon de l’Espoir »

Le Président de la Fédération Mauritanienne de Football (FFRIM), M. Ahmed Yahya, a reçu en effet en audience aujourd’hui mardi 17 février 2026, dans le cadre du renforcement de la coopération en matière de développement communautaire, de sport inclusif et de pratiques durables en Mauritanie, une délégation des Îles Canaries conduite par M. Octavio Jesús Caraballo de León, Vice-conseiller au Cabinet de la Présidence du Gouvernement Autonome des Îles Canaries, accompagné de ses collaborateurs.

Dans le cadre du renforcement de la coopération en matière de développement communautaire, de sport inclusif et de pratiques durables en Mauritanie, le Président de la Fédération Mauritanienne de Football (FFRIM), M. Ahmed Yahya, a reçu en audience aujourd’hui mardi 17 février 2026, une délégation des Îles Canaries conduite par M. Octavio Jesús Caraballo de León, Vice-conseiller au Cabinet de la Présidence du Gouvernement Autonome des Îles Canaries, accompagné de ses collaborateurs.

Cette mission s’inscrit dans la continuité des échanges engagés récemment entre les deux parties, notamment autour du projet d’organisation d’une future compétition à dimension sociale et éducative.

La rencontre a permis d’avancer sur les aspects opérationnels du projet, notamment en ce qui concerne l’encadrement technique et la structuration des activités prévues dans les neuf différentes moughataas de Nouakchott.

À cette occasion, M. Octavio Jesús Caraballo de León a procédé à la remise de kits informatiques destinés à la FFRIM.

Ces équipements seront mis à la disposition des participants aux différentes formations prévues en amont de l’événement — notamment en analyse vidéo et en encadrement technique — ainsi que dans le cadre du projet « Ballon de l’Espoir », qui prévoit la formation de 72 entraîneurs et 72 entraîneurs adjoints.

À travers cette coopération, la FFRIM et le Gouvernement des Îles Canaries réaffirment leur volonté commune d’utiliser le football comme levier d’inclusion, d’autonomisation et de développement au service de la jeunesse mauritanienne.

A propos du projet « Ballon Espoir »

« Ballon Espoir » est un projet ambitieux visant à transformer des vies par le football, notamment en encourageant des centaines de jeunes ( 1.800 évoluant au sein de 72 équipes) et en mobilisant autour du sport pour développer leurs compétences et leur confiance.

Ce projet implique des partenaires de grande importance dont le Ministère mauritanien de l’autonomisation des Jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service Civique d’une part et la Fondation Canarienne Mauritanie pour le Développement Économique et Social (FCM), d’autre part.

Ballon Espoir devra au plan local, créer une dynamique à travers le renforcement de la cohésion sociale et l’engagement communautaire à travers le sport.

Parmi les retombées positives du projet on cite à titre d’exemple la réduction des vulnérabilités des jeunes tout en leur offrant des alternatives positives et en limitant l’immigration irrégulière, suscitant ainsi une connexion d’attachement au terroir à la place de l’obsession incertaine et fatale de l’immigration.

Le projet favorisera par ailleurs, à travers la participation, l’implication des familles   et des communautés dans le développement des jeunes.

Nouakchott devra présenter géographiquement dans le cadre dudit projet et du tournoi qui devra la transformer en futur championnat très suivi à l’instar des championnats junior européens en 3 zones à raison de 3 quartiers de 8 équipes chacun (Nouakchott Sud, Nord et Ouest), rappelle-t-on

Mauritanie–Union européenne : un partenariat nécessaire face aux passeurs et à la crise des réfugiés

La Mauritanie traverse une période où, en plus des crises à gérer, elle doit affronter une autre difficulté : une mise en cause injuste et souvent caricaturale de son action. Certains acteurs médiatiques et militants, parfois relayés depuis l’extérieur, présentent notre pays comme coupable par principe, en parlant de “violations systématiques” et en omettant le contexte, les contraintes opérationnelles et, surtout, les efforts réels engagés pour sauver des vies, démanteler des réseaux criminels et respecter la loi. Cette lecture à charge ne rend service à personne : elle alimente la défiance, fragilise les réponses pragmatiques et fait le jeu des passeurs.

Il est tout aussi injuste — et, disons-le, tout aussi populiste — de s’en prendre à notre partenariat avec l’Union européenne comme s’il s’agissait d’une soumission ou d’un marchandage honteux. Cette accusation est sans fondement : elle nie la réalité des menaces, l’ampleur des flux, la brutalité des réseaux criminels et le poids humain et budgétaire assumé par la Mauritanie. Elle sert surtout à produire une indignation facile, sans proposer la moindre alternative crédible. Dans une crise qui tue en mer et déstabilise des régions entières, refuser par principe une coopération structurée et durable, c’est faire de la politique-spectacle — pas de la protection des personnes, ni de la souveraineté.

La Mauritanie encaisse, depuis plusieurs années, un choc à deux faces. Concret, parce que notre pays fait face simultanément à deux dynamiques qui se nourrissent l’une l’autre : l’intensification des départs irréguliers vers l’Atlantique, et l’installation durable d’une crise de réfugiés à l’Est. Concret aussi, parce que ces phénomènes ne se résument ni à des chiffres, ni à des slogans : ils bousculent des équilibres sociaux, économiques et sécuritaires, et exposent des vies humaines.

Sur le front migratoire, il faut partir des faits. En 2024, les îles Canaries ont enregistré 46 843 arrivées, un record qui a replacé la route atlantique au centre des préoccupations européennes. Dans ce contexte, la Mauritanie est devenue l’un des principaux points de départ, donc l’un des principaux pays exposés à l’action de réseaux criminels qui monnayent la détresse et mentent sur la traversée. Or, l’action menée depuis 2024–2025 produit des résultats. Les autorités espagnoles ont indiqué qu’en 2025, jusqu’à fin octobre, les arrivées aux Canaries avaient diminué de 59% par rapport à la même période de l’année précédente ; la Croix-Rouge, citée par Reuters, fait état d’une baisse de 61% du nombre d’embarcations arrivées “depuis la Mauritanie” sur l’année glissante arrêtée au 16 décembre. Ces chiffres ne tombent pas du ciel : ils reflètent une politique de démantèlement des filières, de surveillance maritime, et d’interceptions qui vise un objectif simple — casser l’économie des passeurs — tout en évitant que l’Atlantique ne continue d’être une fosse commune.

Dans le même temps, à l’Est, la Mauritanie assume une responsabilité rarement reconnue à sa juste mesure : celle d’un pays de refuge. Selon les données du HCR et des autorités, notre pays accueille près de 300 000 réfugiés, dont environ 170 000 Maliens enregistrés. Cette réalité a des conséquences quotidiennes sur les territoires d’accueil, notamment dans le Hodh El Chargui : pression sur les services de santé, accès à l’eau, besoins éducatifs, emploi, cohésion sociale entre réfugiés et communautés hôtes. Ceux qui, à distance, donnent des leçons devraient regarder ce que signifie réellement, pour un État, accueillir durablement une population déplacée de cette ampleur, dans un environnement sahélien déjà fragilisé. Dans le même temps, les forces de l’Africa Corps commettent des atrocités contre nos frères sans que cela n’agite le débat public mauritanien.

C’est à l’aune de cette double crise qu’il faut juger la coopération avec l’Europe. Certains voudraient la réduire à une formule commode : “externalisation” d’une politique européenne. C’est intellectuellement paresseux et, surtout, politiquement dangereux. La réalité est que la Mauritanie ne peut pas, seule, absorber un choc régional alimenté par l’insécurité au Sahel, l’emprise des trafics, et l’attrait mortifère d’une route maritime. La coopération est nécessaire parce qu’elle combine trois dimensions indispensables : des moyens, des capacités, et une relation de long terme. Les autorités européennes ont annoncé un paquet de 210 millions d’euros en appui à la gestion des migrations, à l’aide humanitaire liée aux réfugiés, et au soutien à l’emploi et à l’entrepreneuriat. Cette coopération n’est pas un “deal” de circonstance : elle s’inscrit dans une relation construite dans la durée. La fiabilité d’un partenaire, ce n’est pas seulement le montant annoncé à un instant T ; c’est la capacité à construire, à financer des dispositifs, à former, à évaluer, à corriger, et à rester présent quand la pression monte.

Cela n’empêche pas — au contraire, cela oblige — à être exigeant sur le respect des droits. Oui, des organisations rapportent des abus, des expulsions et des situations qui posent question. La réponse n’est pas la rupture, qui laisserait le terrain aux passeurs et aux extrêmes ; la réponse, c’est l’encadrement : procédures, formation, contrôle, responsabilité, accès au droit. C’est aussi cela, un partenariat sérieux : investir dans l’efficacité, mais aussi dans les garde-fous. La Mauritanie a besoin d’outils pour lutter contre des criminels ; elle a aussi besoin d’un appui pour consolider l’État de droit quand la pression augmente.

La coopération avec la France illustre, à une échelle très opérationnelle, ce que peut produire une relation stable. Le 26 janvier 2026, un projet de 24 mois a été lancé pour renforcer la réponse pénale contre le trafic de migrants et soutenir les victimes, avec un financement annoncé d’un million d’euros et l’implication directe de l’ambassade de France et d’Expertise France. Quand on veut réellement réduire les départs, on ne se contente pas d’intercepter : on remonte les filières, on professionnalise la chaîne pénale, on protège les personnes exploitées. Et quand on veut stabiliser durablement, on agit aussi sur les causes profondes. Début février 2026, l’ambassadeur de France rappelait que, via l’AFD, la France soutient dans le Guidimakha et le Gorgol des actions touchant 7 000 jeunes, a contribué à la construction et à l’équipement de cinq collèges pour plus de 2 000 élèves, et appuie des programmes agricoles bénéficiant à 6 600 familles. Ce sont des éléments très concrets : école, perspectives, sécurité alimentaire. C’est aussi cela, la réponse à long terme.

La Mauritanie ne demande pas l’indulgence. Elle demande d’être jugée sur des réalités, pas sur des caricatures. Dans une période où les crises s’additionnent, notre pays tient une ligne difficile : protéger ses frontières sans renier son humanité ; lutter contre les trafiquants sans alimenter l’arbitraire ; accueillir des réfugiés tout en préservant la cohésion des communautés hôtes. L’accord de coopération avec l’Europe est nécessaire parce qu’il donne des moyens et du temps, parce qu’il s’inscrit dans une relation structurée, et parce qu’il peut — s’il est conduit avec exigence — concilier l’efficacité et le droit. Ceux qui préfèrent la stigmatisation à l’analyse devraient proposer une alternative crédible. Il n’y en a pas : il n’y a que le travail, la durée, et des partenariats fiables.

Yedaly Fall

Le projet du centre culturel mauritanien à Paris bénéficie du soutien de principe du Ministre de la Culture

Notre compatriote, l’artiste-plasticien, cinéaste et ambassadeur autoproclamé de l’Art Contemporain de Mauritanie Maelainine Nema Sidi Ethmane a rencontré aujourd’hui mardi 17 f vérier courant dans la capitale française Paris, M Monsieur Houssein Meddou, Ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement.

Les échanges entre le Ministre et l’artiste, qui réside depuis des années en France, ont porté sur le projet de la création du futur centre multiculturel Mauritanien à Paris.

Un ambitieux que Mohamed Maelainine Nema Sidi Ethmane promeut depuis trois décennies …

Le Ministre lui a fait la promesse ferme de remettre à son Excellence le Président de la République Islamique de Mauritanie Monsieur Mohamed Cheikh Ghazouani le courrier de cet important projet culturel, grand et utile « SOFT POWER » pour la Mauritanie à Paris.

Il s’est engagé également de faire un directement, de vive voix vif  un plaidoyer personnel de ce projet et de son promoteur traditionnel ,M. Maelainine Nema SIDI ETHMANE à Monsieur le Président.

C’est une grande mission que notre ministre de la culture a accepté courtoisement auprès du Président Mohamed Cheikh Ghazouani…

Qu’il soit infiniment remercié et béni pour ce challenge international purement citoyen de Mauritanie, InchaAllah..!

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